Zero Tolerance appelle à la mobilisation contre la violence sexuelle.
26 septembre 2017 - Image par Alexis Fiocco

Au cours des dernières semaines, un groupe se faisant appeler Zero Tolerance aurait posté plusieurs autocollants sur le campus accusant un professeur de l’Université McGill d’être un «prédateur sexuel» («sexual predator», ndlr). L’organisme appelle les étudiant·e·s à la mobilisation, en insistant sur le fait qu’ils et elles «n’étaient pas seul·e·s dans leur combat contre la violence sexuelle» («You are not alone in your fight against sexualized violence », ndlr).

Une initiative militante

Dans un courriel au Délit, l’organisation explique sa démarche en précisant que l’enseignant en question «était bon pour être titularisé, malgré les multiples plaintes, formelles et informelle des étudiant·e·s.» («[the professor] is up for tenure this semester despite multiple complaints, both formal and informal, from students») et que c’était suite à cela que le groupe «avait décidé d’agir pour être solidaire avec [leurs] pairs» (« we […]have decided to take action and stand in solidarity with our peers»).

 Le groupe a donc décidé «d’utiliser des autocollants et d’autres tactiques d’action directe afin d’informer la population étudiante du comportement [du professeur en question] afin que ses étudiantes féminines puissent se protéger» («by using stickers and other direct action tactics to inform the student population of his behaviour in order for his female students to be able to protect themselves.» en anglais, ndlr).

Contactée par le Délit, l’administration mcgilloise, par la voix d’Angela Campbell, vice-principale exécutive adjointe à l’équité et aux priorités académiques, a déclaré que «l’université prenait toutes les plaintes de mauvaise conduite au sérieux» et a rappelé qu’«enclencher une procédure avec le Bureau d’intervention, de soutien et d’éducation contre la violence sexuelle (Office for Sexual Violence Response, Support and Education ou O-SVRSE en anglais, ndlr) permettait aux survivant·e·s d’obtenir le soutien et les services dont ils ou elles auraient besoin.»

Cependant, Zero Tolerance affirme que les «préoccupations [des étudiant·e·s] ont été minimisées et jugées insuffisantes par l’administration» («Their concerns were minimalized and deemed insufficient by the McGill administration», ndlr). Professeure Campbell a pour sa part ajouté que «l’administration mcgilloise désapprouvait les tentatives de faire face à de tels problèmes via des affiches anonymes […] et prenait des mesures afin de les retirer.»

 
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