Présence autochtone
24 septembre 2013 - Image par Cécile Amiot
Le traditionnel Pow Wow donne le coup d’envoi de la semaine des Premières Nations à McGill.

Le 20 septembre dernier a été riche en émotions et en couleurs avec les festivités du Pow Wow sur le Lower  Field du campus de l’université. Présentée par la Maison des Peuples Autochtones de McGill, la célébration a donné un aperçu de la culture des peuples autochtones nord-américains.

Habillés de vêtements traditionnels, les différents participants ont entamé la cérémonie par des danses intertribales rituelles et des chants gutturaux inuits, une compétition de la «danse fumée» et enfin un discours prononcé par l’Aîné Alex Sonny Diabo.

Esprit de partage 

Au rythme des chants et des tambours, les représentants des peuples autochtones et le public en général se sont joints aux danses. Emily Saundercook, étudiante à McGill, dit avoir participé aux danses et s’être sentie «très accueillie et intégrée au sein des rituels culturels des Premières Nations».

D’après Cassondra Barnaby, la danseuse chef de l’événement, le Pow Wow est une occasion de «s’amuser, de sensibiliser et d’accueillir le public ainsi que d’honorer le peuple iroquois et le territoire sur lequel nous sommes». Bien que le Pow Wow soit de nos jours une célébration, il en était tout autrement dans le passé, selon Cassondra. «Durant 300 ans, nous étions rejetés et bannis de nos tribus respectives si nous le célébrions. Se réunir, voir la résistance et la culture, qu’elle est présente et en vie, fait que nous voulons la partager.»

Plus qu’un spectacle

«Souvent, je suis le premier autochtone que les gens rencontrent», témoigne Kakwiranoron Cook, l’administrateur des relations internes-externes de la Maison des Peuples Autochtones de McGill. D’après lui, «il y a beaucoup de sensibilisation qui doit se faire; beaucoup ne connaissent les Premières Nations que dans le sens général du terme».

Un autre objectif de cette journée joviale était de briser la glace entre peuples autochtones et non-autochtones. «Mission accomplie», dit Kakwiranoron Cook, car des étudiants comme Emily Saundercook soulignent avoir beaucoup appris, notamment en parlant à des membres de la nation Mohawk.

Le Pow Wow est donc un «premier pas», selon  Kakwiranoron Cook, vers l’ampleur du projet qui suit. Le lundi 23 septembre la Semaine des Premières Nations à McGill («Indigenous Awareness Week») a débuté. C’est la troisième édition de cet événement, dont le but est «d’éduquer, d’informer et de sensibiliser» les étudiants, selon Kakwiranoron Cook. De plus, il sera à nouveau question du programme dédié aux Études sur les peuples autochtones, proposé par la Maison des Peuples Autochtones à McGill.

Ces efforts sont une réponse à la mauvaise compréhension de certains étudiants quant à la place qu’occupent les peuples autochtones à McGill. Selon Laurent Charles Tremblay Levesque, présent au Pow Wow, «on met en avant le Pow Wow et cet échange interculturel, alors qu’on n’est pas vraiment cohérent à McGill; il n’y a pas de département qui souligne véritablement notre compréhension de la culture autochtone».

À suivre

Le Pow Wow s’est terminé en beauté, au son de tambours joués par une douzaine de musiciens et chanteurs. Bien que certains ne comprenaient pas la langue, une énergie s’en dégageait au point d’attirer instantanément une foule autour d’eux. Cette semaine, plusieurs ateliers et conférences sont prévus à l’occasion de la Semaine des Premières Nations.

 

 
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