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	<title>Sami Meffre - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Le vent tourne pour les statisticiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2016 15:13:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Il y a quelques années, j’ai compris une chose à propos des sciences économiques, c’est que les économistes n’y ont jamais rien compris.» Dans une entrevue avec le Washington Post parue en mars 2009, Nassim Taleb expliquait ainsi pour la énième fois que les économistes, ces docteurs de notre fragile bien-être économique, ne sont tout&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/le-vent-tourne-pour-les-statisticiens/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le vent tourne pour les statisticiens</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/le-vent-tourne-pour-les-statisticiens/" data-wpel-link="internal">Le vent tourne pour les statisticiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«Il y a quelques années, j’ai compris une chose à propos des sciences économiques, c’est que les économistes n’y ont jamais rien compris.» Dans une entrevue avec le Washington Post parue en mars 2009, Nassim Taleb expliquait ainsi pour la énième fois que les économistes, ces docteurs de notre fragile bien-être économique, ne sont tout simplement pas digne de notre confiance aveugle. Il poursuit sa diatribe en rappelant au journaliste que Bernanke, ancien président de la Fed (Federal Reserve, banque centrale américaine, ndlr), prédisait une «période de prise de risques modérée» en 2007, alors que l’économie mondiale était sur le point d’imploser. En rétrospective, on pourrait presque se permettre la comparaison avec un étudiant de troisième année se persuadant que son cours de 8h30 le lendemain ne sera pas douloureux alors qu’il commande sa douzième bière.</p>
<p><strong>Des sondeurs visiblement myopes</strong></p>
<p>Un parallèle pourrait être aisément fait avec un bon nombre d’experts en 2016. En effet, dans la série des experts décrédibilisés, après un mémorable premier épisode en 2008, 2016 semble faire office de suite. Non, le Royaume-Uni n’a pas voté pour rester dans l’Union européenne. Non, les conséquences de ce résultat inattendu pour beaucoup n’ont pas jusqu’ici été cataclysmiques. Non, Hillary Clinton n’a pas été élue. Non, l’avènement de Trump n’a pas — du moins, pas pour l’instant— engendré une réaction en chaîne apocalyptique.<br>
Pourtant, économistes, analystes politiques, prédicateurs, astrologues et experts de l’avenir en tout genre nous avaient annoncé un avenir bien différent. Bloomberg a affiché un agrégat de sondages tout au long de la campagne du référendum britannique. Le camp Brexit a été prédit vainqueur moins de 10 jours sur une période s’étendant sur plus de 300 jours. Et même le 22 juin, veille du vote, l’agrégat de sondages montrait encore le camp Brexit perdant, bien que, à ce point de la campagne, les résultats étaient tellement serrés que la marge d’erreur réduisait à néant la pertinence des sondages. Mark Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre, avait quant à lui laissé entendre qu’une sortie de l’Union européenne aurait des conséquences dramatiques pour le royaume.<br>
Pourtant, la Grande-Bretagne a voté «Oui» et, bien que la Livre britannique ait chuté de près de vingt pourcents face au dollar américain, l’index boursier traquant les 100 plus importantes compagnies britanniques, le FTSE 100 (lire «le footsie», ndlr) a grimpé de presque huit pourcents depuis le 22 juin dernier.</p>
<p><strong>Un problème mondial</strong></p>
<p>Outre-Atlantique, l’histoire semble s’être répétée. Le Huffington Post a aussi publié un agrégat de sondages qui traquait les résultats de pas moins de 377 sondages émis par 43 organismes lors de la campagne des élections américaines. M. Trump n’a pas été donné vainqueur une seule semaine.<br>
En outre, sa possible élection avait été annoncée comme la prochaine période de grande instabilité. Pourtant, trois semaines après son élection — car oui il a été élu — les indices boursiers américains ont atteint des sommets. Le vénérable Dow Jones Industrial Average (Dow, ndlr), indice traquant la performance de trente des plus importantes firmes américaines, est récemment passé au-dessus de la barre historique des 19 000 points, enregistrant une augmentation de pas moins de sept pourcents depuis le 8 novembre dernier. Le S&amp;P 500, indice souvent regardé comme l’indice de référence des marchés américains, a lui aussi atteint des records historiques. Pourtant, pas plus tard qu’une semaine avant le vote, Tobias Levkovich, responsable du département d’analyses sur le marché des actions américaines auprès de la banque Citi, annonçait à ses clients que le S&amp;P 500 pourrait chuter de trois à cinq pourcents si Trump était donné vainqueur. La prédiction de M. Levkovich n’était pas celle d’un tireur isolé, mais s’inscrivait plutôt dans un consensus global qu’une victoire du camp Trump mettrait les marchés financiers à mal.</p>
<p><strong>Le futur nous le dira</strong></p>
<p>Les conséquences de ces humiliations publiques subies par les médias, sondeurs, économistes, et chercheurs sont assez simples: la confiance accordée aux experts par la population a chuté au fur et à mesure que leur taux d’erreurs s’aggravait. Cependant si l’on regarde des études faites par le passé, on serait tenté de dire que les résultats des élections ne sont pas arrivés en dépit des prédictions de ces experts mais peut-être à cause d’elles.<br>
Eiser, J. R., Stafford, T., Henneberry, J., et Catney, P. expliquent ainsi dans un publication universitaire publié en 2009 que même si la population a grande confiance en la communauté d’experts et scientifiques, l’expertise n’est pas le critère principal quand il en vient à donner complète crédibilité aux propos d’un autre individu. Ils démontrent en effet que l’on donne une plus grande crédibilité aux personnes que l’on perçoit comme ayant les meilleurs intentions à notre égard, qui font souvent parti de nos amis et de notre famille. Or, ce sont les grandes villes et campus universitaires, foyers des statisticiens et académiciens, qui ont voté comme le conseillaient les experts. Il est donc normal que les personnes ne vivant pas dans ces zones là aient été moins sensibles à l’avis des experts, qu’à celui de leurs proches. L’évolution des sondages semblait illustrer pertinemment cette idée. En effet, alors que l’intelligentsia continuait à rendre publics leur avis pro-Clinton et pro-Europe, l’opposition ne se sentait que davantage étrangère à cette classe politique. Michael Gove — ancien ministre de la justice et pilier de la campagne du pro-Brexit — s’est même félicité de ne pas avoir le soutien de la communauté académique, en expliquant que la Grande-Bretagne «en avait assez des experts».<br>
Nous serions donc confrontés à une nouvelle réalité où les masses ne croient plus forcément en au prétendu consensus que les experts et scientifiques mettent en place. Toutefois, peut-on vraiment mettre le blâme sur ces masses, quand les médias publient des prédictions comme des quasi-certitudes et que les problèmes de conflits d’intérêts sont ancrés dans notre système électoral? Il reste à voir si ce problème va s’exacerber au vu des prochains grands événements politiques, avec notamment les élections présidentielles et législatives françaises et les élections fédérales allemandes.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une pétition pour sauver la bibliothèque de l’Institut Polonais</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/04/05/une-petition-pour-sauver-la-bibliotheque-de-linstitut-polonais-polonais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 05:59:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill met abruptement fin à sa collaboration avec l’Institut. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">eudi dernier, le 31 mars, l’association des étudiants polonais à McGill (McGill Polish Students’ Association, <i>ndlr</i>) a organisé une journée découverte de l’Institut Polonais des Arts et Sciences au Canada (<i>Polish Institute of Arts and Sciences in Canada</i>, <i>PIASC</i>, <i>ndlr</i>) dans le hall d’entrée du bâtiment Leacock. En janvier, l’administration McGill a décidé d’abruptement mettre un terme à sa collaboration avec le PIASC, jugeant insalubre le bâtiment qu’elle avait prêté à l’institut plus de 70 ans auparavant. Cette journée avait pour but de récolter assez de signatures et de support de la part de la communauté McGilloise afin de pousser l’administration McGill à révoquer sa décision de janvier.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4982px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-25308" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-polish.jpg" alt width="4982" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-polish.jpg 4982w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-polish-330x219.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-polish-768x509.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-polish-1000x662.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-polish-850x563.jpg 850w" sizes="(max-width: 4982px) 100vw, 4982px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Vittorio Pessin</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Dès la création de l’Institut en 1943, McGill avait proposé d’accueillir le siège du PIASC sur son campus. Cet Institut avait originellement été créé par le biais d’une collaboration entre des universitaires canadiens et des universitaires polonais cherchant refuge en Amérique du Nord lors de la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, on compte notamment le professeur Wilder Penfield, qui donnera par la suite son nom à la rue qui traverse le campus mcgillois, ainsi que de nombreux autres professeurs de l’Université McGill. Cet Institut comporte aujourd’hui la plus grande bibliothèque polonaise en Amérique de Nord. Cette dernière, située sur le campus, offre aux étudiants un accès gratuit et illimité à sa collection de pas moins de 50 000 médias. La richesse de cette bibliothèque a été louée de nombreuses reprises par la Pologne et pas moins de 10 000 de ses livres font maintenant partie intégrante de la bibliothèque de McGill.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au total, c’est plus de 550 signatures qui ont été récoltées au fil de la journée, mais le combat ne s’arrête pas là. En effet, l’association des étudiants polonais à McGill encourage les membres de la communauté mcgilloise à venir signer la pétition au siège de l’Institut situé au 3479 rue Peel.&nbsp;</span></p>
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		<title>Budget provincial 2016–2017</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/03/22/budget-provincial-2016-2017/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 21:52:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit décortique le 3ème budget provincial du gouvernement Couillard.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/03/22/budget-provincial-2016-2017/" data-wpel-link="internal">Budget provincial 2016–2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Un budget équilibré est de nouveau au menu cette année. En effet, jeudi dernier, M. Leitão, ministre des Finances du gouvernement Couillard, a présenté son nouveau budget pour l’année fiscale 2016–2017 et sans surprise, l’équilibre budgétaire était de mise. Mieux, le budget de cette année devrait permettre de dégager un surplus de deux milliards de dollars. M. Leitão se félicitait ainsi d’avoir «remis la maison en ordre». Des services sociaux et de santé aux entreprises, en passant par l’éducation, de nouvelles infrastructures, et un nouveau bouclier fiscal, ce troisième exercice budgétaire semble toucher à tout. Le Délit décortique pour vous ce budget tout neuf.</span></p>
<hr>
<h2 class="p1"><span class="s1"><b>Des chiffres sur des mots</b></span></h2>
<p class="p1">C<span class="s1">ette prochaine année fiscale s’annonce être l’année des records. En effet, ce ne sont pas seulement les revenus, mais aussi les dépenses de la Belle Province qui passent la barre des 100 milliards de dollars. Denis Coderre a annoncé sa satisfaction envers le nouveau budget provincial, mais tout le monde n’est pas du même avis. En effet, cet exercice budgétaire a déclenché moult réactions auprès des partis d’opposition, ces derniers le jugeant encore beaucoup trop austère pour le contexte de ralentissement économique actuel. Cela s’explique par le fait que seulement certains programmes, tels que RénoVert, seront financés par des programmes existants, comme la taxe carbone payée à la pompe à essence. D’autres programmes, comme la rénovation des écoles, seront financés partiellement par une réallocation de fonds. Cependant, une augmentation des fonds injectés dans les programmes gouvernementaux signifie soit une hausse des recettes du gouvernement, soit une réduction de ses dépenses. Et pour l’exercice fiscal 2016–2017, les deux seront de mise. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans un premier temps, certains ministères continueront leur régime minceur lancé lors du précédent budget. Par exemple, la Direction des poursuites criminelles et pénales verra son budget amputé de plus de cinq millions de dollars. Dans un second temps, le gouvernement Couillard a renouvelé son ambition de simplifier et alléger le complexe administratif québécois.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Sur le plan des recettes, le gouvernement continue de capitaliser sur ses monopoles gouvernementaux: Loto-Québec et la Société des alcools du Québec (SAQ). En effet, cette année, la SAQ a rapporté dix millions de dollars de recettes supplémentaires par rapport à l’an passé, et ce chiffre devrait doubler au cours de l’année qui vient. En tout, ces deux entités ont rapporté 48 millions de dollars de recettes supplémentaires au cours de l’année passée, et cette croissance ne devrait pas s’arrêter au cours des prochaines années.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De son côté, la dette augmentera de 5 milliards pour atteindre les 213 milliards l’année prochaine. Ceci s’explique en partie par l’investissement provincial dans les Séries C de Bombardier. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le service de la dette provinciale devrait alors coûter pas moins de 10 milliards de dollars aux habitants de la province. Mais tout n’est pas noir de ce côté puisque grâce au fonds des générations, le ratio dette-PIB québécois devrait se maintenir autour des 55%. M. Leitão a ici aussi réitéré son intention de réduire ce ratio autour des 50% d’ici à la fin du mandat du gouvernement Couillard.</span></p>
<hr>
<h2 class="p1"><b>Aide à la <i>consommation verte</i> et </b><span class="s1"><b>réhabilitation de mines</b></span></h2>
<p class="p1">Lors de la présentation de l’exercice budgétaire, le gouvernement Couillard a annoncé la mise en place du programme RénoVert. Ce programme, ayant un coût évalué à 175 millions de dollars pour le prochain exercice fiscal, vise à encourager les Québécois et les Québécoises à rénover leur maison de façon écoresponsable. Au travers de ce programme, les citoyens de la Belle Province recevront 20% de leurs dépenses de rénovation sous la forme de crédit d’impôt à la condition que les matériaux utilisés soient certifiés «écoresponsables». Avec un plafond de 10 000 dollars, ce programme est une aubaine à la fois pour les producteurs de matériaux «verts» et pour les avocats d’un Québec plus sensible à la cause environnementale.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le nouveau budget ne s’arrête pas là puisqu’il prévoit aussi une accélération de la décontamination des sites miniers québécois. De nouveau, le gouvernement essaie ici de faire un investissement à la fois économique et écologique. À ce jour, le Québec compte presque 500 mines abandonnées dont un certain nombre sont à ciel ouvert. Leur réhabilitation devrait permettre un retour de la faune et de la flore dans ces milieux complètement défrichés. Mais si ce programme répond à des considérations environnementales, il apporte aussi un second souffle à ces régions durement touchées par le ralentissement de l’activité minière au Québec. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En accélérant la cadence, le gouvernement provincial prévoit d’avoir réhabilité au moins 80% des sites miniers abandonnés au Québec d’ici 2021. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En résumé, ce nouveau budget semble s’inscrire dans l’optique d’un Québec plus vert au cours des prochaines années, même si, pour les plus sceptiques, ces programmes ne sont pas encore suffisants.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-25233" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2.jpg" alt width="3300" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-330x330.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-1000x1000.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-850x850.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-50x50.jpg 50w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-64x64.jpg 64w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-96x96.jpg 96w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/E-Rond2-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Matilda Nottage</span>		</figcaption>
	</figure>

<h2 class="p1"><span class="s1"><b>L’éducation, la santé et les services sociaux </b></span></h2>
<p class="p1"><span class="s1">H</span><span class="s1">istoriquement les plus grosses dépenses du gouvernement, les budgets de l’éducation, et de la santé et des services sociaux représenteront respectivement 17,2 milliards de dollars et 33,7 milliards de dollars de dépenses lors de la prochaine année fiscale. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ainsi, le budget de l’éducation augmentera de 3% cette année. En comparaison, il avait augmenté d’un maigre 0,9% au cours de l’exercice dernier. Il permettra une augmentation de 1,7% du budget accordé aux universités. Deux fonds seront également débloqués. Le premier, d’une valeur de 200 millions de dollars sera principalement utilisé pour rénover des écoles, tandis que le second, d’une valeur de 164 millions de dollars, aura pour but de lutter contre le décrochage scolaire. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Si cette augmentation est saluée, elle ne satisfait pas tout le monde. Jacques Létourneau, président de la Coalition Avenir Québec, expliquait que le gouvernement ferait mieux d’investir le surplus budgétaire dans l’éducation des jeunes Québécois plutôt que de le placer dans le fonds des générations, destiné à réduire le poids de la dette québécoise. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De son côté, le ministère de la Santé verra son budget augmenté de près de 2,4% en 2016–2017. Mais la nouvelle est loin de faire l’unanimité. En effet, seulement 88 millions de dollars du budget supplémentaire seront destinés aux usagers tandis que 454 millions de dollars iront aux hausses salariales. Selon les mots de Pierre Blain, porte-parole du Regroupement des comités d’usagers, «on a l’impression que les travailleurs se sont mis les mains dans le pot de bonbons». De leurs côtés, les unions pro-gratuité de la Santé, telle que la Coalition solidarité santé, dénoncent le fait que les augmentations promises cette année ne suffiront même pas à «maintenir le niveau de service de l’an dernier, qui ne maintenait pas lui non plus le niveau de l’année précédente!»</span></p>
<hr>
<h2 class="p1"><span class="s1"><b>Bouclier fiscal et nouvelles infrastructures</b></span></h2>
<p class="p1"><span class="s1">S</span><span class="s1">i l’éducation et la santé représentent une partie importante des augmentations budgétaires, ce ne sont pas les seules mesures à avoir été présentées jeudi dernier. M. Leitão a dévoilé jeudi dernier son nouveau bouclier fiscal. Ce dernier, après implémentation, devrait alléger la facture fiscale des petites et moyennes entreprises (PME) de pas moins de 280 millions de dollars au cours des cinq prochaines années. Ce bouclier semble être la réponse du gouvernement Couillard aux nombreuses accusations de l’opposition. En effet, cette dernière accuse le gouvernement libéral d’avoir tué la croissance économique et la consommation des Québécois au travers de ses nombreuses mesures d’austérité. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a favorablement accueilli le nouveau budget Leitão. Elle a notamment souligné l’importance de ce bouclier fiscal en tant que moteur de croissance. Selon elle, ce crédit d’impôt va permettre d’inciter les Québécois au travail. Elle souligne aussi que ce nouveau budget répond à leurs attentes dans les secteurs de l’agroalimentaire, du tourisme et de l’accès à l’énergie.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour autant, cette dernière initiative pourrait devenir sujette à controverse au cours des prochains mois. En effet, elle offrira un rabais sur la facture d’électricité aux grandes entreprises manufacturières ou dans le domaine de la transformation de ressources naturelles. Ainsi jusqu’à 40% des coûts d’un projet d’investissement pourront être remboursés par le biais de cette initiative. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Si elle est saluée par ses bénéficiaires et va certainement déclencher une nouvelle vague d’investissement dans l’ensemble de ces secteurs, cette clause du budget pourrait passer de travers auprès des détracteurs du gouvernement. Il y a un mois, l’investissement du gouvernement auprès des séries C de Bombardier avait déjà déclenché une vague protestataire dans la population de la province. Beaucoup se plaignaient du fait que le gouvernement privilégiait les grandes multinationales eau lieu des petites entreprises locales.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En matière d’investissement, M. Leitão a bien souligné l’importance de Montréal au Québec puisque la ville récoltera près du tiers du budget infrastructures du gouvernement provincial. Cela permettra d’alléger celle-ci du poids de ses dernières larges dépenses telles que les nouvelles rames de métro. Le gouvernement du Québec devrait ainsi aider la ville de Montréal à financer ses nouvelles rames de métro ainsi qu’à maintenir et rénover ses infrastructures routières.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le nouveau budget semble, ici encore, mettre l’accent sur un gouvernement plus proactif envers les pôles majeurs de son économie.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/03/22/budget-provincial-2016-2017/" data-wpel-link="internal">Budget provincial 2016–2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le ciel serait-il la limite?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/09/le-ciel-serait-il-la-limite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2016 21:10:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance record des fonds indiciels cotés canadiens sous les projecteurs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/09/le-ciel-serait-il-la-limite/" data-wpel-link="internal">Le ciel serait-il la limite?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong><span class="s1">L</span><span class="s1">es fameux <i>index trackers </i>canadiens continuent sur leur lancée en 2016 alors que 2015 avait déjà été une année record pour ces fonds. L’intérêt croissant que les grands fonds de pension portent à ce type d’investissement pourrait en effet indiquer un changement de mentalité chez les gestionnaires de fonds, ces grands manitous du système financier moderne.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>2015: une année record</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Les fonds <i>trackers</i>, aussi appelés fonds indiciels cotés ou encore ETF (<i>Exchange-Traded Fund</i>, <i>ndlr</i>) sont généralement des fonds qui cherchent à reproduire les indices boursiers, tels que le <i>Standard &amp; Poor 500</i> (<i>S&amp;P 500</i>). Ce dernier est un indice boursier basé sur 500 des plus grandes compagnies américaines cotées en bourses.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Apparus à la fin des années 1980, ces fonds ont vu leur popularité croître au cours des deux dernières décennies pour devenir un produit incontournable des marchés financiers.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Au cours de l’année passée, l’industrie de ces<i> trackers</i> a explosé à des niveaux records. En effet, selon Clare O’Hara du <i>Globe and Mail</i>, ce ne sont pas moins de 16,5 milliards de dollars canadiens qui ont été rajoutés à ces fonds, tandis que le groupe d’institutions financières proposant ce type de produit s’est vu rajouter trois membres au cours de l’année passée. Au total, on compte maintenant douze de ces institutions, dont notamment la Banque de Montréal (BMO).</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si à ce jour, ces ETF ne représentent que 10% des fonds mutuels, ils représentent près de 20% des afflux de fonds d’investissement. En d’autres mots, il semblerait que ces fonds représentent une part de plus en plus importante de notre industrie financière et cela est confirmé dans le rapport de la BMO sur la projection des fonds indiciels cotés en 2016. De plus, cette popularité ne semble pas s’être arrêtée au Canada puisque le <i>Financial Times</i> expliquait le 10 janvier dernier que l’Europe et le Japon avaient eux aussi observé des chiffres de croissance similaires dans leur secteur financier respectif. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un changement de mentalité</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si vous avez été bercé par le mythe de l’investisseur-oracle qui gagne des millions en choisissant parfaitement quel titre financier acheter, ou vendre, au moment le plus propice, la popularité record des fonds <i>trackers</i> devrait écorner cette belle image. En effet, la caractéristique primaire de ces produits financiers est que l’investisseur n’investit plus dans une seule compagnie mais dans un groupe relativement divers de compagnies. Finis donc les retours à trois chiffres. À l’inverse, les investisseurs ne sont maintenant plus exposés aux risques individuels de chaque compagnie mais aux risques de toutes les compagnies du fond dans lesquels ils ont investi.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Certains expliquent ce changement de stratégie par un retournement de mentalité: «<i>si tu ne peux pas les battre </i>[les ETF]<i>, rejoins-les.</i>» Selon Christos Costandinides, fondateur de la firme de consultation <i>BlueHarbor</i>, «2015 a été l’année où il est devenu évident que les ETF ne sont plus de simples instruments financiers, mais une véritable idéologie qui transformera l’industrie de la gestion d’actifs telle que nous la connaissons.» </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">D’autres pensent que les jours de cette croissance inexorable sont comptés. En effet, avec l’avènement de leur toute-puissance est venu le regard scrupuleux des régulateurs, et de nombreux acteurs des marchés s’accordent sur le fait qu’une réforme des régulations pourrait changer la donne en demandant aux gestionnaires de fonds de s’aligner sur les régulations du système bancaire.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Alors que l’économie canadienne cherche un second souffle au milieu de cette crise pétrolière, une réforme du type Bale III (l’ensemble des réformes du système bancaire après la crise de 2007, <i>ndlr</i>) de l’industrie pourrait déclencher une nouvelle fuite des capitaux vers des produits financiers plus intéressants, tandis qu’un manque de réforme pourrait être une future source d’instabilité pour le système. Ce débat devrait devenir de plus en plus pressant au cours des prochaines années, voire mois, avec cette montée soutenue de la popularité des fonds <i>trackers</i>.&nbsp;</span></p>
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		<title>Les rois sont morts, vivent les rois</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/01/26/les-rois-sont-morts-vivent-les-rois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2016 20:11:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une analyse de la crise pétrolière.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/01/26/les-rois-sont-morts-vivent-les-rois/" data-wpel-link="internal">Les rois sont morts, vivent les rois</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a semaine dernière, le prix du baril de pétrole brut américain est brièvement passé en-dessous des 28 dollars. C’est un niveau record pour le cours du baril qui était à plus de 100 dollars il y a 18 mois. En effet, la dernière fois que le prix du baril avait plongé si bas était il y a plus d’une décennie, en 2003 plus exactement. Beaucoup s’interrogent alors sur le pourquoi du comment de cette chute effrénée du baril. Après tout, est ce que l’on ne nous avait pas promis que l’on n’aurait bientôt plus de pétrole? </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>En 2016, le pétrole est roi…</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si un jour vous décidez de vous mettre à vivre consciemment et ainsi choisissiez de bannir le pétrole de votre vie, bonne chance: il est devenu une partie aussi importante de notre vie que la nourriture ou l’eau. Le pétrole ne sert pas seulement comme carburant pour les voitures, les avions, les trains et autres moyens de transport, il sert aussi comme combustible de chauffage et comme matière première pour virtuellement tous les produits synthétiques qui existent, que ce soit de façon directe ou indirecte. Au Canada, la consommation de pétrole s’élève à 1,5 million de barils par jour, soit 2,5% de la consommation mondiale. Pas mal pour un pays qui ne représente que 0,5% de la population mondiale. En 2016, le pétrole est inévitable: il nous transporte et nous chauffe, mais transporte aussi la plupart des biens que nous consommons et est partie intégrante de la plupart de ces biens. Il correspond aussi bien souvent à une des formes d’énergie les moins chères pour les pays en voie de développement. Il représente le sang visqueux de l’économie moderne et, à ce jour, aucun pays ne peut se targuer d’être complètement indépendant de ce dernier.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>…mais qui est le roi du pétrole?</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">On pourrait penser que les rois du pétrole sont les grandes multinationales et les pays exportateurs de pétrole. Les compagnies publiques dominent largement le podium que ce soit en terme de réserve ou de production alors que seulement quatre compagnies privées prennent une place dans le top 10 des plus gros producteurs de pétrole: BP, <i>la Royal Dutch Shell</i>, <i>ExxonMobil</i>, et <i>Chevron</i>, et aucune ne se place dans le top 10 des plus grosses réserves pétrolières.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Mais à l’ère où le baril de pétrole est moins cher qu’un baril de poulet frit du Kentucky, peut-on vraiment parler de ces pays et compagnies comme des rois du pétrole?</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 2015, les revenus de l’Arabie Saoudite n’ont pas réussi à couvrir ses vastes dépenses (162 milliards contre 260 milliards de dollars) tandis que le chômage chez les jeunes séoudiens entre 16 et 29 ans s’élevait à 29% dans la même année. Le budget qatari est lui aussi près de passer dans le négatif en 2016. De leur côté, la Russie, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan ont vu leur monnaie s’écrouler avec des taux de changes records. L’Azerbaïdjan s’est même mis à taxer toute sortie de monnaie étrangère dans une tentative désespérée de ralentir la descente aux enfers de la sienne. Le Venezuela fait face à une potentielle inflation de plus de 720% cette année, selon le FMI.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Du côté des multinationales, le résultat n’est guère plus joli: <i>ExxonMobil</i> est celle qui s’en sort le mieux avec une chute de seulement 27% du cours de son action depuis l’été 2014, tandis que les trois autres ont chuté de plus de 30% sur la même période — la <i>Royal Dutch Shell</i> en tête, avec une chute de près de 40% du cours de son action.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 5336px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-24538" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-infographie.jpg" alt width="5336" height="3544" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-infographie.jpg 5336w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-infographie-800x531.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-infographie-768x510.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-infographie-1x1.jpg 1w" sizes="(max-width: 5336px) 100vw, 5336px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Matilda Nottage</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Qui a assassiné les rois? </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Avec des cours du pétrole si bas et une volatilité si forte, il serait naïf de croire qu’il n’y a qu’un seul coupable. Les doigts pointent plutôt dans tous les sens. La Chine, l’Europe, Daesh, le Moyen-Orient… tous les coupables habituels sont de mise pour cette chasse aux sorcières. Tout d’abord, il faut comprendre les problèmes qui freinent la demande de pétrole. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’Europe est en pleine crise d’identité, exacerbée par la crise des migrants qui est venue s’ajouter à sa crise économique, ses mouvements nationalistes d’extrême droite, ou encore les envies de sécession dans certains pays comme le Royaume-Uni. L’ambiance n’est donc clairement pas à la forte croissance, contrairement à ce que l’on peut observer chez nos voisins américains. Plus grave, la Chine, second importateur de pétrole, a vu sa croissance réduire au cours de l’année passée, événement qui a poussé les marchés financiers mondiaux dans une spirale de vente l’été dernier. La Chine et l’Europe représentant près de 38% du PIB mondial, la faiblesse de leurs économies respectives créait un environnement avec une plus faible demande de pétrole. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Du côté de l’offre, on assiste à une offre historiquement supérieure à la demande. Tout d’abord l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), dirigée par l’Arabie Saoudite, a répété qu’elle refusait de baisser son niveau de production et l’a, dans les faits, augmenté.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Cette stratégie est largement vue comme une façon pour les pays membres de l’OPEP d’étrangler les pays exportateurs de pétrole dont les coûts de production sont supérieurs. La principale cible de cette vendetta est l’huile de schiste: le pétrole non-conventionnel qui s’est libéralisé au cours de la dernière décennie en réponse aux hauts cours du pétrole dit «conventionnel». En effet, tandis que le pétrole conventionnel coûte en moyenne entre 30$ et 40$ par baril extrait, le pétrole de schiste coûte entre 40$ et 90$ à l’extraction. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">De plus, la récente levée des sanctions iraniennes a permis à l’Iran d’entrer pleinement sur le marché du pétrole, ajoutant plusieurs centaines de milliers de barils par jour sur le marché.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Mais ceci ne peut pas entièrement expliquer la chute des prix en dessous de la barre des 30$, c’est-à-dire en-dessous du coût d’extraction de la plupart des barils de pétrole, conventionnel ou pas. Pour cela, il faut se tourner vers la pseudo-guerre froide qui est en train de se dérouler au Moyen-Orient entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. Les deux pays cherchent à démontrer leur domination sur la région, notamment au travers de guerres par ennemis interposés comme celle au Yémen, mais aussi apparemment au travers d’une guerre économique. Dans celle-ci, le gagnant sera le pays qui pourra supporter le plus longtemps ces niveaux du cours du pétrole sans voir son économie politique imploser.</span></p>
<p class="p6">Les cours du pétrole ne semblent pas prendre le chemin d’une relance inopinée et les compagnies pétrolières s’en doutent aussi. Depuis le début de la crise, selon le <i>New York Times</i>, près de 250 000 employés ont été renvoyés, tandis que deux tiers des puits de pétrole ont été fermés. Cette crise n’est donc pas finie et si, comme le prédit la Banque Royale d’Écosse, cette crise pétrolière dégénère en crise économique, le baril de pétrole pourrait avoir un impact négatif conséquent sur l’avenir proche des étudiants qui termineront leurs études en 2016.</p>
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		<title>L’économie du partage au trot</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/01/19/leconomie-du-partage-au-trot/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 20:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Évaluation de la nouvelle consommation alternative.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/01/19/leconomie-du-partage-au-trot/" data-wpel-link="internal">L’économie du partage au trot</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">économie du partage devrait être le terme économique le plus populaire du moment. Après tout, tout le monde peut y prendre part, il vous suffit d’avoir un grenier, une maison, ou encore une voiture. Avec l’avènement des téléphones intelligents et du 100% connecté, cette forme d’économie a connu une croissance titanesque. Mais qu’en est-il vraiment? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Selon un rapport de <i>PriceWaterhouseCoopers </i>(PWC), l’économie du partage, aussi appelée l’économie collaborative, est un système dans lequel des individus ou des groupes d’individus vont gagner de l’argent à partir d’actifs qu’ils n’utilisent pas ou peu. En ce sens, leur actifs physiques sont «partagés» sous la forme de services. Par exemple, un appartement peut être «partagée» sur <i>Airbnb</i>, une voiture peut être «partagée» grâce à OuiCar ou encore Blablacar. Même de l’argent peut être échangé avec d’autre individus grâce à la plateforme <i>TransferWise</i>. Sur cette dernière, les individus qui souhaitent échanger leur argent dans une devise étrangère sont mis en relation avec d’autres individus comme eux qui désirent faire la transaction opposée.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une des plus importantes fondations de l’économie du partage est le fait que l’on n’a plus besoin d’acheter un produit matériel pour l’utiliser. Ce changement de mentalité s’est opéré au cours de la dernière décennie et selon Nicco Mele, auteur de<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>The End of Big: How The Internet Makes David The New Goliath</i> (<i>La Chute des Grands: Comment Internet Fait de David le Nouveau Goliath</i>, <i>ndlr</i>), s’exprimant dans une interview pour le site internet <i>Triplepundit</i>, «<i>ce changement s’est fait grâce à l’énorme réductions des coûts de transactions liés à l’engagement des individus dans de nombreuses activités</i>». En d’autres mots, le très haut débit internet et les téléphones intelligents ont permis de réduire la difficulté qu’avaient les gens à monétiser leurs actifs physiques. Maintenant un homme au foyer peut être chauffeur pour Blablacar le matin et amener ses enfants à l’école par la même occasion; il peut ensuite louer sa voiture pour la journée, cuisiner et vendre ses plats grâce à <i>Yuma</i>, et s’engager dans bien d’autres activités sans avoir à supporter le tracas et la monotonie d’un emploi dans un bureau. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1914px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24441" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-MPT.jpg" alt width="1914" height="2394" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-MPT.jpg 1914w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-MPT-330x413.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-MPT-768x961.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-MPT-799x1000.jpg 799w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/01/E-MPT-850x1063.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1914px) 100vw, 1914px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Les tromperies du partage</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Évidement tout n’est pas aussi utopique dans le monde réel. Julia Schor, professeure au Collège de Boston, explique que, comme toutes les théories économiques, la rhétorique de l’économie du partage est elle aussi à prendre avec précaution. Des compagnies ont tendance à capter un pourcentage assez important des revenus de leurs utilisateurs. <i>Uber </i>par exemple prend en moyenne des frais équivalents à 20% du coût total du voyage. Si l’on prend maintenant en compte tous les frais d’utilisation et de maintenance du véhicule, il est clair que devenir un partenaire <i>Uber</i> ne fait pas des conducteurs des hommes riches.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>De plus, la plupart du temps, les acteurs de l’économie collaborative ne sont pas soumis aux mêmes réglementations que leurs homologues dans les secteurs traditionnels, ce qui peut poser des problèmes de sécurité et de légalité.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Alors, que ce soit un outil de monétisation de la voiture et de l’appartement de monsieur-tout-le-monde ou bien la dernière perfidie trouvée par les grandes entreprises, on ne peut plus nier que l’économie du partage est présente dans notre vie de tous les jours et que malheureusement elle n’est pas très bien comprise. En effet, moins de la moitié de la population sait ce qu’est l’économie du partage selon une étude de PWC.</span></p>
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		<item>
		<title>Le B.-A. BA des hedge funds</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/le-b-a-ba-des-hedge-funds/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 16:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[définition]]></category>
		<category><![CDATA[finance]]></category>
		<category><![CDATA[Hedge funds]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> À grands risques, grands retours.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/le-b-a-ba-des-hedge-funds/" data-wpel-link="internal">Le B.-A. BA des hedge funds</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es fonds spéculatifs, ou encore<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>hedge funds </i>font fréquemment les gros titres. Dans la presse générale, on aime les diaboliser; dans la presse financière ils sont souvent mis sur un piédestal, symboles de la réussite même; et en politique, on leur accorde le même traitement qu’au reste du secteur financier: on les hait, du moins jusqu’à la prochaine levée de fonds de campagne. Mais que sont-ils vraiment? Que font-ils? </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Petite définition</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La structure légale d’un <i>hedge fund</i> lui a permis d’éviter les principales régulations du secteur financier. En effet, contrairement aux autres fonds, le <i>hedge fund</i> est autorisé à gérer l’argent de ses actionnaires de façon très agressive. Par conséquent, cela représente beaucoup de risque, soit beaucoup de retours sur l’investissement. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Trois stratégies, généralement évitées par les fonds classiques, sont souvent poursuivies par les <i>hedge funds</i>: la vente à découvert, les produits dérivés et le large levier financier. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La vente à découvert implique que le fonds emprunte une action à son courtier, la vend et s’engage à «rendre» l’action à son courtier au terme de l’horizon de placement. Cette stratégie peut s’avérer extrêmement lucrative si le prix de l’action venait à descendre: on vous prête une action à 50 dollars, et vous la vendez immédiatement. Une semaine plus tard l’action perd 50% de sa valeur, vous rachetez donc la même action pour 25 dollars (que vous aviez vendu 50 dollars une semaine plus tôt). Vous rendez alors l’action à votre courtier, et vous vous retrouvez avec 25 dollars dans la poche. Mais à gros retour, gros risque. Dans le cas adverse où le cours de l’action aurait pris 50%, vous auriez dû racheter l’action à 75 dollars, et auriez perdu 25 dollars dans l’opération. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les produits dérivés quant à eux, forment une si grande famille à part de produits financiers que nous reparlerons d’eux dans un prochain article.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1"> Le levier financier est en théorie très proche de la vente à découvert. Il consiste simplement à multiplier les profits et les pertes. Le levier financier peut être simplifié comme le ratio du capital propre au capital emprunté d’un investissement. Au Canada, lorsque vous achetez une maison, votre levier financier est typiquement de 4 pour 1 (la banque vous prête 80% de la valeur de votre maison). Dans le cas des <i>hedge funds</i>, selon une étude de la <i>Financial Conduct Authority</i> (FCA) sortie en Juin dernier, le levier brut moyen des <i>hedge funds</i> varie entre 20,3 et 45,6 dollars. En d’autres termes, si la valeur de l’investissement augmente de 1 dollar, le manager gagne entre 20 et 45 dollars (et vice versa pour les pertes). </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Une structure qui peut rapporter gros</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Né dans les années 50, le <i>hedge fund</i> n’est pas un fond d’investissement ordinaire. Tout d’abord, il assez exclusif: aux États-Unis, seuls les millionnaires peuvent investir dans les fonds spéculatifs en tant qu’investisseurs individuels. En outre, ils ont en moyenne moins de 10% de femmes employées. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Mais avant tout, le<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>hedge fund</i> est une machine à transformer ses directeurs en milliardaires. D’après <i>Fortune</i> en 2014, le top 25 des directeurs de <i>hedge funds</i> les mieux payés ont gagné, ensemble, la modeste somme de 11.6 milliard de dollars; et <i>Fortune</i> souligne que «<i>2014 n’était pas seulement une mauvaise année, c’était une des pires</i>». Par comparaison, ces managers avaient gagné presque le double en 2013. Le secret de ces sommes astronomiques réside dans la capacité de certains managers à réaliser des retours tout aussi abondants, peu importe les conditions des marchés.</span></p>
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		<title>Bal Masqué et Police</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 15:59:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[bal masqué]]></category>
		<category><![CDATA[masquerage]]></category>
		<category><![CDATA[MUS]]></category>
		<category><![CDATA[spvm]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les incidents du bal annuel de la MUS.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">V</span><span class="s1">endredi dernier, <i>Masquerage</i>, le bal annuel d’Halloween organisé par la <i>Management Undergraduate Society</i> (Société des Étudiants au Baccalauréat en Gestion, <i>ndlr</i>) à l’Olympia de Montréal, a tourné court après l’intervention du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) vers 1 heure et demie du matin. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une organisation de taille</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Cet événement annuel commencé en 2013 était censé rassembler près de 2 700 étudiants vendredi dernier. Les organisateurs l’avaient même surnommée «<i>la plus grande soirée d’Halloween étudiante du Canada</i>», ainsi que le plus gros concert organisé par la <i>MUS</i>. Pour ce faire, l’association étudiante avait loué le théâtre de l’Olympia de Montréal tandis que son événement affichait complet depuis mardi dernier. Aux festivités étaient annoncé Jackal, artiste originaire de Los Angeles, en première partie, et le duo Australien Mashd n Kutcher en tête d’affiche. Les organisateurs avaient déjà commencé leur journée du 30 octobre sous pression alors que le duo australien leur avait annoncé en fin de matinée qu’il aurait 45 minutes de retard dues à un retard sur leur vol. Finalement, le duo aura à peine eu le temps de commencer puisque la police montréalaise est intervenue seulement une vingtaine de minute après qu’ils aient debuté leur concert. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4619px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23836" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-masquerage.jpg" alt width="4619" height="4140" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-masquerage.jpg 4619w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-masquerage-330x296.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-masquerage-768x688.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-masquerage-1000x896.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-masquerage-850x762.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 4619px) 100vw, 4619px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Intervention Policière</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Selon un communiqué officiel de la <i>MUS</i> sur sa page <i>Facebook</i>, la police de Montréal aurait justifié cette intervention par la présence d’un trop grand nombre d’étudiants en état critique d’ébriété arrivant sur les lieux du concert. Selon ce même communiqué, la <i>MUS</i> blâme la police pour avoir choisi d’arrêter le concert en cours ainsi que pour avoir fait sortir les 2 500 participants d’un seul coup dans les rues de Montréal.Ce même choix a été critiqué par un des participants qui a confié au <i>Délit</i> que «<i>la sortie brusque de tous les étudiants était vraiment dangereuse et sans aucun égard</i>». Ce même participant a ajouté que «<i>la situation était complètement hors du contrôle des organisateurs, et leur réaction face aux plaintes des participants manquait vraiment de professionnalisme</i>». La <i>MUS</i> se défend en expliquant que tout d’abord, aucun des étudiants en état critique n’a été autorisé à rentrer dans le théâtre, et que de plus, leurs équipes de premiers secours étaient parfaitement capable de gérer la situation.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Si la <i>MUS</i> n’accordera pas de remboursement aux participants, elle a tout de même proposé une compensation aux étudiants de McGill. Samedi soir, un concert a été organisé dans l’urgence au théâtre Telus. Les billets à réserver en ligne étaient entièrement gratuits. Ce concert était ouvert a tous les étudiants de McGill. Les organisateurs ont même réussi à convaincre le duo de tête d’affiche Mashd n Kutcher de rallonger son séjour à Montréal afin de pouvoir endiabler ce concert de compensation. Si cet épisode noir a sûrement un peu terni la réputation de la <i>MUS</i>, cette dernière n’a pas eu le temps de s’apitoyer sur son sort alors que la cérémonie d‘ouverture d’<i>Hype Week</i>, nouvelle soirée de festivité, avait lieu lundi soir au Café Campus.</span></p>
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		<title>L’accord commercial secret</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/20/laccord-commercial-secret/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 19:13:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mise au point sur l’accord de Parteneriat Transpacifique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 5 octobre dernier, le Canada et ses partenaires ont ratifié l’accord de Partenariat Transpacifique (PTP) au terme de 5 ans de négociations. Ce nouvel accord commercial devrait permettre un commerce facilité entre les pays partenaires par des tarifs amoindris et la création de standards communs. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une ampleur sans précédent</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Initié par le Brunei, le Chili, la Nouvelle-Zélande et Singapour en 2005, cet accord de libre-échange compte maintenant 12 pays du pourtour du Pacifique (<i>Pacific Rim</i>): Brunei, Chili, Nouvelle-Zélande, Singapour, Australie, Canada, Japon, Malaisie, Mexique, Pérou, États-Unis, et Vietnam. Il englobe ainsi plus de 800 millions de personnes et impacte la majorité des principales industries telles que les services financiers, le commerce en ligne, l’agriculture, les pharmaceutiques, ou encore les télécommunications. Si les détails de l’accord n’ont pas encore été publiés et ne le seront très certainement qu’après les élections. Plusieurs passages du document officiel ont été dévoilés sur le site web lanceur d’alerte <i>WikiLeaks</i>. Le PTP fera notamment du Canada le seul pays du G7 ayant des accords de libre-échange avec les États-Unis, les Amériques, l’Europe, et l’Asie-Pacifique. Le clair vainqueur au Canada, selon le gouvernement, est l’industrie agroalimentaire qui va pouvoir non seulement augmenter sa présence dans les pays membres, mais aussi pouvoir opérer dans un environnement régulé et partagé par tous les partenaires.</span></p>
<p class="p4">
</p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 843px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23575" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-PTP.jpg" alt width="843" height="755" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-PTP.jpg 843w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-PTP-330x296.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-PTP-768x688.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 843px) 100vw, 843px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Un accord critiqué</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si cet accord promet beaucoup de bénéfices aux pays signataires, il déclenche aussi de vives critiques. Tout d’abord, la confidentialité des détails exacts du PTP a provoqué de nombreux remous. Le sénateur américain Ron Wyden a décrié que «<i>la majorité du Congrès soit gardée à l’écart des négociations tandis que des représentants de certaines grandes compagnies sont consultés et inclus dans le processus.</i>» Le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États est un des points les plus controversés de l’accord. Ce mécanisme permettrait à une firme d’attaquer un État devant un tribunal arbitral international, dans le cas où la firme juge que le pays hôte a nui à ses activités. Une des possibles conséquences est la perte de pouvoir et de liberté des gouvernements face aux corporations. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Un second point tout aussi controversé est l’approche de l’accord sur les standards de la propriété intellectuelle. Selon les documents publiés par <i>WikiLeaks</i>, il semble que ces standards seront très restrictifs: une longue durée d’exclusivité des droits d’auteurs, des brevets et de la propriété intellectuelle en générale. Médecins Sans Frontières a annoncé que cet accord tel quel aurait un effet dévastateur sur les pays les moins développés du partenariat. Ainsi, il aurait pour effet de restreindre la compétition entre les producteurs de médicaments génériques qui permettent de faire baisser les prix des médicaments. Au Canada, les deux opposants à M. Harper ont annoncé qu’ils attendaient d’avoir un peu plus de détails avant d’avoir une opinion sur le PTP.</span></p>
<p class="p6">Si cet accord paraît très prometteur, nous n’avons pour l’instant que la parole d’un gouvernement en période électorale comme information officielle. On notera aussi que la Chine,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>acteur majeur de l’économie de l’Asie Pacifique et principale partenaire commerciale de certains des pays membres du PTP, est absente de ce partenariat. On attend donc impatiemment la publication des détails de l’accord.</p>
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		<title>Déficits &#038; Compagnie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/06/deficits-compagnie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 18:50:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les revers économiques des programmes électoraux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p2"><span class="s1">À deux semaines des élections, les apparitions des candidats, les communiqués de presse, et les entrevues avec les représentants des partis se font de plus en plus fréquentes. Les attaques des candidats sont de plus en plus virulentes. On ne cesse de nous répéter que l’économie est au centre de cette campagne. Mais les points forts de chaque candidat en matière de relance économique sont-ils aussi profitables pour le Canada que ce que M. Trudeau, M. Harper, ou encore M. Mulcair essaient de nous le faire croire?</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1701px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23431" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis.jpg" alt width="1701" height="1701" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis.jpg 1701w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-330x330.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-1000x1000.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-850x850.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-50x50.jpg 50w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-64x64.jpg 64w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-96x96.jpg 96w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/E-partis-128x128.jpg 128w" sizes="auto, (max-width: 1701px) 100vw, 1701px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matilda-nottage/?media=1" data-wpel-link="internal">Matilda Nottage</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Parti libéral</b></span></p>
<p class="p6">Avec un investissement chiffré à cinq milliards de dollars pour chacun des deux prochains exercices budgétaires annuels, il est évident que le développement de l’infrastructure est un des points majeurs du Parti libéral. M. Trudeau propose ainsi de subventionner un plan de logement moins cher et la création de nouvelles garderies pour enfants. De plus, il s’engage à financer des structures «vertes» en améliorant celles existantes et en construisant des centres de traitement d’eaux usagées. Il propose aussi d’améliorer les infrastructures de transport au Canada.</p>
<p class="p6">Les bienfaits d’une politique de relance économique par le développement infrastructurel ne sont plus à démontrer. Le modèle économique d’Aschauer explique ainsi qu’il y a une corrélation positive et significative entre l’investissement dans l’infrastructure et la croissance économique.</p>
<p class="p6">Mais est-il bien sage de s’engager dans un déficit alors que le pays est déjà en récession? Après les deux <i>crashs</i> pétroliers de cette année, un déficit budgétaire pourrait ajouter à la méfiance des investisseurs étrangers alors que le pays est en grand besoin de placements afin de pallier au large recul du marché pétrolier. On peut ajouter qu’investir dans l’infrastructure c’est bien, mais encore faut-il que cette infrastructure ait une utilité quelconque. Il faudra d’ailleurs l’entretenir par la suite.</p>
<p class="p6">En conclusion, un plan de relance économique au travers d’un investissement infrastructurel est viable, mais encore faut-il que la potentielle administration Trudeau agisse avec diligence raisonnable et ne se contente pas de simplement dépenser l’argent du contribuable par amour d’une politique keynésienne coûteuse.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Parti conservateur</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le gouvernement Harper se cache à outrance derrière une philosophie économique du marché libre, alors qu’on en est très loin dans les faits. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le Premier ministre sortant a été, est, et restera le plus fervent supporteur de l’exploitation des sables bitumeux d’Alberta, et à plus grande échelle de l’économie de l’énergie fossile. Si M. Harper veut minimiser le rôle de l’État dans l’économie canadienne, il faudra qu’il arrête de vendre l’Alberta comme le nouvel El Dorado pétrolier. Son engagement pour le succès économique de cette région n’a fait qu’amplifier l’impact des fluctuations des cours pétroliers. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Friedman expliquerait clairement que si c’est en les marchés libres que croit M. Harper, il faut qu’il laisse les marchés décider du sort de l’économie canadienne. On peut tout de même saluer l’entrée du Canada dans l’Accord de Partenariat TransPacifique (plus connu sous le sigle PTP,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>ndlr</i>) orchestré par le gouvernement sortant (et vivement critiqué par M. Mulcair). On souhaite maintenant avoir plus de détails sur les impacts réels de «ce marché de 800 millions de clients» en Asie et en Amérique du Nord qu’affirme ouvrir ce nouvel accord. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Nouveau Parti Démocratique</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">M. Mulcair a quant à lui publié les très attendus détails de son plan économique le mois dernier seulement. On a pu remarquer que certaines de ses promesses de début de campagne étaient passées à la trappe. Le Nouveau Parti Démocratique (NPD) n’augmentera pas l’aide au développement international du Canada comme M. Mulcair l’avait promis en mai dernier. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">M. Mulcair a promis de nombreuses aides sociales, notamment aux femmes sans abris, aux seniors, et aux familles que son administration financera substantiellement au travers d’une augmentation de la taxe sur les entreprises. Mais cette augmentation se traduira soit en augmentation pour le prix final pour le consommateur soit en des restructurations au sein des entreprises (<i>i.e. </i>des licenciements).</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Il faut saluer les bonnes intentions de la publication des détails du plan économique de M. Mulcair; si elles sont véritablement mises en place comme le parti les a décrites, elles auront un véritable impact positif sur les communautés canadiennes. Mais le manque de financements risque de compliquer la tâche au gouvernement Mulcair s’il est élu. M. Mulcair promet certes un surplus en plus de toutes ces réformes sociales, mais cela suppose un prix du baril de pétrole bien supérieur au consensus actuel sur les futurs prix du baril. Il est donc important de lire entre les lignes du plan économique du NPD: quel est le plan B de M. Mulcair? Réduire la portée des ses réformes sociales ou assumer un moindre surplus budgétaire, voire un déficit budgétaire afin de soutenir toutes ces réformes sociales?</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’exercice de cet article n’était pas d’inciter le lecteur à choisir un parti plus qu’un autre mais plus à l’inciter à essayer de mieux comprendre les grands points économiques de chaque candidat afin de faire un choix plus informé le 19 octobre&nbsp;prochain.</span><span class="s3">&nbsp;</span></p>
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		<title>Une histoire de QE</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/29/une-histoire-de-qe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2015 16:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Quantitative easing]]></category>
		<category><![CDATA[théorie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur une méthode de redressement économique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s1">onsidéré comme une des armes les plus puissantes des banques centrales en temps de crise, le <i>QE</i>, assouplissement quantitatif (<i>Quantitative easing, ndlr</i>) a un seul et unique but: stimuler l’économie par la libération de capitaux privés. Ce mécanisme, utilisé tour à tour par la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre, la Banque centrale américaine («<i>Fed</i>», <i>ndlr</i>) et dernièrement la Banque centrale européenne (BCE), est en théorie très simple. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Crise de liquidité</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le marché obligataire est un marché sur lesquels les compagnies peuvent «vendre de la dette» avec un intérêt et une date d’échéance, c’est à dire s’endetter auprès de tous types d’investisseurs, et les entreprises en ont vitalement besoin pour financer leurs nouveaux projets. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En temps de crise, les investisseurs, et tout particulièrement les plus réticents au risque, se séparent généralement de tous leurs actifs (éléments de leur patrimoine, <i>ndlr</i>) à risque pour se refugier vers des actifs dits «sans risque» comme la dette souveraine des pays développés. Cela a pour effet direct de créer une crise de liquidités sur le marché obligataire, c’est à dire que plus personne n’achète ou vend quoi que ce soit. Si les compagnies ne peuvent plus accéder à ce type de marché, il leur faut soit se tourner vers d’autres solutions de financement pour leurs projets, soit tout simplement les abandonner. Si les compagnies ne peuvent plus s’endetter, on assiste généralement à une chute brutale de la croissance telle que celle de 2008. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Éléments de définition</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">C’est dans ce contexte que l’assouplissement quantitatif entre en jeu. Les banques centrales vont alors créer de la monnaie pour racheter de la dette souveraine, et ainsi augmenter la demande pour cette dernière. Avec une offre constante, cette demande additionnelle va faire augmenter les prix de la dette souveraine. Si les prix augmentent, le rendement relatif de la dette souveraine va quant à lui baisser. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Cela a pour effet de forcer les investisseurs à se tourner vers des marchés plus risqués comme le marché des actions, mais aussi le marché obligataire celui des produits dérivés. En théorie, ce mécanisme devrait permettre aux compagnies de pouvoir de nouveau s’endetter et ainsi reprendre leurs projets. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Pour et contre</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Quand il s’agit de commenter l’efficacité de l’assouplissement quantitatif, les économistes ont du mal à tomber d’accord. En plus de stimuler l’économie, le <i>QE</i> aurait pour atout de faire baisser le coût de l’emprunt pour les entreprises ainsi que donner plus de confiance aux investisseurs. Dans le camp du contre, on trouve des arguments tout aussi valables: le risque d’une inflation galopante, celui d’une augmentation irrationnelle et possiblement spéculative des prix sur le marché des actions (si certains pensent qu’une majorité des investisseurs vont être forcés à quitter le marché de la dette souveraine, et ainsi acheter et vendre de façon spéculative), et enfin la quantité de risque d’envergure macroéconomique prise par la banque centrale… </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">D’autant plus qu’en réalité, si on regarde les impacts du <i>QE</i> sur l’économie réelle, les résultats sont eux aussi mitigés. Les pays comme le Royaume-Uni et les États-Unis se sont définitivement sortis de la crise, mais lorsque l’on observe l’état de la zone Euro, et celui du Japon, on peut encore espérer que les banques centrales trouveront bientôt une solution un peu plus efficace pour stimuler leurs économies respectives.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></span></p>
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		<title>Combat de coqs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/22/combat-de-coqs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2015 15:25:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[élections fédérales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le débat sur l’économie a enflammé les trois candidats majeurs aux élections fédérales.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/09/22/combat-de-coqs/" data-wpel-link="internal">Combat de coqs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 17 Septembre dernier, le conservateur Stephen Harper, le libéral Justin Trudeau, et Thomas Mulcair du NPD (Nouveau Parti Démocratique du Canada) sont montés sur le ring à l’occasion du débat sur l’économie organisé par le <i>Globe and Mail</i> à Calgary. Le débat était centré sur six sujets: l’emploi, l’énergie et l’environnement, l’immigration, le logement et les impôts. Mais c’est bien évidemment la question énergétique joué une place particulière dans le débat. L’abondance en ressources naturelles au Canada et son impact très important sur l’économie et l’environnement en font un des sujets pilier des prochaines élections fédérales. En effet, les ressources naturelles du pays ont contribué à 20% du PIB (produit intérieur brut) du pays en 2014. Le secteur de l’énergie est aussi le secteur ayant le plus d’impact sur l’environnement. De<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>plus ce sont ces ressources qui attirent les capitaux étrangers: 37% des investissements directs étrangers sont dirigés vers les ressources naturelles canadiennes. Le présentateur du débat et rédacteur en chef du <i>Globe and Mail</i>, David Walmsley, a annoncé le ton et l’importance du débat en déclarant qu’«<i>il y a peu de doute que ces élections soient à propos d’autre chose que de l’économie</i>».</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Énergie, environnement et langue de bois. </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">«<i>Quel est le coût de votre programme de plafonnement et d’échange des émissions de gaz polluants?</i>» La question adressée à M. Mulcair n’a pas obtenu de réponse claire.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Alors qu’on lui a demandé à deux reprises de spécifier un chiffre, M. Mulcair a consciencieusement évité d’en préciser,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>en se contentant de vanter les mérites de sa proposition. Cette dernière, un système d’échange qui existe déjà en Europe et en Californie, consiste simplement en l’établissement d’un plafond aux émissions de gaz polluants qu’une compagnie peut émettre. Si la compagnie veut émettre plus, elle doit acheter son surplus d’émissions à une compagnie qui produit moins d’émission que le taux maximum autorisé. M. Trudeau a vivement critiqué l’établissement d’un système national alors que plusieurs provinces ont déjà<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>un programme de réduction de leurs émissions. M. Mulcair a rappelé à M. Harper que c’est bien lui qui a retiré le Canada du protocole de Kyoto en 2012, et qui n’a ainsi motivé qu’une intervention plus que marginale sur le sujet. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si les trois candidats ont déclaré victoire après le débat, il est surtout apparut clairement que le débat sur l’économie canadienne tourne autour de deux compromis: austérité contre dépense publique, et environnement contre ressources naturelles. Alors que le débat était originellement sur l’économie, il a souvent dérapé sur «<i>trois gars qui se crient dessus</i>», comme l’a décrit Elizabeth May, candidate du Parti Vert. Si cela a du ravir les téléspectateurs qui cherchaient un programme divertissant, le reste de l’audience qui attendait des programmes concrets, chiffrés et contextualisés a été bien déçu par la pauvreté des arguments du débat. Dans l’idéal, chacun des candidats aurait pu être moins prompt à vouloir rabaisser ses opposants, pour se concentrer sur une meilleure explication de leurs propositions pour relancer l’économie du pays. Les électeurs qui souhaitent réellement s’informer sur les programmes de chaque candidat peuvent plutôt se tourner vers leurs sites internet respectifs plutôt que vers ce débat télévisé qui s’est bien trop souvent apparenté à un combat de coqs. Il reste aux candidats d’arriver à une solution constructive et cohérente pour réduire la corrélation entre la santé et l’économie canadienne et les ressources naturelles.</span></p>
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		<title>À vos parachutes!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/15/a-vos-parachutes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 20:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi tous les étudiants devraient surveiller l’actualité économique et financière. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet été, un véritable remue-ménage a été observé dans la sphère économique et financière. Les cours des produits de base — notamment celui du pétrole — se sont écroulés, tandis que le prix de l’or s’est envolé. De leur côté, les économies émergentes ont subi de fortes pressions macroéconomiques et politiques. La Chine a elle aussi pris du plomb dans l’aile quand le monde s’est réveillé face à une économie affaiblie. En pleine crise de confiance, le pays du Dragon essaie toujours de rassurer les investisseurs afin d’endiguer une importante fuite des capitaux. Mais entre la croissance faible de la demande chinoise, l’émergence de la bulle immobilière, le surendettement des économies régionales et l’éclatement de la bulle du marché des actions cet été, le gouvernement a un peu de mal à savoir où donner de la tête.</p>
<p><strong>L’économie chinoise plombe les cartables</strong></p>
<p>Et quand l’Empire du Milieu prend l’eau, ce sont les pays exportateurs de matières premières tels que le Canada qui boivent la tasse. La santé de l’économie canadienne a pris un coup après le collapsus du cours du pétrole l’été dernier. En effet le Canada est techniquement entré en récession le 1<em>er</em> septembre dernier, son PIB étant en chute depuis plus de six mois consécutifs.</p>
<p>Même si nous sommes encore loin d’une réelle crise économique, dans le contexte mondial actuel, il n’est pas complètement improbable que cette crise se matérialise. Or les dégâts qu’elle engendrerait sur l’étudiant lambda sont loin d’être négligeables.</p>
<p><strong>Graduer en temps de récession</strong></p>
<p>En 2006, <em>Oreopoulos</em>, <em>von Wachter</em>, et <em>Heisz</em> ont conduit une étude sur la population canadienne pour le compte du <em>Bureau National de Recherche Économique</em> afin de déterminer ces impacts. Ils ont ainsi découvert qu’entrer sur le marché du travail à l’issue d’un cursus universitaire représente une large perte monétaire si l’économie est en récession. En moyenne, il s’agit d’une perte sèche de 9% sur le revenu annuel. De plus, cette perte ne disparaîtra, en moyenne, que 10 ans après la fin du cursus universitaire. Ces économistes ont aussi découvert qu’une crise économique affecte en profondeur la carrière des jeunes diplômés car ces derniers acceptent tendanciellement les opportunités disponibles, même si cela correspond à un différent choix de carrière ou à un poste avec moins de responsabilités que ce à quoi ils devraient s’attendre avec leur diplôme.</p>
<p>De même, ils démontrent que les étudiants les plus touchés par une crise économique sont ceux dont le diplôme universitaire mène vers les professions les moins bien payées. Ils affirment ainsi que non seulement ces jeunes diplômés seront ceux qui subiront les plus grosses pertes sur leur revenu annuel mais que ce sont pour ces mêmes diplômés que ces pertes perdureront le plus. Selon une étude de la Banque Canadienne Internationale de Commerce (BCIC), ce sont les étudiants aux beaux-arts en lettres, en sciences humaines, et en sciences sociales qui seront le plus touchés par une crise économique, tandis que les étudiants en ingénierie, mathématiques, informatique, et commerce seront les moins affectés. Ces observations sont d’autant plus alarmantes lorsque l’on prend en compte le fait que la moitié des jeunes diplômés au Canada sont issus des sciences sociales et humaines. Des chercheurs en économie comme Kahn en 2009 et plus récemment Rampell en 2011 ont trouvé des résultats similaires pour les États-Unis. Un rapport du <em>Département des Affaires Sociales et Économiques</em> (DESA) de l’ONU datant de 2011 confirme ces découvertes et insiste sur les traumatismes psychologiques qui peuvent se manifester chez les jeunes qui entrent sur le marché du travail en temps de crise.</p>
<p>Les conséquences d’une crise économique pourraient alors être mitigées en allongeant son cycle universitaire, ou encore en s’inscrivant dans un nouveau cursus universitaire en dernière année de cycle. Si ce nouveau cycle est en ingénierie, mathématiques ou commerce dans une université canadienne, le «parachute anti-crise» serait d’autant plus efficace. L’actualité économique n’est donc pas réservée aux plus fins financiers, mais est utile à tout étudiant qui souhaite se préparer à son entrée dans le monde du travail en temps de récession. En cette dernière semaine de sélection des cours d’automne à McGill, la croissance chinoise deviendrait un facteur tout aussi important que le classement des professeurs sur <em>Note mon Professeur</em> (plus connu sous le nom de <em>RateMyTeacher</em>).</p>
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		<title>V.-p. externes: les candidates</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/03/31/v-p-externes-les-candidates/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2015 16:38:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brève.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/03/31/v-p-externes-les-candidates/" data-wpel-link="internal">V.-p. externes: les candidates</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Joanna Schacter </b></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">S</span>i Joanna Schacter se présente comme une candidate qui manque d’expérience dans le monde de la politique étudiante, elle compte quelques années de pratique dans les journaux étudiants comme le <i>Daily</i>, le <i>Tribune </i>et le <i>Harvard Independent</i>. De plus, elle a participé à plusieurs actions bénévoles pour des associations locales.</p>
<p class="p4"><span class="s2">Étudiante en Histoire, elle base son programme sur trois points: inclusion, bilinguisme, et partage d’information. En effet, elle considère qu’il est très important que McGill fortifie ses relations avec les autres établissements universitaires du Québec et du Canada. Elle précise aussi qu’elle soutiendra l’entrée de McGill dans une fédération étudiante, afin de faire front commun sur des sujets tels que l’austérité ou le désinvestissement des énergies fossiles. Mme Schacter mentionne par ailleurs qu’elle désire renforcer le bilinguisme sur le campus afin de faciliter l’accès à l’information aux étudiants anglophones et francophones.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Finalement, elle souhaite mettre en place des séances d’information avant tout référendum ou assemblée générale afin d’informer les étudiants sur leur contenu et leurs implications. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Emily Boytinck</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Impliquée au sein de <i>Divest McGill</i>, Emily Boytinck dispose aussi d’une longue expérience à la <i>Science Undergraduate Society</i> (SUS). Mme Boytinck présente elle aussi un programme en trois points: intégration de McGill dans la communauté montréalaise, une plus grande transparence dans les programmes et actions politiques sur le campus et une campagne pour la préservation de l’environnement. Son premier point est simple: «<i>percer la bulle mcgilloise</i>» et ouvrir ses étudiants aux actions bénévoles de la ville. À cette fin, elle annonce la création d’une base de données qui regroupera les opportunités que les étudiants pourront saisir afin d’aider leur communauté. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Mme Boytinck s’engage ensuite à faciliter l’accès et la participation aux actions politiques présentes sur le campus au travers d’un site internet, entre autres. Finalement, elle promet d’augmenter la participation de l’université à des actions pour la préservation de l’environnement. Elle compte ainsi réunir les différentes associations étudiantes du Québec afin d’augmenter la pression qu’exerce déjà les universités sur le gouvernement.&nbsp;</span></p>
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		<title>Austère, vous avez dit austère?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/03/24/austere-vous-avez-dit-austere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 17:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Il n’y a pas de solution miracle, juste des choix informés.»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/03/24/austere-vous-avez-dit-austere/" data-wpel-link="internal">Austère, vous avez dit austère?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span>ustérité. C’est le mot que tout le monde a à la bouche ces derniers temps. C’est la mesure à la mode de la plupart des gouvernements des pays développés. Faisons maintenant rentrer sur le ring son grand adversaire keynésien: l’augmentation de la dépense publique. Le professeur en macroéconomie, l’ouvrier de l’usine du coin vont se mettre à crier que telle mesure est meilleure que l’autre. Faut-il donc faire exploser le budget ou se serrer la ceinture? Contrairement à la religion, dans le domaine de l’économie, la réponse se trouve rarement dans un livre. Pour l’Espagne, le Portugal, ou encore l’Irlande cela semble marcher, pour l’instant. Mais à quel coût? La majorité des gouvernements qui ont implanté ces mesures, souvent sous la pression de la Banque centrale européenne (BCE), souffrent d’une forte baisse de popularité, les acquis sociaux étant généralement les premiers sabordés. Quand les personnalités politiques déclarent que les mots «relance» et «austérité» sont antonymes, je ris doucement (mais au fond je m’inquiète aussi pour l’avenir du Québec). Je vois l’augmentation de la dépense publique et l’austérité comme deux manières de réagir. Lorsqu’un arbre fruitier est malade, on peut soit continuer d’acheter des produits traitants pour le guérir, soit élaguer la branche malade. Est-ce que c’est parce qu’il y a deux méthodes, que l’une d’entre elles ne marche pas? Quiconque répondrait oui à cette question doit sérieusement se remettre en question.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Contrairement à ce qu’en pensent les détracteurs de l’austérité, je suis convaincu qu’elle est absolument nécessaire au désendettement d’un gouvernement. J’approuve et soutiens tout gouvernement qui suit ce chemin vers un financement plus sain. Mais ce n’est pas une mesure que l’on peut lancer tous les dimanches parce qu’on s’est aperçu qu’on avait été trop généreux la semaine dernière. L’austérité est une véritable sonnette d’alarme et engage à des réformes en profondeur du système, avec un horizon bien plus lointain que la date des prochaines élections. C’est aussi une nécessité pour beaucoup de gouvernements afin de rétablir une balance dans un modèle actuel qui prône le surendettement des États. Pour les gouvernements concernés, le choix est simple: soit l’application rapide d’un modèle plus austère pour réussir un assainissement du niveau de leur dette souveraine, soit la persévérance à dépenser à ces niveaux pendant assez longtemps pour se voir devenir la nouvelle Grèce. Et honnêtement, personne ne veut avoir à supporter l’humiliation qu’a subie le peuple grec.</span></p>
<p class="p3">Pour finir, je pense qu’un gouvernement qui propose des mesures d’austérité, c’est un gouvernement qui devrait avant tout demander un changement d’esprit et une cohésion au sein de la classe politique. Comment pourrait-on demander au peuple de suer pendant trois ou quatre ans, si c’est pour que le prochain gouvernement détruise cet effort en six mois en passant des lois et des décrets très coûteux? Mais cet argument relève plus de l’utopie <span class="s2">que d’une possible réalité. Même si le gouvernement Couillard avait ravalé son arrogance et son égo en proposant à l’opposition de travailler, main dans la main, sur un projet d’austérité sur le long terme, aucun parti n’aurait participé de façon productive, au risque de </span><span class="s1">compromettre ses chances d’être élu aux prochaines élections. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’austérité n’est pas plus la matraque des capitalistes que l’augmentation des dépenses publiques n’est le marteau des communistes. </span><span class="s2">Ce sont juste deux mesures qui sont, je le pense, nécessaires à un gouvernement en crise. Le choix de l’une ou de l’autre dépend simplement de l’horizon désiré et surtout du contexte social, politique, et économique dans lequel elle s’exerce.</span></p>
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		<title>Kill Bill: C‑51</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/03/17/kill-bill-c-51/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2015 15:27:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manifestation contre le projet de loi antiterroriste.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/03/17/kill-bill-c-51/" data-wpel-link="internal">Kill Bill: C‑51</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">P</span>as moins de 800 participants se sont réunis le samedi 14 mars à 14 heures au parc Jarry pour la marche inaugurale du mouvement contre l’adoption de l’Acte antiterrorisme (Loi C‑51).</p>
<p class="p3"><span class="s1">Sur les diverses pancartes, on pouvait lire «L’activisme n’est pas un crime», «Le terrorisme d’État n’est pas une solution» ou encore «RIP – Nos Droits et Libertés», tandis que la foule scandait le slogan «Harper terroriste, Trudeau complice». L’ordre du jour était clair: le projet de loi C‑51 est une grave infraction au respect de la vie privée et au droit à la confidentialité. Un grand nombre de participants se sont présentés avec une bande de ruban adhésif sur la bouche, symbolisant l’effet que va avoir la loi C‑51 sur leur liberté d’expression. «Nous sommes la voix aux sans voix» ont proclamé les organisateurs de la manifestation. Ils ont par la suite dénoncé la création d’une police d’État qui va à l’encontre des libertés et droits des canadiens, et ont même déclaré tout partisan de cette loi un «ennemi du peuple». La marche a été ponctuée par des discours de personnalités des différents partis d’opposition. Thomas Mulcair du Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD) a déclaré avant le début de la marche que «nos libertés sont inaliénables et nous allons les défendre à chaque étape», et assuré que cette marche n’était «que le début d’une bataille pour maintenir nos droits et libertés». M. Mulcair n’a cependant pas pris part à la marche elle-même avec les manifestants. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Souvent associé à un <i>Patriot Act</i> à la sauce canadienne, le projet de loi antiterroriste propose l’amendement d’une douzaine de lois canadiennes, incluant le code pénal. Cette large réforme du droit canadien se veut agressive face à un large éventail de possibles menaces envers la sécurité nationale. En effet, elle obligera un plus grand partage d’information entre les différentes agences gouvernementales, inclura une large réforme de la sécurité du secteur aérien et de l’immigration, et élargira de façon considérable la mission du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). C’est cette dernière partie qui est la plus controversée. Avec cette nouvelle loi, le SCRS s’éloigne de son rôle relativement passif pour s’engager de façon plus agressive dans la lutte contre le terrorisme, à l’extérieur comme à l’intérieur du pays. Cette législation se veut une réponse à la récente augmentation des attaques terroristes sur le sol canadien. Dans </span>une entrevue avec CBC, Edward Snowden, l’ancien agent de la NSA, a jugé que, avec cette loi telle quelle, le SCRS manquait cruellement de supervision.</p>
<p class="p3">La marche s’est terminée devant le bureau du chef libéral Justin Trudeau, situé devant la station de métro Jarry. Ce dernier a déclaré lors d’un discours à Vancouver la semaine dernière qu’il soutenait le projet de loi, d’où la décision de finir la marche devant son bureau. Il a expliqué qu’il voulait éviter «<i>la capitalisation politique d’un sujet aussi important que la sécurité de la part du camp Harper</i>», mais qu’il promet, tout comme l’ont fait tous les autres chefs des partis d’opposition, de rectifier cette loi s’il est élu aux prochaines élections. Plusieurs intervenants ont pris la parole devant les bureaux de M. Trudeau, du Parti vert ou encore du Parti communiste du Québec. Daniel Green, du Parti vert du Québec (PVQ), a fait remarquer que «le pétrole sale a tué plus de personnes au Québec que la menace terroriste», faisant référence aux événements de Lac Mégantic.</p>
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		<item>
		<title>Love me Tendr</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/02/24/love-me-tendr/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sami Meffre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 16:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hackers de tous niveaux et horizons se sont retrouvés pour l’édition 2015 de McHacks. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>’un des plus grands rassemblements de programmeurs universitaires d’Amérique du nord a eu lieu la fin de semaine du 21–22 février à l’occasion de l’édition 2015 des <i>McHacks</i>. Les Hackers se sont retrouvés à l’appel de l’association des étudiants en premier cycle en informatique de McGill (CSUS) dans le pavillon William Shatner pour partager leur passion de la programmation informatique. Cette année à McGill, pas de règles, de frais d’admissions ou de limite d’âge; tous les participants étaient les bienvenus.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Les <i>McHacks</i> sont l’une des nombreuses compétitions faisant la promotion de la programmation informatique en Amérique du Nord. Ces évènements, aussi appelés Hackathons, existent dans la plupart des universités de la prestigieuse<i> Ivy League </i>ainsi que dans plusieurs universités canadiennes. Leur organisation est à chaque fois similaire: des transports en bus sont organisés depuis les universités participantes, qui dépêchent ainsi leurs meilleures équipes de programmeurs aux diverses compétitions du même genre. La plupart des frais d’organisation sont généralement pris en charge par des sponsors, tels <i>Nuance </i>ou <i>Morgan Stanley </i>cette année.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Grâce à l’ampleur des fonds pour l’édition 2015, les organisateurs ont pu voir les choses en grand: plus de 700 hackers, une centaine de prix différents, 24 heures de programmation non-stop, ainsi que de nombreux événements sociaux. Chaque équipe, composée d’un à quatre membres, avait pour seule et unique consigne de créer le projet le plus extraordinaire sur la plateforme de leur choix. Chaque projet a ensuite été évalué selon quatre critères: la créativité, la difficulté technique du projet, son utilité, et sa finition.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">«<i>C’était un véritable paradis de </i>nerds<i>, avec manque de sommeil, malbouffe et des milliers de lignes de codes</i>», a raconté John Saigle, un des participants et étudiant en informatique à McGill, en entretien avec <i>Le Délit</i>.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">C’est entre la cérémonie d’ouverture et la cérémonie de clôture que les participants ont réellement pu laisser déferler leur potentiel créatif sur leur clavier dans une ambiance littéralement surcaféinée, puisque la compétition a commencé samedi, s’est poursuivie pendant toute la nuit de samedi à dimanche, pour se finir dimanche midi, le tout noyé dans une quantité faramineuse de poutines, popcorns, et sandwiches. On a pu ainsi assister à la présentation de projets très variés et pour le moins assez extraordinaires: un robot quadrupède bientôt équipé d’un laser, une application qui convertit plus de 48 unités de mesure en bananes, ou encore <i>Stalkr </i>et <i>Drinkr</i>, deux applications pour ceux qui veulent facilement <i>stalker leur crush</i>, ou commencer à boire socialement.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Du néophyte au génie de l’infor</span><span class="s1">matique, tous les participants ont su profiter de cet événement pour partager cette passion commune qu’est l’informatique.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le cheval de bataille de cet événement était avant tout la promotion du mariage de l’informatique et de la création. Ainsi, programmeurs en brousse, ténors de la programmation, mais aussi graphistes et (futurs) ingénieurs en robotique, ont pu se rencontrer, faire équipe, et échanger des connaissances. La présence de mentors tout au long de l’événement, donnant un coup de pouce aux novices et des conseils plus complexes pour les plus expérimentés, a elle aussi été bénéfique aux participants.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les grands vainqueurs de la compétition sont deux&nbsp;étudiants de l’Université d’Ottawa, un de l’université de Waterloo, et un de Humber College&nbsp;en Ontario: Adrian Pawliszko, Julian Nadeau, Karan Thukral, et Vinny Crupi, pour leur application <i>Tendr</i>. Une application simple, mais qui a fait ses preuves auprès du jury, puisqu’elle a été jugée la plus réussie parmi les 125 projets. <i>Tendr </i>n’est autre que le <i>Tinder</i> de la nourriture: des photos de menus défilent une par une sur l’application, zappez à gauche si ça n’est pas à votre goût, ou bien zappez à droite et c’est peut-être le plat de votre vie qui vous attend au coin de la rue. Les vainqueurs sont ainsi repartis avec une tablette sous le bras, une paire d’Oculus VR, ainsi que divers financements pour leurs futurs projets.</span></p>
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