La mûre réflexion
10 mars 2009
Le principe de la grosse chicks

Avec une grosse, on ne manque pas de s’amuser: comme me l’a déjà confié un expert, à chaque fois, pour elle, «c’est comme si c’était la dernière fois». Et le surplus de viande ironise: on a beau les prendre à trois heures moins corps, celui-ci n’est pourtant pas en moins. D’autant plus que personne ne niera qu’elles coûtent moins chair…

Une autre de mes connaissances se confessait: «À l’UQÀM, c’est plein de grosses chicks. C’est tellement à faire, se pogner une grosse». Et ce genre d’avis, à force d’enquêter, s’avère aussi courant que les grosses ne courent pas. Ici, pas de tapis –et encore moins d’accélérateur– pour le clamer. Nul n’ose chauffer et faire vrombir son amour de la chaude charrue. Avis répandu, et si peu exprimé: il n’a pas la côte… qui saillit.

* * *

L’amour de la grosse se cultive. Le tour de taille qui rappelle le Cercle polaire commande la date à la Banquise. Son père a peut-être volé les étoiles du ciel pour les mettre dans ses yeux. Ça devait être la Grande Ourse. Il faudra régler au quart de poil la suite des choses. Bien entendu, je ne parle pas du succès, qui est généralement assuré, cela va de soi. Je parle plutôt de la pénible justification auprès des amis. Le chasseur du dimanche, mal à l’aise, invoquera la myopie et la perte de ses fonds de bouteille. Le prédateur aguerri, lui, sait qu’il n’y a de fond de bouteille qui n’accompagne une soirée agréablement arrosée. Le taureau en rut a vu rouge: il épatera donc ses compères en parlant de l’expérience comme du vin de robe éponyme.

Parmi les AOC de grosses chicks, on lit l’admiration pour «la grosse négresse avec un style incroyable de sympathie» comme un cépage de grand livre ouvert. Celui qui mourra sans y avoir fait vendange aura de toute éternité le vît gnoble. Noir destin que le sien.

Faut-il mépriser pour autant la généreuse blanche sans des seins? Certes non. On n’y score pas sans but: gonflé à bloc par ses pneus, on atteint des sommets humides, jusqu’à ce que l’adhérence du Michelin Alpin soit requise. La silhouette donne à voir un ventre qui va plus loin que les boules? Qu’importe. C’est ailleurs que l’on déglace la crème.

Garder en tête l’Ordre: la cuisse, moins chère et plus Hospitalière. Si la craque des chevalières rappelle la forme du porte-avion, dites-vous bien que c’est pour mieux décoller et atterrir. Encore et encore. Et quand le calembour devient la fente de l’esprit qui vole, on fait camp retranché au Païen-Orient, après une bonne croisade. C’est le temps plié par votre plaisir qui vous l’assurera. Ne soyez pas mat, vos exploits brillent: que rien ne voile la vérité…

 
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