Entrevue avec Cathy Wong
31 octobre 2017 - Image par Julie Artacho
Rencontre avec la candidate de l’Équipe Denis Coderre pour Peter-McGill.

Le Délit (LD): Dans les engagements pour l’arrondissement de Ville-Marie, l’Équipe Denis Coderre promet «d’augmenter l’offre de grands logements abordables pour les familles», pouvez-vous développer?

Cathy Wong (CW): Le district de Peter-Mcgill est riche en étudiants. Au niveau du logement, une chose qui va être importante à suivre dans les prochaines années va être la façon dont le statut de métropole va être appliqué au niveau de l’habitation et du logement. Le statut de métropole est un dossier sur lequel le maire a travaillé très fort pendant les dernières années Montréal aura plus de pouvoir en terme de logement, notamment grâce au programme «AccèsLogis» et donc on va passer d’une période où Montréal devait se rendre à Québec pour avoir du budget et pouvoir choisir de quel façon gérer certains terrains à un pouvoir permettant de déterminer de quelle façon on peut développer le logement. De plus, il faut avoir plus de mixité au centre ville, lorsqu’on construit. Et il faut que cette mixité se retrouve dans chaque nouveau bâtiment.

LD: Pouvez-vous nous en dire plus sur le projet du Centre Peter-McGill?

CW: Une des préoccupations des dernières années dans Peter-McGill, c’est l’absence d’un centre culturel et communautaire pour les résidents. On sait qu’ici les résidents ont accès à la Place des Arts, aux salles de spectacles, à l’orchestre symphonique, à l’opéra etc. Mais il y avait ce désir-là d’avoir un centre culturel local avec des artistes locaux, aussi en terme d’accessibilité financière. Je pense que non seulement ça va être un centre culturel local mais aussi pour la relève artistique un espace qui va pouvoir ouvrir des portes. Puis, c’est un centre culturel mais également un centre communautaire qui va offrir des espaces et des services pour les familles, pour les ainées. Le site est actuellement occupé par l’Hôpital de Montréal pour enfants dont la démolition est prévu pour fin 2017-début 2018, et la priorité va être de suivre ce processus de démolition et ensuite d’entamer la construction.

LD: Projet Montréal promet une ligne rose aux Montréalais·es, pouvez-vous nous en dire plus sur vos projets en ce qui concerne les transports en communs?

Le maire, dans les quatre dernières années, a doublé le budget de la Société des transports de Montréal (STM). On a vu dans les dernières années cet investissement massif, mais le plus important legs que le maire a fait est de créer l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), qui fait en sorte que notre gouvernance en terme de transports n’est plus politisée. Nous, on a beaucoup parlé de tarifs sociaux pour s’assurer que toute personne qui n’a pas les moyens de payer financièrement leur transport puisse bénéficier de ces tarifs. Et finalement, ce qu’on veut faire, c’est d’essayer d’offrir plusieurs week-ends gratuits dans tous les réseaux de transport, et d’évaluer l’impact de cette gratuité-là sur les transports.

LD: McGill accueille une grande population d’étudiant·e·s internationaux ne s’intéressant pas forcément à la politique municipale. Avez-vous des idées pour mieux communiquer avec la jeunesse?

CW: Dans les quinze dernières années, j’ai travaillé pour des groupes jeunesses pour favoriser la participation des jeunes à la politique locale, au développement de leur communauté. Montréal aujourd’hui, au niveau politique, devient de plus en plus concret lorsqu’on parle de jeunesse. On veut créer des conseils jeunesses dans tous les arrondissements, on a une plateforme qui s’adresse directement aux jeunes et qui fait en sorte que les jeunes ont tout avantage à s’y intéresser, puis à vouloir y participer parce qu’il y a du contenu. À l’époque, quand j’étais au forum jeunesse, on militait pour que les partis politiques proposent des idées pour la jeunesse, et puis aujourd’hui, à travers tous les partis politiques à Montréal, il y a un contenu jeunesse. . Dans notre équipe, on est à 22% de jeunes en dessous de 35 ans. On est nombreux, et le fait qu’on participe donne ce goût là justement aux jeunes de savoir pourquoi est ce que d’autres jeunes comme moi s’intéressent à la politique.

 
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