Du bon jazz, de la bière froide des nachos
20 mars 2013 - Image par Camille Chabrol
Des étudiants de Concordia nous offrent une Jam Session au Upstairs

Vous cherchez quelque chose de plus excitant à faire le mercredi soir que de réviser? C’est au bar Upstairs que ça se passe. L’endroit est parfait pour briser la routine monotone de la semaine et s’évader du quotidien sans être obligé de sortir trop tard. C’est un rendez-vous incontournable pour ceux qui veulent encourager la relève du jazz et écouter de la bonne musique.

Parmi les nombreuses soirées et spectacles proposés toutes les semaines par le Upstairs se trouve le Concordia Jam Session, véritable petit bijou musical qui mérite d’être découvert. Depuis deux ans maintenant, tous les mercredis soirs pendant l’année scolaire (soit de septembre à juin) plusieurs étudiants en jazz à l’Université Concordia offrent une performance gratuite de 17 heures à 19 heures. Plusieurs musiciens très talentueux participent à cette improvisation musicale hebdomadaire.

Le Upstairs est géré par Joel Giberovitch, qui depuis très longtemps partage sa passion du jazz avec la communauté montréalaise. Le bar propose un heureux mélange de bonne musique, d’agréable compagnie et de succulents plats concoctés par le chef Juan Barros. C’est un bon endroit pour découvrir les nouveaux talents de la relève, mais également pour savourer plusieurs classiques du jazz. L’ambiance est chaleureuse et conviviale; dans la petite salle accueillante du bar tous passent un bon moment, que ce soit entre amis, avec la famille où tout simplement entre amateurs de musique.

Dès 17 heures, le Upstairs commence à se remplir tranquillement et des amateurs de jazz font leur entrée tout au long de la soirée pour venir prendre place et apprécier les œuvres musicales. En plus d’offrir une performance improvisée, les musiciens interprètent à leur manière de grands classiques du jazz, de Miles Davis à Sonny Rollins.

Plusieurs étudiants en musique sont également présents dans la salle pour s’encourager mutuellement et pour assurer une rotation des musiciens sur scène. Puis, pour ceux qui adoptent l’endroit et qui souhaitent prolonger la soirée, il est à noter que celle-ci ne se termine pas à 19 heures puisque d’autres artistes suivent.

Rapidement, on se sent pris par les mélodies jazz à la fois stimulantes et feutrées de ces jeunes prodiges. La contrebasse, la guitare, le piano, le saxophone et la batterie fusionnent merveilleusement avec la voix du chanteur pour créer un arrangement musical hypnotisant et unique en son genre. Ce que Fuat Tuaç, étudiant de deuxième année en jazz vocal, aime par-dessus tout c’est «la relation qu’il entretient avec le public».

Il confie en entrevue avec Le Délit que le jazz est pour lui un moyen de communication unique et très intime. Il participe à la Jam Session depuis deux ans maintenant, et explique que participer à la création du «houseband» les mercredis soirs lui permet de toujours apprendre de nouvelles choses tout en mettant en pratique les techniques apprises en classe. Il précise également que, si pendant les cours toutes les erreurs sont permises, lorsqu’il se retrouve sur la scène du Upstairs, il a l’opportunité de pratiquer son art et sa créativité devant un vrai public: «C’est du sérieux».

Tuaç mentionne aussi que, tout au long de l’année, certaines personnes s’ajoutent au band par intérêt personnel le temps d’une soirée; leurs talents respectifs sont une grande source d’enrichissement pour le groupe. À certaines occasions, même les professeurs de Concordia viennent accompagner leurs étudiants pour partager leurs connaissances et leur amour du jazz.

Les étudiants qui participent au Jam Session prennent visiblement plaisir et ils le font pour toutes sortes de raisons. Par exemple, Simon Lévesque, un contrebassiste en dernière année dans le programme de jazz de Concordia, me confie que ce qu’il aime vraiment ces soirées, c’est qu’elles lui permettent de côtoyer une remarquable variété musicale.

Selon lui, chaque musicien et chaque instrument son est pourvus d’une voix particulière et d’un accent propre. Le charismatique jazzman en herbe précise aussi que plus il côtoie de nouveaux musiciens qui viennent d’ailleurs ou qui viennent d’autres universités, plus il peut apprendre sur ces différents accents musicaux et ainsi élargir sa passion pour le jazz.

Le contrebassiste explique au Délit que, par-dessus tout, le plus grand avantage de ces soirées est qu’elles donnent aux étudiants en musique la chance de s’entraîner et de stimuler leur motivation personnelle.

 
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