Chantal St-Onge
6 octobre 2015 - Image par Chloé Francisco
Bloc Québécois | Ville-Marie — Le Sud-Ouest — Île-des-Sœurs

Le Délit (LD): Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parti brièvement?

Chantal St-Onge (CSO): Je m’appelle Chantal St-Onge, je suis enseignante et je me présente au parti du Bloc québécois aux fédérales pour défendre les intérêts et préoccupations de tous les Québécois et Québécoises.

LD: Comment définissez vous ces préoccupations?

CSO: Le gouvernement fédéral ne répond pas nécessairement à toutes les attentes et intérêts des gens ici au Québec. Ici, on n’a pas les mêmes intérêts que le gouvernement fédéral, c’est pour ça qu’il est important que le Québec devienne un pays. Le Québec doit pouvoir décider des meilleurs investissements pour leurs impôts. Il faut avoir le plein contrôle de notre argent pour pouvoir investir là où on en a besoin au Québec.

LD: Ville Marie est l’une des plus jeunes circonscriptions, elle englobe notamment les Universités McGill, Concordia et L’ÉTS: Quelles mesures proposez-vous pour les étudiants?

CSO: Justement, le gouvernement fédéral n’a pas à dire son mot sur les étudiants et sur l’éducation au Québec. C’est de l’ingérence.

LD: Les moins de 25 ans ont un fort taux d’abstention. Comment expliquez vous ce désintérêt et comment pensez-vous mobiliser les jeunes?

CSO: Les jeunes se désintéressent peut-être de la politique, mais moi j’ai vu avec le printemps érable les étudiants qui sont montés au front, qui ont fait des manifestations monstres à Montréal pour défendre leurs droits d’étudiants. Je pense que le désintéressement est de moins en moins présent.

Il faut amener les politiciens à rejoindre les étudiants sur les réseaux sociaux, à leur offrir une plateforme, une tribune d’expression, les informer… Mais surtout, il faut expliquer l’histoire du Québec, expliquer nos racines. Ils (les étudiants, ndlr) vont d’avantage comprendre les enjeux aux niveaux économiques et politiques au Québec. En connaissant notre histoire on est capable de comprendre ce qu’il se passe au niveau politique. Il y a quelqu’un qui a dit: «si tout le monde savait l’histoire du Québec telle que nos ancêtres l’ont vécue, on serait indépendants depuis longtemps.»

LD: Comment votre expérience d’enseignante impacterait-elle votre mandat?

CSO: Je suis enseignante et le premier rôle de l’enseignante, c’est d’être à l’écoute de ses élèves. Être à l’écoute des enfants ou être à l’écoute des citoyens, c’est prendre le pouls des gens. C’est être à l’écoute de leurs besoins et surtout défendre les intérêts de tous et chacun. Ne pas prioriser l’un plutôt que l’autre. Chaque personne a des besoins spécifiques et dans une société il faut essayer d’accorder la même attention à chacun.

LD: Pouvez-vous me parler de votre expérience en politique en tant que femme?

CSO: C’est vrai qu’il y a moins de femmes, nous sommes quatre candidates sur l’île de Montréal. Ça a toujours été comme ça en politique, ça a toujours été un milieu d’hommes, je trouve ça dommage. Les femmes ont une vision des choses qui est différente de celle des hommes. Moi, je pense que les femmes devraient un peu plus s’impliquer en politique. Ce n’est pas évident car c’est un monde d’hommes et il faut faire sa place. Au Bloc Québécois, je vois un grand respect envers les femmes, je ne me sens pas mise à l’écart, je fais partie de l’équipe et je me sens bien.

Il faut avoir du courage. En politique, pour les hommes comme pour les femmes, il faut avoir le courage de ses convictions. Je ne suis pas carriériste, je n’ai jamais voulu faire carrière en politique. Mais je me suis dit, je veux rester debout car il est temps que l’on prenne notre destin en main au Québec. Moi, citoyenne ordinaire, si je le fais cela va peut-être inspirer d’autres gens comme moi qui ne font pas carrière en politique mais qui veulent vraiment que le Québec avance.

Chloé Francisco | Le Délit
 
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