Scheer à McGill
28 novembre 2017 - Image par Alexis Fiocco
Le chef du Parti conservateur apparaît sur le campus.

Ce jeudi 23 novembre, le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a répondu aux questions de l’assemblée réunie à la maison Thomson sur le campus de l’Université McGill. Cet événement était co-organisé par la Conservative Association at Mcgill University, les clubs conservateurs de l’Université Concordia et des Cégeps Dawson et John-Abbott. Une centaine de partisan·e·s ainsi que des représentant·e·s de Liberal McGill et de NDP McGill ont pu rencontrer Andrew Scheer et l’écouter s’exprimer sur un bon nombre de sujets.

Une entrée remarquée

Andrew Scheer a été chaleureusement accueilli lors de son entrée dans la salle par les personnes présentes et les photographes qui se sont précipités pour immortaliser le moment.

Avant de donner la parole à l’invité d’honneur, le président de la Conservative Association at Mcgill University, Jordan Sinder, a rappelé qu’Andrew Scheer avait été élu chef du Parti conservateur du Canada en mai dernier par un vote majoritaire contre treize autres candidats. Il a aussi souligné que Scheer a intégré la Chambre des communes pour la première fois en 2004, à l’âge de 25 ans, et qu’il est devenu, en 2011, le plus jeune président de la Chambre de l’histoire canadienne.

Après avoir été introduit comme le futur premier ministre du Canada par Sinder, Andrew Scheer a remercié l’assistance pour son charmant accueil d’abord en français, en exprimant sa joie d’être à McGill et de pouvoir discuter de quelques enjeux importants. Il a ensuite continué son discours en anglais pour parler brièvement de son parcours et de sa vision politique.

Sujets abordés

Andrew Scheer a mentionné le désir du Parti Conservateur d’atteindre un équilibre budgétaire au Canada, une tâche qui, selon lui, n’est pas prise au sérieux par le gouvernement actuel que ne fait qu’accumuler les dettes. Pour lui, la prospérité ne devrait pas être attaquée, comme elle l’est par le Parti libéral, mais encouragée, car la prospérité d’un·e employeur·e entraine celle de ses employé·e·s. Suite à son court discours, Scheer a invité l’assemblée à poser des questions en précisant qu’il était toujours ouvert à la discussion. Interrogé, entre autres, sur le projet de réintégration des djihadistes canadiens de retour au pays mis en place par le gouvernement Trudeau, Scheer a déclaré être en désaccord et croire plutôt que les individus ayant commis des crimes contre l’humanité doivent être poursuivis en justice.

Lorsqu’il a été question du rôle du gouvernement, le chef du Parti conservateur soutient l’idée que bien que le gouvernement ait un rôle à jouer dans plusieurs aspects de la société, il existe un côté de celle-ci qui va au-delà du gouvernement.

Le secteur du volontariat de la société est, selon lui, mieux équipé pour prendre en charge certains défis qu’on incombe au gouvernement. L’important pour lui est de soutenir ces organismes non-gouvernementaux pour qu’elles puissent faire un bon travail.

Lors de cette séance, Scheer a également partagé son opinion sur les impôts aux États-Unis, sur la liberté d’expression, sur le rôle du  Canada dans le monde et sur l’entrepreneuriat canadien.

 
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