CKUT en «mode survie»
23 novembre 2015 - Image par CKUT
Brève.

Défaite non seulement pour Alexei Simakov, mais aussi pour CKUT dans son référendum auprès des membres de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM). Ceci un mois après que CKUT n’ait remporté son référendum auprès de l’Association étudiante des cycles supérieurs de l’Université McGill qu’une fois exclus du décompte les votes des étudiants du campus Macdonald – qui ne contribuent pas à CKUT.

CKUT, radio mcgilloise reconnue comme étant l’une des meilleures stations de Montréal, a vu sa demande d’augmenter sa redevance semestrielle d’1.50 dollar rejetée par un peu moins de 55% des étudiants. CKUT forme chaque année des dizaines d’étudiants aux divers métiers de la radio: techniciens, rédacteurs, présentateurs et autres; elle compense ainsi, comme s’en efforce aussi Le Délit, l’absence d’une école de journalisme à McGill. CKUT, dont les frais de fonctionnement couvrent une license d’émission sur les grandes ondes ainsi que l’achat et l’entretien d’un matériel onéreux, est actuellement en grave déficit et comptait fermement sur ces fonds supplémentaires pour se maintenir à flot.

CKUT

Grave Déficit

En effet, c’est un trou béant de 40 000 dollars dans son budget pour l’année 2015-2016 qui met CKUT dans une situation très périlleuse. Tout d’abord, comme nous l’a expliqué Cecilia MacArthur, présidente du conseil des directeurs, ces problèmes financiers vont détourner l’équipe de CKUT de la programmation et du contenu, plus occupée qu’elle sera à lever des fonds. MacArthur nous décrit une décision qui «ne nous tue pas mais nous met en mode survie». Entre «restructuration salariale» et matériel daté ou dysfonctionnel en sérieux besoin d’un coup de jeune, CKUT se prépare à travailler dans des conditions dégradées, tout en ambitionnant de maintenir une grille radiophonique de qualité.

CKUT, forcée à couper ses dépenses ou augmenter ses bénéfices, se retrouve dans une grave situation d’austérité pour les années à venir. De nombreuses améliorations pour faciliter et augmenter l’écoute, telles une application portable ou meilleur système d’archivage, ne verront pas le jour de sitôt. Il ne reste plus qu’à se serrer la ceinture et tenter de comprendre ceux qui ont voté «Non», car, comme le dit MacArthur, «on ne peut pas apprendre sans écouter».