Un conseil de l’AÉFA peu productif
21 octobre 2014
Après quatre heures et demie, seules trois de sept motions proposées aboutissent.

Le conseil législatif bimensuel de l’Association des Étudiants en Faculté des arts (AÉFA) s’est clos après quatre heures et demie de délibération le mercredi 15 octobre, sans même que ses membres aient eu le temps d’aborder toutes les motions proposées. Le conseil a débattu, entre autres, sur la mise en place de mécanismes permettant d’assurer une plus grande responsabilité des membres de l’exécutif de l’AÉFA, ainsi que sur la possibilité de modifier le règlement relatif à leur rémunération. La motion visant à ce que l’AÉFA soutienne officiellement la campagne de syndicalisation des étudiants en 1er cycle de la Faculté des arts employés dans un contexte académique (tuteurs, assistants aux professeurs, etc.) menée par l’Association des étudiants diplômés employés de McGill (AGSEM) n’a pas pu être abordée faute de temps.

Le conseil, exceptionnellement long cette semaine, a été retardé par un atelier de formation sur l’équité organisé par le Bureau de l’Éducation en Équité Sociale et Diversité (SEDE) obligatoire pour tous les membres du conseil présents. Une heure et demie après le début du conseil, l’organe représentatif des étudiants de la Faculté des Arts a donc enfin pu commencer à débattre des sujets du jour. La vice-présidente aux affaires externes Lola Baraldi, en réponse à ceux qui suggéraient de faire un conseil en accéléré afin de rattraper le temps perdu à cause de l’atelier, a rappelé que les décisions du conseil ne devraient pas être prises à la va-vite pour autant, car le conseil de l’AÉFA a «une responsabilité d’élus envers les étudiants de la Faculté des arts en ce qui concerne la prise de décisions qui les toucheront».

Responsabilité de l’exécutif

La motion sur la responsabilité de l’exécutif qui a été adoptée vise à mieux responsabiliser l’équipe de l’AÉFA à travers une panoplie de nouveaux règlements. L’idée est principalement d’assurer que l’exécutif soit plus à l’écoute des potentielles plaintes des conseillers siégeant au conseil, lesquels représentent diverses associations et départements de la Faculté des arts. La motion prévoit entre autres qu’un procédé de plainte formel et anonyme soit créé pour les conseillers souhaitant se plaindre des pratiques d’un membre de l’exécutif de l’AÉFA, lequel devra y répondre au conseil suivant. Il est également prévu que les membres exécutifs du conseil publient leurs emplois du temps toutes les deux semaines afin de créer plus de transparence dans leurs actions.

Rémunération de l’exécutif

Quant à la motion sur la modification des règles de rémunération de l’exécutif de l’AÉFA  qui avait été présentée par certains membres de l’exécutif, et qui a constitué le cœur du débat, elle a finalement été retirée par la présidente de l’AÉFA Ava Liu après avoir été vivement critiquée par certains des conseillers présents. La motion visait à permettre aux membres de l’exécutif de l’AÉFA d’être rémunérés pour un maximum de 20 heures de travail par semaine, au lieu du maximum de 10 heures actuellement en vigueur. «L’AÉFA se voit alloué cet argent dans tous les cas, affirme Li Xue, la VP Finances, la question est juste de savoir si nous allons ne rien en faire ou l’utiliser pour payer les exécutifs.» Le représentant de l’Association des étudiants en philosophie (PSA) a quant à lui fait remarquer, apostrophant Mlle Liu, que «cet argent vous a été alloué, mais pas pour que vous soyez automatiquement rémunérés pour 20 heures de travail». 

 
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