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	<title>Marion Andreoli - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<item>
		<title>Une ogresse affamée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/04/05/une-ogresse-affamee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Andreoli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 17:43:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[cannibal]]></category>
		<category><![CDATA[dynah psyché]]></category>
		<category><![CDATA[euphémie]]></category>
		<category><![CDATA[euzèbe]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[ogresse]]></category>
		<category><![CDATA[sophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dynah Psyché plonge en plein coeur de la Martinique, entre réel et surnaturel, dans L’Ogresse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'; min-height: 11.0px} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.2px} span.s2 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: 0.2px} --> <!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: -0.1px} span.s2 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: -0.1px} -->C’est l’histoire d’un don. Un don envahissant. Un don dévastateur. Un don qui contrôle la vie de l’Ogresse, la narratrice. Et, chose certaine, «certains dons sont difficiles à porter».</p>
<p>Descendante d’Euzèbe le Cannibale, l’Ogresse raconte son histoire, l’évolution de son don qui contrôle tous ses faits et gestes, la poussant à une boulimie extrême qui lui vaut sa réputation de mange-tout. Un drôle d’héritage dont l’Ogresse a appris à s’accomoder. Bien qu’elle le déteste, elle n’a pas le choix: quand le don veut quelque chose, il l’a. «Le don est le grand maître. C’est lui qui pense et qui décide.» Elle ne peut aller contre lui et décide donc de l’apprivoiser.</p>
<p>Dès son plus jeune âge, Sophonie s’adonne à diverses expériences gustatives: dégustations de rognures d’ongles, de crottes de nez, d’insectes en tout genre, de casseroles, de bijoux.</p>
<p><em>Oui, Sophonie, ne la regardez pas comme ça, il paraît qu’elle avale des pierres…</em></p>
<p><em>-&nbsp;Pas seulement les pierres… La terre aussi. Et le sable…</em></p>
<p><em>-&nbsp;Et le fer… Elle mange tout&nbsp;!</em></p>
<p><em>-&nbsp;La viande, le sang, la peau, les yeux, le bec, les pieds… Je me demande où ça va la mener, cette voracité…</em></p>
<p>Cependant, un événement vient tout bouleverser: la découverte du doigt d’un enfant, un auriculaire qu’un coutelas abandonné blesse, au grand plaisir de Sophonie.</p>
<p>J<em>’en ai d’abord testé la résistance avec les lèvres, j’ai perçu la soie de sa peau de bébé, sa fermeté, et j’ai croqué, en fermant les yeux. Juteux. Salé. Sucré. Dur. Mou. Dur encore. Élastique. Cartilagineux. </em></p>
<p><em>Suprême. Un vrai dessert.</em></p>
<p><em>Une nouvelle ère </em></p>
<p><em>commençait.</em></p>
<p>Le don grossit, sa dictature se faisant de plus en plus pressante. Et quand il finit par prendre totalement le dessus, l’Ogresse se transforme en animal, traquant sa proie, à l’affût de la moindre odeur alléchante.</p>
<p><em>Tandis que moi, je ne suis qu’une sensation: le goût. Tout, chez moi, est basé dessus. Il domine le reste. Ma vie se définit en saveurs, dans une variété des milliers de fois plus riche que les classifications d’usage</em>.</p>
<p>De nombreux personnages évoluent autour de l’Ogresse: Euphémie, entre autres, celle qui pousse Sophonie à s’enfoncer dans le don, et Kongo, le passeur de don, envers qui la narratrice se sent irrésistiblement attirée bien malgré elle. Encore une fois, «c’était la volonté du don, pas la sienne». Dynah Psyché conte la vie de l’Ogresse sur un fond d’histoire familiale digne des tragédies grecques où les amours interdites –adultères et incestes– et le don tracent le destin de chacun et ne leur laissent pas le choix d’y échapper. Comme le dit la narratrice: «c’est le don qui veut ça». Un arbre généalogique sommaire, ainsi que des références à des personnages des précédents romans de l’auteure rendent toutefois le récit opaque à certains endroits.</p>
<p>L’originalité du propos vient rehausser le niveau de l’écriture qui manque de rythme par moment. Le récit finit par s’enliser dans de nombreuses répétitions, qui, malgré une thématique appétissante, laissent le lecteur sur sa faim.</p>
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		<title>Quand le théâtre dépasse la fiction</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/quand-le-theatre-depasse-la-fiction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Andreoli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 19:20:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Projet Mû]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre La Chapelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Beauté, chaleur et mort, la dernière création du Projet Mû présentée à La Chapelle promet une expérience théâtrale innovatrice et riche en émotions. Âmes sensibles s’abstenir.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après<em> Endormi(e)</em>, le Projet Mû entame un nouveau cycle avec <em>Beauté, chaleur et mort</em>: celui de la perte. C’est l’histoire de deux êtres plongés dans l’abîme du deuil. Deux individus qui ont connu la beauté de la naissance, la chaleur de l’amour et la mort d’un enfant. L’histoire de Nini Bélanger, metteure en scène et créatrice du Projet Mû, et de son compagnon Pascal Brullemans, dramaturge.</p>
<p>Les temporalités –conception, naissance, mort, après-mort– et les différents lieux –maison, hôpital, bureau– prennent vie grâce à des jeux de lumière et des accessoires qui changent de fonction au gré du lieu et du temps: une desserte devient berceau, une distributrice à sandwichs nous transporte tour à tour de l’hôpital au bureau de Pascal, la couverture du nourrisson à l’hôpital sert ensuite de nappe à la maison. L’ambiance se construit également grâce à divers sons, comme le sifflement rappelant la respiration difficile du nourrisson et la minuterie qui entame le compte à rebours vers la destination finale. Des sons et des lumières qui témoignent de l’appel de la mort, car on ne peut inculquer «la vie de force» malgré tous les efforts effectués.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 550px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-BCM.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-5648" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-BCM-1024x682.jpg" alt width="550" height="366"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Patrice Blain</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Avant de pénétrer dans la salle, nous sommes prévenus: le spectacle sera intime. Un couple (Nini et Pascal) et leurs deux enfants, une fillette et un adolescent, sont sur scène. Ils sont assis dans leur «salon»; c’est un portrait familial. Les enfants vont se coucher. En guise de didascalie, Nini et Pascal se présentent: je suis metteure en scène, je suis dramaturge, ceci est notre véritable histoire. La frontière entre le jeu et le réel est floue. Il est d’ailleurs difficile de savoir quand la pièce commence véritablement. Probablement lorsque Nini interpelle Pascal: «Tu es prêt?» et que les lumières s’éteignent. Pascal lance une phrase-choc: «J’ai trois enfants: un de quinze, une de huit et une qui est morte». Silence. Un sujet tabou. Un mot qui dérange. Le deuil est abordé de manière directe, sans compromis. Évoquer la mort provoque un malaise. Un malaise dont se sont nourris Nini et Pascal pour concevoir <em>Beauté, chaleur et mort</em>. Ils expliquent: «Ce fut notre point de départ, ce malaise. Celui d’inviter des gens à assister, impuissants, à la véritable douleur d’autrui.» Pour eux, la douleur est trop souvent délaissée dans la société, alors que c’est un état connu de tous. Cependant, malgré la noirceur du sujet traité, <em>Beauté, chaleur et mort</em> ne sombre pas dans le mélodrame. Il y a aussi de beaux moments, ponctués de rire et de joie.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Jouer sa vie?</strong></p>
<p>Pendant quatre-vingt minutes, nous devons surmonter notre embarras et plonger corps et âme dans l’histoire émouvante de nos deux «protagonistes».</p>
<p>Le sujet de la pièce nous pose cette question: mettre en scène sa propre vie, avec des «non-acteurs» (dont son compagnon), ne serait-ce pas comme une thérapie? La fin de la pièce nous laisse perplexe sur ce point. Nini et Pascal sont là pour parler du deuil. La pièce s’achève sur ces paroles: «Je suis contente d’être ici». Étaler sa vie privée n’a aucun intérêt pour la metteure en scène. C’est la démarche que cela sous-tend qui est intéressante. Nini Bélanger explique: «C’est plutôt de vouloir dire quels sont les tabous qui sont encore bien présents dans ma société, comment faire pour les briser, ou du moins, les nommer». La vie doit alors reprendre son cours. Pascal retourne au bureau, Nini prépare des sandwichs aux œufs. La douleur est cachée dans le tiroir de la desserte. On y range la couverture du bébé, le polaroïd (témoin de la perte) et la minuterie (éternel signal de l’appel de la mort).</p>
<p>Dans <em>Beauté, chaleur et mort</em>, il ne s’agit pas d’impudeur, ni de voyeurisme, mais bien de théâtre. Un témoignage de courage, une expérience de l’intime, une réflexion profonde, des émotions bouleversantes. Une étrange expérience théâtrale, mais profondément intéressante et enrichissante. Une démarche artistique réfléchie, où, privilégiant l’hyperréalisme, Nini Bélanger poursuit toujours plus loin l’expérience de l’intime. Avec <em>Beauté, chaleur et mort</em>, elle explore et repousse ainsi la limite entre scène et réalité.</p>
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		<title>Un polar théâtral al dente</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/18/un-polar-theatral-al-dente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Andreoli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 17:52:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le théâtre Blanc et le Théâtre l’Escaouette présentent Nature morte dans un fossé, une pièce écrite par un jeune auteur italien prometteur, Fausto Paravidino. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Italie. Après une soirée teintée d’alcool et de sexe, Boy (Christian Essiambre) percute un arbre avec sa voiture. Dans un fossé, il fait une drôle de découverte: du sang, un corps nu… une femme sauvagement assassinée! C’est ainsi que débute l’infernale course contre la montre de l’inspecteur Cop –brillamment interprété par Kevin McKoy– qui traque sans relâche le coupable. Seize heures avant la parution du journal du soir se met en place un véritable casse-tête. Tour à tour, les protagonistes témoigneront.</p>
<p><strong>L’immédiat conjugué à tous les temps</strong><br>
L’enquête prend vie sous nos yeux. Devant nous, un décor épuré éclairé par des néons, créant une ambiance crue qui prend vie grâce aux différents jeux de lumière et au monologue des protagonistes –le travail de chorale est époustouflant. Les voix tracent différents chemins où s’animent de nombreux personnages à travers les témoignages. Elles convoquent divers espaces-temps où se superposent passé, présent et futur. La magie de la reconstitution opère sous nos yeux.</p>
<p>Le texte n’a pas dû être facile à se mettre en bouche, à cause des monologues longs et peu aérés. Cela requiert beaucoup de concentration de la part des acteurs qui interviennent vocalement ou physiquement tout au long des monologues. Seul bémol: le débit de paroles des comédiens –tantôt trop rapide, tantôt trop mâché– rend difficiles la compréhension et l’assimilation de certaines informations.</p>
<p>La pièce de Fausto Paravidino est présentée dans le programme par le metteur en scène Christian Lapointe comme un «récit de l’immédiat [où] les acteurs ne sont pas à jouer de façon réaliste leurs «personnages». Ils sont en général occupés à faire des actions concrètes qui sont liées à la narration.»</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 550px">
			<a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/culture-naturemorte.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-full wp-image-5467" title="Nature morte dans un fossé" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/culture-naturemorte.jpg" alt width="550" height="593"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Nicolas Frank Vachon</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Nature morte en mouvement<br>
</strong>Le scénographe Jean Hazel, directeur artistique du Théâtre Blanc, s’est inspiré du titre de la pièce pour construire son univers scénique. Si, de première abord, la nature morte désigne des objets inanimés, il est intéressant de transposer cette définition dans nos sociétés actuelles. Reprenant la conception de Warhol reliant la nature morte à une société de consommation, Jean Hazel pense que la nature morte de notre génération serait celle des quelques minutes de gloire rendues possibles grâce aux réseaux sociaux ou autres interfaces du web, donnant ainsi un assemblage de natures mortes animées sur un écran d’ordinateur.</p>
<p>Cet assemblage de natures mortes, nous le retrouvons dans la pièce, par le biais d’images projetées sur scène tout au long de la représentation. Pour Jean Hazel, la nature morte contemporaine n’est donc pas statique, contrastant avec une société qui reste prisonnière de ses préjugés et de ses illusions.</p>
<p><strong>Une société suspecte<br>
</strong>À mi-chemin entre polar théâtral et critique, Nature morte dans un fossé propose une réflexion sociale et politique sur notre société. Le dramaturge nous entraîne dans un univers obscur où règnent drogue, prostitution et violence, et où les gens sont avides de pouvoir et d’argent. Cette atmosphère pesante et dérangeante est rendue digeste par l’humour noir et la mise en scène décalée de Christian Lapointe. L’une des question soulevées est particulièrement intéressante: la façon dont on meurt pourrait-elle être un choix? Si les victimes connaissaient d’avance leur assassin, leur existence consisterait à courir –bon gré, mal gré– vers ce rendez-vous avec la Faucheuse. On ne peut échapper à la Mort, qu’elle soit provoquée par un autre ou par soi-même: ainsi, Boy se passe la corde au cou, anticipant le dénouement final. Tous les accessoires que nous présentent les protagonistes au début de la pièce prennent sens au fur et à mesure de la représentation.</p>
<p>La course contre la montre s’achève, après un peu moins de deux heures de spectacle, sur une fin brutale et imprévisible. Nature morte dans un fossé rafraîchit par son sujet à la fois étonnant et provocateur.</p>
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