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	<title>Anne-Hélène Mai - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Campagne 101</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Hélène Mai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 17:09:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[campagne 101]]></category>
		<category><![CDATA[élections fédérales]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Standpoints organise un évènement pour informer sur la campagne électorale canadienne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/10/06/campagne-101/" data-wpel-link="internal">Campagne 101</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 28 septembre étaient invités tous les étudiants curieux à propos des élections fédérales de cet automne au salon des arts. <i>Standpoints</i> y a organisé l’évènement Élections pour les nuls (<i>Elections for Dummies</i>, <i>ndlr</i>), prônant l’idée que «tu peux être nul, mais tu n’as pas à le rester». C’est dans une ambiance de discussion de sofa que s’est donc déroulé un face-à-face avec le professeur de politique canadienne Richard Schultz, dont le seul mot d’ordre était la neutralité des échanges. Le professeur invité s’est tout de même exprimé avec moins de retenue que dans ses cours, racontant à l’occasion quelques anecdotes sur les partis en campagne ou disparus.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une campagne unique</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Plus sérieusement, il a insisté sur le fait que la campagne électorale est cette année particulièrement fascinante, compte tenu du peu d’écart dans les intentions de votes pour les trois principaux partis. Ces derniers se relaient en tête du classement. Un rien changerait la donne, d’où l’importance de chaque débat et chaque intervention publique.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Jusqu’aux dernières élections, premiers ministres libéraux et conservateurs s’échangeaient la tête du gouvernement canadien. Il est donc relativement inédit qu’une campagne électorale soit tripartite – excepté au Québec, où le Bloc Québécois a l’habitude de tenir la chandelle.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Pourtant, les clivages idéologiques ne sont pas flagrants entre le Nouveau Parti Démocratique (NPD) et le Parti Libéral du Canada (PLC). En effet, le professeur Schultz a expliqué que les Canadiens sont peu polarisés hormis lorsqu’il s’agit du Parti Conservateur (PC). S’il est le premier choix de 30% des électeurs, il est très rarement le deuxième choix des 70% restants. Le parti actuellement au pouvoir est le plus idéologique des trois, dans le sens qu’il se limite à ses lignes directrices sans chercher à séduire ceux dont les opinions s’en écartent. Harper possède un fidèle soutien de près d’un tiers de la population; il s’efforce de le conserver pendant que Trudeau et Mulcair se disputent les indécis.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Selon M. Schultz, les libéraux ont trop longtemps tenu pour acquis leur succès auprès des immigrants alors que de nombreux membres des communautés ethniques se sont dirigés vers le PC qui inspire la confiance par son assurance.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-23312 size-full" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-campagne101-2.jpg" alt width="3300" height="2200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-campagne101-2.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-campagne101-2-800x533.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-campagne101-2-1x1.jpg 1w" sizes="(max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eleonore-nouel/?media=1" data-wpel-link="internal">Éléonore Nouel</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Particularités canadiennes</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les divisions politiques ne sont pas aussi enracinées dans la société qu’en France par exemple, a‑t-il constaté. D’après lui, les partis sont ici des «<i>épiphénomènes</i>» qui n’existent réellement qu’au moment des élections. Avant d’aborder l’histoire récente de ces derniers, le<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>professeur Schultz a rappelé les rouages du système électoral du Canada, qui favorise la partisannerie régionale. C’est notamment un système selon lequel un premier ministre n’a pas besoin de la majorité des votes pour être nommé. Ainsi, Harper a obtenu une forte majorité des sièges à la Chambre des Communes en 2011, alors qu’à peine 40% des votants lui avaient donné leur voix. Qui plus est, seulement 60% des Canadiens s’étaient rendus aux urnes cette année-là.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Ce taux médiocre illustre le manque d’intérêt de la population envers ses élus, notamment chez les jeunes. Il est donc pertinent de convier les étudiants à des évènements tels que celui-ci: ils en sortiront plus éclairés que la moyenne des Canadiens sur la démocratie de leur pays, a déploré l’invité. Enfin, le professeur Schultz prédit, au vu des tendances actuelles, que le 19 octobre sera élu un gouvernement conservateur minoritaire.&nbsp;</span></p>
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		<title>L’encre ne coule plus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/22/lencre-ne-coule-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Hélène Mai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2015 15:34:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[presse digitale]]></category>
		<category><![CDATA[presse papier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Requiem pour la fin de la presse papier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/09/22/lencre-ne-coule-plus/" data-wpel-link="internal">L’encre ne coule plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">À&nbsp;</span><span style="line-height: 1.5;">partir de 2016, </span><i style="line-height: 1.5;">La Presse</i><span style="line-height: 1.5;"> ne sera plus pressée les jours de semaine. Hormis les samedi, les publications ne paraîtront qu’à travers son édition numérique. L’annonce a été faite la semaine passée, et ne surprend plus grand monde. </span><i style="line-height: 1.5;">La Presse </i><span style="line-height: 1.5;">ne sera pas la première ni la dernière publication à délaisser l’impression. Et pour cause: le nombre de contrats publicitaires augmente plus rapidement sur ces nouvelles plateformes. Elles permettent aux annonceurs d’atteindre la clientèle de façon plus créative et mieux orientée. La publicité est devenue</span>&nbsp; <span style="line-height: 1.5;">le véritable poumon financier du</span>&nbsp; <span style="line-height: 1.5;">journalisme. En effet, l’information vient à nous à travers nos</span>&nbsp; <span style="line-height: 1.5;">fils d’actualité: les nouvelles rapportées par les journaux n’ont plus rien d’ébouriffant. À quoi bon en importuner son porte-monnaie.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les progrès de notre époque conduisent à une inévitable dématérialisation des échanges et des divertissements. Gâtés que nous sommes par la technologie, choyés par la facilité de communiquer, les vieilles méthodes d’impression nous paraissent soudainement aussi pénibles que superflues. Le lecteur, accoutumé à la simplicité de son écran tactile de poche, est de moins en moins tenté de s’encombrer d’une liasse de papier qui noircit les doigts. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pourtant, le plaisir de lire sur du papier existe bel et bien, et revient dans les moments propices (comme le samedi matin pour <i>La Presse</i>). Mais la profession doit se mettre au parfum du jour pour survivre. Le quotidien le plus lu dans sa version imprimée sur l’Île de Montréal est le journal <i>Métro</i>. Distribué à l’entrée des stations de métro, son format se rapproche de celui d’un magazine. C’est en effet plus commode dans un contexte de transport en commun bondé, pressé, et chargé. Outre sa gratuité, ce quotidien est aussi servi au bon moment, à des gens qui n’ont de toute façon que peu d’autres occupations durant leur passage sous terre. Les tunnels du métro étant en grande partie dépourvus de réseaux, ce sont peut-être les derniers endroits de la ville où les cellulaires ne sont pas rois. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Partout ailleurs, nous sommes toujours plus assoiffés de <i>Wi-Fi</i>, à mesure que s’essoufflent les alternatives concurrentes au <i>Web</i>. Nous sommes forcés de finir en permanence la tête penchée vers nos machines intelligentes, à une distance raisonnable d’un routeur. </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«À la manière du moine copiste et du télégraphe, le journalisme papier tombe en désuétude.» </span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Cet été, plusieurs gérants de cafés de Montréal ont exprimé leur mécontentement face à la consommation de <i>Wi-Fi</i>, plutôt que de café, dans leurs établissements. Ils regrettent l’ambiance traditionnellement gourmande et bavarde de leur commerce. La plupart d’entre eux mettent justement à la disposition des clients des journaux locaux. Dans un contexte de pause-café, ils semblent faire meilleure affaire. </span></p>
<p class="p3">Les perfectionnements technologiques poussent fatalement à la disparition de certaines pratiques fondamentales, les altérant pour n’en garder que l’essentiel. À la manière du moine copiste et du télégraphe, le journalisme papier tombe en désuétude.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>L’internet apporte comme tout progrès son lot de nostalgie, nous donnant l’impression déjà d’être dépassés. Malgré tout nous ne pouvons nous empêcher de nous émerveiller devant les sommets atteints par chaque nouveau gadget. Nous ménageons notre amertume, en nous forçant à ramer dans le sens du courant pour ne pas paraître arriéré. Mais nous reste en bouche cet arrière-goût nauséeux, ce sentiment d’impuissance, cette impression de rendez-vous manqué.</p>
<p class="p3">C’est ce que dégagent les photographies de l’artiste Will Steacy, dans son exposition <em>Deadline</em>, que l’on a pu observer dans le cadre du <em>World Press Photo</em> 2015 au Marché Bonsecours jusqu’au 27 septembre. Il immortalise la tristesse des locaux du <em>Philadelphia Inquirer</em>, laissés à l’abandon au fil des licenciements successifs depuis les années 1990. Steacy lève le voile sur la défaite des salles de presse, leur agonie devant la chute des tirages, et ce malgré un long combat pour leur survie. Selon l’organisation <em>Future Exploration Network</em>, les journaux papier disparaîtront aux États-Unis d’ici 2017, au Canada d’ici 2020 et en France d’ici 2029.</p>
<p class="p3">Il y a un deuil à faire. Ensemble, tâchons d’oublier les plaisirs périmés et de nous imprégner sans regret d’une vie <span class="s1">informatisée.&nbsp;</span></p>
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