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	<title>Audrey Champagne - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 30 Oct 2012 16:32:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Pop corn et terreur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/30/pop-corn-et-terreur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Champagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2012 16:32:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petit tour des films à voir ou à revoir pour l’Halloween</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Regardez-vous encore sous votre lit? Chassez-vous les fantômes de votre garde-robe ces temps-ci?</p>
<p>Rien de mieux que de s’enfoncer dans son fauteuil préféré, emmitouflé dans nos vieilles couvertures avec un bol de friandises à sa portée. Avec les soirées automnales qui deviennent de plus en plus sombres, mornes et froides, c’est le climat idéal pour avoir peur; donc pourquoi ne pas visionner quelques films, histoire d’entretenir l’ambiance? Alors, pour cette période de l’année, je vous propose trois films juste assez monstrueux, pour se mettre dans l’esprit d’Halloween:</p>
<p><em>Haute Tension</em> est un film français de 2003 mettant en vedette Cécile de France et réalisé par Alexandre Aja. On y retrouve Marie et Alexa en vacances dans la maison de campagne de l’une d’elles, lorsqu’un mystérieux individu (un psychopathe assez dérangé, merci) s’y présente, assassine la famille au grand complet et kidnappe Alexa. Marie se lance donc à la rescousse de son amie sans savoir que l’aventure s’annonce plus compliquée et sanguinaire que prévu. Présentant des moments de suspense hors du commun, <em>Haute Tension</em> est violent et sanglant à souhait avec des cris garantis et un dénouement surprenant.</p>
<p>Mon deuxième choix s’arrête sur <em>Sleepy Hollow</em>. Sûrement déjà un classique d’Halloween pour plusieurs, <em>Sleepy Hollow: La Légende du Cavalier sans tête</em> (1999) est un drame fantastique de Tim Burton et récipiendaire de l’Oscar de la meilleure direction artistique! En 1799, le rationnel et scientifique inspecteur new-yorkais Ichabod Crane (Johnny Depp) mène une enquête dans le village de Sleepy Hollow où un cavalier sans tête décime la population. Il réalise rapidement que l’apparition est bien réelle et que les meurtres qu’elle commet ne sont pas sans raison. L’histoire nous captive rapidement: c’est tout juste assez lugubre et rempli de frissons et de rebondissements.</p>
<p>Sur une note un peu plus satanique, le troisième film que je vous suggère est <em>Amytiville: La Maison du diable</em> (1979). Cette réalisation n’est peut-être pas la plus effrayante, ni la plus originale mais c’est certainement une des plus dérangeantes. L’histoire de cette maison possédée par des forces diaboliques est supposément inspirée de faits réels. On retrouve la famille Lutz qui emménage dans une maison dont le prix abordable les surprend: ce qu’ils ignorent c’est que la famille précédente fut entièrement assassinée par leur fils, possédé par le diable. Soyez sans crainte, on ne voit jamais le diable apparaître avec ses cornes et sa fourche, mais sa présence affecte tous les membres de la famille d’une certaine façon, jusqu’à ce que l’existence dans cette maison devienne insupportable. Pour une soirée inquiétante et remplie d’émotions, c’est ce classique qu’il vous faut.</p>
<p>On ne compte plus les films d’horreurs insipides qui hantent nos cinémas et j’ai sélectionné ces trois idées pour votre cinéma maison, parce que je crois qu’ils font honneur au genre: du divertissement assuré, avec quelques cris en bonus. J’espère que ces films sauront vous divertir en plus de vous donner une bonne dose de chair de poule et quelques cauchemars. Joyeuse Halloween!</p>
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		<title>Toute une impression</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/toute-une-impression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Champagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 08:22:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Musée des Beaux-Arts de Montréal propose une exposition temporaire sur la peinture impressioniste. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«On nous raconte qu’un arbre n’est qu’une combinaison chimique. J’aime mieux croire qu’il est habité par une nymphe.» Cette citation est de Pierre-Auguste Renoir, et donne le ton à l’exposition <em>Il était une fois l’impressionnisme: chef‑d’œuvre de la peinture française du Clark</em> au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Sélectionnées pour leur qualité supérieure dans la collection du Francine Clark Institute, 74 peintures, dont 21 tableaux réalisés par Renoir, sont exposées au Musée du 13 octobre au 20 janvier. Aller au musée n’est plus l’activité hautaine ou ennuyeuse qu’elle a déjà été; on peut dire qu’elle s’est peu à peu déconsacrée, car c’est réellement une visite qui peut être appréciée par tous, peu importe l’âge ou les intérêts: donc, pas besoin d’être un intellectuel un peu fêlé ou un étudiant carburant à l’histoire de l’art. Il suffit seulement d’un peu de curiosité! C’est un cours d’histoire, un voyage dans le temps, des rencontres intemporelles, bref, un combo passionnant! Je ne suis pas qualifiée pour vous parler de la qualité des peintures, que je devine pourtant exceptionnelle; mais avec les temps gris et le froid de novembre à nos portes, s’entourer de beauté fait du bien. La visite débute avec des tableaux de Théodore Rousseau, un précurseur de l’impressionnisme et un héros de son temps pour les artistes. En effet, Rousseau, paysagiste, ne voulant pas se retrouver sans modèles à peindre, fut à la tête d’un mouvement visant à protéger les forêts bordant Paris, excessivement déboisées à l’époque. C’est à l’initiative de celui-ci si, en 1861, des sites à destinations artistiques furent inaugurés dont 555 hectares d’espaces rocheux et 542 hectares de forêts. Ses paysages, tout en lumière, valent la peine d’être vus, surtout lorsqu’on sait qu’il a dû se battre pour conserver l’objet de son inspiration.Si plusieurs des premiers tableaux réalisés, entre autres, par Camille Corot ou Eugène Boudin, semblent moins significatifs dans la collection, ces peintres constituent toutefois les pionniers du mouvement et les mentors de la génération suivante.</p>
<p>Une citation de Claude Monet, affichée au-dessus de ses premiers tableaux, affirme que «si je suis devenu un peintre, c’est à Eugène Boudin que je le dois». En admirant les chefs‑d’œuvre de Monet tels que <em>Les Falaises à Étretat </em>ou <em>À Sassenheim près de Haarlem</em>, on remercie soi-même Boudin d’avoir su inspirer tant de splendeur. Les citations parsemées un peu partout au gré de l’exposition ajoutent une touche intéressante: on en apprend un peu plus sur nos peintres préférés, leurs impressions, leurs inquiétudes, leurs sources d’inspiration.</p>
<p>Renoir est celui qui nous accompagne tout au long de la visite et plusieurs de ses remarques sont cinglantes ou, du moins, particulières. L’artiste est reconnu pour ses nombreux portraits de femmes. On a l’impression d’entrer dans l’univers intime de l’artiste, de rencontrer son cercle de maîtresses hautes en couleur comme le modèle de <em>La jeune Fille endormie</em> (1880), tableau parsemé de références érotiques; ou bien encore <em>La Baigneuse blonde</em>, un portrait représentant sa future épouse.</p>
<p>Malgré toute l’inspiration que lui évoquaient ses muses, Renoir voyait d’un mauvais œil l’émancipation des femmes: «Elles deviennent des intellectuelles, perdent leur sens de l’éternité et ne sont plus bonnes à peindre».&nbsp; Bien que la féministe en moi dénonce une telle injustice, je dois avouer que ses tableaux démontrant des femmes lumineuses et à la beauté inaltérable leurs rendent un bel hommage.</p>
<p>En 1845, Charles Baudelaire théorisait la nature double du beau, éternel et invariable; cette exposition sur l’impressionnisme ne saurait mieux rendre justice à cette définition. Pourquoi lever le nez sur un après-midi où vous pourriez faire connaissance avec des artistes tels que Bonnard, Corot, Degas, Gauguin, Manet, Millet, Monet, Morisot, Pissarro, Renoir, Sisley et Toulouse-Lautrec? Comment détourner le regard des temples algériens, des plages incandescentes, des palais de Venise et des campagnes chatoyantes, et, tout cela sans quitter Montréal? Après cette exposition, vous continuerez votre journée le sourire aux lèvres et comprendrez comme jamais le sens du mot impression.</p>
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		<item>
		<title>L’affaire est dans le filet</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/22/l%e2%80%99affaire-est-dans-le-filet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Champagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[filet]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Filet, un restaurant de fruits de mer au décor simple et à la carte rayonnante.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un recoin sombre de l’avenue du Mont-Royal se cache le Filet, un restaurant ouvert depuis quelques mois à peine qui offre une vaste sélection de fruits de mer. Ce tout petit resto qui, dès 18 heures, se remplit et devient très vite cacophonique, propose un décor simple et même un peu trop modeste, avec quelques images de créatures marines bizarres affichées sur les murs.<br>
</p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-filet-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-9980" title="c - filet 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-filet-1-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photos: Sheep Sheep</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>J’aime mieux vous prévenir tout de suite: pour un souper au Filet, sortez vos portefeuilles! La nourriture y est exquise mais pour manger à sa faim, la facture est assez salée: prévoyez au moins cent dollars par personne et ce sans compter les consommations. Mon cœur d’étudiante sans le sou s’est serré lorsqu’est venu le moment fatal de payer l’addition.</p>
<p>La carte des vins est des plus élaborées, celle des digestifs également, mais malheureusement le choix des apéritifs est plutôt maigre. Du côté des bières, seule la St-Ambroise était disponible et du côté des petits drinks, il n’y avait que le traditionnel cosmopolitan ainsi qu’un martini au melon: une sélection sans imagination et sans éclat qui contraste avec la richesse du menu.</p>
<p>Je conseille aux appétits voraces de s’abstenir ou bien de prendre une collation avant d’y aller. Aussi absurde que cela puisse paraître, je suis certaine que vous serez tous surpris par la petitesse des portions présentées. Le concept du resto propose des plats à partager (il faut en prévoir au moins cinq ou six pour deux), mais les plats en questions, divisés à deux, se dévoraient en deux ou trois bouchées chacun. Je m’adresse ici plus spécifiquement aux gargantuas ou bien aux jeunes hommes à l’estomac élastique qui pourraient paniquer après le début du service.<br>
</p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-le-filet-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9982" title="c - le filet 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-le-filet-2-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photos: Sheep Sheep</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’ambiance ordinaire, l’absence de musique, une carte de cocktails anorexique sont toutefois très vite oubliés lorsque les assiettes arrivent: délice, après délice, après délice…</p>
<p>Une autre déception arrive au temps du dessert. Mon brownie était sec et fade, dissimulé sous une boule de crème banale, dont le caramel à la fleur de sel était très peu goûteux. Du côté de mon invité se trouvait un pavé au sirop d’érable, un peu plus appétissant mais toujours extrêmement loin de la qualité des plats principaux. Les amateurs de sucre préféreront, et de loin, sauter le dessert pour prendre quelques bouchées supplémentaires de risotto au crabe ou encore d’huîtres à l’huile de truffes!</p>
<p>Malgré ses quelques lacunes le Filet mérite d’être découvert. Alors gâtez-vous avec une petite soirée qui peut s’étirer longuement et où vos papilles pourront s’émoustiller sous l’océan!</p>
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		<item>
		<title>HA ha!…, ou le rire jaune</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/22/ha-ha-ou-le-rire-jaune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Champagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:05:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[réjean ducharme]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nouveau Monde]]></category>
		<category><![CDATA[TNM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ducharme navigue entre sado-masochisme et humour loufoque.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Réjean Ducharme, cet auteur fantôme du Québec, n’aurait lui-même pu rester de glace devant cette représentation de sa pièce HA ha!… On s’abandonne et on «tombe» dans l’histoire à cent milles à l’heure. On rit, on pleure, on souhaite se révolter, on ne comprend pas toujours, on se tortille sur son siège lorsqu’on ressent, avec un certain malaise, le désarroi ou la cruauté des personnages; cependant, l’essentiel est accompli, car HA ha!… est un divertissement inégalé qui transperce le spectateur jusqu’au cœur.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-ha-ha.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-9970" title="c - ha! ha!" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-ha-ha-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Jean-François Gratton</span>		</figcaption>
	</figure>
Cette pièce est une telle effervescence de folie, de mots et d’éruption de rires ou de colère que s’y perdre est sûrement le meilleur moyen de la comprendre. On y retrouve Mimi (Sophie Cadieux) et Bernard (Marc Béland), Sophie (Anne-Marie Cadieux) et Roger (François Papineau), deux couples qui vont s’amuser perversement à s’entredétruire en jouant à un jeu malsain, celui de se faire mal, de se porter coup après coup par la parole et les actes. C’est un peu, beaucoup et même excessivement troublant de voir interagir des gens qui ne croient plus en rien, qui sont cruels l’un envers l’autre simplement pour le plaisir de jouer à souffrir et à faire souffrir. Par ailleurs, la pièce se termine par la mort d’un des personnages. Le jeu des acteurs est à saluer, en particulier celui des deux interprètes féminines qui semblent animées par une énergie toute particulière et donnent un éclat réel et profond à leur personnage respectif. Sophie Cadieux est touchante dans son rôle de Mimi à la voix plaintive, une âme naïve qui ne supporte pas qu’on la touche «parce que ça fait trop mal». Anne-Marie Cadieux surprend agréablement dans une interprétation puissante, en jouant un personnage démoniaque très loin de ses rôles habituels. François Papineau en poète dépravé et Marc Béland en ivrogne un brin clownesque ne laissent pas leur place non plus, sans toutefois nous subjuguer complètement.
<p>Dominic Champagne signe une mise en scène énergique qui fait usage de tout l’espace mis à sa disposition et qui demeure efficace tout en laissant place aux débordements des personnages et où le langage éclaté, propre à Réjean Ducharme, peut s’épanouir complètement. Le décor est à l’image des personnages: corrompu et souillé. Toute la scène est transformée en un appartement partagé par les deux couples, envahi de déchets, de bouteilles de vodka vides et de vieux journaux roulés en boule. C’est un lieu qui transpire parfaitement le vice et la décadence humaine. Les jeux d’éclairage sont aussi très intéressants et participent fortement à l’atmosphère du moment.</p>
<p>Et on rit! On rit souvent et ce même aux éclats, mais pourtant la pièce nous laisse un certain goût amer à la bouche. On est troublé de la première réplique jusqu’à la dernière, et très rapidement notre rire se teinte de jaune devant de telles manifestations d’égoïsme et de cruauté humaine. HA ha!…, une pièce qui met en scène l’absurdité et l’inhumanité de nos rapports sociaux, est présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 10 décembre.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À voir, à boire, l’Assommoir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/a-voir-a-boire-l%e2%80%99assommoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Champagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 12:42:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[assommoir]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Assomoir est un restaurant chaleureux qui dispose d’une carte tout aussi éclectique que sa clientèle.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Située sur la rue Notre-Dame dans le Vieux-Montréal, la façade de l’Assommoir ne laisse présager rien d’extraordinaire; pourtant, on a droit à une agréable surprise. Ce qui frappe tout d’abord c’est la musique qui constitue un des plus grands charmes de l’endroit: on passe de la techno à la musique classique, tout en visitant quelques grands chansonniers français et des groupes émergents. Le décor est sobre mais chaleureux et le personnel est charmant sans être trop accablant; bref, on s’y sent bien! Il est plaisant de bien manger dans une ambiance qui se veut loin d’être affectée et pompeuse. L’Assommoir semble hésiter entre la joyeuse taverne et le petit bistro, mais ce vacillement nous donne un resto hybride qui peut plaire à tout le monde; la clientèle en témoigne, des petits groupes de têtes blanches, des travailleurs venu décompresser ainsi que des étudiants un peu plus fêtards se partagent l’espace avec un naturel désarmant.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-assommoir-revu.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9269" title="c - assommoir revu" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-assommoir-revu-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté: Groupe Torros Toreador</span>		</figcaption>
	</figure>
Quant au menu, les plats à partager sont à l’honneur, on peut y déguster des tapas, des grands plats de gibier pour deux, trois, quatre et même cinq personnes. Pour les papilles plus classiques on y retrouve notamment de la soupe à l’oignon et un club sandwich (deux recettes légèrement revisitées), et pour les plus téméraires, du foie gras, plusieurs tartares, des céviches et autres surprises. Le chef offre également des spécialités de la semaine, mais lorsqu’on a voulu essayer le dessert vedette, une tarte Tatin aux pommes et au caramel à la fleur de sel, il n’en restait plus: tristesse! Nous avons toutefois pu noyer notre chagrin dans un autre dessert décadent, soit le pouding chômeur arrosé de whisky, une autre spécialité de la maison. Un délice!
<p>Il ne faut pas s’attendre à recevoir les plats rapidement (l’attente fut plutôt longue pour un mercredi soir) mais en consolation, en plus de l’excellente musique, l’impressionnante liste de consommations nous fait passer le temps: on peut en commander plus de trois-cents différents sans compter la carte des vins. Au lieu de m’attaquer à ce ô combien captivant répertoire (les lumières sont très très tamisées), j’ai préféré demander au serveur ses suggestions; c’est donc avec un martini tangerine et coriandre en main, que j’ai pu attendre avec délectation l’arrivée de nos plats. Pour les intéressés, l’Assommoir sert vraiment de tout : martinis sucrés, cocktails fruités, mojitos (absolument délicieux), shooters, jusqu’aux bonnes bières traditionnelles et importées. Celui ou celle qui n’y trouve pas son compte est bien exigeant!</p>
<p>Si vous cherchez un endroit différent pour célébrer Halloween, le restaurant accueillera notamment des magiciens et des cracheurs de feu le soir du 29 octobre. Avec son menu du soir servi quotidiennement après 21h, l’Assommoir peut rapidement devenir un lieu de prédilection où passer des fins de soirée réussies. Sans nous faire chavirer complètement, l’Assommoir est une expérience culinaire qui vaut certainement le détour.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/a-voir-a-boire-l%e2%80%99assommoir/" data-wpel-link="internal">À voir, à boire, l’Assommoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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