Démocratisation pour les étudiants en droit
7 avril 2009
Le président-élu de l’Association des étudiants en droit (AÉD) veut apporter une nouvelle vision à la gestion des affaires étudiantes grâce à la participation du corps étudiant dans la construction de leur expérience universitaire.

Les élections de l’Association des étudiants en droit (AÉD) ont eu lieu la semaine dernière et le nouveau président-élu, Alex Shee, a accordé une entrevue au Délit, dans laquelle il expose les grandes lignes de son programme pour l’année à venir et sa vision quant à la Faculté de droit au sein de l’Université McGill. Il veut instaurer une nouvelle manière de gérer les affaires étudiantes, à savoir la participation du corps étudiant dans la construction de leur expérience universitaire.

D’abord, le président-élu entend collaborer avec ses adversaires électoraux pendant l’année qui s’annonce. «Les élections ont été très positives. Il y a eu trois bons candidats qui ont tous démontré des qualités de leadership incroyables», a commenté M. Shee. «J’ai l’intention de travailler avec eux pour améliorer la Faculté», a-t-il poursuivi. C’est avec cette idée de collaboration en tête que le président-élu entend instaurer une atmosphère de participation active au sein de son équipe et du corps étudiant en entier.

«Nous allons retravailler la constitution cette année et je vais m’assurer que tous les membres de l’équipe remplissent leurs visions spécifiques tout en mettant en œuvre une vision commune», explique M. Shee. «Il est important d’accorder une grande importance à l’imputabilité. Toute association étudiante devrait tendre à impliquer plus d’étudiants dans le processus décisionnel», précise-t-il. L’approche du président-élu s’étend même à l’approbation préalable des dépenses budgétaires. «Je vais soumettre aux étudiants au mois d’octobre un plan d’activités et ils vont voter pour l’approuver, ainsi que le budget qui s’y rattache. C’est à eux de décider», a dit M Shee.

Le président-élu a également une vision plus générale quant aux études en droit. À son avis, «il faut faire en sorte que les programmes professionnels soient protégés des hausses prévues pour les frais de scolarité». Par ailleurs, il faut «assurer la mise en œuvre d’une politique d’équité pour faire face au problème quand les professeurs partent à mi-mandat. C’est une situation récurrente et il y a des effets sur la Faculté et sur les étudiants». Enfin, M Shee entend travailler à ce que le bilinguisme fleurissant au sein de la Faculté rayonne dans l’université.

Sur ce dernier point, le président-élu a dû répondre à des questions quant au fait que le processus électoral, c’est-à-dire le système de votation en ligne, n’était disponible qu’en anglais.

«J’ai toujours défendu le biculturalisme et le bilinguisme, et nous allons rectifier cela», a-t-il répondu. Ce n’est pas la première fois qu’un tel problème survient lors des élections étudiantes à McGill, mais dans ce cas-ci, il semblerait que ce soit en raison de la démission récente des employés d’Élections McGill, a-t-il expliqué. Peu importe, «c’est une erreur inconsciente et inexcusable. Il faut regarder vers le futur. Si on est pas inclusif, on ne fait pas notre travail», a dit M. Shee.

Le président-élu reconnaît qu’il y aura beaucoup de travail à faire pour appliquer sa nouvelle vision de direction. «Notre association doit être réceptive pour les étudiants. Ils peuvent façonner leur expérience. Il va falloir beaucoup d’efforts parce qu’il faut tout changer», a-t-il dit. Il est confiant qu’une année intéressante s’annonce, surtout que de bonnes relations existent déjà avec les autres associations étudiantes en droit. «Nous allons avoir d’excellentes relations. Ce sont des gens qui honorent leur parole».

 
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