La jeunesse politique québécoise: Coalition Avenir Québec – Le Délit
La jeunesse politique québécoise: Coalition Avenir Québec
Par · 20 mars 2018
À la rencontre des jeunes membres des principaux partis politiques du Québec.

À quelques mois des élections générales québécoises du 1er octobre prochain, Le Délit est parti à la rencontre de ces jeunes qui ont décidé de s’impliquer en politique provinciale. Le Délit fait le portrait de quatre jeunes, chacun s’impliquant dans l’un des principaux partis au Québec. Cette semaine, focus sur le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec suivis la semaine prochaine du Parti Libéral du Québec et de Québec Solidaire.

Âgé de 20 ans et étudiant au baccalauréat en Administration des affaires au campus de Drummondville de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Kevin est président de la Commission de la Relève à la Coalition Avenir Québec (CAQ). Toutefois, le jeune homme a commencé tôt à s’impliquer en politique. En effet, c’est à partir des élections générales de 2012 qu’il dit avoir commencé à vouloir réellement se politiser, notamment suite aux évènements du Printemps érable. «Les élections ont été déclenchées en août et je me suis dit, du haut de mes 15 ans, que j’aimerais faire une différence pour ma communauté, aussi petite soit-elle. Et je crois que c’est par la politique que ça se fait», explique le jeune militant. Après avoir considéré plusieurs partis, son choix s’est arrêté sur la CAQ en raison de son programme économique. Kevin explique son choix par l’importance de la rigueur budgétaire et de «l’équité intergénérationnelle» en plus de son intérêt pour l’entreprenariat.

Son implication a débuté en installant des pancartes de campagne durant l’été. Il a par la suite commencé à s’impliquer dans le Comité d’action locale à Granby, puis dans l’exécutif de la Commission de la Relève du parti. «J’ai commencé comme secrétaire, puis responsable des Finances, puis vice-président et enfin président. Mon implication a commencé de la base pour peu à peu gravir les échelons», narre-t-il.

Selon le jeune militant, la structure de la CAQ fait que les jeunes y sont bien intégrés. «Dans chaque exécutif local, on a un représentant jeune qui s’occupe des activités de la Commission de la Relève dans la circonscription. On a également 14 représentants régionaux qui supervisent les activités de la Relève dans les régions. [Enfin] on a l’exécutif national dont je fais partie et qui gère les activités à l’échelle du Québec», explique-t-il. 

Questionné sur la relation jeunesse-senior au sein de la CAQ, Kevin Paquette la juge «très bonne». « Il y a beaucoup de jeunes qui ont été mentorés soit par des députés comme moi ou par des candidats. […] Les députés cherchent à avoir le plus de jeunes possibles à leurs événements et [sont] très généreux de leur temps, que ce sont», ajoute-t-il.

Kevin estime qu’il est très important que les jeunes s’impliquent, et ce «peu importe les couleurs politiques». Selon lui, les jeunes disant ne pas croire que la politique puisse faire une différence ont tort. «Je vois de très près les actions concrètes de mon député dans sa communauté et qui est proche de ses citoyens. […] La politique reste le moyen le plus concret de changer les choses, notamment au niveau de la législation et de l’Assemblée nationale, parce que c’est là que tu votes les projets de loi, le budget […]».

Kevin invite ainsi les jeunes à «prendre d’assaut les partis politiques» pour pouvoir les transformer selon leurs convictions. «C’est important que les jeunes prennent leur place dans la société. On entend souvent [dire] que les partis politiques ne portent pas assez attention aux jeunes. C’est connu, le taux de participation des jeunes lors des élections est très bas. Même si les partis basent leur discours sur la qualité de vie des jeunes ou sur l’avenir des jeunes, [ceux-ci] ne vont pas voter. Ça fait mal à notre génération parce que les partis politiques le savent pertinemment et vont viser une clientèle plus âgée.»

Le militant est d’avis que, si les convictions et opinions divergentes demeurent, les jeunes de différents partis ont moins tendance à «s’entredéchirer» que les membres seniors, notamment parce que les membres de différentes formations politiques ont plus de chance de se croiser à l’université ou à des évènements de réseautage. 

Comme souhait, Kevin Paquette exprime sa volonté de voir plus de jeunes s’impliquer davantage en politique. «Plusieurs de mes collègues qui font de la politique depuis plusieurs années nous l’expliquent: dans les années 80, on sentait qu’il y avait une force d’action chez les jeunes, qu’ils étaient motivés, et on ne retrouve pas nécessairement ça aujourd’hui. […] C’est important que nous les jeunes investissions les partis pour les mouler à notre image», conclut-il.

 
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