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	<title>Archives des Omnivore - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Thu, 27 Nov 2025 04:42:32 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>La cantine du Tit Belœil</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-cantinee-du-tit-beloeil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sean Sadeghi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Tit Belœil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chasse à la meilleure poutine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-cantinee-du-tit-beloeil/" data-wpel-link="internal">La cantine du Tit Belœil</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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<p class="has-drop-cap">Alors que le Québec se refroidit progressivement, je vous propose cette semaine de partir vers l’un des classiques aliments réconfortants offerts ici : la poutine. J’aimerais vous emmener avec moi dans ma chasse pour la meilleure poutine au monde. J’aurais pu dire « la meilleure poutine de Montréal », mais, comme vous le verrez, la meilleure poutine se trouve à l’extérieur de la ville. Nous allons même débuter ce voyage à Belœil, à près de 40 km de Montréal.</p>



<p>Commençons par un petit résumé de l’histoire de ce fameux plat québécois, connu dans le monde entier. Une tâche facile? Pas exactement.</p>



<p>La poutine a été inventée vers la fin des années 1950 au centre du Québec, et trois restaurants principaux s’en disputent l’invention : le Roy Jucep à Drummondville, Le Lutin Qui Rit à Warwick, et La Petite Vache à Princeville. Il faut savoir que c’est le Roy Jucep qui, en 1964, a été le premier à servir le plat que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de « poutine » : avec des frites, du fromage en grain et de la sauce brune. La poutine est vite devenue populaire dans les casse-croûtes québécois. On ne sait pas exactement quand le plat est arrivé à Montréal, mais le restaurant La Banquise a commencé à le servir au début des années 1980.</p>



<p>Même en tant qu’Américain, j’ai toujours apprécié ce chef-d’œuvre de la cuisine québécoise. Je passais du temps sur le fil Reddit « r/poutine » lorsque j’ai vu une photo de la poutine de La Cantine du Tit Beloeil pour la première fois. C’était le coup de foudre. Le jour même, j’ai acheté une nouvelle carte OPUS zone ABC et j’ai commencé mon voyage du centre-ville jusqu’à Belœil. Une heure plus tard, j’étais arrivé dans cette petite ville charmante des Basses-terres du fleuve Saint Laurent. À mon arrivée, j’ai commandé une grande poutine et un hot-dog vapeur (<em>steamé</em>). Mes très hautes attentes ont encore été surpassées quand on m’a servi ce plat magnifique. Regardez l’illustration de l’article si vous ne me croyez pas. On commence par la sauce, la partie la plus importante d’une poutine, car sa saveur pénètre celle du plat entier. Elle était savoureuse, bien poivrée, très chaude, réconfortante, avec une saveur profonde de viande, d’oignon et d’épices. Vous pouvez même voir les petits morceaux de poivre moulu dans la sauce. Absolument impeccable. Poursuivons avec le fromage. C’est très facile d’en voir l’abondance. Mais la qualité n’a pas été compromise par la quantité. À l’exception d’une station-service dans les Cantons-de‑l’Est, il s’agit du meilleur fromage en grains que j’ai jamais goûté, et certainement le meilleur dans une poutine. On voit la fraîcheur du fromage dans une poutine à son bruit distinctif, le « skouik skouik », et à son apparence – un fromage frais ne fond jamais. Si, comme moi, vous êtes expert en poutine, vous pouvez remarquer que ce fromage est le plus frais possible par un simple coup d’œil. Finalement, les frites. L’élément le plus classique, incontournable et omniprésent d’une poutine. Bien que de mauvaises frites ne détruisent pas une poutine, de bonnes frites la subliment. Celles-ci étaient excellentes. Leur couleur, brun doré, légèrement ombré, indique une cuisson parfaite : elles étaient très croustillantes à l’extérieur, avec une saveur presque sucrée à l’intérieur. Ces frites-ci ont vraiment élevé le plat entier, et je dirais même que c’est pour elles que je reviendrais.</p>



<p>Et voilà, un bon exemple de plat où trois ingrédients simples, quand ils sont tous d’une grande qualité, peuvent être combinés de manière particulière afin de créer un plat incontournable et franchement incroyable. Le hot-dog vapeur mérite par ailleurs d’être mentionné ici ; ça, c’était ben correct.</p>
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		<item>
		<title>La « critique 2.0 »&#160;</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-critique-2-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière la nouvelle génération de critique gastronomique. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-critique-2-0/" data-wpel-link="internal">La « critique 2.0 »&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">On ne doit pas prendre un critique gastronomique à la légère. Jadis, leurs portraits ornaient les mûrs des cuisines, pour que tous les employés les identifient sans erreur. Leur plume implacable faisait grincer des dents les plus talentueux et réputés chefs cuisiniers, et pour cause : une critique virulente peut précipiter un restaurant vers la faillite, et même avoir raison de la carrière d’un chef. Toutefois, l’arrivée des réseaux sociaux vient brouiller les cartes. Une démocratisation de la critique gastronomique, notamment à travers les commentaires d’internautes et les avis Google, permet à la critique de s’évader des serres d’une poignée d’individus élitistes. On aperçoit aussitôt une nouvelle vague de critiques gastronomiques, où la grille d’évaluation s’est transformée, mais l’essence du métier demeure.&nbsp;<br><br>Tommy Dion, un critique gastronomique montréalais fondateur du guide Cuisinomane, fait partie de cette nouvelle génération de critiques. Parcourant chaque année au-delà de 220 restaurants, Dion se trouve entre deux mondes : à l’écrit pour des publications comme <em>Le Journal de Montréal</em> et <em>Le Devoir</em>, mais aussi de manière numérique avec son <a href="https://www.instagram.com/lecuisinomane/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">compte Instagram personnel</a>. En décrivant la nature de sa pratique, il cherche à se différencier de ceux qui sont venus avant lui. « Ce n’est plus la même chose que la critique des années 2000, qui peut détruire ou faire un restaurant », me dit-il. Tommy Dion parle de cette notion de <a href="https://www.lapresse.ca/techno/internet/201207/20/01-4557371-gourmands-20-des-critiques-qui-derangent.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« critique 2.0 »</a> : « Je fais vraiment une critique davantage constructive. J’amène un côté compréhensif, un côté éducationnel quand j’écris&nbsp;», précise-t-il. « Je ne suis pas là pour détruire des vies ».&nbsp;<br><br>Chaque cheminement professionnel vers ce métier est unique et donne lieu à des récits distincts. Tommy Dion attribue son style à sa formation à la fois sportive et scientifique. Fort de deux participations aux championnats du monde du<em> Ironman</em>, son expérience lui est curieusement utile : « Avant, je m’entraînais le corps pour être meilleur dans mon sport. Aujourd’hui, je m’entraîne le palais, les sens et la compréhension pour être meilleur dans mon métier. » Idem pour son expérience dans le domaine des sciences. Ayant étudié en sciences de l’activité physique à l’Université de Sherbrooke, il raconte avoir « fait des recherches, écrit des articles scientifiques, et présenté des résultats un peu partout dans le monde ». Cela lui apporte une certaine rigueur scientifique dans son travail « tout en ayant un côté un peu plus ludique ».&nbsp;<br><br><br><strong>Agents secrets&nbsp;</strong><br><br>Une grande question demeure dans le monde de la critique : comment rester impartial lorsqu’on est susceptible de recevoir un service d’exception, un dessert offert, ou même un repas entier gracieusement pris en charge par l’établissement? Auparavant, certains critiques gastronomiques optaient pour l’anonymat, se donnant beaucoup de mal à rester dans l’ombre. Ruth Reichl, ancienne critique gastronomique du <em>New York Times</em> dans les années 1990, décrit en détail ce défi professionnel dans son livre <em>Garlic and Sapphires</em>. Une maquilleuse, un déguisement et même un coach d’acteur : elle est allée jusqu’à s’inventer des alter ego!&nbsp;<br><br>L’une d’entre elles, nommée Molly, est une professeure d’anglais modeste venue du Michigan. Sortie du placard pour une critique du restaurant <em>Le Cirque</em>, un établissement autrefois très réputé, Molly révéla une face cachée du restaurant. Sans tous les artifices de son alter ego, Reichl a reçu le traitement royal : un repas cinq étoiles. Avec Molly, ce fut une tout autre histoire. Cette femme qui détonne avec l’élitisme new-yorkais a reçu un accueil froid et des assiettes sans grand intérêt. L’histoire nous rappelle qu’un service reçu au restaurant peut varier d’une personne à l’autre.<br><br>De nos jours, on remarque que la plupart des critiques gastronomiques, comme Tommy Dion, ne choisissent pas la voie de l’anonymat. « Ce n’est pas nécessairement un choix. C’est un peu une nouvelle réalité », me dit-il. « Aujourd’hui, à l’ère des réseaux sociaux, c’est pratiquement impossible de rester anonyme. ». En résulte parfois un traitement d’exception quand le critique est reconnu. « Certaines fois, j’ai un service un peu plus privilégié », admet-il, « mais je ne m’en tiens pas qu’à ça ». Ainsi, il se force à prendre du recul en se posant des questions comme :&nbsp; « Est-ce que c’est au détriment de la table à côté de moi? »<br><br><strong>Sur nos écrans&nbsp;</strong><br><br>Avec les réseaux sociaux, de nouvelles voix de la critique peuvent émerger de n’importe quel milieu, à l’instar d’Ertan Bek, un chauffeur de taxi dans la ville de New York. Depuis quelques années, Bek publie des vidéos racontant ses expériences dans des restaurants haut de gamme pendant ses pauses du midi. Très sincère (révélant toujours le prix) et généreux avec ses pourboires, ce critique connaît le succès : chaque nouvelle publication accumule des millions de vues. Dans les restaurants, cette nouvelle notoriété ne passe pas inaperçue. Lors de son passage au restaurant La Tête d’Or en août dernier, Bek a eu l’honneur de se faire servir une entrecôte (offerte par la maison, bien évidemment) par nul autre que le chef étoilé Daniel Boulud. Aujourd’hui comme hier, c’est l’influence avant tout qui façonnera l’expérience.<br><br>La ville de Montréal n’est pas épargnée par ces influenceurs gastronomiques. L’une des figures reconnues dans la ville est Emilie Rossignol-Arts, ancienne étudiante à McGill et aujourd’hui créatrice de contenu. « <em>Au départ, je me suis concentrée sur des contenus visant à sensibiliser le public aux troubles alimentaires, mais une critique de restaurant que j’ai publiée est devenue virale du jour au lendemain, de manière tout à fait inattendue</em> (<em>tdlr</em>) », me dit-elle. Depuis, elle parcourt la ville en partageant les bonnes adresses sur son <a href="https://www.instagram.com/emilierossignolarts/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">compte Instagram</a>, qui rassemble aujourd’hui plus de 112 000 abonnés.&nbsp;<br><br>Avec son public, pourtant, une question revient souvent sur la nature de sa critique : pourquoi ne publie-t-elle jamais d’avis négatifs? « <em>En réalité, je me concentre sur les petits restaurants, souvent familiaux, dont les propriétaires ont consacré leur vie à leur établissement. Les goûts étant subjectifs, je préfère ne pas utiliser la plateforme pour critiquer leur cuisine</em> », explique-t-elle. « <em>La cuisine est un langage subjectif, et je préfère garder les critiques négatives sur mon disque dur, choisissant plutôt de diffuser des messages positifs.</em> »<br><br><strong>Trompe‑l’oeil&nbsp;</strong><br><br>De nos jours, chaque client de restaurant a un appareil photo dans sa poche. En conjuguant la tendance « <em>phone eats first</em> » – où c’est notre caméra qui a droit à la première part du gâteau –&nbsp; et cet insatiable besoin de tout partager, l’image et l’esthétique sont devenues primordiales pour les restaurants. Parfois au point de compromettre l’assiette. « Je trouve que l’évolution avec les réseaux sociaux, ça diminue la qualité de la restauration. Il y a trop de restaurants qui le font juste pour que ce soit beau, juste pour que ce soit visuellement plus délicieux, plus photogénique », reprend Tommy Dion. « Ça donne envie aux gens, mais, au final, la qualité n’est pas nécessairement là », regrette-t-il.&nbsp;<br><br>Cependant, Rossignol-Arts reconnaît l’influence favorable des réseaux sociaux, soulignant son impact extrêmement positif sur le secteur. « <em>Lorsqu’une vidéo devient virale, elle peut complètement changer la trajectoire d’un restaurant, en particulier pour les établissements mal situés ou qui ne disposent pas d’un budget suffisant pour faire de la publicité</em> », ajoute-t-elle. Même si elle considère que la bouche à oreille demeure pertinente, elle met en avant les nouvelles formes de partage, qui exercent davantage d’influence, comme les vidéos courtes sur Instagram. À nous de garder l’œil et le palais vigilants et maintenir notre sens critique.<br><br></p>



<p></p>
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		<title>Cuisiner sa mémoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/cuisiner-sa-memoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment la nourriture permet de raconter ses origines.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avant de rentrer chez soi après avoir passé beaucoup de temps à l’étranger, ou simplement loin de sa famille, on ressent souvent un sentiment de manque. Cette nostalgie du familier, du quotidien, se manifeste différemment pour chacun d’entre nous. Les plats réconfortants de notre enfance deviennent alors un moyen immédiat de retrouver un peu de ce foyer qui nous manque. En plus de remplir les estomacs, la nourriture agit comme un lien vivant entre nous, notre histoire familiale et la culture de laquelle elle a émergé. Elle nous permet de maintenir, de partager et de réactiver des récits – ceux de nos familles, de nos régions, de nos pays.</p>



<p>La cuisine n’apparaît jamais dans le vide : elle prend forme dans un contexte historique, géographique et social. Les plats que nous connaissons aujourd’hui sont le résultat d’événements, parfois très anciens, qui ont façonné les habitudes alimentaires d’une région ou d’un pays entier.<a href="https://l-express.ca/la-cuisine-canadienne-un-langage-en-perpetuelle-evolution/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> La cuisine canadienne</a> illustre parfaitement la manière dont l’histoire nationale modifie et enrichit les pratiques culinaires. L’influence des colons français et britanniques, des immigrants chinois dès le 19e siècle, des Italiens après 1940, ou encore des Vietnamiens dans les années 1970 a donné naissance à une mosaïque culinaire unique. On trouve, par exemple, des pierogis en Alberta, en Saskatchewan et en Ontario, introduits par les communautés d’Europe de l’Est. Chaque vague migratoire apporte ses techniques et ses saveurs, mais ces traditions se transforment toujours au contact des ingrédients locaux. Sous l’influence des colons britanniques, les colons français se sont, par exemple, mis à manger des pommes de terre, auparavant réservées aux animaux. Ce changement est entièrement lié au contexte colonial et donnera naissance, des générations plus tard, au célèbre pâté chinois.</p>



<p>Mais au-delà des grandes forces historiques, la cuisine s’inscrit aussi dans des récits beaucoup plus intimes : ceux de la famille. Préparer un plat, c’est souvent renouer avec les gestes des générations précédentes, se rappeler un parent, une voix, une odeur dans la maison. C’est examiner son héritage à travers des traditions culinaires que l’on perpétue, consciemment ou non. Dans son livre <a href="https://www.newyorker.com/culture/culture-desk/crying-in-h-mart" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>Crying in H Mart</em></a>, Michelle Zauner raconte comment la nourriture devient un moyen de préserver son héritage coréen après la mort de sa mère. Elle écrit : «<em> Vous me trouverez en train de pleurer devant les réfrigérateurs à banchan, me rappelant le goût des œufs à la sauce soja de ma mère et sa soupe froide de radis. </em>[…]<em> Sanglotant près des produits secs, me demandant : “Suis-je encore vraiment coréenne si je n’ai personne à qui téléphoner pour demander quelle marque d’algues nous achetions?”</em>(<em>tdlr</em>) »&nbsp;</p>



<p>Raconter les histoires de nos plats, partager des anecdotes culinaires, transmettre des recettes, c’est partager un morceau de soi, de son entourage, de son passé. La tradition culinaire devient un fil qui ne rompt pas, une manière de rester connecté à ce que nous sommes et à ceux qui nous ont précédés.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ce midi, repas gratuit!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/ce-midi-repas-gratuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[repas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les diners quotidiens de l’AÉUM, une mesure temporaire fructueuse.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Si vous entrez dans le Centre universitaire de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) entre 12h30 et 14h30, vous y verrez une longue file d’étudiants munis de leur&nbsp;contenant. La raison de leur attente : un petit kiosque, encadré par deux grands panneaux affichant les mots « <em>FREE DAILY LUNCHES</em> » (<em>dîners quotidiens gratuits, (tdlr</em>), derrière lequel s’affaire un employé du traiteur <em>Bon Appétit</em>.</p>



<p>Ce nouveau programme de repas quotidiens gratuits proposé par l’AÉUM a pour but de remplacer <em>Midnight Kitchen</em> (MK). Au début d’octobre, l’AÉUM a décidé, unilatéralement et sans préavis, de<a href="https://ssmu.ca/blog/2025/10/avis-concernant-la-reorganisation-du-service-cuisine-de-minuit/?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> « réorganiser le service » de MK</a> , évoquant une&nbsp; mauvaise gestion des fonds et la qualité jugée médiocre du service offert. L’AÉUM a tout d’abord affirmé une volonté de « bonifier le programme [de MK] » en l’intégrant « aux départements à temps plein de l’AÉUM ». Toutefois, l’association étudiante, conjointement avec l’Association étudiante de la Faculté des arts (AÉFA), a décidé de sous-traiter ces services à l’entreprise de traiteur montréalaise <em>Bon Appétit</em>, afin d’assurer une continuité du service dans l’attente d’une solution plus durable. Le président de l’AÉUM, Dymetri Taylor, explique qu’il ne s’agit que d’une mesure temporaire : « <em>Le recours au traiteur se poursuivra uniquement jusqu’à la fin du semestre</em>. » « <em>C’est afin de garantir que les étudiants aient accès à un service de dîner cinq jours sur cinq. À partir de janvier, le service de restauration reviendra sous la responsabilité directe de l’AÉUM.</em> », assure-t-il.</p>



<p>En effet, le programme connaît un succès croissant auprès des étudiants. Beaucoup en ont entendu parler via les réseaux sociaux, dénotant les efforts déployés par l’AÉUM pour rendre l’initiative visible et accessible. En plus de la campagne numérique, des affiches promouvant le service de dîner sont observables sur pratiquement chaque tableau d’affichage du campus.&nbsp;</p>



<p>Parmi la dizaine de personnes interrogées par <em>Le Délit</em> pendant leur attente devant le kiosque du Centre universitaire, aucun n’avait déjà fréquenté MK. Lorsqu’on lui pose la question, Mia Valderrama-Lopez, étudiante à McGill, a l’air confuse. « <em>Midnight Kitchen? Non, je n’en ai pas entendu parler</em>», répond-elle, « <em>Je suis l’AÉUM sur Instagram et c’est comme ça que j’ai découvert le service de dîners</em> ».</p>



<p>Le <a href="https://drive.google.com/file/d/1kw3rFgIZ-F33-hDXAOsi0KnQdK0etRrK/view" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">budget 2024 de MK </a>allouait 25 000 $ (soit 7,41 %) de son budget à la nourriture, pour un à deux repas par semaine. Le nouveau service, dont le budget est porté à 36 000 $, permet désormais de fournir des repas cinq jours sur cinq. Bien que cela marque une progression en termes de régularité des repas proposés aux étudiants, il ne faut pas perdre de vue les limitations liées aux moyens matériels et humains rencontrées par MK. Ces dernières éclairent la situation. MK a<a href="https://www.instagram.com/save.mk.coalition/p/DPU1zA8jned/?img_index=5" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> dénoncé le comportement de l’AÉUM sur ses réseaux sociaux.</a>&nbsp;</p>



<p>Elisha-Grace King, étudiante mcgilloise et ancienne habituée de MK ces dernières années, partage son ressenti : « <em>J’étais très impressionnée que l’AÉUM soit capable de mettre en place un projet aussi grand en si peu de temps, et j’espère – au nom de tous les étudiants – que cela reste un succès.</em>» Elle nuance toutefois : « <em>MK était important, non seulement pour leur service de repas, mais aussi pour la communauté en général, notamment dans les milieux de justice sociale et dans le quartier de Milton-Parc. Peu importe l’ampleur du nouveau programme de l’AÉUM</em> », ajoute-t-elle, « <em>je crois qu’il ne pourra jamais remplacer complètement MK</em>. »</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/ce-midi-repas-gratuit/" data-wpel-link="internal">Ce midi, repas gratuit!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>2025 : le brouhaha du matcha</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/2025-le-brouhaha-du-matcha/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>
		<category><![CDATA[Matcha]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<category><![CDATA[rituel]]></category>
		<category><![CDATA[Tendance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comprendre la frénésie mondiale autour cette boisson.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/2025-le-brouhaha-du-matcha/" data-wpel-link="internal">2025 : le brouhaha du matcha</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Difficile de passer à côté de la boisson tendance du moment : le matcha. De Montréal à Téhéran, en passant par Hambourg et Nashville, ce thé à la couleur verte prononcée captive les jeunes plus que jamais. Inondant autant les rues que les réseaux sociaux, sa popularité frénétique l’a élevé au-delà de la simple boisson – c’est devenu <em>la</em> nouvelle coqueluche de notre génération. En conséquence, tous les commerces veulent saisir l’opportunité et prendre leur part du gâteau. Cette popularité est pourtant très récente : avant son ascension fulgurante, la boisson était avant tout associée aux cérémonies de thé japonaises. Alors que la demande pour ce nouvel « or vert » ne fait qu’augmenter, l’industrie japonaise peine à y répondre. </p>



<p><strong>Une histoire de tradition</strong> </p>



<p>Il y a encore dix ans, le matcha incarnait l’antithèse de la jeunesse numérique ultra connectée qu’elle reflète aujourd’hui. Omniprésent dans les cérémonies de thé japonaises, il était ancré dans un rituel méditatif inspiré de la philosophie zen et pratiqué depuis le 15<em>e</em> siècle. « <em>Quand on parlait de matcha auparavant au Japon, les gens associaient ce mot à la cérémonie du thé, à la discipline et à quelque chose qui prenait beaucoup de temps</em> (<em>tldr</em>) », explique Reina Sakao, fondatrice de la boutique <em>Sakao Japanese Tea</em>, qui offre une sélection de thés japonais.</p>



<p> Même s’il existe aujourd’hui des variations informelles, la cérémonie de thé traditionnelle représente un art millimétré. Ce rituel dure trois à quatre heures et va bien au-delà de la simple consommation d’un thé, incluant notamment un repas, un arrangement soigné de charbon et une composition florale. « <em>En général, la cérémonie a lieu au moins une fois par saison</em> », me dit Mme Sakao. « <em>Le but, c’est d’apprécier chaque cycle, d’apprécier le moment présent</em> ». </p>



<p>Lors de ces cérémonies, deux variétés de thé sont utilisées : l’<em>usucha </em>et le <em>koicha</em>. Le premier est plus fin, moins cher et peut être utilisé au quotidien. Le <em>koicha</em>, quant à lui, est un thé plus épais aux notes plus corsées et riches. D’une qualité supérieure et assorti d’un prix plus élevé, le <em>koicha</em> est réservé pour des occasions spéciales. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Quand on parlait de matcha auparavant au Japon, les gens associaient ce mot à la cérémonie du thé, à la discipline et à quelque chose qui prenait beaucoup de temps » </p>



<p>Reina Sakao, fondatrice de la boutique Sakao Japanese Tea</p>
</blockquote>



<p>Malheureusement, cette distinction se perd une fois le matcha exporté dans les marchés étrangers, où il est souvent vendu en deux catégories : cérémonial ou culinaire. D’après Mme Sakao, la différence est liée au temps de récolte : «<em> Normalement, les premières feuilles sont plus tendres, plus vertes, avec plus d’umami et une valeur nutritive plus élevée</em> », et ce sont elles qui se boivent de préférence. Le matcha de qualité culinaire, plus amer et apte à la cuisson, viendrait plutôt de la deuxième récolte. </p>



<p><strong>Identité en transformation </strong></p>



<p>Dans<em> Le Livre du thé</em>, Okakura Kakuzō, un intellectuel japonais, décrit le thé comme « une religion de l’art de la vie ». On se demande bien si cette philosophie traverse l’esprit des jeunes personnes en attendant leur matcha à Starbucks. Ces temps-ci, on soulignerait plutôt ses qualités énergisantes : puisque le matcha est moulu et consommé entièrement dans le liquide, cela fait de lui une boisson bien plus concentrée en nutriments, notamment en caféine. Le matcha a également des bénéfices pour la santé : antioxydants, anti-inflammatoires, L‑théanine (un acide aminé aux effets apaisants sur le cerveau), et autres. </p>



<p><strong>Noyée dans le sucre </strong></p>



<p>À Montréal, une hausse de demande a conduit à une vraie démocratisation du matcha. Les établissements spécialisés dans le matcha poussent comme des champignons autour de la ville, ainsi que, dans les cafés classiques, il est devenu incontournable. « <em>C’est une boisson très demandée </em>», me dit Ibrahim, barista chez Café Nocturne. « <em>Comparé même à un latte ou à l’espresso, le matcha est probablement tout aussi populaire.</em> » Une remarque surprenante, sachant qu’il y a seulement cinq ans, il était encore difficile de se procurer cette boisson.</p>



<p> Au Café Nocturne, comme dans la plupart des cafés typiques de la ville, le matcha est exclusivement disponible en latte. Servi avec du lait et un sirop sucré, il reste un choix de boisson très accessible, selon Ibrahim. «<em> Je pense qu’il pourrait y avoir un lien avec le fait que le café soit trop amer, alors que le matcha, avec un sirop de vanille, a un goût juste assez subtil</em> », explique le barista. </p>



<p><strong>L’augmentation du prix </strong></p>



<p>Au Japon, la production artisanale du matcha ne lui permet pas de répondre entièrement à la demande croissante. En tenant compte d’autres facteurs, tels qu’une population vieillissante – l’âge moyen des fermiers étant de <a href="https://www.ft.com/content/be14c1f5-c6d4-4583-bf5b-c64d4d76a679" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">69 ans</a> –, une monnaie en pleine dévaluation et des conditions climatiques défavorables à la production, le marché du matcha subit de fortes contraintes. La conséquence directe est une augmentation record du prix du matcha : lors de la première vente aux enchères à Kyoto cette année, le prix d’un kilogramme de matcha a enregistré une hausse de <a href="https://gjtea.org/japanese-tea-report-may-2025/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">70 %</a> par rapport à l’année précédente.</p>



<p>Pour les commerces, ce succès est à double tranchant. Peter Yuen est propriétaire d’Asiatica, une boutique de thé ouverte depuis 26 ans, qui fournit du matcha aux cafés ainsi qu’aux particuliers. « <em>Avec le matcha, notre profit est beaucoup plus bas comparé à d’autres thés offerts</em> », me confie-t-il. « <em>Parce que le prix augmente trop vite, nous ne parvenons pas à suivre l’augmentation des coûts </em>». Malgré cela, il affirme que le matcha reste bon marché pour son magasin : «<em> Quand tu vends du matcha, tu ne vends pas seulement le thé – tu vends aussi tous les accessoires : le bol à matcha, le fouet, le </em>chashaku<em> (la petite cuillère).</em> » </p>



<p><strong>Les enjeux épineux </strong></p>



<p>Alors que les agriculteurs et intermédiaires du matcha au Japon doivent composer avec un engouement considérable, il n’est pas surprenant que les pays voisins observent attentivement cette tendance. La Chine, par exemple – l’endroit où le matcha est né pendant la dynastie Sung – a déjà accéléré sa production de matcha. « <em>Ça fait déjà cinq à dix ans qu’ils en produisent</em> », me dit M. Yuen. Néanmoins, il garde ses réserves : les Chinois ont beau importer des graines japonaises et embaucher des ingénieurs japonais, « <em>il n’y a pas de comparaison</em> », affirme-t-il. «<em> Un sol différent, une eau différente, une température différente : à quoi vous attendez-vous? </em>»</p>



<p>Une autre menace réside plus localement au Japon, traditionnellement réputé pour la qualité de ses produits. « <em>Il y a certains marchands avec qui nous communiquons et qui disent : “Je ne m’inquiète pas de la quantité, mais de la qualité maintenant”</em> », indique M. Yuen. « <em>Certains commerçants de thé se rendent compte que la demande est tellement forte qu’il faut accélérer la production</em> ». Au Japon, où l’on a tendance à prioriser la qualité par rapport à la quantité, notamment avec les fruits haut de gamme ou le bœuf de Kobe, le matcha ne fait pas exception. Une baisse de qualité pourrait endommager une industrie qui existe depuis des siècles. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Lors de la première vente aux enchères à Kyoto cette année, le prix d’un kilogramme de matcha a enregistré une hausse de 70 % par rapport à l’année précédente »</p>
</blockquote>



<p><strong>Une relâche des prix? </strong></p>



<p>Malheureusement pour les accros au matcha latte, le prix ne va pas s’équilibrer du jour au lendemain – il pourrait même encore augmenter. L’importante demande et les pénuries ne peuvent pas être résolues avant la prochaine saison de récolte, qui a lieu à la fin du printemps. Or, les réserves du matcha japonais, déjà limitées, risquent d’être soumises à une pression accrue. En fin de compte, M. Yuen voit cette tendance éventuellement se dissiper : « <em>Toutes les modes ont une date d’expiration. Un jour ou l’autre, cela finira par passer.</em> »</p>
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		<title>Quand chaque bouchée est risquée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/quand-chaque-bouchee-est-risquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Additifs]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mieux comprendre les dangers cachés dans notre alimentation.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Qui n’aime pas manger? Pour beaucoup c’est l’occasion de prendre son temps, de découvrir de nouvelles saveurs, de partager et de profiter. Mais il ne faut pas non plus oublier les risques que l’on peut encourir en mangeant des aliments ultratransformés. Si je vous parle de butylhydroxytoluène, de carboxyméthylcellulose ou encore de polysorbate 80, il se peut fort bien que vous n’en ayez jamais entendu parler. Vous en mangez pourtant très souvent, puisqu’il s’agit d’additifs répandus. Aujourd’hui, il est important de se poser des questions sur la qualité de nos aliments ainsi que sur le potentiel risque auquel nous nous exposons en les consommant. Mais alors, quels sont-ils exactement? Et com- ment peut-on mieux se protéger? </p>



<p>Les <a href="https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/salubrite-aliments/additifs-alimentaires.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">additifs alimentaires</a> sont des substances ajoutées intentionnellement aux aliments pour en améliorer la conservation, le goût, la texture ou l’apparence. Il ne faut pas les confondre avec les épices, assaisonnements ou autres préparations aromatiques naturelles, ni avec les produits chimiques agricoles. Si certains additifs sont inoffensifs, beaucoup suscitent des inquiétudes pour la santé. Par exemple, certains colorants artificiels ont été <a href="https://oehha.ca.gov/sites/default/files/media/downloads/risk-assessment/report/healthefftsassess041621.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">associés à des troubles développementaux chez les enfants</a>, tandis que certains agents de conservation sont suspectés d’avoir des <a href="https://www.lemonde.fr/sante/article/2024/02/13/sante-des-additifs-alimentaires-associes-a-un-risque-accru-de-cancer_6216375_1651302.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">effets cancérigènes</a>. De plus, plusieurs additifs sont reconnus comme des perturbateurs endocriniens, ce qui signifie qu’ils peuvent déséquilibrer le système hormonal et entraîner des problèmes reproductifs. Ces substances peuvent donc affecter la fertilité, le développement fœtal ou encore augmenter le risque de certaines maladies chroniques. </p>



<p>Prenons une canette de <a href="https://canadadry.ca/product/biere-de-gingembre/?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Canada Dry</a>. Cette dernière contient un additif à risque élevé pour la santé : du benzoate de sodium, un agent conservateur. Cet additif est suspecté d’avoir des effets néfastes sur la reproduction et le foie ; il peut aussi provoquer des réactions d’intolérance, telles que des troubles gastro-intestinaux, des crises d’asthme et des effets négatifs sur le système nerveux. Malgré ces risques, les additifs sont encore largement utilisés pour prolonger la durée de vie des produits et répondre aux exigences esthétiques des consommateurs. </p>



<p>Il ne faut cependant pas croire en une ignorance généralisée du public vis-à-vis de ce problème ; il s’agit plutôt d’une question économique mêlée à une forme de fatalisme. Beaucoup de personnes, notamment les étudiants, n’ont pas la capacité financière de privilégier systématiquement des aliments sans additifs potentiellement dangereux. En effet, de manière générale, plus un produit est transformé, moins il est cher. Talia Moses, étudiante mcgilloise, explique la manière dont elle choisit quels aliments acheter : « <em>Je fais attention à ce que mes aliments soient bons pour ma santé, surtout en regardant leur valeur nutritive. Par contre,</em> », ajoute-t-elle, « <em>je ne prête pas vraiment attention aux additifs – ni aux microplastiques d’ailleurs. C’est presque impossible de tout éviter, alors je ne me prends pas trop la tête avec ça</em> ». Pour d’autres, c’est plus une question de déni volontaire : pas question de culpabiliser en mangeant leur collation favorite, alors ils préfèrent ne pas lire la liste d’ingrédients. </p>



<p>Si vous êtes curieux de connaître les risques encourus, ou si vous souhaitez être plus au courant de ce qui se trouve dans votre assiette, l’application mobile <em>Yuka</em> permet de balayer le code-barres de vos aliments et produits cosmétiques et leur attribue une note selon leur qualité. Mieux connaître les additifs qui s’immiscent dans notre alimentation est un premier pas essentiel pour faire des choix éclairés.</p>
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		<title>Madeleines, magie et souvenirs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/madeleines-magie-et-souvenirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[à la recherche du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[du côté de chez swann]]></category>
		<category><![CDATA[madeleine]]></category>
		<category><![CDATA[marcel proust]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire gustative]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment les goûts ravivent nos souvenirs d’enfance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Il suffit parfois d’une bouchée, d’une saveur ou d’un parfum pour que s’éveille un monde oublié, et que le passé resurgisse avec une intensité presque magique. Cette expérience, immortalisée par Marcel Proust dans <em>Du côté de chez Swann</em>, continue de fasciner scientifiques, philosophes et écrivains.</p>



<p><em>« Je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé ramollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée de miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. […] Plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »</em></p>



<p>La madeleine trempée dans le thé du narrateur n’est pas seulement un symbole littéraire. Elle incarne un mécanisme profondément ancré dans la biologie et la psychologie humaines : <a href="https://www.serviceshuma.com/post/la-r%C3%A9miniscence-des-souvenirs-comme-marcel-proust-%C3%A0-travers-la-madeleine" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la mémoire involontaire</a>. Il s’agit du surgissement spontané d’un souvenir ancien, sans effort conscient. De tous les sens, ce sont surtout les odeurs et les saveurs qui sont le plus étroitement liées aux émotions, et donc aux souvenirs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir »</p>



<p class="has-text-align-center"><sup>- Marcel Proust</sup></p>
</blockquote>



<p>Mais qu’est-ce que le goût, exactement? C’est en fait la combinaison de trois choses différentes : la gustation (les saveurs), l’olfaction (l’odeur), et l’expérience des sensations (le piquant du piment, la fraîcheur de la menthe, les bulles de soda…). C’est la combinaison de ces trois dimensions qui compose la richesse de l’expérience gustative. C’est précisément cette complexité multisensorielle qui explique la force du souvenir qu’elle peut déclencher. La part olfactive est notamment importante, car l’odorat est le seul de nos cinq sens connecté aux structures cérébrales impliquées dans les émotions et la mémoire. L’information olfactive ne passe pas par le thalamus (centre de tri des sensations), mais arrive directement à l’amygdale et l’hippocampe. Ces régions du cerveau gèrent les émotions, et permettent d’associer chaque saveur à un contexte – un repas de famille, un goûter au parc. Il suffit de retrouver cette même saveur pour que le souvenir reprenne vie.</p>



<p>Une <a href="https://univ-tlse2.hal.science/hal-04097976v1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude</a> réalisée par les chercheurs Vignolles et Pichon explique que « l’odorat associe très tôt des arômes à des lieux, des moments et des personnes, laissant des empreintes vivaces ». Si le goût nous ramène si puissamment à l’enfance, c’est aussi en raison d’un ancrage particulier. Le psychiatre <a href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/sante-vie-pratique/forme-et-sante/bien-nourrir-son-cerveau_9782415010560.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Guillaume Fond</a> explique que l’enfance « concentre des nouveautés sensorielles, des routines réconfortantes et des personnages clés ». Durant l’adolescence et le début de l’âge adulte, ces souvenirs se fixent, puis se stabilisent. Chaque arôme devient ainsi un raccourci émotionnel prêt à s’activer au détour d’une senteur familière. L’importance de ces souvenirs et leur plasticité expliquent pourquoi les souvenirs gustatifs d’enfance persistent souvent toute la vie. La consommation alimentaire nourrit donc une forme de nostalgie. Les chercheurs identifient six types de nostalgie liés à l’acte de manger : celle de l’enfance, du regret, de la substitution (un produit disparu), du mal du pays, des occasions exceptionnelles et de la redécouverte. Parmi elles, la nostalgie de l’enfance reste la plus puissante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’odorat associe très tôt des arômes à des lieux, des moments et des personnes, laissant des empreintes vivaces »</p>



<p class="has-text-align-center"><sup>- Alexandra Vignolles et Paul-Emmanuel Pichon</sup></p>
</blockquote>



<p>Le pouvoir évocateur du goût ne se limite pas aux souvenirs ; il peut aussi devenir un <a href="https://www.serviceshuma.com/post/la-r%C3%A9miniscence-des-souvenirs-comme-marcel-proust-%C3%A0-travers-la-madeleine" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">outil thérapeutique</a>. Recréer les saveurs de l’enfance permet aux personnes âgées de « se reconnecter à leurs racines et de revivre des souvenirs précieux, nourrissant leur corps et leur esprit ». Dans les maisons de retraite, certains programmes de soins utilisent désormais des repas d’époque ou des arômes familiers pour stimuler la mémoire et réduire l’anxiété.</p>



<p>Les <a href="https://www.slate.fr/boire-manger/pourquoi-la-nourriture-a-t-elle-le-pouvoir-d-invoquer-des-souvenirs-comment-les-souvenirs-s-accrochent-a-la-nourriture" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">entreprises agroalimentaires</a> ont également compris la puissance des souvenirs gustatifs. Les marques exploitent cette nostalgie pour susciter l’attachement et créer une relation de confiance, de dépendance, avec leurs produits. Par exemple, les confitures <em>Bonne Maman </em>ou les saucisses <em>Herta </em>misent sur une imagerie d’authenticité, rappelant « une autre époque », celle d’une enfance idéalisée et d’une simplicité perdue.</p>



<p>Au fond, chaque goût d’enfance compose une part de notre identité sensorielle. Derrière le sucre d’un gâteau, l’acidité d’un fruit ou le fumet d’un plat mijoté se cachent plus d’un fragment de vie.</p>
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		<title>Recettes d’enfance de l’équipe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/recettes-denfance-de-lequipe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[recette d'enfance]]></category>
		<category><![CDATA[recettes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59200</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment les goûts ravivent nos souvenirs d’enfance.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/recettes-denfance-de-lequipe/" data-wpel-link="internal">Recettes d’enfance de l’équipe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Chacun a ses recettes et ses souvenirs qui remontent à la surface lorsqu’on pense à un certain plat. L’équipe du <em>Délit </em>a accepté de partager avec vous quelques-unes des recettes de son enfance.</p>



<p><strong>Héloïse – Clafoutis aux cerises</strong></p>



<p>Tous les étés je pars en vacances chez mes grands-parents en Normandie. Les vacances sont toujours merveilleuses. En plus d’habiter près de la mer, mes grands-parents ont un jardin – un <em>grand </em>jardin, avec un cerisier au bord de la terrasse. Marcher dehors devient une épreuve si l’on ne veut pas finir avec des fruits plein les chaussures. Ces cerises, des bigarreau Napoléon, grosses, aux couleurs dégradées entre jaunes et roses, sont légèrement amères, juste assez pour être encore meilleures cuites que crues.</p>



<p>S’il y a une recette qui symbolise cette période, c’est le clafoutis que ma grand-mère fait avec ces cerises.</p>



<p>Battre 1 gros œuf et 1 tasse à café sucre jusqu’à obtenir un mélange jaune pâle. Ajouter au fur et à mesure 1 tasse de farine, 1 cuillère de levure et enfin 1 petite tasse de lait. Beurrer et fariner le moule. Ajouter les cerises encore noyautées – pour le goût – puis verser la pâte par-dessus. Ajouter une noisette de beurre sur le dessus. Enfourner! Cuire en chaleur tournante à 180 °C (355 °F) pendant environ 30 minutes. Vérifier avec un couteau la consistance du gâteau avant de le retirer du four. Laisser refroidir (ou pas, pour les gourmands et impatients), et déguster!</p>



<p><strong>Stu – Tarte Tatin à Mumu</strong></p>



<p>Ingrédients : 8 pommes pelées, tranchées et évidées, 3 c. à s. de beurre non salé, un tiers de tasse de sucre blanc, un fond de pâte à tarte feuilletée, du jus de citron, 1 jaune d’œuf battu.</p>



<p>Préparation : Trancher les pommes pelées et évidées en sections d’un centimètre et les faire revenir dans un poêlon à basse température avec le beurre, le sucre et le jus de citron. Faire caraméliser les pommes jusqu’à ce qu’elles soient tendres, mais pas molles, et de couleur rousse. Retirer du feu. Utiliser un plat à tarte en verre allant au four d’environ 10 à 12 pouces et, en spirale, y déposer les tranches de pomme, comme une rose. Mettre la pâte au-dessus et enfourner.</p>



<p><strong>Antoine – Sandwich au Nutella</strong></p>



<p>Ma <em>nonna </em>Angela, la meilleure cuisinière du monde (du moins, du haut de mes huit ans), serait déçue de savoir que mon souvenir culinaire le plus mémorable est un simple sandwich au Nutella. Au moins, son sandwich au Nutella, qu’elle me préparait systématiquement. Dans mon jeune temps, je passais chaque journée pédagogique chez elle, à m’occuper de son jardin et écouter des cassettes VHS sur sa télévision des années 80.</p>



<p>La recette? Simple, mais il vous faut les bons ingrédients. Nutella importé acheté au marché italien (de préférence, chez Berchicci) dans un pot en verre et pain blanc Villagio – les tranches du milieu. Très important, sinon, c’est quelconque. Vous pouvez couper les croûtes, mais c’est optionnel… j’ai appris à les aimer. Surtout : ne pas griller le pain. C’est crucial.</p>



<p>Maintenant, je n’ai plus de <em>nonna</em>, mais je garde un souvenir indélébile de cette collation de l’après-midi, que je me prépare encore plusieurs fois par semaine. Une bouchée, et il me paraît la voir s’affairer dans la maison, me jetant un regard affectueux de marraine dont elle seule avait le secret.</p>



<p><strong>Valentin – Légumes farcis</strong></p>



<p>Marseille, 17 h, au téléphone : « Mamie, on peut venir manger ce soir? » On ne prévient pas toujours très en avance. Trois heures après, pourtant, nous sommes à table, mes sœurs, notre grand-mère, et moi, face à un plat de légumes farcis, si rapidement cuisiné et qui n’en finit pas. Des tomates, des courgettes, des poivrons vidés de leur chair, remplacée par une base de riz et par une délicieuse farce de viande.</p>



<p>Une recette de famille, vieille comme le monde, qui fait un peu partie de nous.</p>



<p><strong>Marius – Quiche lorraine</strong></p>



<p>Pendant mon enfance au Gabon, ma mère passait chaque matin à préparer une <em>lunch box </em>pour mes frères et moi. L’odeur du fromage fondu qui parfumait les couloirs de ma maison m’a beaucoup marqué, et je revois le sourire sur le visage de ma mère à chaque fois que je refais cette recette!</p>



<p>Ingrédients : pâte brisée, 250 g de lardons, 4 œufs, 20 cl lait, 20 cl de crème fraîche, beaucoup d’emmental, paprika, muscade, sel et poivre.</p>



<p>Préparation : Prendre une fourchette et faire des petits trous dans la pâte brisée. Faire revenir le lard dans une poêle jusqu’à ce qu’il soit bien croustillant. Dans un bol, fouetter les oeufs, le lait, la crème fraîche, le poivre, la muscade, le sel, et le paprika. Placer les lardons sur la pâte. Verser le mélange par-dessus et râper l’emmental sur le tout. Mettre au four à 180 °C pendant 30 à 35 minutes.</p>



<p><strong>Eugénie – Riz au lait</strong></p>



<p>Le riz au lait de ma grand-mère est une recette qui me fera toujours penser à mon enfance. J’ai habité dans plusieurs pays quand j’étais plus jeune (Chine, Japon), et je ne voyais pas souvent ma famille éloignée, qui vivait au Canada. Rien ne me faisait sentir à la maison comme les visites annuelles de ma grand-mère, qui me préparait toujours son riz au lait que j’adorais. J’ai découvert quelques années après sa mort que la recette est intitulée « riz au lait d’Eugénie » dans son cahier de recettes, que ma mère m’a photocopié quand je suis partie à l’université. Maintenant vous pouvez en profiter vous aussi.</p>



<p>Une demi-tasse de riz, 750 ml de lait, 50 g de sucre et une gousse de vanille. Amener le tout à ébullition, puis baisser le feu pour que le lait frémisse doucement, à découvert. Cuire environ 40 minutes en brassant de temps en temps, jusqu’à ce que le liquide soit presque absorbé.</p>



<p><strong>Juliette – Carrés magiques</strong></p>



<p>J’ai passé plusieurs étés de mon enfance dans un camp de vacances où l’on cuisinait le meilleur dessert du monde : les « carrés magiques ».</p>



<p>Biscuits Graham, pépites de chocolat, ingrédient secret. Mélanger le tout dans un chaudron au-dessus du feu. Accompagner d’une légende.</p>



<p><strong>Matthieu – Douceurs françaises</strong></p>



<p>Ayant passé la majorité de ma vie à l’étranger (Beyrouth, Abu Dhabi, Washington), les produits français, dans lesquels j’ai été bercé, furent souvent difficiles d’accès.</p>



<p>Lorsque je revenais, durant les grandes vacances d’été, un tour de France s’imposait pour rendre visite à ma famille dispersée aux quatre coins de l’Hexagone. Dans ce périple, le passage chez mes grands-parents maternels faisait – et fait toujours – partie de mes étapes préférées. Un immense jardin rempli d’orchidées colorées, un potager cultivé passionnément par mon grand-père, et une tranquillité absolue, contrastant avec mon quotidien.</p>



<p>Ma grand-mère savait que j’avais été privé de douceurs françaises pendant près d’un an, alors, dès mon arrivée, un plateau de fromages gigantesque accompagné de toutes sortes de charcuteries m’attendait systématiquement le premier soir. Un assortiment simple, mais si savoureux compte tenu de l’amour avec lequel il a avait été réalisé.</p>



<p>Enfin, mon grand-père m’emmenait à la cueillette des mûres, ces baies délicieuses poussant sur des ronces épineuses. Activité périlleuse, mais dont le jeu valait la chandelle. Il confectionnait ensuite, avec le plus grand soin, de délicieuses confitures maison. Mûres, groseilles, fraises, rhubarbe, tout finissait en confiture! Ces plats simples, préparés avec tendresse et empreints de souvenirs, sont mes madeleines de Proust.</p>



<p><strong>Layla – Les biscuits de Mamie</strong></p>



<p>J’ai eu la chance de grandir près de ma grand-mère maternelle. Je passais presque chaque dimanche chez elle avec mes frères et sœurs, mes parents et mes tantes. Chaque semaine, pour accompagner notre café, ma grand-mère nous préparait des gâteaux, allant des sucreries algériennes au gâteau à la vanille recouvert de Nutella. Mais une recette très simple reste mon coup de cœur : des biscuits à la vanille. Un souvenir d’enfance que je continue de retrouver en cuisine aujourd’hui.</p>



<p>Ingrédients : 4 à 5 œufs, sucre (légèrement moins que le volume des œufs), huile (moitié de la quantité des œufs), 1 c. à s. bien remplie de levure chimique, une demie c. à s. d’extrait de vanille, le zeste d’un citron, farine (quantité suffisante pour obtenir une pâte), moules à biscuits.</p>



<p>Préparation : Dans un grand bol, battre les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter l’huile et mélanger. Incorporer la levure chimique et la vanille. Ajouter un peu de farine pour commencer, puis le zeste de citron. Mélanger le tout. Ajouter progressivement de la farine jusqu’à obtenir une pâte souple, mais non collante. Former des biscuits à l’aide des moules et les disposer sur une plaque. Cuire au four préchauffé à 180°C pendant 40 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit doré.</p>



<p><strong>Jiayuan – Soupe de nouilles</strong></p>



<p>Il m’est difficile de dire quelle saveur me rappelle le plus l’enfance, moi qui ai passé les sept premières années de ma vie à Guangzhou, une ville où j’avais accès à tout. Mais les choses devenaient tout de même plus compliquées lorsque je tombais malade : je perdais l’appétit au moindre symptôme. Trop chaud, trop froid, trop dur, trop mou : aucune nourriture ne passait par ma bouche. Heureusement, ma mère avait une solution pour me nourrir malgré tout : une soupe de nouilles aux tomates et aux œufs. Rien d’extraordinaire en termes d’aliments, encore moins en termes de difficulté, mais la recette fonctionne toujours, même à ce jour. Lorsque l’eau bout, ajouter les tomates coupées, puis une poignée de nouilles. Laisser cuire trois à cinq minutes. Pendant ce temps, battre les œufs pour les verser ensuite dans la casserole, puis ajouter un peu de sel. Quand les nouilles sont cuites, servir dans un bol et ajouter quelques gouttes d’huile de sésame.</p>



<p><strong>Toscane – <em>Krouchtikis</em></strong></p>



<p>À l’approche des fêtes de fin d’année, quand l’odeur de sucre vanillé envahit la cuisine, il n’y a pas de doute : ma grand-mère, d’origine polonaise, entame son rituel annuel – la confection de <em>krouchtikis</em>. Tablier noué autour de la taille, manches retroussées, elle s’affaire. Et même avec toute la douceur du monde, le processus est militaire. Mélanger farine, œufs, sucre, levure, beurre fondu. Pétrir, puis fraiser. Étaler la pâte au rouleau et la couper en losanges. En fendre le centre et y passer une extrémité pour former un nœud. Faire frire. Rouler dans le sucre (l’œuvre de ma cousine). Déguster, tièdes (mon œuvre à moi). Elle transmet volontiers sa recette – quantités exactes, temps précis. Pourtant, personne n’en fait d’aussi bons. Je la soupçonne d’ajouter un ingrédient secret. Ou peut-être est-ce le goût de sa passion pour la cuisine à partager.</p>
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		<title>L’obésité n’épargne plus les jeunes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/lobesite-nepargne-plus-les-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[marketing]]></category>
		<category><![CDATA[obésité]]></category>
		<category><![CDATA[unicef]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une tendance inquiétante à l’échelle mondiale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En regardant les parties de la Série mondiale cette semaine, j’ai remarqué un curieux paradoxe. Pendant les pauses publicitaires, Pepsi affichait fièrement sa boisson iconique, contenant une quantité astronomique de sucre par canette : 41 grammes! Durant les rencontres, c’était au tour des publicités Ozempic d’être visibles derrière le marbre. Voici donc un face à face de deux titans, acteurs omniprésents dans le discours sur l’obésité, chacun occupant un rôle distinct : le premier aggrave le problème, l’autre promet d’y remédier. L’obésité est un enjeu qui concerne la population entière, affectant autant les enfants que les adultes. </p>



<p>D’après un <a href="https://www.unicef.org/reports/feeding-profit" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rapport</a> publié par l’UNICEF, une division de l’ONU dédiée à la protection des enfants, l’année 2025 marque un tournant dans l’obésité infantile : pour la première fois, la forme dominante de malnutrition chez les jeunes est désormais l’obésité, éclipsant l’insuffisance pondérale. Aujourd’hui, dans la tranche d’âge des 5 à 19 ans, <a href="https://www.unicef.org/reports/feeding-profit" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un jeune</a> sur cinq est en situation de surpoids, un chiffre qui a doublé depuis le début du millénaire. Ce constat choquant démontre l’aboutissement d’une tendance échelonnée sur plusieurs décennies (voir le tableau ci-bas), et démontre un problème qui est de plus en plus mondialisé. L’agence onusienne ne propose pas de solution miracle dans cette lutte sur plusieurs fronts. Les génétiques partagées, les modes de vie (voir l’article de Timotée Allouch-Chantepie en page 4) et les facteurs de risques environnementaux sont tous des déterminants clés de l’obésité. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="754" height="916" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-11.50.03.png" alt class="wp-image-59168" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-11.50.03.png 754w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-11.50.03-650x790.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-04-a-11.50.03-150x182.png 150w" sizes="(max-width: 754px) 100vw, 754px"><figcaption><span class="media-credit">UNICEF</span></figcaption></figure>



<p><em>Tendances des pourcentages d’enfants et d’adolescents âgés de 5 a 19 ans</em></p>



<p><strong>Le rôle du marketing </strong></p>



<p>L’une des causes de cette montée fulgurante de l’obésité infantile, selon l’UNICEF, est la dégradation de l’environnement alimentaire (l’endroit où les enfants mangent, vivent, apprennent, et jouent) à cause de l’industrie des boissons et des aliments ultra-transformés. « <em>Il y a une accessibilité accrue et un marketing actif des aliments très caloriques en sucre et en sels </em>(<em>tdlr</em>) », explique la Dre Kaberi Dasgupta, professeure à l’Université McGill et spécialiste de la recherche sur le diabète. D’après le rapport, cela se manifeste par des pratiques marketing qui contournent habilement les réglementations déjà jugées insuffisantes par les gouvernements. </p>



<p>Prenons le cas du marketing numérique, auquel les enfants sont le plus exposés. Ici, la distinction entre contenu et publicité est souvent brouillée, et la supervision parentale, minime. En ajoutant le fait que les enfants ont des cerveaux encore en développement, force est d’admettre qu’ils n’ont tout simplement pas toujours la capacité cognitive de distinguer l’information objective de la publicité corporative. Certains pays, tels que l’<a href="https://www.economist.com/britain/2025/09/29/britains-strict-new-curbs-on-junk-food-marketing?utm_content=ed-picks-image-link-4&amp;etear=nl_special_4&amp;utm_campaign=r.special-edition-newsletter&amp;utm_medium=email.internal-newsletter.np&amp;utm_source=salesforce-marketing-cloud&amp;utm_term=10/25/2025&amp;utm_id=2117413" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Angleterre</a>, espèrent diminuer cette influence en misant sur une réglementation plus stricte. Depuis le 1<em>er</em> octobre, les publicités faisant la promotion d’aliments et de boissons jugées malsaines sont interdites sur les plateformes numériques et à la télévision avant neuf heures du soir. Une mesure louable, dont seul l’avenir pourra révéler l’efficacité. </p>



<p><strong>Insécurité alimentaire </strong></p>



<p>À travers le monde, la lutte contre l’obésité infantile varie en fonction du contexte socio-économique du pays. Dans les pays en voie de développement, ce sont les populations autrement aisées les <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22764734/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus susceptibles</a> d’être affectées par cette forme de malnutrition. Cependant, on observe l’inverse dans les pays à plus haut revenu, alors que les milieux défavorisés sont davantage touchés. Au Canada, ce cas devient un sujet d’actualité lorsque l’on prend en compte que l’insécurité alimentaire est en hausse – un enjeu étroitement lié à l’obésité d’après la Dre Dasgupta. « Partout au Canada, surtout depuis la pandémie, environ 25 % des foyers sont en situation d’insécurité alimentaire », souligne la Dre Dasgupta. « Ce n’est pas anodin ». </p>



<p>« Si vous allez dans une épicerie dans le nord du Québec ou dans des communautés isolées, vous constaterez que le coût des aliments sains est très élevé alors que des aliments malsains sont beaucoup moins chers », relève la Dre Dasgupta. Ceci met en lumière l’un des éléments déterminants publiés dans le rapport par l’UNICEF : dans les pays à haut revenu, ce sont les quartiers pauvres qui sont exposés de manière disproportionnée à des aliments et boissons ultra-transformés. Pour les enfants, ces environnements peuvent être particulièrement néfastes. En effet, <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21508837/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">d’après des études révélées dans le rapport</a> de l’UNICEF, les enfants ont une préférence biologique pour les produits sucrés, surtout lorsqu’on les compare aux adultes. </p>



<p>Pourtant, la Dre Dasgupta va plus loin dans sa démarche. En effet, elle explique que c’est dans le ventre maternel que le métabolisme se forme, entraînant une variabilité d’un enfant à l’autre. « Si on est mal nourri et de faible poids pendant sa grossesse, son bébé se développe alors dans un environnement pauvre en nutriments. Son métabolisme s’adapte dès le ventre maternel pour devenir avide de calories et de sucre », précise-t-elle. « Ensuite, tu prends cette personne qui, dès la naissance, est programmée sur le plan physiologique à retenir les calories, à stocker la graisse et tu la plonges dans un environnement où la restauration rapide domine et où les aliments sains coûtent cher », note la Dre Dasgupta. « Ils vont voir leur poids augmenter beaucoup plus rapidement que quelqu’un dont la mère n’a pas été dans un environnement carencé». </p>



<p><strong>Intervention clinique </strong></p>



<p>Pour la première fois depuis 2007, le Canada a mis à jour sa ligne directrice clinique concernant les enfants et adolescents qui souffrent de l’obésité. Avec ce renouvellement, de nouvelles priorités ont été établies, notamment en ce qui a trait à la qualité de vie et la santé mentale. Certains jeunes en situation d’obésité et âgés de 13 ans et plus sont maintenant éligibles à une chirurgie. « Une fois que les enfants ont dépassé un certain seuil, s’ils développent déjà des complications liées à leur surpoids, ils peuvent être candidats à des interventions telles que la chirurgie bariatrique », dit la Dre Dasgupta. Elle souligne que ces chirurgies sont des cas d’exception alors qu’il existe d’autres voies de traitements, tels que les régimes alimentaires ou le suivi psychologique. </p>



<p>Difficile de parler de traitements sans évoquer également les agonistes GLP‑1, les médicaments commercialisés sous des noms comme Ozempic et Wegovy. Depuis leur introduction dans le marché, leurs qualités coupe-faim en ont fait la coqueluche du milieu hollywoodien. Chez les enfants, l’adoption de ces traitements progresse plus lentement, leur utilisation étant réservée seulement à ceux âgés de 13 ans et plus. « En ce qui concerne ces nouveaux médicaments, quels en seront les effets à long terme, on ne le sait pas encore. Mais on connaît les effets à long terme de l’excès de poids. Il faut donc trouver un certain équilibre entre les deux », conclut-elle.</p>
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		<title>Une pause midi à Cafétéria La Mosaïque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/une-pause-midi-a-cafeteria-la-mosaique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Cafétéria]]></category>
		<category><![CDATA[cantine chinoise]]></category>
		<category><![CDATA[La Mosaïque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrons la cantine chinoise tout près du campus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/une-pause-midi-a-cafeteria-la-mosaique/" data-wpel-link="internal">Une pause midi à Cafétéria La Mosaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Caché sur la rue Milton, à quelques pas du campus, se trouve le restaurant chinois Cafétéria La Mosaïque. Avec une cuisine simple et sans prétention, ce restaurant offre un répit face au vacarme de la vie quotidienne des étudiants et professeurs mcgillois. Dès l’entrée, une odeur accueillante se mêle à une douce musique d’instrument à cordes, donnant le ton pour le reste de l’expérience. Le service est aimable et rapide. Vous n’avez même pas le temps de vous installer avant que la sonnerie annonce que votre commande est prête. La nourriture est suffisamment copieuse et chaleureuse pour vous laisser rassasié jusqu’au souper. Rapport qualité-prix, ce restaurant ne va pas amasser les foules avec ses prix dans la moyenne, mais reste une option plus que convenable. </p>



<p>Le mot « cafétéria », pourtant, n’a pas toujours une connotation très positive. Ceux qui ont eu la chance de grandir en Amérique du Nord savent bien qu’un repas équilibré dans une cantine se résume souvent à des croquettes de poulet et à un carton de lait au chocolat. Mais Cafétéria La Mosaïque reste fidèle à son nom : les plats sont faits en avance et sont servis dans des plateaux en plastique. Cela dit, les similitudes s’arrêtent là. Pour Jun, étudiant chinois en quatrième année à McGill, l’endroit lui rappelle « ce qu’on pourrait trouver dans les cafétérias en Chine ». Bien qu’il m’ait confié que la cuisine n’est pas entièrement authentique, l’adresse contribue à la diversité culinaire autour du campus. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« La nourriture est suffisamment copieuse et chaleureuse pour vous laisser rassasié jusqu’au souper »</p>
</blockquote>



<p>Ici, où le menu change quotidiennement, la base du repas est le riz blanc. Pour l’accompagner, une dizaine de plats typiques chinois varient selon les jours : des œufs à la tomate, du tofu pimenté, du poulet sauté, etc. Les plats eux-mêmes sont souvent baignés dans des sauces savoureuses – comme la poitrine de porc sauté avec des patates. Certains plats, comme ce dernier, gagnent à mijoter longtemps : une viande tendre et juteuse se marie harmonieusement avec le riz blanc. Cependant, les légumes peuvent souffrir de ce temps de cuisson prolongé, comme le brocoli qui a manqué de fermeté. Quoi qu’il en soit, c’est difficile de ne pas manger équilibré devant un menu aussi varié – les parents d’étudiants seront rassurés. </p>



<p><strong>Un incontournable de la communauté chinoise </strong></p>



<p>Pour certains étudiants, ce restaurant est devenu une vraie habitude, notamment dans la communauté chinoise où certains m’ont confié qu’ils y vont plusieurs fois par semaine. Pour Yi Shao, professeur adjoint de la Faculté de génie de McGill, c’est la rapidité du service et l’endroit idéal qui le fait revenir. Il m’explique que les étudiants chinois, formant le plus grand groupe d’étudiants internationaux à McGill, n’ont pas l’embarras du choix sur le campus. Au moins, là, ils retrouvent une certaine familiarité : des canettes de thé importées de Chine ou la serveuse Susie toujours aussi bienveillante. </p>



<p>Pour moins de 20 dollars, on peut avoir un plat chaud dans une atmosphère paisible, quelque chose de plus en plus recherché maintenant que la température commence à baisser. Une fois que le repas est fini, seules les exigences pressantes vous feront sortir. Pourquoi ne pas rester et profiter de la vue à travers les larges baies vitrées, un café ou un thé aux perles à la main? On ne doit pas s’attendre à sortir de Cafétéria La Mosaïque ébloui, mais plutôt satisfait d’un bon repas réconfortant. </p>



<p><em>Cafétéria La Mosaïque se situe au 660 Rue Milton.</em></p>
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		<title>Dans les petits pots, les meilleures marmelades</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/dans-les-petits-pots-les-meilleures-marmelades/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stu Doré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[cannage]]></category>
		<category><![CDATA[marmelade]]></category>
		<category><![CDATA[omnivore]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mini-guide de la mise en conserve.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/dans-les-petits-pots-les-meilleures-marmelades/" data-wpel-link="internal">Dans les petits pots, les meilleures marmelades</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">À la veille de novembre, le Québec se retrouve à la fois à trois cents milles de l’été et à trois petits pas de la neige. Alors que certains remisent leur ensemble de patio dans le cabanon, d’autres s’affairent à fermer la piscine et à ramasser leurs accessoires de plate-bande, coincés entre deux ou trois magnolias désormais plus secs qu’une perchaude dans le désert. Pour les fermiers, ainsi que pour celles et ceux qui possèdent des serres, mettre à nu la terre et ramasser les dernières récoltes de l’année font partie des tâches automnales. De cette moisson tardive surgit une fantastique gamme de légumes qui, fidèles à eux-mêmes, résistent bien au froid et aux premières gelées de l’automne. Leur remarquable endurance face aux basses températures assure une excellente longévité des produits, ainsi qu’une croissance prolongée. Parmi ces légumes, on retrouve la betterave, la carotte, d’autres légumes racines comme le rutabaga, mais aussi les crucifères, comme le chou pommé, les choux de Bruxelles et le poireau, un légume-feuille.</p>



<p>Cependant, dans bien des cas, les cultivateurs se retrouvent avec des quantités démentielles de produits. Malheureusement, tous ne seront pas achetés par les clients ni utilisés le jour même. Souvent, la solution se présente sous une forme simple et efficace : le cannage. Mais alors, qu’est-ce donc?</p>



<p>Le terme « cannage » est peut-être une expression plus familière désignant la mise en conserve dans des pots de verre de type « Mason » ou « Bernardin ». Cette technique est habituellement pratiquée pour prolonger la conservation des aliments, pour préparer des marinades ou simplement pour sceller hermétiquement des pots. Les étapes de la mise en conserve sont simples, mais importantes.</p>



<p>La mise en conserve est particulièrement pratique pour préserver une grande variété d’aliments : marinade au vinaigre, viandes cuites, confitures, légumes cuits dans un jus ou encore sauces tomate. Il est cependant important de bien traiter les bocaux pour éviter tout risque de botulisme, surtout dans les cannages de nourritures moins acides. Dans des cas de cannages ratés, odeurs et couleurs étranges ou autres, il vaut mieux jeter et ainsi éviter la contamination. Le site de <a href="https://www.bernardin.ca/fr/etapeparetape.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Bernardin</a> et du <a href="https://www.quebec.ca/sante/alimentation/salubrite-aliments-prevention-risques/salubrite-aliments-domicile/preparation-aliments-cuisson-securitaires/conserves-maison" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">gouvernement du Québec</a> offrent encore plus d’informations. Bon cannage!</p>



<p><strong>Étapes du cannage :</strong></p>



<p>1) Toujours nettoyer les pots et les couvercles et bien les rincer.</p>



<p>2) Faire bouillir de l’eau propre dans un chaudron et stériliser les pots et couvercles à l’aide de l’eau brûlante. Il faudra les garder chauds pour les remplir.</p>



<p>3) Verser les aliments CHAUFFÉS dans les pots encore chauds et s’assurer de laisser un espace en dessous du couvercle d’environ un demi-centimètre à deux centimètres et demi. Important : si les marinades sont crues, ne faire chauffer que le mélange de vinaigre, d’eau, de sucre et d’épices.</p>



<p>4) Éliminer les bulles en bougeant légèrement les pots, et éliminer les bulles individuelles avec une fourchette.</p>



<p>5) Fermer les pots et sans trop serrer les couvercles, afin de laisser passer l’air lors du traitement thermique.</p>



<p>6) Traiter les bocaux à la chaleur, au four ou à l’autoclave, jusqu’à atteindre 116 °C ; la température de traitement nécessaire. Ce traitement élimine tout air dans les bocaux, laissant ainsi les aliments scellés et tuant toute bactérie présente.</p>



<p>7) Une fois la température atteinte, déposer les bocaux sur une surface tempérée et non froide, et ne pas les bouger pendant au moins 24 heures, lors de leur refroidissement. Un « <em>pop </em>» devrait se faire entendre lorsque les pots commencent à refroidir.</p>



<p>8) Étape finale, l’entreposage!</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>« Des bonbons ou un sort! »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/des-bonbons-ou-un-sort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59100</guid>

					<description><![CDATA[<p>La cuisine d’Halloween : des traditions anciennes aux combines commerciales.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/des-bonbons-ou-un-sort/" data-wpel-link="internal">« Des bonbons ou un sort! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>&nbsp;La cuisine d’Halloween : des traditions anciennes aux combines commerciales.</strong><br></p>



<p class="has-drop-cap">Halloween puise ses racines dans des traditions très anciennes, bien antérieures à la fête que l’on connaît aujourd’hui. Son nom, « Halloween », est lui aussi récent, issu de la contraction de « All Hallow’s Eve » ou « la nuit de la Toussaint », tdlr. Bien avant de devenir une fête chrétienne,<a href="https://www.pbs.org/food/stories/halloween-a-foodie-history?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> ce sont les romains et les celtes </a>qui célébraient le changement de saison. Lorsque les romains envahirent les îles britanniques en l’an 43, le festival de Pomona du 1<strong>er</strong> novembre – une fête en l’honneur de la déesse des vergers et des récoltes – fusionna avec le festival celte de Samhain. Ce dernier célébrait également un moment de récolte, mais incorporait aussi un mysticisme traditionnel, se basant sur la croyance selon laquelle les esprits des ancêtres voyageaient parmi les vivants. On leur offrait de la nourriture pour tenter d’entrer en contact avec eux et obtenir des avertissements sur les dangers futurs, comme les mariages ou autres événements importants. Pour se protéger des esprits malveillants, les habitants revêtaient des costumes effrayants, se fondant ainsi dans la masse, et organisant des parades pour guider ces esprits hors des villages. </p>



<p>Avec la montée du christianisme en Europe, <a href="https://www.pbs.org/food/stories/halloween-a-foodie-history?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">de nombreuses fêtes païennes</a> furent transformées en célébration religieuse, et Samhain n’y fit pas exception. La fête de la Toussaint, instituée en 835, s’inscrit ainsi dans cette continuité. On ne se déguisait plus pour se protéger des esprits, mais pour honorer les saints, une réadaptation qui mena à l’émergence de nouvelles traditions comme les « <a href="https://www.sugarmaplefarmhouse.com/soul-cakes-recipe-for-samhain/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">soul cakes</a> » ou « gâteaux des esprits, tdlr ».</p>



<p>Traditions Culinaires La nourriture a toujours joué un rôle central dans les célébrations d’Halloween et les « soul cakes » en sont un parfait exemple. Ces petits sablés aux fruits secs et aux noix étaient offerts lors du « souling », un rituel où les enfants et les pauvres visitaient les familles riches pour prier pour les âmes des défunts et chasser les esprits malveillants, en échange de nourriture ou d’argent. Les pommes et autres fruits du verger ont aussi <a href="https://historiesandcastles.com/articles/medieval-halloween-food-and-festivities/#utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une place importante</a> dans les traditions d’Halloween. Les jeux de « pêche à la pomme (tdlr) », encore populaires aujourd’hui, servaient de rituels de divination, œuvrant à prédire les prochains mariages. L’aisance avec laquelle une jeune femme parvenait à attraper une pomme laissée au fond d’un bassin d’eau dans sa bouche révélait son prochain mariage. Certaines épluchaient aussi les fruits, tentant de lire dans les bouts de peaux tombant sur le sol le nom de leurs promis. De même, brûler des noisettes dans le feu était un moyen de prédire des problèmes maritaux, selon si elles brûlaient ou craquaient sous les flammes. Des bonbons ou un sort! Le « <a href="https://www.redbrick.me/trick-or-eat/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><strong>trick-or-treating</strong> </a>» tel qu’on le connaît aujourd’hui est en réalité un mélange d’influences historiques et de transformations modernes. Au XIX<strong>e</strong> siècle, la migration massive d’Irlandais vers les États-Unis a apporté avec elle la tradition du « souling ». Mais le concept de frapper aux portes pour obtenir des friandises n’est vraiment apparu qu’au début des années 1930. </p>



<p>La tradition irlandaise de farce ou « trick » s’est intensifiée pendant la <a href="https://www.history.com/articles/halloween-trick-or-treating-origins" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Grande Dépression</a>, et a entraîné des instances de vandalisme. Dans l’espoir de modérer ce genre de comportements, la pratique du « trick-or-treat » tel qu’on la connaît aujourd’hui a été mise en place. Si le rationnement de sucre lors de la Seconde Guerre mondiale a interrompu ces traditions, le baby-boom a redonné un nouvel élan à cette fête. En outre, dans les années 1950, les entreprises de confiserie et la publicité ont contribué à populariser cette pratique pour le grand public. Les médias de masse ont popularisé l’image d’enfants déguisés allant de maison en maison. Aujourd’hui, Halloween est<a href="https://www.bbc.com/worklife/article/20231013-why-americans-may-spend-12bn-on-halloween-in-2023" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> l’une des fêtes les plus commerciales</a>, rivalisant avec Noël et la Saint-Valentin. </p>



<p><strong>Consommation de friandises </strong></p>



<p>On ne peut pas parler d’Halloween sans parler de friandises – le cœur fondant de la célébration. C’est la fête par excellence pour se gaver de bonbons et de chocolats, jusqu’à être prêt à exploser. Une <a href="https://www.cer-rec.gc.ca/fr/donnees-analyse/marches-energetiques/apercu-marches/2018/apercu-marche-bonbons-dhalloween-lieu-combustibles-fossiles.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude réalisée par le gouvernement</a> révèle que le canadien moyen consomme plus de 135 grammes de bonbons sur la période d’Halloween! Soit l’équivalent de 57 000 gigajoules : de quoi chauffer 570 foyers pendant un an. </p>



<p>Cependant, cette année, Halloween s’annonce encore plus coûteux qu’auparavant. Il est prévu qu’en 2025, les ménages canadiens <a href="https://www.journaldequebec.com/2025/10/20/consommation--le-fantome-de-la-reduflation-hante-lhalloween" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépensent 10 à 20 % </a>de plus en friandises – non pas parce qu’ils achètent davantage, mais parce que les bonbons eux-mêmes ont rapetissé. « Les tablettes de chocolat ont diminué de taille, les sacs de croustilles sont plus légers et les coûts d’emballage ont augmenté », explique l’économiste Sylvain Charlebois, directeur scientifique du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie. Cette stratégie commerciale appelée « <a href="https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26560187/reduflation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">réduflation</a> » est souvent adoptée dans des contextes d’augmentation des coûts de la production afin de maintenir les marges bénéficiaires. Chocolats, croustilles et sucreries <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/2023/reduflation/conclusion-enquete-produits-reduits-epicerie/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sont particulièrement touchés</a>. Certaines entreprises se justifient en promouvant un effort de baisse calorique, mais surtout par la hausse astronomique des prix du cacao et du sucre, exacerbée par la sécheresse en Afrique de l’Ouest, ainsi que l’augmentation des coûts de transport et d’emballage. La domination des grandes marques favorise aussi l’escalade des prix car les consommateurs sont souvent prêts à payer plus cher pour leurs friandises préférées. Toutefois, cette réalité économique ne semble pas refroidir l’enthousiasme pour Halloween. Selon un <a href="https://www.retailcouncil.org/research/halloween-2023-survey-national-consumer-research-caddle-rcc/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sondage effectué en 2023</a>, près de 49 % des Canadiens célébrant la fête prévoient de dépenser plus de 50 $ à l’occasion. Les analystes constatent aussi que plus de 80 % des consommateurs comptent maintenir ou augmenter leur budget Halloween, en dépit des pressions financières. </p>



<p>En fin de compte, Halloween, avec ses traditions anciennes et ses montagnes de friandises, reste une fête de partage et de plaisir. Même si les bonbons rapetissent et les prix montent, l’envie de se déguiser, de célébrer et de se régaler reste bien la même – et ce même après plusieurs centaines d’années!</p>
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		<title>Mettre en lumière les fêtes lunaires</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/mettre-en-lumiere-les-fetes-lunaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[fête lunaire]]></category>
		<category><![CDATA[mets épluchés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les gourmandises de la lune d'automne, à travers le monde.</p>
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<p class="has-drop-cap">Ce lundi 6 octobre, entre vos études et vos écrans, si vous avez eu l’occasion de regarder le ciel nocturne, vous avez peut-être remarqué que la lune d’automne battait son plein. À première vue, hormis les chansons qu’elle a inspirées à Neil Young et Michel Rivard, elle pourrait paraître anodine. Détrompez-vous. Dans l’hémisphère nord, cette lune est l’occasion de fêter symboliquement les dernières journées de récolte. Elle tombe dans le huitième mois du calendrier lunaire, lorsque les journées chaudes s’effacent. Sous sa lumière éclatante, elle rassemble des familles à travers le monde, souvent devant un repas spécial. Explorons comment les étudiants de McGill, issus de diverses cultures, fêtent cette période joyeuse.</p>



<p><strong>Chuseok en Corée</strong></p>



<p>Ce 6 octobre, la Corée du Sud a célébré Chuseok, une journée de fête nationale centrée autour de la famille. Pour Nayoung, une étudiante sud-coréenne en deuxième année à McGill, c’est l’une des fêtes les plus importantes dans le pays, avec le Nouvel An. « <em>C’est une réunion de famille et l’occasion de retrouver ceux qui résident loin de chez toi </em>(<em>tdlr</em>) », me dit-elle. Originaire de Séoul, elle se rappelle des heures passées dans les embouteillages lorsqu’elle descendait vers Busan, une ville au sud du pays, pour retrouver sa famille. Il est évident que Chuseok mène à un grand nombre de déplacements ; l’aéroport international d’Incheon attend 2,45 millions de passagers entre le 2 et le 12 octobre!</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Peut-être que les <em>songpyeons </em>eux-mêmes n’étaient pas exceptionnellement savoureux, mais toute la joie, la chaleur et la bénédiction d’être réunis en famille les rendait délicieux à mes yeux »<br><sup>Seoyoung, étudiante sud-coréenne</sup></p>
</blockquote>



<p>Chuseok est aussi un moment pour se rapprocher de ceux qui sont partis. Selon Seoyoung, une étudiante de troisième année à McGill, c’était une coutume d’aller visiter les cimetières où reposent les membres de sa famille. Cet esprit commémoratif se poursuit également à la maison. « Chez nous, on avait une table couverte de fruits et de plats pour nourrir l’esprit de nos ancêtres », m’explique Seoyoung.</p>



<p>L’un des plats typiques que l’on pourrait trouver à table pour un repas de Chuseok est le gâteau de riz gluant : <em>songpyeon</em>. Ce sont de petites boules de pâtes en forme de lune faites en combinant la farine de riz avec un peu d’eau. Elles peuvent se trouver en plusieurs couleurs selon les saveurs, comme la citrouille, l’armoise ou, comme dans la famille de Seoyoung, au sésame et au sucre fondant. Il en résulte un gâteau aux saveurs simples et douces, avec une texture légèrement collante. « Peut-être que les <em>songpyeons </em>eux-mêmes n’étaient pas exceptionnellement savoureux, mais toute la joie, la chaleur et la bénédiction d’être réunis en famille les rendait délicieux à mes yeux », résume-t-elle.</p>



<p><strong>La mi-automne au Vietnam</strong></p>



<p>Plus au sud de l’Asie, la pleine lune est aussi l’occasion de fêter la mi-automne, notamment au Vietnam, avec <em>T</em>ế<em>t Trung thu</em>. « C’est une fête qui est dédiée aux enfants », me dit Elie, une étudiante vietnamienne à McGill. « Il y a beaucoup de jouets, comme des lanternes de papier en forme d’étoiles (venant du drapeau vietnamien) ou d’animal », poursuit-elle. Les plats de nourriture suivent cette même idée enfantine, qu’on retrouve avec le <em>mâm ng</em>ũ <em>qu</em>ả, un plat à base de fruits en morceaux sculpté en forme d’animaux. « C’est comme si, par exemple, tu prenais un pamplemousse, puis tu faisais en sorte que ça devienne un lapin », dit Elie le sourire aux lèvres.</p>



<p>Évidemment, les gâteaux de lune jouent un rôle essentiel dans cette fête de mi-automne. Deux déclinaisons sont répandues : le <em>bánh d</em>ẻ<em>o</em>, fait avec une pâte de riz gluant donnant à l’intérieur un goût similaire au mochi. L’autre s’appelle le <em>bánh bò nuong </em>et est cuit au four comme une tarte traditionnelle, avec une garniture pouvant varier, allant de la viande sucrée au jaune d’œuf. Mais cela reste ouvert pour les plus créatifs. « On peut trouver à l’intérieur des gâteaux des saveurs plus originales parlant à tout le monde : Coréens, Chinois ou même Français », ajoute Elie. Oserait-on aller jusqu’à la saveur d’une poutine? « Non, je n’irai pas jusque-là », répond-elle en riant.</p>



<p>Au-delà de leur dimension culinaire, toute une symbolique est attribuée à ces gâteaux. Aujourd’hui, ces derniers sont donnés comme cadeaux pour témoigner d’une reconnaissance. « Tu dois en donner à ton patron, tu dois en donner aux professeurs de tes enfants », souligne Elie. Pourtant, elle estime que cette fête est devenue trop normée, marquant une rupture avec l’esprit original où les gâteaux sont donnés simplement pour de bonnes intentions. « On fait des gâteaux vraiment bien décorés avec des boîtes bien ornées pour que ça soit des beaux cadeaux ». Elle regrette, « malgré tout, on ne va pas nécessairement les manger ».</p>



<p><strong>La Chine sous la pleine lune</strong></p>



<p>On ne peut évoquer les fêtes de mi-automne sans penser à la Chine, voisine septentrionale du Vietnam. Partageant une frontière de plus de mille kilomètres, les deux pays affichent certaines traditions communes. Une nouvelle fois, la lune suscite des thèmes familiaux : « C’est une soirée où toute la famille se réunit et mange ensemble », me confie Jiayuan, étudiante chinoise en première année à McGill. « On considère que ce jour-là, c’est la nuit où la lune est la plus ronde de l’année et lorsque cela se produit, c’est un symbole de réunion », remarque Jiayuan.</p>



<p>Entre la Chine et le Vietnam, les gâteaux de lune se consomment et se partagent aussi de façon similaire. « On a souvent l’habitude de les offrir aux familles, amis, et collègues », se souvient Jiayuan. Pour les saveurs, on y trouve également une grande variété régionale. « Dans les régions au sud de la Chine, on en mange avec des jaunes d’œufs à l’intérieur, mais sinon, il existe une déclinaison avec des noix qui s’appelle <em>wú rén </em>». Ce dernier est composé de cinq noix différentes et est associé à une blague récurrente au sein de la diaspora chinoise du Canada : si on l’emmène ici, ce gâteau risque de faire des dégâts en raison du nombre d’allergies qu’il peut provoquer!</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« On considère que ce jour-là, c’est la nuit où la lune est la plus ronde de l’année et lorsque cela se produit, c’est un symbole de réunion » <br><sup>Jiayuan, étudiante chinoise</sup></p>
</blockquote>



<p><strong>Les grandes fêtes juives</strong></p>



<p>Quittons un instant l’Asie : la religion juive, elle aussi, attribue une certaine importance à la lune d’automne et à la période qui l’entoure. Suivant également un calendrier lunaire, avec ses propres subtilités, les grandes fêtes juives reposent sur le cycle lunaire. De la nouvelle année, Roch Hachana, à la fête de récolte, Souccot, les célébrations se succèdent en ce début d’automne avec les différentes phases de la lune.</p>



<p>La nouvelle année, Roch Hachana, est particulièrement significative, ayant lieu le soir de la nouvelle lune. D’après Emet, un étudiant juif en maîtrise à McGill, cette fête marque « le renouvellement et l’optimisme avant tout ». Dans l’assiette, ce thème se poursuit avec des pommes trempées dans du miel pour symbolisé « l’espérance et la douceur pour l’année à venir ». Une autre spécialité de Roch Hachana est le challah, un pain brioché formé en cercle spécialement pour l’occasion du Nouvel An. « La forme circulaire symbolise le passage de temps. C’est cyclique, c’est la nouveauté », me dit Emet.</p>
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		<title>Faire vivre l’Amérique latine à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/faire-vivre-lamerique-latine-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[Slasa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Focus sur la Septième édition du Mois du patrimoine latino-américain.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Vendredi dernier, aux alentours de 18 heures, une trentaine d’étudiants se sont retrouvés au studio de danse Shauna Roberts pour aligner quelques pas de salsa, sur des accords de guitare et de percussions. Cet événement n’est pas anecdotique, mais s’inscrit, comme chaque année, dans le Mois du patrimoine latino-américain. Si vous avez sans doute manqué une belle occasion d’apprendre la salsa, ne vous inquiétez pas, il vous reste plusieurs opportunités pour en découvrir davantage sur la culture et l’histoire latino-américaine. </p>



<p>À l’occasion de ce mois de célébrations, qui a lieu du 15 septembre au 15 octobre, l’Association des étudiants espagnols et latino-américains de McGill (SLASA), l’Association d’études caribéennes et latino-américaines et d’études hispaniques (CLASHSA) et le Département des langues, littératures et cultures (LLC), ont sorti le grand jeu. </p>



<p><strong>Quelles célébrations sur le campus?</strong> </p>



<p>Fondée en 1989, SLASA n’était tout d’abord qu’un simple regroupement d’amis partageant la même culture. Elle invitait la communauté mcgilloise à venir célébrer son héritage, tout en lui infusant son rythme et sa vitalité. Aujourd’hui, l’association culturelle est l’une des plus importantes à McGill, proposant une variété d’événements sociaux, pédagogiques et philanthropiques à travers le campus. Son dynamisme croissant lui a d’ailleurs permis de recevoir en avril dernier le prix de l’association de l’année de la part de l’AÉUM. </p>



<p>Chaque automne, le Mois du patri- moine latino-américain agit comme un catalyseur pour SLASA, qui concentre ses efforts et ses moyens pour mettre de l’avant la culture latino-américaine. « Pour nous, ce mois représente un bon moyen de célébrer qui nous sommes et d’où l’on vient, tout en se rapprochant de chez nous et de la communauté latino à McGill », indique Susana, étudiante colombienne et coprésidente de SLASA. </p>



<p>Dans une ambition commune d’augmenter la visibilité du Mois du patrimoine latino-américain, CLASHSA, LLC et SLASA se sont pour la première fois alliées, proposant une variété d’activités pour les étudiants. Fin septembre, elles ont organisé une foire, le <em>Mercadito</em>, rassemblant une quinzaine de producteurs latino-américains sur le campus qui proposaient tous types de produits : du café aux pâtisseries, en passant par l’artisanat de bijoux ou de bougies. « Le but, c’est vraiment de créer des liens entre les différentes communautés latinos et hispaniques, et aussi faire le pont entre les Latino-Américains de Montréal et les étudiants de McGill », ajoute Susana. Cette collaboration trouve sa source dans un constat : McGill ne semble pas vouloir concrètement s’impliquer dans la visibilité de cet événement. « L’année dernière, la seule chose que McGill a faite, c’est d’exposer quelques livres d’auteurs latino-américains dans le couloir reliant la bibliothèque McLennan à Redpath », précise Susana. « Nous avons donc décidé de prendre les choses en main, avec CLASHSA et les professeurs d’espagnol de LLC, pour créer quelque chose de mémorable cette année ».</p>



<p>Rassurez-vous, vous n’avez pas encore tout manqué! Le 24 octobre, les associations organiseront une table ronde avec des ambassadeurs et diplomates de la Colombie, du Mexique, de l’Argentine et de l’Espagne. Et vous pourrez participer, le 29 octobre, aux célébrations du <em>Dia de los muertos</em>, célèbre fête traditionnelle mexicaine. Des <em>altares</em> (autels) ont d’ailleurs été installés à cette occasion dans le couloir de Redpath, et seront visibles durant tout le mois d’octobre. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur les événements à venir sur les comptes Instagram des associations, <a href="https://www.instagram.com/slasa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@slasa.mcgill</a> et <a href="https://www.instagram.com/clashsa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@clashsa.mcgill</a>.</p>



<p><strong>LES BONNES RECOMMANDATIONS À MONTRÉAL</strong></p>



<p>Comment un article peut-il appartenir à la section omnivore sans contenir de recommandations culinaires? </p>



<p>Cette fois-ci, <em>Le Délit</em> laisse la place à SLASA, qui vous présente sa sélection d’adresses qui méritent le détour.</p>



<p><strong>Sabor Latino (Marie-Anne O/Saint-Laurent)</strong> : Si vous souhaitez cuisiner latino, c’est ici que vous trouverez vos produits! L’épicerie comprend aussi un restaurant proposant une variété de plats du continent.</p>



<p><strong>Bah! Café (Marie-Anne O/Saint-Christophe) </strong>: Une belle adresse où prendre un café, et une petite douceur brésilienne, salée ou sucrée. Convient aussi pour une session de travail!</p>



<p><strong>Che Churros &amp; Empanadas (Marie-Anne O/Saint-Urbain)</strong> : Cette boutique-restaurant vous offre les meilleures <em>empanadas</em> argentines de Montréal! N’oubliez pas d’essayer les churros faits maison en dessert, qu’ils soient nature ou au <em>dulce de leche</em>.</p>



<p><strong>Lakalaka (Duluth/Saint-Denis)</strong> : Dans ce restaurant chaleureux et festif, vous pourrez tester tous les classiques de la gastronomie mexicaine, souvent accompagnés de musiciens!</p>



<p><strong>Arepera (Prince Arthur/ Coloniale)</strong> : Proposant des <em>arepas</em> et des <em>empanadas</em>, ce restaurant met en valeur l’héritage culinaire du Venezuela et de la Colombie. Tous les plats sont sans gluten!</p>
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		<title>« Je ne vole plus à la nature »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/je-ne-vole-plus-a-la-nature/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[véganisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59011</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’histoire du véganisme, entre enjeux éthiques et esthétiques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/je-ne-vole-plus-a-la-nature/" data-wpel-link="internal">« Je ne vole plus à la nature »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’image du véganisme sur les réseaux peut se résumer à deux stéréotypes : soit l’influenceuse Instagram qui aime le yoga, les animaux et le macramé ; soit le fameux <em>performative male </em>(« homme performatif »), qui ajoute le véganisme comme corde à son arc, entre féminisme radical et anticapitalisme. À la base, le véganisme est un mode de vie visant à refuser toute consommation de produits d’origine animale. Ces dernières années, il <a href="https://www.economist.com/graphic-detail/2020/01/29/interest-in-veganism-is-surging" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a explosé en popularité</a> : en Occident, les recherches Internet portant sur le sujet ne font qu’augmenter : en 2025, le véganisme était <a href="https://vegoutmag.com/news/nat-vegan-eating-habits-in-2025-heres-what-people-are-actually-putting-on-their-plates/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus populaire que jamais</a>.</p>



<p>Pourtant, l’histoire du véganisme est bien plus ancienne et diverse que cette récente vague de popularité pourrait nous amener à croire. Le premier exemple de véganisme nous vient du poète et philosophe syrien al-Ma’arri, il y a plus de 1 000 ans. Dans son poème « <em>Je ne vole plus à la nature </em>(<em>tdlr</em>) », il appelle à respecter la vie et le labeur des animaux sans chercher à se l’approprier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’histoire du véganisme est bien plus ancienne et diverse que cette récente vague de popularité pourrait nous amener à croire »</p>
</blockquote>



<p>Lisa, étudiante mcgilloise végane et membre du <em><a href="https://www.instagram.com/mcgill.scale/?hl=en" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Student Club for Animal Liberation and Ethics</a> </em>(Club pour la libération et l’éthique animale), raconte son expérience individuelle et les valeurs liées au véganisme. Pour elle, l’élément déclencheur a été un documentaire Arte sur les abattoirs ; après ce moment, impossible pour elle de continuer à consommer des produits d’origine animale. D’abord devenue piscivégétarienne, ne mangeant donc pas de viande, mais encore du poisson, Lisa a ensuite entamé une transition progressive vers le véganisme. Aujourd’hui, cela fait plus de huit mois qu’elle a arrêté de consommer tout aliment d’origine animale – viande, produits laitiers, œufs, etc. Pour elle, c’est une question d’éthique : « Je ne vois pas de différence entre la dignité humaine et la dignité animale », explique-t-elle. « Pour moi, l’homme a la même valeur que les autres êtres vivants ». Elle étaye son argument par une citation du philosophe Jeremy Bentham : « <em>La question n’est pas “peuvent-ils raisonner?” ni “peuvent-ils parler?”, mais plutôt, “peuvent-ils souffrir?” </em>»<em> </em>Ignorer la souffrance animale revient, pour elle, à être spéciste, soit à créer une hiérarchie entre les espèces. Elle éclaircit ses propos:«Il y a plein de gens qui trouvent ça aberrant de manger un chien, mais qui n’hésitent pas devant un steak. C’est parce qu’il est plus facile de faire preuve d’empathie avec un animal que l’on connaît et côtoie. Et c’est parfaitement naturel : les humains créent des liens constamment. Mais, exclure ce qu’ils ne comprennent pas et ce qu’il ne leur ressemble pas, c’est une forme de discrimination. »</p>



<p>Même si le véganisme gagne en popularité, la consommation de viande continue également d’augmenter, <a href="https://www.economist.com/briefing/2018/10/13/why-people-in-rich-countries-are-eating-more-vegan-food" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">avec une hausse de près de 3 % depuis 1960</a>. Cette tendance est notamment due à <a href="https://www.mapaq.gouv.qc.ca/sitecollectiondocuments/bioclips/bioclips+consommationviandes_mars2012.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’accessibilité croissante de la viande dans les pays en développement</a>. La consommation de produits animaux est en effet une question économique et sociale, comme le montre la réalité universitaire. Beaucoup d’étudiants, au contraire, réduisent leur consommation de viande et produits laitiers en raison des prix ; pour eux, s’orienter vers un régime végane n’est pas un choix basé sur des convictions éthiques, mais plutôt sur une nécessité économique.</p>
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		<title>Montréal en fusion</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/montreal-en-fusion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[influence]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[plats]]></category>
		<category><![CDATA[soft power]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment les plats du monde arrivent-ils dans nos assiettes?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Lors de ma première conférence de sciences politiques, l’assistante d’enseignement a demandé à chacun de se présenter. « Dites-nous aussi quel est votre plat préféré! », a‑t-elle ajouté avec un grand sourire. Parmi les étudiants, beaucoup affirmaient apprécier les pâtes, les pizzas, mais aussi les sushis, le pad thaï, ou encore les shawarmas. Ces plats venus des quatre coins du monde sont aujourd’hui familiers à Montréal, même pour ceux qui n’ont jamais voyagé dans le pays duquel ces spécialités proviennent. Mais alors, comment expliquer leur popularité au Canada?</p>



<p><strong>Colonisation et migrations</strong></p>



<p>Le Royaume-Uni a la réputation d’être une nation à la cuisine fade, au point où l’on entend souvent : « Pour bien manger, il faut se régaler de la nourriture d’un des pays qu’ils ont colonisés! » L’immigration de travailleurs en provenance des colonies était un modèle économique préconisé par le système impérial. Des travailleurs venant d’Inde ou du Pakistan pouvaient venir combler à des prix compétitifs le manque de main-d’œuvre au Royaume-Uni. Cette mobilité a fortement contribué à diffuser ces traditions culinaires, et les adapter pour plaire à un public occidental. Prenons le <em>tikka masala</em>,<em> </em>par exemple : du poulet mariné dans des épices et des herbes, puis grillé à la braise jusqu’à en devenir légèrement fumé et tendre. Enfin, le tout est mijoté dans une sauce <em>masala </em>à base d’oignons, de tomates et de crème. C’est un plat classique, que l’on trouve dans presque tous les restaurants indiens de Montréal. C’est aussi l’exemple d’une cuisine fusion, puisque c’est en réalité un immigré pakistanais de Glasgow qui en est à l’origine. Alors qu’il servait un poulet <em>tikka </em>– plat traditionnel du nord de l’Inde – un client se plaint que la viande est trop sèche. Le cuisinier a alors l’idée d’ajouter une sauce à base de crème : un coup de génie – et un coup de foudre immédiat pour les Britanniques. En peu de temps, ce plat est devenu l’une des expériences phares de la gastronomie indienne en Occident, au point qu’on en oublie parfois ses origines.</p>



<p>À Montréal, l’immigration a donné naissance à des quartiers où les communautés se retrouvent, favorisant l’établissement de nombreux restaurants traditionnels ; <a href="https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2021/as-sa/fogs-spg/Page.cfm?lang=F&amp;topic=9&amp;dguid=2021A00052466023" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">en 2021, environ 33,5 % de la population de Montréal était issue de l’immigration</a>.</p>



<p>Par exemple, le Quartier chinois de Montréal a été établi progressivement à partir des années 1870, lorsque des travailleurs chinois sont arrivés de Colombie-Britannique pour échapper aux mesures discriminatoires. Plus tard, pendant la guerre froide, le quartier a également accueilli un grand nombre de réfugiés vietnamiens. Il constitue aujourd’hui une enclave culturelle, où la plupart des commerces se spécialisent dans l’alimentation et la gastronomie asiatique.</p>



<p><strong>La cuisine fusion à Montréal</strong></p>



<p>La cuisine fusion se développe rapidement à Montréal, et valorise l’initiative et la volonté des immigrants de promouvoir la culture de leur pays d’origine à travers la nourriture. La chaîne de restaurants <em>Thaï Express </em>illustre parfaitement ce mélange. Créé en 1999 à Montréal par quatre sœurs venant d’Asie du Sud-Est, le projet avait pour objectif de « rendre la cuisine thaïe authentique accessible partout ». Aujourd’hui, <em>Thaï Express </em>connaît un succès mondial, avec plus de 300 succursales dans le monde entier. Malgré son internationalisation, il reste encore un favori des locaux : en 2021, <em>Thaï Express </em>était le <a href="https://www.journaldemontreal.com/2021/07/05/le-barometre-des-restaurants-rapides-preferes-des-quebecois" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">septième restaurant de service rapide favori des Montréalais</a>. L’enseigne doit aussi son succès à son accessibilité : selon le site officiel, <em>Thaï Express </em>« a révolutionné le marché canadien » en introduisant le « premier concept de restauration rapide thaïlandaise ». En plus « d’adapter ses recettes », la multinationale ajuste également sa chaîne logistique pour répondre aux attentes et au fonctionnement du marché nord-américain.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« La cuisine fusion se développe rapidement à Montréal, et valorise l’initiative et la volonté des immigrants de promouvoir la culture de leur pays d’origine à travers la nourriture »</p>
</blockquote>



<p>Le restaurant Poulet Rouge s’inscrit également dans cette démarche de cuisine fusion. Il illustre comment les influences méditerranéennes, présentes à Montréal grâce à une importante population d’origine maghrébine (<a href="https://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6897,67885704&amp;_dad=portal&amp;_schema=PORTAL" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus de 12 % de la population de Montréal en 2021</a>), peuvent être adaptées aux goûts locaux. Au <a href="https://poulet-rouge.ca/quebec-menu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">menu</a>, on retrouve par exemple des marinades saveurs « BBQ sucré » ou encore le bol « Rouge poutine », des recettes d’inspiration québécoises. Cette approche contribue ainsi à sa popularité croissante à travers le Québec et le Canada.</p>



<p><strong><em>Soft power </em></strong><strong>gastronomique</strong></p>



<p>Le rayonnement de certaines cuisines est souvent lié au pays concerné, parfois même par le biais du gouvernement. C’est notamment <a href="https://www.nytimes.com/2022/10/12/t-magazine/korean-food-national-royal-cuisine.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le cas de la Corée du Sud</a>, dont l’exécutif a entamé en 2007 un programme officiel de promotion de la gastronomie coréenne, dans le but de créer une « <em>image de marque nationale </em>(<em>tdlr</em>) » et dont un des objectifs est de quadrupler le nombre de restaurants coréens à l’étranger.</p>



<p>Le Japon dispose d’une ambition similaire, motivée par un désir de faire oublier son rôle lors de la Seconde Guerre mondiale et de rebâtir son image à l’international. Contrairement à la Corée du Sud, le Japon n’utilise pas directement sa gastronomie comme vecteur d’influence, mais sa culture populaire – animé, manga, jeux vidéo. Cette stratégie a tout de même un impact sur la perception de la gastronomie japonaise à l’étranger, car les médias exportés suscitent la curiosité des jeunes pour la culture japonaise – et donc aussi sa cuisine. Les sushis sont l’un des premiers plats qui viennent à l’esprit, car très appréciés. Parmi les restaurants-minute préférés des Montréalais, Sushi Shop et Yuzu Sushi font tous deux le top 20.</p>



<p><strong>Réseaux sociaux et influenceurs</strong></p>



<p>Les réseaux sociaux transforment la nourriture en tendance mondiale. Il existe un influx massif de contenus circulant sur le Web concernant et influençant notre alimentation : presque <a href="https://d.docs.live.net/be22624ad62bc7e0/Documents/Le%20Delit/omnivore/d&#039;un%20quart%20des%20publicités%20télévisées" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un quart des publicités télévisées</a> touchent le sujet. C’est sans oublier l’exposition aux influenceurs sur les réseaux sociaux, qui oriente directement les choix de consommation. Prendre une photo d’un plat pour la partager sur les réseaux est devenu un réflexe pour beaucoup. Dans un marché mondialisé, TikTok, YouTube et Instagram créent un environnement où la nourriture devient virale, transformant certains plats en tendances globales.</p>



<p>C’est notamment le cas du thé aux perles, ou <em>boba</em>, création taïwanaise qui a explosé en popularité ces dernières années. Une employée de la chaîne Kung Fu Tea en résume la raison en quelques mots : « Ce sont les réseaux sociaux. » Le thé aux perles a en effet l’avantage d’être très photogénique : grandes tasses transparentes, nuages de lait et multitude de perles flottant dans un liquide aux couleurs en dégradé.</p>



<p>L’évolution du magasin montréalais <a href="https://l2bubbletea.com/fr/about" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">L2</a> permet une analyse pertinente de la popularité croissante du thé aux perles à l’échelle locale. Fondé en 2003 dans le quartier chinois, L2 reste pendant une décennie une petite boutique s’adressant principalement à la communauté asiatique de Montréal. En 2016, le magasin amorce son expansion et ouvre deux nouveaux magasins, et en 2018 lance son programme de franchisage. C’est aussi cette année-là que l’on remarque l’arrivée de la chaîne internationale Presotea à Montréal, suivie de Meet Fresh et The Alley l’année suivante. Les succursales de L2 continuent de s’étendre jusqu’à en compter vingt au Québec en 2023. Avec l’arrivée de concurrents, chaque magasin cherche à se démarquer et à plaire au public québécois, que ce soit en modifiant ces thés ou en promettant des produits frais et locaux.</p>



<p><strong>Un succès inégalement réparti</strong></p>



<p>La cuisine voyage, et devient, partout où elle s’installe, un reflet des goûts et coutumes locales. Cependant, on ne peut pas dire que toutes les cuisines bénéficient du même succès. Si beaucoup connaissent les spécialités sud et est-asiatiques, peut-on dire de même de la gastronomie ouzbèke? Ou encore philippine? Cela peut s’expliquer à la fois par les stéréotypes associés au pays et à sa culture qui <a href="https://arxiv.org/pdf/2307.10826" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">influencent les attitudes vis-à-vis de la gastronomie</a>, ou bien par l’absence de valorisation nationale ou de stratégie de promotion. Myke Sarthou, chef cuisinier, <a href="https://interaksyon.philstar.com/trends-spotlights/2019/03/20/146043/several-reasons-why-filipino-cuisine-is-among-least-preferred-worldwide/amp/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">s’exprime au sujet de la cuisine philippine</a> et explique : « <em>Pour que la gastronomie rayonne à l’international, il faut qu’elle soit appuyée par un secteur agricole puissant, ce qui n’est pas le cas ici</em>. » La restauratrice Nicole Ponseca justifie aussi cela par l’impact dévastateur de la colonisation, qui a dévalorisé la culture et cuisine locale, amenant la population à intérioriser ce sentiment de honte.</p>



<p>La culture culinaire montréalaise raconte l’histoire de voyages, de rencontres et d’adaptations. Mais, malgré le succès fulgurant de certains plats, beaucoup d’autres restent encore dans l’ombre, inconnus du grand public. Il ne tient qu’aux curieux et aux gourmands d’aller les découvrir.</p>
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		<title>Pizza fraîche sur le campus!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/pizza-fraiche-sur-le-campus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[pizza]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après 16 ans, le Subway du pavillon des arts laisse sa place.</p>
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<p></p>



<p class="has-drop-cap">Le pavillon des arts McCall MacBain a un nouveau locataire. Depuis début septembre, en bas des escaliers menant au sous-sol, l’habituel Subway n’est plus en vue. Le parfum familier, presque chimique, de ces sandwichs synthétiques est désormais remplacé par les odeurs de pâtes à pizza fraîchement cuites, de fromage fondu et de salami croustillant. Un nouveau restaurant, Pan Américan Pizza, vient d’ouvrir ses portes ce semestre! Offrant des « pan pizzas », style « Détroit » à taille individuelle de 6 pouces, ce nouveau restaurant propose un menu aux prix abordables avec des ingrédients frais et savoureux.</p>



<p>Avant l’heure de pointe du dîner, on y trouve une vingtaine de pizzas étalées sur le comptoir : une première rangée inspirée par la soupe à l’oignon gratinée, une autre au poulet barbecue. Les divers régimes alimentaires sont aussi pris en compte – leur pepperoni halal et la « champignons magiques », une option à base de plantes, sont appréciés de tous. </p>



<p>Chaque pizza est réchauffée à la commande dans un four à pizza, minimisant le temps d’attente sans sacrifier le goût frais. Pour les étudiants, la meilleure offre reste la formule du « Big Red » (composée de tomates, d’origan et d’un peu d’ail), accompagnée d’une canette de Seltzer pour un total de seulement 8 $. Pour les autres saveurs, vous pouvez ajouter une salade d’accompagnement et un Seltzer pour 5 $ de plus.</p>



<p><strong>Les paroles du chef</strong></p>



<p>Cette semaine, Le Délit a rencontré Danny St Pierre, chef entrepreneur chevronné et fondateur de Pan Américan Pizza. Son intérêt pour le projet a commencé en 2020, lorsque son précédent restaurant, alors dans un hôtel, dut subir les conséquences du confinement. « Pendant la pandémie, j’ai écouté beaucoup d’émissions Web sur la pizza, parce que je m’ennuyais », me dit-il. Lancé au départ pour s’amuser avec des plats de cuisson achetés au Dollarama, le projet a évolué lorsque le chef St Pierre a vendu ses créations en ligne via une boutique éphémère. Aujourd’hui, cette initiative a pris son essor : l’entreprise compte maintenant deux restaurants à Montréal, le premier ayant été ouvert en 2023 au MileEx.</p>



<p>Mais qu’est-ce qu’une « pan pizza »? Danny St Pierre nous a expliqué que ses pizzas sont inspirées de celles du sud de l’Italie, dont la focaccia barese. À terme, ce style s’est transformé et s’est répandu à Detroit, où un flot de migrants italiens est venu à la quête de travail à la fin du 19<em>e</em> siècle. Contrairement aux pizzas traditionnelles, la pâte des pan pizzas est beaucoup plus épaisse et aérée : « Ce qu’on fait ressemble davantage à un produit de boulangerie. C’est comme si l’on avait un restaurant de focaccia », poursuit St Pierre, « Nos pâtes sont faites ici chaque matin ». Le résultat est alléchant : une pâte bien épaisse, mais pas lourde ; croustillante et moelleuse en même temps.</p>



<p>Prochainement, Danny St Pierre aimerait proposer plus de choix et étendre ses horaires d’ouverture, en ajoutant notamment des formules pour le déjeuner. Du café, des muffins et des brioches sont entre autres prévus. De plus, une machine à café freddos (du café glacé avec une mousse de lait effet « guimauve » dessus) devrait être en marche bientôt. Les étudiants et professeurs sont gâtés.</p>
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		<title>Un pain simple à l’histoire bien complexe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/un-pain-simple-a-lhistoire-bien-complexe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mets épluchés]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[pain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Apprenons à préparer la banique à la Maison des peuples autochtones.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p class="has-drop-cap">À l’occasion des Semaines de sensibilisation aux cultures autochtones, un atelier de cuisine a été offert dans la Maison des peuples autochtones sur le campus de l’Université McGill. Mené par Marlowe Dubois, conseiller aux étudiants autochtones à McGill, l’atelier a été une initiation pédagogique à l’un des plats de base de la culture autochtone : la banique. Il s’agit d’un pain simple, inspiré à l’origine de recettes européennes et qui s’est ensuite forgé une identité distincte auprès des communautés autochtones. Son histoire est marquée par sa transformation culturelle : d’abord liée au déplacement forcé et aux rations alimentaires, elle a peu à peu acquis un rôle significatif.</p>



<p>Pour beaucoup de communautés autochtones, le 19<em>e</em> siècle a été marqué par un changement drastique des habitudes alimentaires. Alors qu’elles ont été confinées dans des réserves aux terres infertiles et inconnues, les aliments de base traditionnels ont été remplacés par des rations alimentaires fournies par le gouvernement. Ces rations se limitaient à des aliments de base et peu équilibrés (dont la farine, le saindoux et la viande ultra-transformée comme le Spam) exacerbant l’insécurité alimentaire au sein des communautés. C’est durant cette période trouble que sont apparues les premières formes de banique. Avec une base de farine, d’eau et de gras, la banique a pu être préparée avec les rations limitées. « <em>La nourriture est le résultat de ce qui est à votre disposition (tdlr)</em> », nous rappelle M. Dubois. Avec le temps, la banique s’est transmise de parents à enfants, devenant un plat familial avec des variétés spécifiques aux communautés. Sa saveur simple fait de la banique un pain polyvalent, qui peut accompagner une variété de plats différents, ce qui a donné naissance à des idées telles que le « burgerbanique » ou les « tacos-banique ».</p>



<p><strong>Retour en cuisine</strong></p>



<p>Sur l’îlot central de la cuisine, M. Dubois commence à combiner les ingrédients : la farine, le gras du bacon, l’eau, un peu de sel, de bicarbonate de soude, et de sucre. Normalement, il utilise de la levure naturelle, mais à cause du temps limité (cela aurait exigé le temps de lever), la levure chimique va suffire. Une fois les ingrédients bien intégrés, c’est l’heure du malaxage. Pendant une quinzaine de minutes, les mains de M. Dubois travaillent sur la pâte alors qu’elle commence à prendre forme. Une fois que la pâte peut être étirée au point d’être translucide (le window pane test), elle est prête.</p>



<p>De là, deux méthodes de cuisson sont les plus courantes. Premièrement, on peut placer la banique dans un four bien chaud (autour de 400 degrés Fahrenheit) pour la cuire comme un pain traditionnel. Au bout de 20 minutes, une fois que la croûte a bruni, on la retire du four pour éviter qu’elle se dessèche. Une autre méthode courante consiste à frire la banique, ce qui rappelle un beignet plat ou une queue de castor. La méthode de préparation est pareille, sauf que la friture donne à la banique une texture bien plus croustillante. C’est excellent lorsqu’on la trempe dans de la confiture de baies réchauffée! </p>



<p>La perception de la banique a beaucoup évolué depuis ses origines. Ce qui a commencé malheureusement comme une conséquence du colonialisme est aujourd’hui ancré dans la culture autochtone, indispensable pendant les pow-wow et diverses fêtes à travers le continent. « <em>Avec le temps, parce que ça fait quelques centaines d’années et que les gens ont grandi avec ça, c’est devenu moins un aliment de base à cause de la nécessité et plus un aliment de base à cause des liens familiaux</em> », conclut M. Dubois.</p>
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		<title>Tentés de fermenter?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/tentes-de-fermenter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stu Doré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[choucroute]]></category>
		<category><![CDATA[cornichon]]></category>
		<category><![CDATA[fermentation]]></category>
		<category><![CDATA[kimchi]]></category>
		<category><![CDATA[natto]]></category>
		<category><![CDATA[omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[pain au levain]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58645</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un guide rapide sur la fermentation et les adresses montréalaises.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Il est environ midi vingt-huit, le soleil brille de mille feux sur le campus de McGill et près de 138 étudiants se bousculent simultanément pour quitter les « décombres » de Leacock 132. Étonnement, la faim te prend la panse, et, du coin de l’œil, il est possible d’observer une icône mcgilloise, là, au loin : le « <em>hot-dog man </em>». Rapidement, tu t’y rends et commandes ce que tous commandent, un <em>hot dog</em>, puis te diriges vers la table pour y garnir ton fantastique plat. Ketchup, moutarde, oignons: tout s’y trouve. Pourtant, un plat en particulier attire ton regard : la choucroute. Le plat est toujours plein ; mais qui en mange, et pourquoi? Qu’est-ce que la choucroute de toute façon?</p>



<p>Eh bien, la choucroute est un accompagnement d’origine germanique qui, comme bien d’autres aliments du même genre, est soumis à un procédé de fermentation. Cette fermentation dénommée <em>lactique </em>est l’une des nombreuses variétés connues de ces méthodes de transformation bactérienne, parce que, oui, l’un des éléments principaux de la fermentation sont les bonnes bactéries. On retrouve celles-ci sur la surface des produits bruts, comme le chou, les concombres et même le lait! Cependant, la fermentation, c’est bien plus que le travail de certains microbes et légumes…</p>



<p>En effet, voici les différents éléments de base nécessaire à la fermentation lactique, ainsi que leur utilité dans le processus :</p>



<p><strong>Les bonnes bactéries </strong>: Ce sont les mamans du processus de fermentation lactique. Elles travaillent jour et nuit pour produire les glucides et les carbohydrates dans le but de les réduire à leur plus petite forme pour se nourrir. En effet, puisque la fermentation lactique est une transformation anaérobique, elle ne nécessite pas d’oxygène, mais des glucides qu’elle transforme en acide lactique et en énergie. Cette énergie anaérobique libérée est alors la clé de la progression de la glycolyse débutée précédemment. Cette boucle crée un amas croissant d’acide lactique dans la solution, ce qui diminue le pH de l’aliment et le rend ainsi plus acide! Les types de bactéries trouvées dans le milieu de fermentation lactique sont habituellement les bactéries Lactobacillus, Pediococcus et Lactococcus.</p>



<p><strong>Le glucose/l’amidon </strong>: Le glucose et les carbohydrates sont un peu comme la nourriture des bonnes bactéries, ils apportent ainsi de l’énergie lors du processus de fermentation et sont les victimes de la glycolyse. Dans un milieu aérobique, les bactéries se nourrissent de l’oxygène dans le but de décomposer les matériaux organiques sur lesquels ils sont disposés. Cependant, la fermentation lactique requiert un milieu anaérobique pour ainsi contrer les mauvaises bactéries pouvant apparaître lors du processus. L’acidité du milieu crée un environnement instable pour leur survie, ce qui prolonge la conservation de l’aliment! Cette acidification se stabilise habituellement autour d’un pH de 4.</p>



<p><strong>Le sel </strong>: Dans cette grande boucle de microbes, le sel semble jouer un rôle uniquement gustatif, mais il ne faut pas s’y laisser prendre : il est beaucoup plus utile que cela! Effectivement, le sel aide à l’inhibition de la croissance de bactéries inutiles lors du procédé de fermentation. Il aide à retirer l’excédent d’eau des légumes, ainsi que les mauvaises bactéries du même coup. Les sels conseillés pour les recettes de fermentations sont habituellement des sels non iodés, du genre kasher, gros sel à marinade ou de mer, puisque l’iode peut avoir un effet défavorable sur le résultat final.</p>



<p>On retrouve aussi d’autres types de fermentations, telle que la fermentation éthanolique (alcoolique), dont le nom seul devrait annoncer la direction dans laquelle cette méthode se dirige. Similaire à la fermentation lactique, l’alcoolique requiert cependant une levure, et non une bactérie, et transforme de fait les sucres en éthanol et en dioxyde de carbone. C’est ainsi que naissent les produits alcoolisés tant appréciés par les Français, les Anglais, les Allemands, ou bien les traditionnels Québécois amateurs de « Tite Frette ». On utilise aussi cette technique dans le procédé du pain artisanal au levain, ce qui démontre sa polyvalence!</p>



<p><strong>Kimchi : </strong>Plat coréen consistant de légumes fermentés. Le kimchi est souvent connu sous sa forme traditionnelle de chou napa (<em>Baechu-Kimchi</em>) fermenté, tranché ou en feuille complète, mais il existe un énorme éventail de légumes utilisés dans sa création, comme le kimchi d’oignons verts (<em>Pa-Kimchi</em>), de radis (<em>Kkakdugi</em>) ou encore de feuilles de moutarde (<em>Gat-Kimchi</em>). Il peut être fait épicé (grâce au <em>gochugaru </em>et <em>gochujang</em>) ou « blanc » (dans un jus clair).<br><strong>Où? </strong>H‑Mart Ste-Catherine (Centre-ville), MTLKFOOD, Lee N Kim, Marché K, Marché C&amp;T, Marché Eden, Marché T&amp;T<br><strong>Recettes? </strong>Maangchi – <a href="https://m.youtube.com/user/Maangchi" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">YouTube</a> et son <a href="https://www.maangchi.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">blog</a></p>



<p><strong>Choucroute : </strong>Faite de chou fermenté, elle est habituellement utilisée en accompagnement avec les sandwichs, les assiettes de viandes ou les assiettes du genre <em>Ploughman</em>. Elle est habituellement non épicée, mais peut être accompagnée de moutarde, d’épices ou de raifort, ce qui élève sa saveur d’un ton!<br><strong>Où? </strong>Rachelle-Béry, Marché Avril, Épicerie PA Nature, Marché Adonis<br><strong>Recettes? </strong><a href="https://www.daringgourmet.com/how-to-make-sauerkraut/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Daring Gourmet</a>, <a href="https://www.holmenlofoten.no/holmens-fermentation-library-sauerkraut-with-red-cabbage-and-horseradish/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Holmen / Lofoten</a></p>



<p><strong>Kombucha : </strong>Un thé fermenté sucré probiotique qui est légèrement pétillant et offert en version avec ou sans sucre. Le kombucha originaire de Chine connaît une montée en popularité remarquable!<br><strong>Où? </strong>Partout!<br><strong>Recettes? </strong><a href="https://www.youbrewkombucha.com/guide-to-first-fermentation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">You Brew Kombucha</a>, American Homebrewers Association – <a href="https://homebrewersassociation.org/beyond-beer/making-kombucha-at-home/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Blog</a></p>



<p><strong>Cornichons fermentés : </strong>Différents des cornichons traditionnels que l’on retrouve dans les épiceries, puisqu’ils n’utilisent habituellement aucun vinaigre et présentent une marinade de visibilité plus trouble. Le goût? Croquant, sûr et portant la saveur classique du ferment en avant-plan. Les cornichons fermentés existent sous forme sûre et semi-sûre (Malossol)!<br><strong>Où? </strong>Rachelle-Béry, IGA, Marché Euro Market, Marché La Branche D’olivier<br><strong>Recettes? </strong><a href="https://tortore.wordpress.com/2013/09/16/cornichons-malossol/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Cornichons Malossol</a></p>



<p><strong>Natto : </strong>un aliment consistant de fèves de soja fermentées, de consistance collante et filamenteuse. Son goût est très polarisant, mais habituellement est vendu en magasin dans des petits plats de styromousse, accompagné d’huile de sésame et de moutarde, ou de sauce soya. Le natto est couramment mangé avec du riz et vient en petites portions d’environ une demi-tasse, démontrant son goût puissant!<br><strong>Où? </strong>H‑Mart Ste-Catherine (Centre-ville), Marché K, Sushi Dépanneur sur Mont-Royal, Marché T&amp;T, Marché C&amp;T</p>



<p><strong>Pain au levain : </strong>Ne nécessite pas tant d’explications, c’est en effet un pain, comme les autres, mais il utilise le levain comme source de nutriments pour lever. Le pain au levain est habituellement plus « présent » en bouche, offre une texture plus rebondissante sous la dent et une croûte plus croquante. Contrairement au pain à la levure traditionnelle, le pain au levain est plus facile à digérer grâce au processus de fermentation présent.<br><strong>Où? </strong>Plougastel, Rachelle-Béry, Boulangerie Artisanale 773 Beaubien<br><strong>Recettes? </strong><a href="https://www.theperfectloaf.com/best-sourdough-recipe/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">The Perfect Loaf</a>, <a href="https://www.farmhouseonboone.com/beginners-sourdough-bread-recipe/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Farmhouse on Boone</a></p>
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		<title>Faut-il boire pour s’amuser?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/faut-il-boire-pour-samuser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[sobriété]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissante sobriété des étudiants redéfinit leur façon de profiter des soirées.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Faut-il absolument avoir un verre à la main pour profiter d’une soirée étudiante? Pour Benji, étudiant à la faculté des arts de McGill, la réponse est claire : « Oui! Tu ne peux pas aller en boîte de nuit sans boire, on apprécie beaucoup mieux pompette! » Pourtant, de plus en plus de jeunes ne boivent plus – ou du moins, plus autant qu’avant. Selon une <a href="https://sante-infobase.canada.ca/alcool/eccadeep/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">enquête</a> réalisée par le gouvernement canadien, il y aurait eu une diminution de 74 % par rapport au cycle 2019–2020 concernant la consommation d’alcool au cours des 30 derniers jours.</p>



<p>D’après le rapport, il y a plusieurs causes à cette récente baisse. Une des principales raisons invoquées est la diminution des rendez-vous sociaux (79 %), ou encore une volonté d’économiser de l’argent (16 %). D’autres arguments qui sont apparus au cours des entretiens pointent vers une question de goût, et une certaine appréhension de perdre le contrôle.</p>



<p>Pendant longtemps, boire en soirée était une norme sociale implicite. Rien de mieux qu’un <em>shot </em>pour entamer la fête. Mais qu’en est-il maintenant?</p>



<p><strong>Boire pour socialiser</strong></p>



<p>Pia, une autre étudiante à McGill, donne son avis : « Ça dépend surtout de combien tu veux t’intégrer dans un groupe, et de combien ce groupe boit », explique-t-elle. Selon Pia, l’alcool peut jouer un rôle dans la socialisation, pas différent de celui de la cigarette. « Quand tu es dans un groupe de fumeurs et qu’ils partent en pause, mais que toi tu ne peux pas supporter l’odeur du tabac, tu perds des moments importants et c’est plus dur de s’intégrer. C’est similaire avec l’alcool, ajoute-t-elle, si tous les autres membres du groupe boivent, il y a une certaine pression à se conformer ». Elle admet cependant n’avoir jamais été victime d’une telle pression.</p>



<p>Même lors de la semaine d’intégration, Frosh – pourtant un événement où la consommation d’alcool est mise en avant – les organisateurs offraient toujours des alternatives. Aujourd’hui, il n’est pas exceptionnel qu’un étudiant décide de passer une soirée sans alcool. Les témoignages recueillis sur le campus auprès de telles personnes attestent que ce choix est généralement respecté par leurs amis.</p>



<p><strong>Apprécier la soirée sobre</strong></p>



<p>Un sentiment récurrent chez les étudiants interrogés est que boire avant d’aller en boîte de nuit leur permet de se sentir moins gênés, de relâcher la pression. Il sert aussi, pour certains, à mieux apprécier la musique et le cadre. Mais cet argument cache un certain paradoxe. Comme le souligne Pia, « si mes potes arrivent en boîte sobres, ils vont trouver la musique médiocre et vont vouloir partir ». Elle s’esclaffe, un peu exaspérée : « Moi, je sais très bien que c’est exactement la même chose qu’ils trouvent “trop cool” quand ils sont bourrés. » Selon elle, choisir de rester sobre oblige au contraire à porter davantage attention à l’environnement et à l’expérience de la soirée. Cela permet, avec le temps, d’apprendre à profiter réellement du moment sans dépendre de l’alcool. Une compétence que, d’après Pia, beaucoup d’étudiants négligent, faute d’oser affronter la boîte de nuit sans ce coup de pouce préalable.</p>
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