L’adaptation à une ville
14 février 2012
Avertissement: billet à saveur personnelle. Les voyages sont souvent synonymes d'introspection alors pour cette semaine, pas d'aventures ni de découverte, mais bien une réflexion personnelle sur mon expérience.

Cet échange m’amène à me poser un tas de questions sur la nature du voyage en tant que tel.

À partir de quel moment sommes-nous vraiment à l’aise dans une nouvelle ville?

Est-ce à partir du moment où l’on cesse d’utiliser une carte pour se déplacer? Ou est-ce un sentiment de sécurité face à ce qui nous entoure dans notre environnement?

Après un peu plus d’un mois ici à Hong Kong, je me sens à l’aise dans cette ville. Les appréhensions du début, les doutes initiaux ont petit à petit fait place à l’énergie et à l’appétit que donnent cette ville, un appétit qui incite à toujours en voir plus et à s’ouvrir. Il est certain que la barrière linguistique du cantonais me sépare de l’appréciation totale des alentours. C’est une difficulté avec laquelle je dois composer, mais la nature humaine fait bien les choses et nous permet à tous de se comprendre sans nécessairement se parler. D’ailleurs, j’espère d’ici la fin du mois avoir au moins quelques nouvelles expressions et phrases utiles à ajouter à mon arc. Peut-être même pouvoir tenir une simple conversation à la fin de mon échange.

Je pense que peu de villes ont l’énergie contagieuse de Hong Kong. Même s’il faut avoir de l’argent (je dirais même pas mal d’argent) pour pouvoir profiter de tout ce que la ville propose, la diversité de cette cité est propice à toutes les découvertes -sans nécessairement s’appeler Rotschild.

Après plus d’un mois ici à Hong Kong, j’ai la sensation que malgré sa taille impressionante et ses millions d’habitants, cette ville m’ouvre ses portes. L’impression de comfort qu’elle dégage m’incite à la réflexion sur ce que l’avenir me réserve et, de façon plus réaliste, sur tout ce qui m’attend dans les prochaines semaines et les mois à venir.

Je ne sais pas ce qui m’attend, mais je sais que cet échange me changera finalement plus que je ne l’aurais cru au départ.

 
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