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	<title>Archives des Diri(gente) - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 19 Sep 2023 22:15:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>S’engager sans perdre le Nord</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/09/13/sengager-sans-perdre-le-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Diri(gente)]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Association étudiante de l&#039;Université de McGill]]></category>
		<category><![CDATA[clubs]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Enquête : associations et clubs étudiants à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/09/13/sengager-sans-perdre-le-nord/" data-wpel-link="internal">S’engager sans perdre le Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Des centaines de clubs</strong></p>



<p class="has-drop-cap">Quand je suis arrivée à McGill, l’immense variété de clubs et d’opportunités m’a complètement déboussolée. Je voulais explorer les possibilités, mais face à leur abondance, j’étais paralysée. Et il y a de quoi l’être, l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) gère plus de 230 clubs, couvrant des sujets aux antipodes et proposant à différentes communautés de se retrouver, et d’ affirmer leur présence sur le campus. Par où commencer… Probablement par la Soirée des Activités (<em>Activities Night</em>) qui aura lieu ce mercredi 13 et jeudi 14 septembre de 15h à 20h, qui permet de littéralement sillonner entre les clubs, qui font valoir leur identité et vous convaincront peut-être de les rejoindre.</p>



<p>Le but lorsque l’on s’engage est avant tout de trouver sa place, au sein d’une communauté qui nous représente et nous permet de développer des compétences en fonction de nos centres d’intérêts. Certains clubs à McGill sont organisés et développés d’une façon impressionnante, y appartenir donne de vraies responsabilités qui s’inscrivent dans le concret. Les conférences <em>McGill Model United Nations Assembly </em>(McMun) ou <em>Secondary Schools’ United Nations Symposium </em>(SSUNS) accueillent par exemple chaque année des milliers d’étudiantes et étudiants de toute l’Amérique du Nord. Ils·elles viennent participer à ces simulations des Nations unies réputées, et elles sont entièrement organisées et dirigées par des étudiant·e·s de l’Université McGill. Les enjeux sont grands, alors ces expériences apportent des apprentissages uniques que l’on ne trouverait jamais dans les livres.</p>



<p class="has-text-align-center">« Je voulais explorer les possibilités, mais face à l’abondance j’étais paralysée »</p>



<p>Il y a aussi les clubs qui représentent des communautés marginalisées, des minorités ethniques, géographiques ou religieuses, et qui peuvent créer un réel sentiment d‘ appartenance au sein d’une université si grouillante d’étudiant·e·s qu’elle en devient impersonnelle. Faire partie d’un club peut permettre de compléter des enseignements, mais aussi d’aider à trouver une communauté au sein de laquelle on se sent exister. Il ne faut pas hésiter à essayer, mais ne pas non plus se perdre en surchargeant son emploi du temps. </p>



<p>Comment éviter de s’écrouler sous le poids des impératifs? <em>Le Délit </em>a rencontré Lucille Applegate, une étudiante en troisième année très impliquée depuis sa première année dans de nombreux clubs qui lui ont donné de belles responsabilités, et enseigné beaucoup. Elle nous parlera aussi des difficultés qu’elle a rencontrées, et du cheminement qui l’amène à trouver le bon équilibre.</p>



<p><strong>Une étudiante (très) impliquée</strong></p>



<p>Depuis sa première année, Lucille est très impliquée au sein de nombreux clubs, et occupe des positions à responsabilités qui lui demandent du temps. Elle a commencé en devenant vice-présidente des Affaires externes du <em>First Year Council </em>de l’AÉUM, dès son arrivée à l’Université. Dès la session d’hiver de sa première année, elle a fait partie de l’équipe de délégation de simulation des Nations unies de l’université, qui se réunit tous les samedis matins et demande beaucoup de travail en dehors de ces réunions. Puis, durant cette même session, elle fut désignée pour organiser les événements qui ont lieu durant la conférence SSUNS pour des milliers d’étudiant·e·s du secondaire pendant quatre jours en novembre. Lucille choisit ses engagements en fonction de deux critères : elle veut « relever des défis et rencontrer de nouvelles personnes, qui lui ressemblent et qui l’inspirent ». Pour ces raisons, elle a également décidé d’être coordinatrice de la logistique du Frosh de la Faculté des arts cette année, qui fut « avec mon expérience à SSUNS, mon engagement préféré, car incroyablement gratifiante ».</p>



<p><strong>Le bon équilibre</strong></p>



<p>Faire partie d’autant de clubs tout en poursuivant des études à l’Université McGill peut être compliqué à gérer, logistiquement, mais aussi mentalement. Lorsque l’on s’engage dans un club, il n’est jamais possible d’être complètement conscient·e du temps que cela va prendre, d’autant plus pendant la première année, alors que tout est découverte. Lucille nous confie qu’il est déjà arrivé que « mes engagements prennent le dessus sur mes études et que cela ait un effet sur mes notes ». Il a toujours été important pour elle de ne pas laisser tomber les gens avec qui elle travaille, car contrairement au cours, dans un club, si l’on ne remplit pas sa part, le travail retombe souvent sur quelqu’un d’autre. Elle considère d’ailleurs le sens des responsabilités que cela lui a donné comme le plus grand enseignement que ses engagements lui ont apporté. Avec le temps, elle a appris que les études et la santé mentale sont les vraies priorités. Lorsque cela devient trop, « il ne faut pas hésiter à communiquer avec les autres membres du club, car nous sommes tous·tes des étudiant·e·s avant tout ». Finalement, il faut savoir prendre des pauses et prendre soin de soi.</p>



<p><br>Après s’être essayée à de nombreux clubs et engagements différents, Lucille nous a donné un conseil pour celles et ceux qui veulent s’impliquer dans un club. Elle m’a répondu : « Osez vous lancer. Le but n’est pas de tout savoir avant d’essayer, les clubs sont là pour nous apprendre, et ils sont parfois des révélations. » Lucille a appris le sens du devoir envers les autres et envers elle-même, mais aussi l’organisation. En construisant des projets avec d’autres, elle a pu vivre l’esprit de communauté, qui peut parfois être difficile à trouver au sein d’une si grande université.</p>



<p><strong>Et <em>Le Délit</em>?</strong></p>



<p>Faire partie du <em>Délit </em>est également une expérience particulière qui donne de nombreuses responsabilités et demande beaucoup de temps. En effet, le journal paraît toutes les semaines et assume le rôle d’être la première plateforme d’informations francophones sur le campus de McGill, les éditrices et éditeurs doivent ainsi toujours assumer leur part de travail. Nous avons de ce fait demandé à notre rédacteur en chef depuis la session d’hiver 2023, Léonard Smith pourquoi et comment il occupait cette position si importante pour notre fonctionnement, à côté de ses études. Il dit considérer le <em>Délit </em>comme un apprentissage à part entière et unique, que les études ou la vie professionnelle ne permettraient jamais. Il précise : « Je considère le <em>Délit </em>comme un processus au sein duquel on est amené à être en constant apprentissage. C’est une expérience unique en son genre de travailler dans une association à but non lucratif mais qui a tout de même les moyens de diffusion à sa disposition pour rejoindre le lectorat chaque semaine. »</p>



<p class="has-text-align-center">« Faire partie du <em>Délit </em>est également une expérience particulière qui donne de nombreuses responsabilités et demande beaucoup de temps »</p>



<p>Concernant la nature même de notre club, qui nous forme au métier de journaliste par le fait même de la pratique et de l’entraide, il ajoute : « Cela nous amène à nous confronter à une diversité de propositions, que ce soit de la part des membres de l’équipe ou des contributeur·rices en réévaluant et en questionnant constamment nos propres opinions. Le <em>Délit </em>est un endroit propice au partage et à l’entraide. On exerce notre esprit critique au quotidien, et il n’y a pas de formations similaires pour les journalistes en devenir à McGill. »</p>



<p>Faire partie de clubs est une expérience unique qui vient compléter l’enseignement universitaire d’une façon plus personnelle, qui nous ressemble. </p>
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		<item>
		<title>Violon, féminité et éducation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/03/22/violon-feminite-et-education/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Diri(gente)]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Portrait : deux violonistes s’attaquent à un morceau compliqué et nous parlent de leurs parcours. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Cette semaine, Au Féminin s’est entretenu avec Marie-Claire Cousineau et Isabelle Bélanger-Southey, deux violonistes inspirantes qui joueront dimanche prochain, le 26 mars à 16 heures à l’église Saint-Pierre Apôtre, une pièce d’Eugène Ysaÿe, rarement interprétée dans le monde étant donné son niveau de difficulté élevé. Elles nous parlent de musique, mais aussi de féminité et de leur expérience en tant qu’enseignantes à l’école <em>Les Petits Violons </em>fondée par le père de Marie-Claire Cousineau. Une école qui vise à accompagner les élèves et à leur apprendre à jouer ensemble, plutôt que de les mettre en compétition.</p>



<p><strong><em>Le Délit (</em>LD<em>) </em></strong><em>: Pouvez-vous vous présenter brièvement et résumer votre parcours en quelques mots?</em></p>



<p><strong>Marie-Claire Cousineau (MCC) </strong>: Je suis la directrice de l’école <em>Les Petits Violons </em>mais aussi la fille du fondateur. Quand j’étais plus jeune, le violon était mon activité préférée de la semaine, de loin. Pour autant, je ne pensais pas que j’allais devenir violoniste dès le début. Au début, j’enseignais pour donneR un coup de main, puis je suis allée à l’université étudier le violon, et tout est venu naturellement. Quand on fait de la musique classique, plusieurs portes s’ouvrent : on peut décider de faire des concours, des auditions pour être dans un orchestre symphonique, faire de la musique de chambre. J’avais décidé de faire de l’enseignement tôt, j’ai donc poursuivi dans cette voie. À côté, je suis musicienne à l’Orchestre Métropolitain.</p>



<p><strong>Isabelle Bélanger-Southey (IBS) </strong>: Moi, j’ai commencé ici, aux <em>Petits Violons</em>, et je ne suis jamais partie. J’ai appris avec le père de Marie-Claire, Jean Cousineau, et éventuellement avec Marie-Claire. J’ai commencé à faire de l’orchestre symphonique au secondaire et je ne me suis jamais arrêtée parce que j’aime vraiment ça. Je suis allée à l’Université de Montréal étudier le violon d’interprétation, où j’ai étudié avec Yukari, la sœur de Marie-Claire, violon soliste à l’Orchestre Métropolitain de Montréal. Je n’ai pas quitté le nid! J’enseigne aux <em>Petits Violons </em>depuis quelque temps et j’ai commencé récemment à jouer à l’Orchestre Métropolitain.</p>



<p><strong>LD</strong><em>: Est-ce que jouer la sonate pour deux violons en la mineur, Op. posth. d’Eugène Ysaÿe dimanche 26 mars prochain est un accomplissement pour vous; et si oui, en quoi?</em></p>



<p><strong>MCC </strong>: Oui, c’est un accomplissement parce que c’est une œuvre difficile et longue, et aucune d’entre nous ne l’a déjà jouée. Quand on prend une œuvre que l’on a jamais déchiffrée, c’est un long processus, parce qu’au-delà d’en jouer les notes, il faut décider ce que l’on veut exprimer, pour que cela nous ressemble. Pour la petite histoire de l’œuvre, elle a été composée par Eugène Ysaÿe pour une de ses élèves, qui s’avérait être la reine de Belgique et qui devait être vraiment douée parce que la sonate est très difficile. En réalité, elle l’était même un peu trop, car ils ne l’ont finalement pas jouée. Il était difficile de trouver des versions de référence, nous avons donc travaillé avec plusieurs partitions, parce qu’il y avait des erreurs dans certaines mais aussi parce que nous avons préféré des parties de différentes versions. Mais oui, c’était une grosse entreprise.</p>



<p><strong>IBS </strong>: Personnellement, c’est la première fois que je me plonge dans l’univers d’Ysaÿe pour jouer une pièce. Je trouve magnifique ce qu’il fait, mais de là à le jouer en concert… C‘était un travail de longue haleine, cela fait depuis septembre qu’on se retrouve pour travailler.</p>



<p><strong>LD </strong><em>: Pouvez-vous nous parler d’une figure de la musique que vous admirez ou qui vous a influencée? Peut-être une femme?</em></p>



<p><strong>MCC</strong> : Dans mon cas, c’est certainement ma sœur, Yukari. Ma sœur est plus âgée que moi, de quatre ans, donc elle a toujours été mon idole à tous les niveaux, parce que c’est ma grande sœur tout simplement; mais aussi parce que Yukari a réussi à faire un peu tout dans le violon, au-delà d’être violon soliste à l’Orchestre Métropolitain. J’ai eu la chance une fois de jouer à côté d’elle dans un orchestre, où elle était invitée en tant que violon solo. J’ai pu voir de près ce qu’implique le travail qu’elle fait, les choses qu’elle essaye de dire, les choses qu’elle ne dit pas mais qu’elle indique, des choses invisibles pour le public mais impressionnantes pour une violoniste.</p>



<p><strong>IBS </strong>: De mon côté, Yukari a aussi été un modèle. Elle était ma professeure récemment, mais même plus jeune, j’allais voir l’Orchestre Métropolitain et je la voyais jouer sur scène. Et puis, Marie-Claire est aussi un modèle pour moi, depuis que je suis plus jeune, en tant que professeure. Puis maintenant, j’admire le travail de direction que Marie-Claire fait ainsi que son travail à l’orchestre. Il y a tellement de choses que je reçois d’elle, musicalement mais aussi dans la vie de tous les jours.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« C’était un travail de longue haleine, cela fait depuis septembre qu’on se retrouve pour travailler »</p>
</blockquote>



<p><strong>LD </strong><em>: Est-ce que vous pensez qu’il existe des barrières pour évoluer dans le monde de la musique en tant que femmes? Si oui, pouvez-vous nous parler de votre expérience personnelle, d’une anecdote peut-être?</em></p>



<p><strong>MCC</strong>: Il y en a, c’est sûr, mais je ne suis pas sûre qu’elles soient spécifiques au monde du violon. Personnellement j’en ai peu ressenti, mais j’ai eu un parcours un peu particulier. Quand je suis arrivée dans le monde de la musique, mon chemin était déjà plus ou moins tracé car j’étais la fille du fondateur des <em>Petits Violons. </em>L’Orchestre Métropolitain fait aussi des efforts pour mettre au programme des œuvres de compositrices. C’est un choix qu’il faut faire pour rendre justice à toutes les œuvres de femmes qui ont été perdues à travers le temps.</p>



<p><strong>IBS </strong>: Je n’ai pas non plus beaucoup ressenti cela. À Montréal, les barrières sont plus subtiles. Par contre, j’ai eu des discussions avec des amies qui me parlaient des barrières physiques de performance. Je vis avec des instrumentistes qui, à certaines périodes du mois, perdent complètement leur soutien de respiration, qui est à la base de leur instrument. Il faut compenser, parvenir à être la meilleure même lorsque certaines de nos capacités sont altérées, et cela demande plus d’efforts.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« C’est un choix qu’il faut faire pour rendre justice à toutes les œuvres de femmes qui ont été perdues à travers le temps »</p>
</blockquote>



<p><strong>LD </strong><em>: Pensez-vous que votre identité de femme influence la façon dont vous faites de la musique? Et d’une façon plus générale, quels sont les éléments de votre vie qui vous inspirent et ont forgé votre sensibilité musicale?</em></p>



<p><strong>MCC </strong>: Je n’ai pas envie de rentrer dans le cliché de la sensibilité féminine. D’une façon générale, il y a des moments dans nos vies où nous sommes plus ou moins émotives, et parfois nous jouons quelque chose et avons accès à des sentiments différents. Si on est ouvert à ce que cela nous inspire, cela peut modifier notre façon de jouer et être une grande richesse. Pour ce qui est de mon travail d’enseignante, avoir eu des enfants a profondément changé ma compréhension des enfants; après, j’ai eu beaucoup plus de facilité à communiquer avec mes élèves.</p>



<p><strong>IBS </strong>: Je pense que cela s’exprime plus dans l’enseignement, c’est vrai. Il me semble qu’en tant que femmes, nous sommes plus habituées à être entourées, à nous soutenir dans notre vie en général. J’ai l’impression que cela rend plus facile la création de liens avec les élèves, quel que soit leur genre. C’est une généralité, mais je pense avoir plus de facilité à construire une relation proche, de confiance, avec les élèves. On parle beaucoup ces dernières années des hommes qui se sentent isolés parce qu’on ne leur a pas appris à construire autour d’eux un réseau assez fort et sincère, parce qu’on leur apprend moins à se confier, parce qu’il faut être « fort ». Ici, tout le monde peut trouver sa place, sans prise en compte de son genre, on voit évoluer et on accompagne tout le monde individuellement.</p>



<p>Vous pouvez aller voir Marie-Claire Cousineau et Isabelle Bélanger-Southey dimanche à l’église Saint-Pierre Apôtre à 16 heures jouer la merveilleuse et intrigante pièce d’Eugène Ysaÿe. L’entrée est libre et gratuite.</p>
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		<item>
		<title>Être la meilleure</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/02/22/etre-la-meilleure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Diri(gente)]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[meilleure]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Opinion : Analyse introspective de la confiance en soi féminine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Gravir des montagnes&nbsp;</strong></p>



<p class="has-drop-cap">À toutes les étudiantes qui doutent d’elles tout en aspirant à tellement de grandeur : cet article ne vise pas à être un compte rendu objectif de la confiance en soi féminine, mais plutôt une analyse subjective de la société telle qu’elle nous empêche d’aborder la vie avec la même confiance que nos analogues masculins. Il m’a semblé que ce sujet était particulièrement intéressant, car tandis que le féminisme nous appelle généralement à lutter contre des inégalités qui nous sont extérieures et sur lesquelles nous avons peu de contrôle, la perpétuation des inégalités de genre réside également en notre for intérieur. Des discriminations articulent également nos membres et nos façons de vivre, elles sont alors a priori imperceptibles par nos sens, plus difficiles à identifier, et font pourtant tout autant de dégâts. Notre socialisation, notre éducation, notre culture et nos expériences personnelles façonnent irrévocablement notre caractère. Il est alors difficile de faire la différence entre ce que nous sommes vraiment et ce que les éléments extérieurs nous dictent d’être. Il devient alors intéressant de se questionner sur l’origine de certains de nos traits de caractère ou de nos comportements lorsque ceux-ci représentent des freins et semblent nous maintenir dans certaines positions de subordination. Est-ce le cas pour la confiance féminine? Existe-t-il des fardeaux communs aux femmes qui les empêchent de jouir d’une pleine confiance en elles? Une étude de l’Université de Munich faite en 2013 révèle qu’une femme sur huit négocierait son salaire à l’embauche, contre un homme sur deux. Un article du British Medical Journal datant de 2019 affirme que les femmes scientifiques utiliseraient 12% de qualificatifs positifs de moins que leurs confrères dans les articles qu’elles rédigent pour présenter leurs travaux. Bien d’autres études montrent encore que dans le monde professionnel, et également dans le monde des études supérieures, les femmes ont tendance à se mettre davantage de bâtons dans les roues. Pourtant, nous nous accordons toutes depuis longtemps pour affirmer que l’intelligence n’a pas de genre. Il me semble également que l’expérience féminine apprend le courage et la résilience d’une façon relativement générale. Je vous propose d’embarquer avec moi dans ce petit voyage à travers certains passages de vie qui, il me semble, ont beaucoup à nous dire sur la construction de la confiance en elle d’une femme occidentale, et en particulier sur son endommagement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Une étude de l’Université de Munich faite en 2013 révèle qu’une femme sur huit négocierait son salaire à l’embauche, contre un homme sur deux »</p>
</blockquote>



<p><strong>Là d’où je viens</strong></p>



<p>Nous associons la confiance en soi à certains comportements qui ne sont traditionnellement pas toujours imprégnés dans l’éducation que reçoivent les filles. Il faut se penser la plus forte, la plus compétente, avoir une certaine croyance aveugle en ses capacités, une résistance aux chocs et aux doutes. La confiance en soi est associée à l’assertivité, à l’affirmation et à la réactivité. Ce sont des caractéristiques davantage associées à la masculinité stéréotypée, plutôt qu’aux attendus sociaux des femmes. Dès leur plus jeune âge, les garçons sont poussés à exprimer avec fierté leurs qualités, tandis que les filles sont plus généralement élevées dans l’humilité. Cet élément varie selon la famille dans laquelle nous grandissons, nous évoluons aussi toutes avec moins de modèles féminins pour beaucoup de sphères professionnelles. L’histoire du sexisme est ancienne, et il fut un temps où les femmes étaient complètement absentes du monde professionnel. Même lorsque cela n’est pas le cas, elles y sont moins représentées et accèdent plus difficilement à des positions d’élite. Je crois que quelque chose de très inconscient s’opère ainsi lorsque que l’on est enfant et que nous rêvons d’avenir, un avenir où nos seuls modèles de réussite sont des hommes. J’ai toujours rêvé d’être réalisatrice de films, ma petite sœur rêvait d’évoluer dans les sciences, dans des métiers pour lesquels les femmes sont largement sous-représentées. Il est ainsi plus difficile de croire en soi, de s’associer à ces personnes, car lorsque nous lisons leurs histoires, les hommes sont très différents de nous ; ils ne travaillent pas de la même façon et ont des parcours qui ne peuvent être ceux des femmes. Nous nous demandons si nous avons les qualités requises, nous avons parfois le sentiment qu’il faudra redoubler d’efforts pour parvenir à ces métiers. La culture populaire occidentale a également tendance à promouvoir l’image du garçon guerrier et combattant, prêt à se lancer sur le champ de bataille sans l’ombre d’une émotion. La férocité n’est pas associée aux stéréotypes de la féminité, les femmes apprennent donc sans cesse à se plier. Alors, les petites filles ont besoin qu’on leur rappelle la forme que peut prendre leur force, combien celle-ci peut être puissante et leur permettre de gravir des montagnes, de remonter des cours d’eau et de conquérir tous les métiers dont elles rêvent.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;Je crois que quelque chose de très inconscient s’opère ainsi lorsque que l’on est enfant et que nous rêvons d’avenir, un avenir où nos seuls modèles de réussite sont des hommes&nbsp;»</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="563" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/02/Tobon-confiance-en-soi-1000x563.jpg" alt class="wp-image-50997" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/02/Tobon-confiance-en-soi-1000x563.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/02/Tobon-confiance-en-soi-330x186.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/02/Tobon-confiance-en-soi-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/02/Tobon-confiance-en-soi-1536x864.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/02/Tobon-confiance-en-soi.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/laura-tobon/?media=1" data-wpel-link="internal">Laura Tobon</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Les Autres&nbsp;</strong></p>



<p>Je crois que les réseaux sociaux, auxquels les femmes sont de plus en plus exposées et à un âge de plus en plus jeune, y sont également pour quelque chose. J’ai grandi dans une sphère imaginaire où les corps sont parfaits, les vies sont parfaites et où les encombres et les défauts n’existent pas. Ce que l’on voit sur les réseaux sociaux constitue un idéal, qui semble être l’idéal féminin, une perfection à laquelle nous apprenons à aspirer. Nos modèles ne montrent pas de gouttes de transpiration ou de voix fortes, ils incarnent les stéréotypes de la féminité, la douceur, la beauté, l’intelligence sans prétention et les sourires. Le regard des autres est un tribunal, les attentes de la société pour les femmes donnent le tournis et nous apprenons à être jugées, sans cesse, pour nos façons d’être, de paraître et d’incarner. Le conflit avec notre confiance en nous naît alors, car pour croire en soi, il faut s’accepter et s’affranchir des façons dont les autres nous ont définies. Il faut oser déranger, être convaincue de la valeur de ses qualités et savoir ce que l’on mérite. Lorsque notre confiance est abîmée par les critiques de nos physiques et de nos caractères, fondées sur des injonctions associées à la féminité, cela se répercute sur tous les aspects de notre vie qui demandent une affirmation. Il est intéressant lorsque vous faites face à des situations de stress avant un examen ou avant de parler de vous, de refaire votre propre voyage intérieur. Doutez vous de vous parce que vous n’êtes pas si douée que cela ou bien parce que vous vous êtes souvent senti rabaissée pour des facteurs qui n’ont pas rapport, comme, par exemple, votre physique? Vous méritez de vous regarder attentivement, pour abattre les parasites qui vous ont été imposés et qui vous empêchent de jouir pleinement de qui vous êtes.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le regard des autres est un tribunal, les attentes de la société pour les femmes donnent le tournis et nous apprenons à être jugées, sans cesse, pour nos façons d’être, de paraître et d’incarner »</p>
</blockquote>



<p><strong>Se déconstruire&nbsp;</strong></p>



<p>Le monde est à refaire, certes. Les inégalités et discriminations sont infinies, et il y a beaucoup à déconstruire. Or, nous sommes aussi le monde et notre intérieur est fait de cet environnement révoltant. Les barrières qui nous empêchent d’atteindre une parfaite équité sont aussi en nous, et les identifier permet tout d’abord de se déculpabiliser, afin de ne pas laisser le cheval de Troie nous envahir pour toujours. L’impression du « plafond de verre », à laquelle les femmes sont régulièrement confrontées, est aussi une affaire de société. La recherche d’équité demande parfois de mettre en place des dispositifs pour ajuster les discriminations si profondément ancrées dans la société qu’elles en deviennent intrinsèques aux individus, que ces derniers le veuillent ou non. </p>



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<p>« Les barrières qui nous empêchent d’atteindre une parfaite équité sont aussi en nous, et les identifier permet tout d’abord de se déculpabiliser, afin de ne pas laisser le cheval de Troie nous envahir pour toujours&nbsp;»</p>
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<p>Les sphères ou formations qui ont pour but de permettre aux femmes de se réapproprier leur for intérieur sont ainsi pertinentes et doivent être plus amplement développées. Il n’est pas trop tard pour apprendre à voir et à profiter de notre force pour ne plus être notre première ennemie face à la difficulté. Parcourez vos corps et vos esprits comme s’ils appartenaient à un être cher.&nbsp;</p>
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