Applebaum maire de Montréal
26 novembre 2012
Brève.

Montréal a désormais un nouveau maire. Le 16 novembre dernier, les conseillers de la ville ont élu Michael Applebaum comme maire intérimaire, à 31 voix contre 29 pour son adversaire Richard Deschamps. Il occupera ce poste jusqu’aux prochaines élections municipales, prévues pour le mois de novembre 2013.

Cette nomination fait suite à la démission de l’ancien maire Gérald Tremblay, le 5 novembre dernier (Le Délit, 6 novembre 2012, vol. 102, n° 8). Gérald Tremblay avait démissionné suite aux accusations de corruption faites à l’égard de son parti, Union Montréal.

Michael Applebaum était maire de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce depuis 2002. Jusqu’au 14 novembre dernier, il était membre d’Union Montréal. En 2011, Gérald Tremblay l’avait nommé président du comité exécutif de la ville.

La semaine dernière, Michael Applebaum a quitté Union Montréal pour pouvoir se présenter au poste de maire intérimaire face au candidat choisi par le parti, Richard Deschamps. Il est désormais considéré comme politicien «indépendant».

Les deux chefs des partis d’opposition, Louise Harel (Vision Montréal) et Richard Bergeron (Projet Montréal) avait pour leur part décidé de ne pas présenter de candidats.

«Je choisis la collaboration, la transparence, et le renouveau», a annoncé le nouveau maire lors de son discours d’assermentation, le 19 novembre.

Michael Applebaum a exprimé dans son discours le souhait de former un gouvernement municipal de «coalition»: «[Je tends] la main aux élus de toutes les formations politiques» pour une «politique non partisane». Le comité exécutif de la ville dévoilé le jeudi 22 novembre semble venir confirmer cette intention, avec quatre membre indépendants (incluant le maire), trois issus de Vision Montréal, trois d’Union Montréal, et deux de Projet Montréal. On note également un équilibre parmi les six conseillers associés au comité exécutif.

«Je vais tout faire pour récupérer ce qu’on vous a volé et pour vous protéger des prochains qui essaieront d’en profiter», a également déclaré Michael Applebaum aux citoyens montréalais le 19 novembre dernier. «J’ai promis une plus grande transparence». Il faisait ainsi référence aux problèmes de corruption à Montréal. Sachant que la Commission Charbonneau révèle tous les jours de nouveaux éléments de corruption dans la ville, sa tâche est considérable.