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	<title>Catherine Mounier-Desrochers - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Mon, 07 Sep 2020 22:39:29 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Reportages à vendre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/reportages-a-vendre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Mounier-Desrochers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 14:22:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment mieux informer le public sur les réalités internationales? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">N</span><span class="s1">ous sommes Paris, parfois Alep, mais rarement Djouba. Pourquoi certains attentats sont grandement médiatisés alors que certaines guerres ou crises humanitaires sont gardées dans l’oubli? À une époque où l’information se déplace à un rythme effréné et sur une étendue sans précédent, comment expliquer que nous ne soyons pas au courant des catastrophes qui perdurent dans le monde? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est sur cette thématique que se penche l’Association québécoise des organismes de coopération internationale durant la 40<i>e </i>édition des Journées québécoises de la solidarité internationale qui se déroule sous le thème «À humanité variable». </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Couverture médiatique imparfaite</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Durant le panel d’ouverture, journalistes, académiques et représentants d’ONG se sont interrogés sur le rôle des médias dans la compréhension du public des enjeux internationaux, et par-là ont cherché à savoir si l’importance d’une nouvelle est proportionnelle à sa médiatisation. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En ouverture, la ministre québécoise des Relations internationales, Christine St-Pierre, s’étonnait d’ailleurs de rappeler qu’en 2015, les questions mondiales représentaient moins de 4% de la couverture médiatique au Québec alors que les sports en représentaient au moins 16%. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour Justine Lesage d’Oxfam-Québec, «un monde idéal serait un monde où l’on serait tous au courant de ce qui se passe partout sur la planète, pas seulement les attentats, les crises ou les ouragans». La ministre renchérit dans la même optique en mentionnant que «le choix des sujets et la manière de les traiter est une problématique importante. Il est parfois malheureux de constater que lorsque les pays du sud font la manchette, c’est souvent pour relater une guerre ou une famine, créant une image négative et présentant ces populations comme des victimes passives». De là l’importance de faire valoir les initiatives des organismes de solidarité sur le terrain. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Journalisme restreint et biaisé </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du côté des journalistes, on ne s’en cache pas, de nombreuses contraintes pèsent sur leur travail. Une limite majeure est la notion de «mort kilométrique» selon laquelle un accident impliquant une seule personne dans le centre-ville de Montréal suscitera une plus grande attention de la part du public que 30 morts au Pakistan. On mentionne également l’importance de «l’angle canadien», c’est-à-dire ce besoin presque obsessif de constamment trouver comment un certain sujet de reportage est important aux citoyens canadiens. C’est ainsi que la Syrie est devenue plus «à la mode» lorsque le Canada a proposé d’accueillir des réfugiés.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les médias, de par leur contact direct avec le public, se voient confier un rôle de divertissement. Ainsi, avec un public cible, des algorithmes de réseaux sociaux, une ligne éditoriale et une nécessité de vulgariser l’information, on limite les sujets «intéressants». De plus, si on n’arrive pas à avoir d’images, l’intérêt du reportage diminue. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Quelles solutions? </b></span></p>
<p class="p3">Lisa-Marie Gervais, journaliste au <i>Devoir,</i> a mis en avant l’idée que l’existence de ces contraintes n’empêche pas que les journalistes aient l’intérêt public et la sensibilisation à cœur. La réalité est que ces contraintes existent et qu’un biais semble inévitable dans la sélection des sujets des reportages. Les journalistes se retrouvent confrontés au dilemme de transmettre l’information de manière imparfaite ou ne pas la passer du tout. L’on peut également se demander si avoir un débit plus important de nouvelles internationales engendrerait réellement une plus grande consommation de nouvelles de la part d’un public visiblement déjà pressé.</p>
<p class="p3"><span class="s3">Tous se sont entendus pour dire qu’il y a de l’espoir quant à une plus grande collaboration entre les ONG, les médias et le public afin d’en arriver à un public plus alerte et mieux informé des réalités internationales. Pour le journaliste indépendant Martin Forgues, «les médias doivent offrir davantage d’informations internationales, mais le public doit aussi les réclamer». Il y a également une responsabilité des ONG de communiquer davantage, d’aider les médias à relayer adéquatement l’information au grand public. </span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Jusqu’au 12 novembre, des panels, kiosques, expositions, ainsi que des conférences et des discussions se dérouleront à Montréal et dans onze autres régions du Québec autour de cette problématique.&nbsp;</span></p>
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		<title>Changer le monde, une entreprise à la fois</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/changer-le-monde-une-entreprise-a-la-fois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Mounier-Desrochers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 15:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Désautels]]></category>
		<category><![CDATA[Dobson Cup]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une rencontre sur l’art de l’entrepreneuriat social.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/changer-le-monde-une-entreprise-a-la-fois/" data-wpel-link="internal">Changer le monde, une entreprise à la fois</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a semaine dernière, le Centre Dobson pour l’entrepreneuriat à la Faculté de gestion Desautels de McGill organisait un événement afin de donner l’opportunité aux étudiants et aux jeunes professionnels d’échanger sur le thème de l’entrepreneuriat social.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour les adhérents à ce type d’entrepreneuriat émergeant, le principe est d’intégrer une composante sociale à leurs initiatives, en basant leurs compagnies sur l’idée d’un changement de société. Les entrepreneurs sociaux sont des gens aux idées novatrices se présentant comme les porteurs de solutions face aux problèmes sociaux les plus pressants. Pour la présidente de l’exécutif du Centre Dobson, Maryam Sabour, « <i>l’entrepreneuriat devient social lorsque l’on constate une véritable valeur ajoutée bénéficiant à la société en général</i> ».</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une demande en hausse</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’intérêt croissant envers ce type d’entrepreneuriat est démontré par les opportunités grandissantes offertes aux jeunes créateurs. Pensons, par exemple, à la <i>Dobson Cup</i>, qui chaque année donne l’occasion aux étudiants de se lancer en affaires, entre autres dans la catégorie de l’entrepreneuriat social. Les récipiendaires de l’édition 2015 se sont illustrés par leur créativité et leur désir d’impact sur les communautés. <i>Saniter</i>, qui a remporté le premier prix, s’est lancé dans l’amélioration de la salubrité des maisons en Inde, alors que <i>Solar Backpack</i>, qui a remporté la deuxième position, collecte l’énergie du soleil grâce à un panneau solaire et sert de lampes aux enfants, leur permettant ainsi de lire même une fois la nuit tombée.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ailleurs, depuis quelques années, le prix <i>Hult</i> suscite l’engouement dans le milieu des affaires; attribuant un million de dollars à l’équipe gagnante. Les participants doivent trouver une initiative offrant une solution à un besoin social urgent. C’est d’ailleurs une équipe de McGill qui a remporté les grands honneurs en 2013 avec la compagnie <i>Aspire</i>, qui vise à aider les populations mal nourries en leur procurant une sécurité alimentaire à l’aide de produits dérivés d’insectes.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1287px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-23831" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-entreprenariat.jpg" alt width="1287" height="1786" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-entreprenariat.jpg 1287w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-entreprenariat-330x458.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-entreprenariat-768x1066.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-entreprenariat-721x1000.jpg 721w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-entreprenariat-850x1180.jpg 850w" sizes="(max-width: 1287px) 100vw, 1287px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Des idées originales</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une des initiatives mises en avant lors de la soirée fut la Buanderue, qui offre des services de blanchisserie commerciaux aux entreprises montréalaises. Or, la particularité de celle-ci provient du fait qu’elle emploie des gens au chômage ou vivant dans la rue. Ainsi, elle offre des opportunités à des individus marginalisés en leur donnant une chance de se sortir du cycle du chômage tout en changeant la perception des gens envers ces itinérants.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par la suite, des représentantes de l’entreprise <i>Pennydrops</i> – qui s’est donné le mandat d’offrir des connaissances financières aux jeunes étudiants du secondaire afin de bien les outiller à devenir indépendants financièrement – ont expliqué leur parcours. Le projet a été créé à la suite du constat que peu de jeunes se sentent confiants quant à leur connaissance de la gestion de l’argent. À l’aide de partenariats avec quelques écoles de Montréal, ils forment des mentors afin de donner des cours hebdomadaires pendant huit semaines et ainsi munir les jeunes étudiants de connaissances financières de base. L’entreprise vise l’expansion à travers le pays, mais ultimement, l’intégration d’un curriculum similaire dans toutes les écoles.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Afin d’aider les étudiants à concrétiser leurs idées d’entrepreneuriat, le Centre Dobson offre une grande variété de ressources tout au long de l’année; l’occasion de tester leurs prototypes, un accès privilégié aux professeurs, un programme de mentorat ainsi que plus d’une trentaine d’événements pour favoriser les connexions et </span>les échanges.</p>
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		<title>Air électoral sur le campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/20/air-electoral-sur-le-campus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Mounier-Desrochers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 19:22:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’occasion d’un débat sur les élections fédérales pour tous, étudiants ou non.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/10/20/air-electoral-sur-le-campus/" data-wpel-link="internal">Air électoral sur le campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e mercredi 14 octobre dernier, l’Association des Étudiants de Sciences Politiques (AESP, <i>ndlr</i>) de McGill organisait un évènement à saveur électorale unique, comprenant panel, discours et débat; le tout se déroulant dans la salle Moyse quasi comble devant un public visiblement très intéressé par les différents enjeux.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’idée derrière l’évènement était «non seulement de permettre aux différents invités de s’exprimer sur la nécessité de rester informé et de voter, mais également de fournir un espace de dialogue, de discussion pour les étudiants», a mentionné Ida Mahmoudi, la vice-présidente à la communication de l’AESP.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> Tout d’abord, le panel de discussion était composé de trois professeurs de sciences politiques, soit Richard Schultz, Elisabeth Gidengil et William Watson, ainsi que du recteur Christopher Manfredi. Les réponses pertinentes et bien articulées de ceux-ci ont touché à plusieurs sujets d’actualité tels la réforme du sénat, le projet de loi C‑51 (loi antiterroriste renforçant les prérogatives des autorités) ainsi que les changements possibles à apporter au système d’élection présentement en place. Tous se sont entendus avec Mme Gidengil lorsqu’elle a mentionné que «le plus important est de s’engager, de trouver le parti qui vous représente le mieux et d’aller voter».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> Par la suite, quelques candidats de la région sont venus s’adresser aux étudiants et ils ont mis l’accent sur leur plateforme ainsi que sur leurs engagements envers les jeunes, décrits à maintes reprises comme acteurs de changement. Marc Miller termina d’ailleurs sa brève présentation en lançant aux étudiants: «Vous êtes l’avenir».</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-23586" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA1.jpg" alt width="3300" height="2200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA1.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA1-800x533.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA1-1x1.jpg 1w" sizes="(max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Eléonore Nouel</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Une soirée mouvementée</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La soirée a continué avec le débat combinant les jeunes néo-démocrates de McGill, les jeunes conservateurs ainsi que les jeunes libéraux. Chacun des partis a eu la chance de s’exprimer sur une vaste gamme de sujets séparés en quatre catégories, soit l’économie, la politique extérieure, la démocratie ainsi que les politiques sociales et la justice. À travers ces grands thèmes, plusieurs sujets d’actualité furent abordés et débattus, entre autre la crise des réfugiés, les stages non rémunérés, la place des scientifiques, l’environnement ainsi que les affaires touchant aux vétérans. Certains sujets très controversés ont également été discutés tel que le Sénat ainsi que la polémique récente entourant le port du niqab lors de cérémonies officielles.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> Une atmosphère de respect régnait malgré les différences d’opinions marquées entre les groupes de débatteurs. Alors que le NPD et les Libéraux tentaient de démontrer les failles des neuf dernières années passées par Harper au pouvoir et l’importance d’un vent de changement, les conservateurs se défendaient d’avoir présenté un gouvernement stable, surtout en temps de crise économique. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À travers plusieurs interventions bien construites, les partis ont tenté de se discréditer les uns les autres à multiples reprises, suscitant plusieurs réactions de la foule. L’évènement habilement modéré par les représentants de l’AESP s’est révélé très informateur et complet pour quiconque tenait à s’informer d’avantage avant de passer aux urnes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> La plus longue élection jamais vue au Canada a fait couler beaucoup d’encre autant sur la scène nationale que sur le campus. L’engouement que cet évènement a suscité démontre bien l’intérêt, que l’on espère grandissant, des étudiants envers la politique canadienne.</span><span class="s3">&nbsp;</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-23584" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA2.jpg" alt width="3300" height="1641" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA2.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA2-330x164.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA2-768x382.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA2-1000x497.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-debat-PSSA2-850x423.jpg 850w" sizes="(max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Eléonore Nouel</span>		</figcaption>
	</figure>

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			</item>
		<item>
		<title>Affaires de coeur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/03/31/affaires-de-coeur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Mounier-Desrochers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2015 16:46:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MyVision tient un sommet sur l’entreprise sociale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>M</i></span><i>yVision McGill</i> a organisé son deuxième sommet sur le thème de l’entreprise sociale, le 24 mars dernier, à la maison Notman. Lors de l’événement, étudiants, entrepreneurs et professionnels se sont côtoyés lors de discours, d’ateliers et de discussions autour du sujet «Repenser l’entrepreneuriat».</p>
<p class="p3"><span class="s1">À travers une présentation qui nous informait entre autres sur les mythes du monde corporatif, Richard St-Pierre, le président de la très populaire conférence C2 Montréal, a su motiver l’auditoire. Il a notamment insisté sur l’importance de créer un écosystème propice et de rassembler une bonne équipe autour de soi afin de réussir. Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il conseille aux jeunes entrepreneurs, il a répondu sans hésiter: «<i>Lancez-vous!</i>» Il a également insisté sur le fait que «<i>ce ne sont pas les barrières qu’il faut regarder en premier, ce sont les opportunités</i>». Un certain positivisme émanait de la rencontre quant à la capacité des jeunes de percer dans l’entrepreneuriat social. Bien qu’il soit clair que pour réussir, un important travail est nécessaire, les invités semblaient appeler les jeunes à l’action. «<i>Ce que j’espère, c‘est que les étudiants réalisent qu’ils ont autant de pouvoir que quelqu’un de plus expérimenté ou plus riche, ce qui fait la différence; c’est l’engagement vis-à-vis la cause</i>», a souligné Richard St-Pierre. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une idée qui est ressortie des propos des participants est la notion selon laquelle il n’existe pas de recette magique pour garantir le succès d’un projet d’entreprise. Le gagnant de la Coupe Dobson 2014 en entrepreneuriat social, Bernard D’Arche expliquait que jamais il n’aurait cru à la phase initiale de son projet de reconstruction au Lac-Mégantic que celui-ci prendrait une telle envergure. Son initiative, le Centre Magnétique, servira d’incubateur pour les entrepreneurs de la région et contribuera à l’expansion de l’économie locale. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Collaborer pour innover</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cofondé en 2013 par Yashvi Shah et Joanna Klimczak, <i>MyVision McGill </i>est une organisation innovante et unique sur le campus qui vise à promouvoir l’entrepreneuriat social et qui sert d’incubateur pour les initiatives mcgilloises. Sa mission est de sensibiliser les étudiants sur l’entrepreneuriat social et de leur donner les moyens afin de mettre sur pied leur propre entreprise. Le mandat de <i>MyVision McGill</i> inclut la formation des étudiants sur l’entrepreneuriat social à travers des événements, la création et mise en place de projets ainsi que la facilitation de rencontres entre étudiants et gens de l’industrie. «<i>L’idée est venue d’un besoin; il y avait des groupes avec des idées ingénieuses, mais aucune structure pour regrouper ces étudiants. Alors nous avons voulu développer une plateforme pour favoriser les rencontres d’idées</i>», explique Yashvi. La présidente et cofondatrice a souligné l’expansion de l’organisation sur le campus et la planification de nombreux événements stimulants pour la prochaine année scolaire. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’entrepreneuriat social est une approche mise de l’avant par le Dr Muhammad Yunus, un entrepreneur et économiste bangladeshi, et qui prône l’idée selon laquelle les compagnies devraient, au lieu de verser des dividendes à leurs actionnaires, réinvestir l’ensemble de leurs profits dans des activités à caractère social. Ce nouveau modèle met également l’emphase sur l’importance d’une pratique durable et soucieuse de l’environnement. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mme Shah a souligné l’expansion de <i>MyVision McGill </i>sur le campus et la planification de nombreux événements stimulants pour la prochaine année scolaire.</span></p>
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			</item>
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		<title>Projet de loi C‑44.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/04/projet-de-loi-c-44/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Mounier-Desrochers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 20:04:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brève </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/04/projet-de-loi-c-44/" data-wpel-link="internal">Projet de loi C‑44.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C’est lundi dernier, à la Chambre des communes que Steven Blaney, le ministre fédéral de la sécurité publique, a déposé son projet de loi C‑44 concernant des mesures d’action pour lutter contre le terrorisme. Cette proposition qui devait être ironiquement déposée mercredi 22 octobre, journée de la fusillade à Ottawa, a comme objectif d’accorder d’avantage de pouvoirs à la GRC ainsi qu’au Service Canadien du Renseignement de Sécurité (SCRS). Ce que M. Blaney qualifie de «première étape» contient plusieurs éléments d’importance, dont une facilitation du partage d’information avec les agences étrangères ainsi qu’une plus grande capacité d’application des mesures de révocation de citoyenneté. Le gouvernement Harper avait déjà prévu dans son agenda de renforcer les mesures actuelles, mais les récents attentats risquent d’accélérer la suite des choses : «il est clair que nous devons aller de l’avant avec d’autres mesures et nous allons procéder avec célérité», a déclaré le ministre Blaney.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Malgré le récent élan de solidarité entre les chefs observé au Parlement à la suite des évènements de mercredi passé, l’opposition demande une certaine prudence. Le NPD préconise des consultations avec de nombreux experts avant d’adopter des projets de loi de la sorte, tandis que les libéraux prônent la mise en place d’un comité parlementaire permanent pour se pencher sur le sujet. Certains s’inquiètent que la récence des évènements de la semaine dernière ait un impact considérable sur la suite des choses et qu’il est important de s’assurer que les mesures n’entravent pas les libertés civiles des canadiens.&nbsp;</span></p>
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		<title>Fusillade à Ottawa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Mounier-Desrochers]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2014 20:42:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les politiciens des différents partis refusent de se laisser intimider.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 22 octobre vers 9h30, le service de police d’Ottawa recevait plusieurs appels signalant des coups de feu au cénotaphe, monument commémoratif de guerre. Les tirs ont atteint le caporal Nathan Cirillo, âgé de 24 ans, qui a succombé à ses blessures quelques heures plus tard. Par la suite, le tireur se serait dirigé vers la colline parlementaire située tout près où a éclaté une fusillade à l’intérieur même des murs du Parlement. Le tireur, Michael Zahaf-Bibeau, né d’une mère québécoise et d’un père libyen, a été abattu sur le champ par le sergent d’armes du Parlement, Kevin Vickers.. Aux dernières nouvelles, l’hôpital d’Ottawa avait admis quatre personnes en lien avec les événements.</p>
<p>Au point de presse suivant la fusillade, les représentants du service de police et des forces militaires sont restés très prudents dans leurs réponses aux questions des journalistes, notant la récence des événements et clamant qu’il était prématuré de formuler certaines hypothèses. L’une des interrogations qui demeurent concerne le nombre de tireurs; durant la journée, certains médias ont parlé d’un seul tireur tandis que d’autres allaient jusqu’à trois.</p>
<p>À Ottawa, une atmosphère chaotique a suivi; un large périmètre a été érigé et plusieurs mesures de confinement mises en place. L’Université d’Ottawa et une grande partie des édifices du centre-ville de la capitale se sont vus forcés de barrer leurs portes, interdisant ainsi à quiconque de sortir. Ces mesures ont été levées en soirée, lorsque les forces policières ont établi que la sécurité publique n’était plus en danger.</p>
<p>L’inquiétude et les mesures de prévention se sont vite propagées à travers la province avec entre autres la fermeture de l’Assemblée nationale à Québec. Une autre mesure mise en place en réponse aux événements d’hier est la consigne donnée aux militaires leur demandant de ne pas porter leurs uniformes en lieux publics jusqu’à nouvel ordre, afin d’éviter d’être ciblés. Le même ordre avait été donné suite au meurtre d’origine terroriste du militaire Patrice Vincent il y a trois jours à Saint-Jean-sur-Richelieu.</p>
<p>En soirée, le premier ministre Stephen Harper s’est adressé à la population en mentionnant que «le Canada n’est pas immunisé contre ces attaques», mais que «le Canada ne sera jamais intimidé». C’est avec un discours rassurant qu’il a conclu en disant que le pays redoublerait d’efforts pour contrer quiconque voudrait s’en prendre à notre nation. Ce fut par la suite au chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair de prendre la parole afin de réitérer le désir de rester unis lors de ces moments difficiles. Le jeune chef du Parti libéral, Justin Trudeau, a prononcé un discours allant dans le même sens, dénonçant ce qui s’est produit mercredi comme un «acte de lâcheté».</p>
<p>Ce jeudi matin, les travaux parlementaires ont repris, et le sergent d’armes du Parlement, Kevin Vickers, a été accueilli en héros par les députés, ceux-ci lui adressant une ovation de plusieurs minutes.</p>
<p>Au parlement de Québec, le Premier Ministre Philippe Couillard a fait une déclaration en compagnie de quelques-uns de ses ministres sur l’importance d’agir en amont pour mieux détecter les personnes qui risquent de sombrer dans la violence aveugle. En vue d’entreprendre des actions dans ce sens, M. Couillard a annoncé qu’il rencontrera prochainement les chefs de la communauté musulmane.</p>
<p>À McGill, le drapeau de l’université est en berne pour la journée, en mémoire des deux militaires ayant perdus la vie, l’adjudant Patrice Vincent et le caporal Nathan Cirillo.</p>
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		<title>«Mon médecin, mon Dieu»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Mounier-Desrochers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 06:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les troubles mentaux seraient excessivement médicalisés.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span>’est le 10 du 10 à 10h10 que se sont rassemblées quelques dizaines de personnes à la place Émilie-Gamelin pour manifester contre la médicalisation excessive des troubles de santé mentale. Un nombre modeste de manifestants, mais un message lourd de sens: le besoin d’élargir le débat et les discussions, de sensibiliser la population aux méthodes alternatives aux médicaments. Les manifestants s’accordaient quant à la cause de la situation actuelle. «On a tendance à tout médicaliser, tout devient un problème de santé mentale et la solution, c’est les médicaments», confie avec ironie un manifestant.</p>
<p class="p3"><span class="s1">«Tu es différent, t’as oublié ton traitement?», «Mon médecin, mon dieu», «Ton docteur le sait mieux que toi»: tels étaient les messages que l’on pouvait lire sur les pancartes des participants, démontrant l’approche humoristique prônée par le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) pour l’événement. Le nom de ce dernier étant «on lâche notre fou», les gens étaient incités à se vêtir de blanc et d’un nez de clown.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Plusieurs groupes se préoccupent de ce phénomène, particulièrement les membres du RRASMQ, qui agit à l’échelle provinciale. Leur mission vise à sensibiliser la population et à contrer la stigmatisation de la maladie mentale encore bien ancrée dans la pensée collective. Selon eux, les problèmes de santé mentale ne peuvent pas être assimilés à des coûts: c’est une réalité concrète avec des causes concrètes. «Tout n’est pas dans le DSM&nbsp;[<i>Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders</i>, ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, un ouvrage américain de référence dans le milieu psychiatrique, <i>ndlr</i>]», mentionnait Robert Théoret, le responsable à l’action politique de l’organisation. &nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les membres du groupe affirment que ce sont les industries pharmaceutiques et la psychiatrie qui sont les acteurs les plus influents sur la scène médicale actuelle. Ensemble, ils imposent une conception des problèmes de santé mentale, une conception biomédicale et obtiennent le contrôle des solutions. Ces dernières années, nous avons assisté à une croissance phénoménale du nombre de prescriptions d’antidépresseurs au Canada, une situation qui inquiète le RRASMQ. «Pour eux [les industries pharmaceutiques], il y a un diagnostic et un médicament pour toutes les situations auxquelles l’individu et la société sont confrontés, que ce soit pour la tristesse, la gêne, le deuil, le stress, la violence ou des troubles d’apprentissage chez les jeunes» explique Nadia Parée, responsable des communications. &nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Le problème d’une époque?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">James Falconer, professeur de sociologie à McGill mentionne, en entrevue avec <i>Le Délit</i>, l’importance de faire une distinction correcte entre la normalité et la pathologie. Tout comme le mentionne le RRASMQ, il semble incorrect de dire que le taux de troubles dépressifs a toujours été aussi haut dans notre société. «Dire que ce qui justifie cette augmentation de diagnostics est uniquement notre capacité récente à détecter les dépressions n’offre pas une explication complète de la situation» mentionne M. Falconer.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les organisateurs soulevaient à plusieurs reprises l’idée selon laquelle il est possible que le contexte social, économique et culturel génère des situations et des états qui perturbent la santé mentale. Par contre, la problématique demeure: «en donnant systématiquement des médicaments pour toutes les situations, [on] limite les recherches sur les causes non biologiques», rajoute M. Théoret.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La santé mentale est un thème qui touche tout le monde, les étudiants universitaires y compris. À McGill, c’est une branche de <i>Jack.org</i> qui se dédie depuis deux ans à transformer la façon dont nous voyons la santé mentale. Leurs objectifs vont dans le même sens que les diverses organisations présentes, c’est-à-dire réduire les préjugés autour de la maladie mentale à l’aide de ressources et de soutien. Ils organiseront d’ailleurs une série de conférences avec des experts du domaine de la santé mentale sur des sujets tels que le stress lié aux examens et l’importance d’avoir un réseau de soutien. Une exposition d’art autour du thème de la santé psychologique sera d’ailleurs tenue plus tard cette année.</span></p>
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