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	<title>Sabrina Ait Akil - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 Nov 2011 14:12:27 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Almodovar dans la peau</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/22/almodovar-dans-la-peau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:11:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[antonio banderas]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[elena anaya]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[fnc]]></category>
		<category><![CDATA[pedro almodovar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Piel Que Habito, un film érotico-tragique qui explore le thème de l’obsession, fait l’effet d’un coup de poing esthétique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est au son d’un violon écorché qu’on entre subitement dans le monde d’un cinéaste qui flirte avec la dramaturgie. Avec La Piel que Habito (La Peau que j’habite), Pedro Almodovar percute l’univers cinématographique avec une émouvante férocité. Avec cette adaptation du roman de l’écrivain français Thierry Jonquet Mygale, le sulfureux réalisateur espagnol reste fidèle à sa méthode lyrique et incisive. Sélectionné au dernier festival de Cannes, ce film regorge de tragédie, de volupté et de coups de théâtre assourdissants.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 300px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-la-piel.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-9976" title="c - la piel" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-la-piel-300x199.jpg" alt width="300" height="199"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo de José Haro/ © El Deseo, Gracieuseté de Sony Pictures Classics</span>		</figcaption>
	</figure>
C’est une histoire qui, de prime à bord, nous plonge dans l’univers psychédélique de la science. La Piel que Habito est une exploration du monde médical sous l’angle du sordide et de la romance douce-amère. C’est l’ambition d’un éminent chirurgien esthétique, Robert Ledgard (Antonio Banderas), qui donne le ton au film. Il travaille sur un projet particulier qui est de créer une peau synthétique aux qualités surhumaines. Une femme, nommée Vera (Elena Anaya), dans une combinaison rappelant la chair humaine, est emprisonnée et surveillée. Les images défilent dans une logique qu’on n’anticipe pas. Le comportement mystérieux du médecin et son admiration pathologique pour ce qui semble être son cobaye déclenche un processus de violence qui est exprimée par l’automutilation sensuelle de sa patiente. Le cycle du mensonge et de la trahison fait vite place à l’arrivée de la vengeance calculée.
<p>C’est typiquement almodovaresque: on y trouve des éléments clés qui font partie intégrante de l’écriture du réalisateur. Cette écriture surprend en éclaboussant la trame narrative du film avec des thématiques classiques. Ainsi, la colère, la rancune, la mort et l’exposition des corps dans leur expression la plus pure donnent une force artistique et esthétique au film. On y retrouve l’exploitation des corps et leurs mouvements dans l’espace. La nudité dégage une forme de folie que maîtrise le cinéaste. Le meurtre y est décrit comme un acte de libération et la vengeance comme une rédemption.</p>
<p>Les personnages sont complexes, faibles, lâches, mais gagnent en force. Ce paradoxe qui encadre la faiblesse et la force de caractère des personnages est caractéristique des œuvres du réalisateur. La prestation d’Antonio Banderas est sans fantaisie et traduit avec simplicité les facettes multiples de son personnage. Quant à Elena Anaya, elle est sublime. Elle rayonne en tant que prisonnière qui devient malgré elle un objet sexuel convoité et abusé. L’actrice se donne complètement. Son interprétation dessine l’esquisse d’une jeunesse glaciale. La beauté est l’une des dynamiques essentielles qu’on a voulu exposer presque avec vulgarité.</p>
<p>La trame du film ne se résume pas aux caprices d’un médecin quasi-fou ni même à une patiente ne jouissant d’aucune liberté. L’intrigue est pulsionnelle et révèle un coup de théâtre auquel on ne s’attend pas. La plus grande pulsion exposée demeure la sexualité que Pedro Almodovar nous présente sous différents angles. C’est une sorte de retour aux fondamentaux: la nudité esthétique et la vulnérabilité du corps dans un environnement hostile. Cette approche laisse croire que l’amour ambigu n’est qu’une corrida emplie de désir bestial qui pousse au crime passionnel et à la vengeance.</p>
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		<title>Le cri silencieux d’une jeunesse tourmentée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/le-cri-silencieux-d%e2%80%99une-jeunesse-tourmentee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 11:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[anjela nedyalkova]]></category>
		<category><![CDATA[avé]]></category>
		<category><![CDATA[bulgarie]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[konstantin bojanov]]></category>
		<category><![CDATA[ovanes torosyan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Avé, Konstantin Bojanov fait le portrait fragile d’une jeunesse tourmentée au coeur de l’arrière pays.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Konstantin Bojanov le dit lui-même, Avé est le fruit d’une réalisation semée d’embûches. Résultat d’un tournage difficile en plein cœur de la Bulgarie, Avé est un film initiatique qui traite de l’incommensurable incertitude d’une jeunesse qui semble avoir fait un trait sur l’insouciance. C’est l’annonce subite d’un suicide qui devient le fil conducteur de ce long métrage. Kamen (Ovanes Torosyan), un jeune étudiant en arts à Sofia, se voit précipité dans un road trip pour assister à l’enterrement de son ami. Dans cette urgence, il rencontre Avé (Anjela Nedyalkova) 17 ans, une âme libre. Alors que tous deux font du stop pour quitter la ville, une relation fondée sur les mensonges d’Avé éclot. Cette jeune mythomane se sert du mensonge comme appât afin d’attirer les automobilistes charitables. Cette rencontre fortuite amène rapidement les deux personnages dans une spirale d’aventures qui aboutiront parfois à la confrontation plutôt qu’à la tendresse. La tension qui règne entre Kamen et Avé est palpable et génère un amour incertain, brutal et sans lendemain.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-av%C3%A9.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9228" title="c - avé" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-av%C3%A9-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Le Pacte</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le premier plan, gavé d’une luminosité inouïe, est une vue panoramique sur Sofia la capitale, mais la grisaille prend vite le dessus et transpose le spectateur dans l’arrière-pays. Une impression d’étouffement prend d’assaut les personnages. L’environnement dans lequel est tourné le film est représentatif des états d’âmes des deux personnages; les longues routes mènent vers une destination incertaine caractérisée par des paysages glauques. L’odeur d’une mort traumatique isole la thématique de la solitude. Cette solitude est compliquée et incertaine, mais les protagonistes s’en libèrent par leur soif de transgression et de liberté.</p>
<p>Si cette histoire souligne l’aspect éphémère d’une rencontre, le jeu des acteurs est loin de l’être. On retrouve des acteurs au visage grave et assombri par le poids du dégoût. Leurs expressions et leur façon acerbe de communiquer restent gravées dans nos esprits et dynamisent le film. Les corps avancent dans l’incertain, mais ne reculent pas. Kamen et Avé demeurent malgré tout des personnages diamétralement opposés. Kamen est discret et n’aime pas être confronté aux mensonges d’Avé dont le comportement traduit un passé chargé.</p>
<p>Konstantin Bojanov s’est inspiré de faits vécus et les a transposés au grand écran. On ressent une écriture personnelle qui relate a contrario des traits psychologiques universels. C’est un regard sur une jeunesse fragmentée qui se sert de la fuite pour se libérer des aléas de l’existence. Hormis les quelques longueurs qui effritent parfois la trame narrative du film, Avé est une expérience cinématographique à ne pas manquer.</p>
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		<item>
		<title>À la guerre comme à la guerre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/a-la-guerre-comme-a-la-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:42:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[fnc]]></category>
		<category><![CDATA[guerre est déclarée]]></category>
		<category><![CDATA[jérémie elkaim]]></category>
		<category><![CDATA[juliette]]></category>
		<category><![CDATA[roméo]]></category>
		<category><![CDATA[valérie donzelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l’amour rencontre l’instinct de survie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Valérie Donzelli ouvre le Festival du Nouveau Cinéma avec brio. Son deuxième long-métrage <em>La Guerre est déclarée</em> est un film personnel et poignant.</p>
<p><em>La Guerre est déclarée,</em> c’est l’histoire d’un coup de foudre. Roméo et Juliette sont attirés l’un par l’autre comme des aimants. On est loin d’un <em>remake </em>bidon du classique shakespearien. Non, c’est plutôt l’histoire d’un jeune couple qui est né d’une pulsion passionnelle. Il vit et grandit au jour le jour. Des images défilent, les amoureux courent à toute allure vers un destin inattendu. Le temps fuit, et du fruit de l’amour naît Adam. Mine de rien, cette naissance brusque la quiétude des deux amants. Roméo (Jérémie Elkaim) se rend vite compte que son fils n’est pas comme les autres enfants. Il ne marche pas, il semble malade, mais Juliette (Valérie Donzelli) nie tout jusqu’au jour où un diagnostic médical confirme qu’Adam est bel et bien malade. Atteint d’une forme de cancer rare et grave, le destin d’Adam est entre les mains de ses jeunes parents. On assiste alors à la disparition de l’insouciance et à l’émergence d’un combat.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/La-guerre-est-d%C3%A9clar%C3%A9e.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9086" title="La guerre est déclarée" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/La-guerre-est-d%C3%A9clar%C3%A9e-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit Photo: La guerre est déclarée</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Ce deuxième long métrage de la pétillante Valérie Donzelli transporte au cœur de l’intimité de ce qu’à jadis été son couple qu’elle formait réellement avec Jérémie Elkaim. La force du film réside dans le partage poignant de cette histoire tantôt fragile, tantôt électrisante. Ce n’est pas de l’apitoiement, mais plutôt un hymne à la survie. À travers un scénario bien ficelé (écrit par Jérémie Elkaim) et une mise en scène vivante, Valérie Donzelli réussit à contraster la lourdeur des événements avec la légèreté de l’ambiance. Effectivement, la luminosité qui réside dans les images amène espoir et fraîcheur. Le jeu des couleurs, des plans et surtout de la musique crée une symbiose particulière et renforce le côté tragique de l’histoire. La bande sonore du film réussit à accompagner les personnages passant par tout le spectre des émotions. On y trouve du classique et du moderne. Malgré la forme «recette», le film est est loin de recréer un cliché des genres; au contraire, la musique est centrale et réussit à traverser le film et à le rendre vibrant. Les sons plus éclectiques sont comme des cris de douleur poussés pour extirper un mal intérieur trop lourd à porter.</p>
<p>La performance des acteurs est magistrale. Les acteurs réussissent à entretenir un jeu de charme impeccable. Ils entretiennent la flamme malgré tout. Il règne une ambiance de convivialité par moments comme l’illustrent les scènes de fêtes où ils boivent jusqu’à l’ivresse en titubant de bonheur. Quelques moments comiques sont de la partie et révèlent les multiples facettes de la situation. Ensuite vient l’isolement, leurs querelles déchirantes, pour finir par la séparation. La scène finale réserve une surprise visuelle aux spectateurs. Le triomphe ou l’hécatombe? En tous les cas, la guerre a été déclarée. Cela devrait en inciter plus d’un à découvrir ce petit chef‑d’œuvre cinématographique.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’innocence calomniée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/l%e2%80%99innocence-calomniee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 13:41:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[immigrant]]></category>
		<category><![CDATA[mexicain]]></category>
		<category><![CDATA[omar m'a tuer]]></category>
		<category><![CDATA[omar reddad]]></category>
		<category><![CDATA[rochsdy zem]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Omar m’a tuer, l’acteur-réalisateur Roschdy Zem rend hommage à l’homme derrière l’affaire Omar.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/l%e2%80%99innocence-calomniee/" data-wpel-link="internal">L’innocence calomniée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’acteur-réalisateur Roschdy Zem percute la rentrée cinéma 2011 avec son deuxième long-métrage Omar m’a tuer. Après /Mauvaise Foi (2006), Roschdy Zem revient en force avec une histoire terriblement glaciale. Ce film joue la carte de l’enquête et de la quête de justice.<br>
</p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/C-omar-ma-tuer.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8919" title="C - omar ma tuer" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/C-omar-ma-tuer-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Mongrel Media</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le film relate un meurtre sordide, suivi d’une accusation douteuse. Omar Reddad, jardinier de profession, fut accusé en 1991 du meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal. Le cadavre de cette dernière fut retrouvé dans sa cave près de la porte où l’on pouvait lire l’inscription suivante: «Omar m’a tuer». Une enquête commence alors à partir d’une inscription qui fait office d’accusation suprême, et qui fait basculer la vie d’un homme. Cette inscription dont la valeur juridique demeure douteuse est l’élément déclencheur de l’histoire. Omar clame son innocence et des évidences laissent croire qu’il n’est pas l’assassin en question. Or la justice en décide autrement et le condamne à 18 ans de prison ferme.</p>
<p>C’est en tenant le spectateur à bout de souffle que le film surprend. La cinématographie est impeccable et le décor du Sud de la France contraste avec la noirceur et la perfidie des événements. La luminosité éblouissante du paysage étouffe presque les bruits calomnieux qui entourent l’affaire.</p>
<p>On découvre des personnages qui ont joué un rôle clé dans l’enquête tels que l’écrivain Pierre-Emmanuel Vaugrenard (Denis Podalydès) et Maître Vergès (Maurice Bénichou). Tous deux ont été les alliés d’Omar. Autrement dit, ils ont décidé de prendre le risque de défendre un jardinier marocain qui évolue dans une situation précaire, qui s’exprime dans un français malhabile et qui est contraint de laisser sa famille derrière lui, sans repères et sans réponses. Denis Podalydès et Maurice Bénichou ont incarné les piliers de cette quête de vérité avec justesse. Pour sa part, Sami Bouajila incarne Omar, l’homme torturé par une situation qui le dépasse. La fragilité du personnage a été renforcée par la splendeur de l’acteur qui a su s’enfermer dans un corps meurtri, affaibli et sans panache. L’acteur s’est donc approprié l’histoire de cet homme illettré et laissé pour compte avec humilité. Le travail corporel et les mimiques de Sami Bouajila sont subtiles et soulignent, malgré tout, la simplicité de ce personnage sans artifices. Ce qui frappe est sans doute le quasi-mutisme dans lequel s’enferme Omar pour mieux absorber la catastrophe.</p>
<p>Le film épouse donc avec rigueur l’anéantissement psychologique d’Omar qui évolue dans une France où les minorités sont stigmatisées. Dans ce film engagé, Roschdy Zem n’est pas tombé dans la fausse compassion et le pathétisme. De plus, le bilan reste positif dans son ensemble car le réalisateur a évité les clichés qui auraient pu caricaturer le personnage d’Omar à jamais. Omar m’a tuer secoue et ne laisse personne indifférent. La puissance de ce long-métrage réside dans certains éléments qui conjuguent leurs forces et prouvent qu’Omar Reddad a été une fleur fanée de force par un système judiciaire sclérosé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/l%e2%80%99innocence-calomniee/" data-wpel-link="internal">L’innocence calomniée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tragédie d’une femme, bêtise humaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/04/05/tragedie-d%e2%80%99une-femme-betise-humaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 17:49:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[abdellatif kechiche]]></category>
		<category><![CDATA[Andre Jacobs]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[hendrick caezar]]></category>
		<category><![CDATA[Khoikhoi]]></category>
		<category><![CDATA[La Graine et le Mulet]]></category>
		<category><![CDATA[saartje baartman]]></category>
		<category><![CDATA[yahima torres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’immense succès de La Graine et le Mulet (2007), Abdellatif Kechiche revient avec un film historique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/04/05/tragedie-d%e2%80%99une-femme-betise-humaine/" data-wpel-link="internal">Tragédie d’une femme, bêtise humaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: -0.2px} span.s2 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: -0.2px} -->Le réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche présente <em>Vénus noire</em>, avec l’actrice cubaine Yahima Torres. Ce film d’époque dresse le portrait de la célèbre Saartje Baartman, véritable bête de foire du XIX<sup>e</sup> siècle. Esclave, elle fut emmenée en Europe par l’afrikaner Hendrick Caezar (Andre Jacobs) qui exploita sa morphologie hors du commun. La particularité du corps de cette femme, issue de la tribu Khoikhoi d’Afrique du Sud, représentait une véritable veine d’or. En effet, son fessier très développé attirait des hordes de spectateurs.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Venus-Culture.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7911" title="Venus (Culture)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Venus-Culture-595x400.jpg" alt width="595" height="400"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de MK2 distribution</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’histoire commence à Londres au début des années 1800. Tout est sombre et sale. On sent dès la première scène un poids insupportable encombrer le spectateur. Le premier contact avec la Vénus noire se fait dans une cage, avant qu’elle n’entre en scène. Elle devait incarner devant des foules immenses le stéréotype de la femme sauvage d’Afrique. Avec les instructions de son maître, elle exécutait des danses langoureuses, elle attaquait les spectateurs, mais le plus troublant est qu’elle devait se laisser toucher le corps, histoire d’authentifier son fessier disproportionné.</p>
<p>On regrette les images violentes de spectateurs londoniens soûls et avides de chair sauvage. On remarque d’ores et déjà l’agacement de Saartjie, qui n’apprécie pas la violence des gestes des spectateurs à son égard. Elle proteste, mais paradoxalement, elle semble sombrer dans un mutisme inexplicable. Après Londres, la troupe se rend à Paris, où l’accueil réservé à la Vénus noire est monumental. Elle fait fureur dans les soirées huppées des beaux quartiers, jusqu’au jour où son intégrité est subitement bafouée. Alors, sa nonchalance se transforme en une virulente protestation qui la mène dans les abysses de la prostitution.</p>
<p>Abdellatif Kechiche a su raconter une histoire qui semble simple et manichéenne, mais qui, en fait, explore la personnalité compliquée de Saartje en laissant planer un doute quant à ses réelles ambitions. On y découvre les multiples facettes de cette femme dont les organes génitaux ont fini au Musée de l’Homme à Paris. Il faut souligner l’immense travail de Yahima Torres, découverte par Kechiche dans un quartier parisien. Les scènes d’extrême nudité sont si poignantes qu’on ne peut passer outre le travail d’actrice de Torres. Son jeu est impeccable et crédible, et elle a su rendre à la Vénus hottentote son humanité. Kechiche a mis l’accent sur la perversité des personnages entourant Sarah Baartman, qui a succombé à une vie de débauche et de violence. On peut reprocher à la réalisation les longueurs de la première partie du film, qui cassent le rythme du départ, mais qui sont vite éclipsées dans la deuxième partie, où l’on s’attache naturellement à Saartje.</p>
<p>La conclusion du film fait la lumière sur l’étrange destin de la Vénus hottentote. Un court extrait documentaire a souligné le retour de la dépouille de Saartje Baartman en Afrique du Sud, où elle a pu recevoir une sépulture digne.</p>
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		<title>Un mal à extirper</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/01/un-mal-a-extirper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 21:17:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Canine]]></category>
		<category><![CDATA[Lanthimos]]></category>
		<category><![CDATA[meilleur film étranger Oscars]]></category>
		<category><![CDATA[Yorgos Lanthimos]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Canine, le réalisateur grec Yorgos Lanthimos, lauréat du prix Un certain regard à Cannes en 2010, nous propose un film satirique et violent qui sort des sentiers battus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: -0.1px} span.s2 {font: 9.0px 'Minion Pro'; letter-spacing: -0.1px} -->Un père, une mère, trois enfants mènent une vie paisible dans une banlieue où règne un calme inquiétant. C’est le tableau choisi par le réalisateur grec Yorgos Lanthimos pour nous présenter un film psychédélique qui repousse les limites du cinéma. Avec <em>Canine</em>, Lanthimos propose un film qui met en scène la brutalité d’un homme. L’homme en question est le père d’une famille atypique, qui élève, avec la complicité de sa femme, ses enfants dans un confinement total. En effet, chez eux, la salière se nomme téléphone et les avions dans le ciel sont de simples jouets prêts à tomber à n’importe quel moment dans le jardin. Ces enfants, qui sont de jeunes adultes, n’ont jamais mis les pieds à l’extérieur de la villa somptueuse dans laquelle ils vivent. Ils ont donc grandi dans un cadre absurde qui a éveillé en eux des pulsions quasi-meurtrières les entraînant dans une farouche compétition dont le but premier est d’avoir le plus de points et donc la satisfaction du père. La seule personne étrangère au clan autorisée à fréquenter la famille est Christina, une jeune femme engagée par le père pour assouvir les besoins sexuels du fils. Cette histoire ressemble étrangement à une mauvaise expérience scientifique. Le scénario expose donc des personnages qui vivent dans une dynamique de huis clos, quand un événement bouleverse à jamais cette quiétude.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Canine-Culturec.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-6794" title="Canine-(Culture)c" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Canine-Culturec-595x413.jpg" alt width="595" height="413"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté du Cinéma du Parc</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Yorgos Lanthimos ne laisse donc personne indifférent avec son film. Le génie de <em>Canine</em> réside justement dans l’audace expérimentée dans un cadre cinématographique nouveau dans lequel on a la nette impression que les acteurs, qui travaillent plus avec leur corps qu’avec leurs facultés intellectuelles, se laissent guider par leur instinct pour laisser le spectateur dans un vide psychologique. L’univers qui nous est proposé (une immense maison, un magnifique paysage, un soleil omniprésent) tranche avec l’enfermement que subissent les personnages. On peut noter aussi l’importance de la réflexion apportée par cette œuvre sur le concept traditionnel de famille, que Lanthimos défie directement. On assiste donc à une distorsion de l’unité familiale qui cesse d’exister dans l’organe social traditionnel que nous connaissons.</p>
<p>En ce qui concerne la photographie, Lanthimos met l’accent sur les réactions furtives des personnages. La peur est explorée dans les faciès; l’angoisse se lit sur le visage des parents qui ne veulent pas perdre le contrôle dans une maison où les bouleversements poussent à la rébellion. La lumière qui vient de l’extérieur s’oppose à la pesanteur de l’intérieur. <em>Canine</em> n’a pas fini d’être acclamé par la critique internationale et reste un film à surveiller, après sa nomination dans la catégorie du meilleur film étranger aux Oscars.</p>
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		<title>Lamentable imposture</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/02/01/lamentable-imposture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 18:59:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Dumas]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Depardieu]]></category>
		<category><![CDATA[L'autre Dumas]]></category>
		<category><![CDATA[Safy Nebbou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Autre Dumas retrace la quête d’Auguste Maquet, nègre littéraire d’Alexandre Dumas. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Autre Dumas est l’histoire d’une confrontation entre l’absolutisme et la révolution, l’exubérance et la timidité, mais surtout entre l’audace et la lâcheté. C’est dans l’effervescence de la Révolution de 1848 que Safy Nebbou a choisi de nous présenter l’histoire du nègre littéraire d’Alexandre Dumas (Gérard Depardieu): Auguste Maquet (Benoît Poelvoorde). La réalisation est faite de sorte à révéler au grand jour un urgent secret, celui de l’homme derrière le grand Dumas. Nebbou oppose les deux personnages dans l’intimité du feu sacré de la création littéraire.</p>
<p>Auguste Maquet est un homme nerveux, passif, sans aucune personnalité, l’antithèse même de Dumas pour qui il travaille. Curieusement, Maquet est aussi la muse de Dumas. Maquet se voit déstabilisé lors d’une rencontre fortuite avec Charlotte (Mélanie Thierry), une jeune femme dans la vingtaine qui désire faire sortir son père de prison, un ancien révolutionnaire et ancien camarade républicain d’Alexandre. Elle le prend pour Dumas, lui qui ne trouve pas les mots pour dénoncer l’imposture. Maquet le mari fidèle succombe à l’émoi provoqué par Charlotte et devient usurpateur.</p>
<p>C’est une histoire truffée de cachotteries et de mensonge qui enterrent Maquet et qui révèlent au fil des évènements sa passivité maladive et son manque d’initiative. L’imposture a tout de même rendu hommage à la perfidie d’un homme prêt à tout pour goûter au succès. La réalisation de Safy Nebbou est fondée sur le testament d’Auguste Maquet qui voulait se rendre justice. Le but était de faire la lumière sur l’homme derrière Les Trois Mousquetaires. Nebbou a donc tenté de transmettre au spectateur une vérité méconnue; mais ce que l’on retient de ce film c’est la faiblesse tant au niveau de l’intrigue que de réalisation.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 550px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Culture-Autredumas.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-5934" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Culture-Autredumas-1024x682.jpg" alt width="550" height="366"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Séville Films</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le rythme est lent et les longueurs fatiguent le spectateur. Certaines scènes peuvent évoquer l’ambiance d’un carnaval ou d’un cabaret, mais l’essence même du scénario, le jeu du mensonge, alourdit le ton du film pour laisser le spectateur bredouille, sans substance cinématographique, tant l’histoire se termine en queue de poisson. La performance crédible de Benoît Poelvoorde doit néanmoins être soulignée. Il est parvenu à incarner un rôle peu connu et peu attachant avec justesse. Il a aussi su s’effacer devant l’imposant Gérard Depardieu qui, lui aussi, rend justice à la personnalité frivole et sans tabous du grand Dumas. Ce jeu d’acteur a particulièrement servi le film.</p>
<p>L’Autre Dumas révèle jusqu’où un homme est prêt à aller pour calmer sa soif de vanité quand il a une légende du monde de la littérature qui lui fait de l’ombre. En somme, ce film lève le voile sur une collaboration hors-normes en laissant le spectateur dans un doute final.</p>
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		<title>L’étourdissante Tournée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/03/l%e2%80%99etourdissante-tournee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 05:16:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gagnant du prix de la mise en scène à Cannes, Tournée est un spectacle enivrant.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des paillettes et des plumes,   du champagne et des bulles, constituent l’ambiance de Tournée, le quatrième   long métrage de Mathieu Amalric. Le film raconte les dessous d’un spectacle   de&nbsp; striptease burlesque   orchestré par Joaquim Zand (Mathieu&nbsp;   Amalric), avec sa&nbsp; troupe   de danseuses voluptueuses venues des États-Unis. Le cinéaste nous&nbsp; transporte au cœur de la France en un   éclair de génie: un spectacle hors du commun mettant en vedette des femmes   aux&nbsp; cambrures capiteuses et sans   tabous.&nbsp; Zand&nbsp; veut&nbsp; reconquérir&nbsp;   la&nbsp; France&nbsp; qu’il&nbsp; a&nbsp;   laissée&nbsp; pour&nbsp; se ressourcer&nbsp; et&nbsp; oublier&nbsp;   son&nbsp; passé.&nbsp; Son&nbsp; spectacle&nbsp;   n’a&nbsp; rien&nbsp; à&nbsp; voir&nbsp; avec&nbsp; Broadway&nbsp; ou&nbsp;   encore&nbsp; les comédies   musicales pour enfants; au programme de ce spectacle éblouissant et enivrant,   c’est plutôt charme et coquetterie, légèreté et audace.</p>
<p style="padding-bottom: 5px;">
</p><figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 540px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4163" title="11" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/11.png" alt width="540" height="360">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">FUNFILM</span>		</figcaption>
	</figure>

<p style="text-align: justify;">
</p><p style="text-align: justify;">Mathieu Amalric livre une   performance où la discipline artistique domine. Son personnage tourmenté   baigne dans la mélancolie, mais les élans de joie ne se font pourtant pas   rares. Il s’est donc servi de la complexité de la vie pour interpréter un   Joaquim Zand au bord de la crise de nerfs. La tension est palpable tandis   qu’Amalric ressuscite avec succès un personnage qui semble avoir tout raté.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cinq stripteaseuses   américaines, dirigées par&nbsp;   l’acteur et réalisateur, ont créé ce spectacle qui nous est présenté   avec originalité et&nbsp; sensualité.   Le jeu est naturel et la sincérité qui s’en dégage donne un poids   considérable au film.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur sait aussi   capter l’attention du spectateur en jouant avec les lumières et la musique.   On se croirait à l’époque du charleston. Tournée évoque aussi la force&nbsp; des femmes dont les corps en mouvement   se jouent des conventions et du conservatisme étouffant.</p>
<p style="text-align: justify;">Striptease oblige, la nudité   fait partie intégrante du film sans jamais choquer pour autant. Le respect de   la&nbsp; nature des corps   voluptueux,&nbsp; musclés&nbsp; et gras est total. Les danseuses&nbsp; dégagent&nbsp; une&nbsp; joie&nbsp; de&nbsp; vivre&nbsp; à&nbsp; travers&nbsp; les mouvements de leur corps, et ce sans aucun complexe.   C’est la célébration pure et simple des formes et des tailles.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui se passe derrière les rideaux est tout aussi   ntéressant.&nbsp; La&nbsp; colère qui est explorée&nbsp; avec&nbsp; profondeur&nbsp;   dans&nbsp; le&nbsp; film rappelle que cette tournée devra   rester périphérique, loin des lumières de Paris. Joaquim&nbsp; Zand&nbsp; ne&nbsp;   réussit&nbsp; pas&nbsp; à&nbsp; se&nbsp; faire&nbsp; connaître&nbsp; avec&nbsp; sa&nbsp; troupe&nbsp; haute&nbsp; en&nbsp; couleurs&nbsp; dans&nbsp; la&nbsp; capitale. S’en&nbsp; dégage&nbsp; une&nbsp;   frustration&nbsp; rageante&nbsp; qui&nbsp; finit&nbsp;   par&nbsp; se&nbsp; dissiper&nbsp; dans&nbsp;   l’ivresse&nbsp; de&nbsp; l’instant présent.</p>
<p style="text-align: justify;">Amoureux de son propre   métier, Joaquim&nbsp; essaye&nbsp; d’atteindre le&nbsp; nirvana&nbsp; en&nbsp;   contemplant&nbsp; ces femmes   qui l’ont suivi dans une folle aventure alors, même loin de Paris, the show   must go on.</p>
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		<item>
		<title>Carlos,  gloire et chute d’un combattant</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/carlos-gloire-et-chute-d%e2%80%99un-combattant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2010 23:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olivier Assayas expose le combat contre l’impérialisme du révolutionnaire vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, un personnage au sang froid, complexe et ambitieux.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/carlos-gloire-et-chute-d%e2%80%99un-combattant/" data-wpel-link="internal">Carlos,  gloire et chute d’un combattant</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ilich Ramirez Sanchez, incarné par Edgar Ramirez, est un playboy vénézuélien plus connu sous son nom de guerre: Carlos. Ce thriller biographique et historique est centré autour de la vie trépidante de cet homme aux allures de Che Guevara, aveuglément guidé par ses convictions et surtout par une redoutable ambition, et pour qui la violence est vectrice de justice. Son mode opératoire est simple: obéir à son instinct de guerrier. Chaque opération de terrorisme international devient vite sienne, comme en témoigne entre autres son sabotage de la conférence de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) à Vienne en 1975.</p>
<p>Carlos s’est certes engagé contre le capitalisme et l’impérialisme occidental, mais il s’est  aussi et surtout battu pour la liberté des peuples ostracises, parmi lesquels les Palestiniens. Il est devenu un farouche allié des militants arabes du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine), une organisation palestinienne militante issue du Mouvement nationaliste arabe. Il est celui qui a voulu internationaliser le conflit israélo-arabe en prenant de graves risques. Guidés par des idéaux marxistes, Carlos et le FPLP ont orchestré des attaques ciblées sur tout individu susceptible de nuire à leur cause, à commencer par les puissants sionistes d’Europe accusés de financer l’État hébreux. </p>
<p>Dans son film, Assayas nous transporte de Berlin à Beyrouth sans oublier Londres, Paris, Damas, Khartoum, Alger et le Yémen, en insistant sur le caractère impulsif de Carlos qui se joue de l’autorité avec une séduisante arrogance. Sa réalisation est méticuleuse, surtout en ce qui concerne la complexité du protagoniste. Celui-ci semble être de glace et adorer tuer, mais n’en est pas moins torturé par des conflits internes. Carlos est ainsi présenté comme un homme fragilisé par des mœurs légères et une assurance qui le rend tantôt invulnerable, tantôt fataliste. La performance livrée par Edgar Ramirez, qui incarne le curieux et séduisant criminel avec sensualité et virilité, est d’ailleurs hypnotique.</p>
<p>Ce qu’il faut noter, par contre, est la longueur accablante du film. La version originale du film, présenté à Cannes l’été passé, durait plus de cinq heures, tandis que la version adaptée à nos écrans dure exactement deux heures et quarante cinq minutes. Certaines scènes peuvent avoir de véritables effets soporifiques, même si l’action tient le spectateur en haleine et l’intrigue principale finit toujours par le remettre sur les rails. </p>
<p>Carlos, l’homme incompris, traqué et admiré dans le monde arabe, où  il était devenu  un véritable mythe, captive donc l’attention dans le film d’Assayas, particulièrement lorsqu’il succombe à ses pulsions destructrices qui le mènent directement en prison après une arrestation des plus originales.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Profilage racial: Quand la diversité culturelle fait face à la loi.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/profilage-racial-quand-la-diversite-culturelle-fait-face-a-la-loi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 18:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=3535</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le point de départ de cette enquête est l’affaire Villanueva. Cette histoire est devenue synonyme ou exemple de profilage racial. Mythe ou réalité? Il n’est pas question ici de manichéisme. Les faits, reconnus par les médias montréalais, concernant les comportements déviants de la police de notre ville, seront questionnés et décortiqués, sans tomber dans les clichés. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/profilage-racial-quand-la-diversite-culturelle-fait-face-a-la-loi/" data-wpel-link="internal">Profilage racial: Quand la diversité culturelle fait face à la loi.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, Montréal! Hameau urbain de paix par excellence. Ville où règne la joie de vivre et la désinvolture….C’est ce côté charmant de Montréal que la plupart d’entre nous connaissons. Montréal ne semble en aucun cas être le berceau de l’obscurantisme et de l’injustice, mais, pourtant, comme toute grande ville, Montréal est le théâtre d’événements choquants et parfois violents. C’est d’ailleurs pour cette raison que Le Délit a décidé de se pencher sur un phénomène qui est loin d’être hors normes dans notre ville: le profilage racial. </p>
<p>Le point de départ de cette enquête est l’affaire Villanueva. Cette histoire est devenue synonyme ou exemple de profilage racial. Mythe ou réalité? Il n’est pas question ici de manichéisme. Les faits, reconnus par les médias montréalais, concernant les comportements déviants de la police de notre ville, seront questionnés et décortiqués, sans tomber dans les clichés. </p>
<h4>Retour en arrière </h4>
<p>Le 9 août 2008, Fredy Villanueva, est abattu par balles à l’âge de 18 ans. Cette tragédie fait le tour des médias montréalais, laissant la population de Montréal Nord dans la rage et le service de police de la ville de Montréal (SPVM) dans l’embarras. Le choc est si grand que tout le monde s’empresse de donner une version «officielle» pour ne pas que la situation s’envenime. Mais que s’est-il réellement passé? Comment ces jeunes des quartiers au nord de la ville se sont-ils retrouvés dans le collimateur de la police? La version des jeunes présents lors de l’événement est catégorique. Ce sont deux policiers, Jean-Loup Lapointe et Stéphanie Pilote, qui étaient à l’origine du désastre et qui avaient attisé le feu. Il n’y avait pas de provocation,  un simple jeu impliquant des mises en argent aurait poussé les policiers à réagir de manière excessive.</p>
<p>S’en suivirent les émeutes de Montréal Nord. La colère s’est emparée de la population, mais surtout des jeunes qui souvent se disent victimes d’une stigmatisation enrageante. Environ 500 policiers ont été déployés sur place, subissant des attaques de toutes parts. Les citoyens des environs ont pu entendre les coups de feu, voir à la télévision des voitures incendiées et des appartements lourdement endommagés. Le spectre de l’exclusion sociale a décidemment fait surface de manière brutale en laissant tout un quartier dans la tourmente et la population montréalaise devant un fait accompli mais énigmatique.</p>
<h4>Tenter de comprendre </h4>
<p>Ce dont on peut être témoin dans la rue, le métro ou dans d’autres lieux publics est un bon indicateur de la dynamique entre les jeunes et les policiers, mais l’expérience subjective doit être mise de côté lorsqu’il est question de profilage racial.</p>
<p>Selon Nicole Filion, coordonnatrice à la Ligue des Droits et Libertés, il faut se questionner et s’inquiéter des interventions policières. Sur l’affaire Villanueva, madame Filion parle d’«enquête contradictoire». Le SPVM s’est assuré d’entreprendre l’enquête entourant les événements de Montréal Nord. Cela signifie qu’il y a eu un manque de transparence flagrant de la part de la police de Montréal.  Filion ajoute que le contexte de cette tragédie a poussé la consultation de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) sur le profilage racial et ses conséquences à mener une investigation indépendante, en 2009, allant servir de contrepoids aux démarches prises par le SPVM. On peut lire dans ce rapport que «des recherches  portant sur les arrestations de jeunes par les agents du SPVM, confirment que les jeunes de race noire sont plus susceptibles d’être interpellés et arrêtés par un policier que les jeunes de race blanche». L’origine ethnique joue donc un rôle prépondérant lors des contrôles policiers. </p>
<p> De plus, Nicole Filion a pris soin de spécifier que la police semblait participer à la détérioration des relations qu’ils entretiennent avec les jeunes des quartiers dits sensibles. En effet, selon elle, aux lendemains de la mort de Fredy Villanueva, le SPVM a mis en place une nouvelle équipe policière: le groupe ÉCLIPSE.  Le mandat de cette nouvelle ramification du SPVM était d’intensifier les interventions en matière de criminalité sur l’île de Montréal. Des effectifs ont été évidemment déployés dans la zone rouge qu’est devenue Montréal Nord, et c’est justement ce qui a  renforcé le clivage entre les jeunes et les policiers. En fait, le SPVM s’est clairement concentré sur le côté criminel des jeunes de quartiers défavorisés issus de l’immigration récente. Toujours selon Mme Filion, il s’agit de l’exemple parfait d’une rupture de confiance. Le fait qu’ils se sentent rejetés et non-protégés par le système de justice, pousse ces jeunes à se replier sur eux- mêmes dans une logique cinglante. </p>
<p>Ces informations semblent confirmer qu’il y a bel et bien de l’injustice dans l’air. Certes les enquêtes ne mentent pas (le dernier rapport interne du SPVM a été fustigé par les quotidiens La Presse et Le Devoir pour cause de «racisme pur et simple»), mais le problème semble être dépassé le niveau de la culture policière pour atteindre l’ensemble de la société. Les jeunes sont perçus comme des êtres perturbateurs. Lorsqu’ils font partie d’une minorité visible, la peur s’accentue et des stéréotypes, bien ficelés, commencent à influencer les faits concrets. Montréal est-elle en train de devenir un état policier? Selon le CDPDJ, on ne serait pas loin d’un tel scénario, si aucune initiative n’est prise pour le bien de tous.</p>
<h4>Un souci d’efficacité </h4>
<p>Jean-Claude Icart, professeur associé en sociologie à l’UQAM, a affirmé au Délit qu’il est pressant que les services de police agissent rapidement et avec efficacité. Il explique «qu’il est nécessaire que le SPVM tisse des liens sacrés avec la population et surtout les jeunes. Après tout, la police est gardienne de la paix et de la sécurité, donc, a priori, son rôle est de veiller sur toute la population et non de semer la pagaille». Professeur Icart mentionne d’ailleurs que le SPVM a fait d’énormes efforts en termes de rapprochement avec la population dans certaines zones prioritaires. </p>
<p>La tolérance semble être le nouveau mot d’ordre du SPVM. Le professeur Icart stipule que c’est loin d’être facile pour les policiers de tout gérer sans complications. Certains policiers fraîchement sortis de l’Académie de police n’ont pas grandi en milieu urbain. Ils ne sont donc pas familiers des réalités d’une grande ville comme celle de Montréal et n’ont pas été exposés à cette diversité culturelle. Ils se retrouvent parachutés dans un monde qui n’est pas forcément hostile, mais qui leur est étranger et cela peut expliquer la peur et l’incompréhension vis-à-vis des minorités ethniques. C’est un argument qui doit être pris en compte au niveau de l’analyse du problème. Cette méconnaissance de l’autre n’excuse néanmoins en rien les comportements abusifs de certains policiers à l’égard de certains jeunes d’origine étrangère. Le sociologue insiste donc sur l’importance du travail de la police avec la communauté, mais surtout celle des suivis lors d’enquêtes ou encore lors de création de nouveaux projets visant à réunir les policiers intervenant sur le terrain et les habitants de ces quartiers. Le but est de bâtir des ponts entre deux entités qui semblent être faites pour ne pas s’unir, mais qui peuvent, au contraire, se compléter. Un esprit de collaboration peut donner naissance à une symbiose entre la police et les jeunes, et toute une communauté. </p>
<h4>S’attaquer aux vrais problèmes </h4>
<p>Icart demeure toutefois réaliste et spécifie que ce qui mine aussi le SPVM, c’est son habitude à se concentrer sur des délits mineurs plutôt que d’attaquer le problème à la source. D’ailleurs, il dit qu’il y a abus du terme «gang de rue» , qu’on l’utilise parfois à tort pour justifier des interventions qui n’ont pas nécessairement de lien avec les groupuscules criminels. Dans ces cas-là, la police ne fonde par leurs arrestations sur un doute raisonnable, mais ils font du profilage racial. Comme l’illustre la cinéaste montréalaise Michka Saal, dans son film Zéro Tolérance, des jeunes témoignent du manque de tact de la part de la police qui venait les arrêter pour avoir occupé des bancs d’un parc situé dans le quartier Saint-Michel. Ces jeunes d’origine hispanique ont subi un contrôle policier qu’ils ont perçu comme étant méprisant et ont été obligés de déserter le parc où ils discutaient. </p>
<h4>Pris dans le collimateur </h4>
<p>Ces jeunes, souvent accusés de rejeter en bloc toute forme d’autorité, seraient victimes d’un système qui leur est injuste. La CDPDJ affirme ainsi qu’il y a «une absence de procédure d’enquête impartiale et objective à la suite d’un incident impliquant un policier». Cela explique aussi le manque d’aboutissement dans l’enquête chargée de démystifier l’incident Villanueva. Le SPVM protège ses policiers coûte que coûte. Il faut aussi dire que si la police est dans la mire des médias depuis août 2008, le problème ne date pas d’hier. D’ailleurs, dans le film de Saal, tourné en 2004, on voit que le profilage racial est un fléau qui s’est propagé à travers le temps et que les manières de faire de la police restent inchangées malgré les nombreuses formations policières visant la familiarisation à la de diversité culturelle. Cela n’empêche en rien la continuité d’une certaine technique boiteuse en matière de jugement et d’arrestations. Michka Saal a donné la parole à de jeunes Noirs, Maghrébins et Latinos sur un sujet qui est tabou. Leur version semble sincère et ils semblent chercher une voix contre l’attitude belliqueuse des policiers qui jouissent d’un pouvoir sans équivoque.  </p>
<p>Y‑a-t-il une lueur d’espoir? Est-ce que le SPVM saura s’adapter aux mutations de notre société multiculturelle? D’autre part, est-ce que les jeunes issus de l’immigration sauront trouver leur place dans un monde qu’ils décrivent souvent comme hostile? Il semble que l’avenir n’est pas tout à fait gris. Selon professeur Icart, la police fait des efforts considérables et le prochain défi est l’établissement de stratégies de travail visant non seulement à donner des formations aux policiers, mais aussi à mettre en place des suivis et des évaluations du corps policier en entier. x</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/profilage-racial-quand-la-diversite-culturelle-fait-face-a-la-loi/" data-wpel-link="internal">Profilage racial: Quand la diversité culturelle fait face à la loi.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Incendies: de l’étincelle à l’explosion</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/21/incendies-de-l%e2%80%99etincelle-a-l%e2%80%99explosion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 20:10:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après Maelstrom et Polytechnique, le réalisateur québécois Denis Villeneuve revient en force avec Incendies, l’adaptation cinématographique de la pièce de Wajdi Mouawad.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans Incendies, on assiste à la renaissance d’une famille à travers l’histoire d’une femme, Nawal Marwan (Lubna Azabal), originaire du Moyen-Orient. Lorsqu’elle meurt, à Montréal, le notaire chez qui elle travaillait depuis dix-huit ans lit son testament à ses deux enfants, les jumeaux Jeanne et Simon (Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxime Gaudette). </p>
<p>À la lecture du testament, les orphelins découvrent, choqués, l’existence d’un père qu’ils croyaient mort et d’un frère qu’ils doivent retrouver selon les dernières volontés de leur mère. Les jumeaux se rendent alors compte qu’ils ne connaissaient pas réellement leur mère. Et voilà qu’elle leur demande de reconstruire leur vie à partir des cendres de sa propre existence. Commence alors un long périple qui promet d’être difficile. Jeanne et Simon trouveront-ils la paix? Seront-ils les mêmes après ce voyage aux allures de pèlerinage? C’est ce qu’on cherche à savoir. On se demande même si c’est possible avec tout ce qui finit par se révéler au grand jour.</p>
<p>En parallèle, Villeneuve trace le portrait de Nawal Marwan, exposant sa jeunesse, ses erreurs et ses déchirements. Tout commence lorsque son amant musulman, réfugié dans son village, est tué par son frère qui l’accuse d’avoir sali l’honneur de leur famille chrétienne. Nawal est enceinte et se voit obligée de donner son fils en adoption. Pour pouvoir le retrouver un jour, la grand-mère de Nawal tatoue à l’enfant trois petits points sur le talon droit. Une nouvelle histoire commence, celle de Nawal qui décide de retrouver son fils avant que la guerre ne les emporte tous. On sait d’ores et déjà que la suite sera mouvementée et douloureuse. </p>
<p>Afin d’arriver à rendre justice à la pièce de Mouawad, il fallait toute l’ingéniosité de Denis Villeneuve. C’est avec ardeur que chaque scène est filmée, et les moments les plus dramatiquement forts sont ceux où on laisse toute la place à l’image et où l’on tait les dialogues. C’est vrai, une image vaut mille mots. Villeneuve est parvenu à transmettre au téléspectateur la notion de douleur et la charge émotive véhiculée dans le film est essouflante, voire perturbante. Que ce soit la douleur physique, représentée par des scènes de tortures, ou encore celle de l’âme, celle qui ne s’efface pas et qui caractérise la sempiternelle perdition. </p>
<p>Le spectateur est confronté aux malheurs d’une famille atypique. Leur histoire est comme un volcan en éruption prêt à tout faire sauter. Le feu est d’ailleurs l’élément qui dicte la direction du film. Il y fait terriblement chaud, c’est la canicule, physique comme émotionnelle. La violence de certaines scènes évoque la guerre civile libanaise, dans un pays qui est à feu et à sang tout comme l’a été la vie de Nawal. L’histoire de cette femme semble concorder avec celle d’un pays meurtri par les aléas de la guerre. Incendies, c’est dire que la famille est une prison. C’est une sentence à perpétuité qui rappelle sans cesse que le passé dicte l’avenir, mais qu’on ne saura jamais si le futur sera paisible. Il aura suffit d’une étincelle, la mort de Nawal, pour déclencher un voyage épique.x</p>
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		<title>De la violence héroïque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/14/de-la-violence-heroique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Ait Akil]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 01:52:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tête de turc, une première réalisation audacieuse de l’acteur français Pascal Elbé, nous plonge au cœur d’une histoire rocambolesque qui prend vie dans un quartier sensible.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec un brin de timidité que le charmant acteur français Pascal Elbé, converti en réalisateur, présente son premier bijou: Tête de turc. La première mondiale a eu lieu le 31 août dernier dans le cadre du Festival des Films du Monde de Montréal. Elbé a fait une brève apparition avant la projection de son film pour saluer l’auditoire du Théâtre Maisonneuve. Après les présentations et les remerciements, l’ambiance s’est soudainement refroidie.</p>
<p>Et vlan! La première scène du film est puissante, mais surtout violente à en glacer le sang. Une jeune clandestine chinoise se fait violemment arrêter par une brigade policière dans une banlieue difficile. Des jeunes lui viennent en aide et se mettent à jeter des pierres aux policiers avant que la situation ne dégénère sérieusement. Ensuite, les événements s’enchaînent: un médecin urgentiste, Simon Torossian (Pascal Elbé), est presque brûlé vif dans sa voiture, mais il est sauvé in extremis  par Bora (Samir Makhlouf), un jeune turc de 14 ans. Ce qui semble être un simple acte de bravoure est en fait l’élément déclencheur d’une enquête policière acharnée.</p>
<p>On assiste à une quête de la vérité sur fond de règlements de compte. Bora se cache, il est en cavale dans sa propre cité, car c’est lui qui à lancé le cocktail Molotov ayant provoqué l’explosion de la voiture du médecin. Un autre jeune est accusé à sa place, mais puisque c’est l’omerta qui dicte les règles du jeu, personne ne dénonce Bora. Atom Torrosian, un flic au lourd passé, est déterminé à trouver celui qui a envoyé son frère à l’hôpital.</p>
<p>En parallèle, une autre histoire se développe: un homme appelle les urgences parce que sa femme a subi un malaise cardiaque. Simon, qui devait se présenter à la résidence du couple, n’a jamais pu se rendre à destination puisqu’il était piégé dans les flammes. La malade succombe. </p>
<p>Son mari ne pense plus qu’à venger la mort de sa femme et décide de retrouver celui qu’il considère comme l’assassin de sa dulcinée.</p>
<p>Outre la richesse du scénario, c’est l’interprétation des acteurs qui réussit à donner de la crédibilité à cette histoire. Effectivement, on retrouve dans Tête de turc une brochette d’acteurs exceptionnelle, dont la sulfureuse actrice israélienne Ronit Elkabetz qui incarne Sibel, la mère courageuse et ambitieuse de Bora. Roschdy Zem est aussi de la partie. Il en est à sa deuxième collaboration avec Pascal Elbé, après l’avoir dirigé dans son film Mauvaise foi, et incarne cette fois-ci Atom, le frère protecteur de Simon. Aussi, il convient de souligner le travail de l’excellent Samir Makhlouf, qui apparaît pour la première fois à l’écran dans le rôle du tourmenté Bora. </p>
<p>Il semble donc que tout y est: un bon scénario, une intrigue palpitante, des acteurs compétents et des scènes d’action spectaculaires… Mais le plus important est que Tête de turc n’est pas un film qui prône la victimisation, laissant plutôt la place au débat. On ne stigmatise pas les jeunes des quartiers sensibles et tous les policiers ne sont pas injustes et racistes. Ce n’est pas une histoire banale tirée d’un fait divers. Au contraire, ce film est synonyme d’engagement social et on y explore plusieurs aspects de la vie. On examine par exemple celle des mères monoparentales, qui sont souvent obligées de subvenir aux besoins de leurs enfants dans des conditions difficiles, voir hostiles, mais qui réussissent à protéger leur progéniture malgré tout. </p>
<p>La plus grande réussite de Tête de turc est donc d’arriver à concilier la fiction et la réalité sans tomber dans les clichés: on assiste à la douce transition de la violence vers l’héroïsme.</p>
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