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	<title>Karina Fortier - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/author/karina-fortier/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 26 Mar 2013 04:59:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Le bilinguisme en péril à Ottawa</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/25/le-bilinguisme-en-peril-a-ottawa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Karina Fortier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 04:48:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les juges ne devront plus être bilingues</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/25/le-bilinguisme-en-peril-a-ottawa/" data-wpel-link="internal">Le bilinguisme en péril à Ottawa</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter" draggable><span class="media-credit-mce aligncenter" id style="width: 650px;">&nbsp;</span></div>
<p>Tous les Canadiens semblent d’accord sur la nécessité d’un système judiciaire indépendant afin de soutenir et de préserver une société démocratique. Chaque citoyen a la possibilité de défendre ses droits en cour, même si sa cause va à l’encontre des lois fédérales.</p>
<p>Mais quel scénario s’ensuit si l’individu se présentant en cour pour plaider sa cause est mal compris par des juges qui ne comprennent pas la langue du plaidoyer?</p>
<p>C’est le cas pour les citoyens ou avocats francophones qui se présentent à la cour suprême du Canada, selon les trois orateurs présents lors de la discussion «Bilinguisme à la Cour suprême: conséquences constitutionnelles, juridiques, et législatives» dans le bâtiment de la Faculté de droit de McGill. Les orateurs étaient Jean LeClair, professeur de droit à l’Université de Montréal, Guylaine Loranger, professeur de droit à l’Université d’Ottawa, et Yvon Godin, député du Nouveau Parti démocratique (NPD) au Nouveau Brunswick et porte-parole en matière de langue officielle. L’article 14 de la Loi sur les langues officielles stipule que chaque individu peut employer l’une ou l’autre des deux langues officielles, le français ou l’anglais, lorsqu’il présente son cas aux tribunaux fédéraux. Les juges siégeant sur ces tribunaux doivent pouvoir comprendre le procès dans les deux langues sans besoin d’interprète, avec comme seule exception à cette provision la Cour suprême.</p>
<p>Cependant, «le bilinguisme à la Cour suprême est non seulement nécessaire pour la compréhension de concepts et du vocabulaire juridique […];&nbsp; mais cela traite aussi du respect de l’égalité identitaire», dit Loranger.</p>
<p>Selon Godin, lorsqu’il fut proposé pour la première fois que les juges à la Cour suprême soient bilingues, une opposition fervente de la part des juges unilingues s’était faite entendre, clamant que leurs emplois étaient alors à risque. Il fut conclu que le système judiciaire aurait besoin de temps pour s’ajuster à ce nouveau critère, et que le projet serait réintroduit 10 ans plus tard.</p>
<p>En 2008, Godin proposa un projet de loi rendant obligatoire la maîtrise des deux langues officielles pour tout juge à la Cour suprême. Le projet de loi passa au Parlement, mais&nbsp; fut bloqué au Sénat, lequel choisit de donner priorité à d’autres projets de loi suite à l’élection fédérale de 2008. «Il a été bloqué par des gens qui ne sont pas élus par la population», explique le porte-parole. «Est-ce que ça se peut qu’à chaque fois qu’un juge est nommé à la Cour suprême, on se demande s’il sera bilingue?&nbsp; Il n’y a pas de justice quand on ne te comprend pas dans la langue qui t’avantage, toi. Certains juges n’écoutent même pas l’interprétation.»</p>
<p>Pour l’instant, le seul critère d’évaluation du bilinguisme des juges à la Cour suprême est celui d’auto-évaluation: «Les juges n’ont qu’à mettre dans leur demande qu’ils se croient capables d’exercer le Droit dans les deux langues officielles», explique Loranger.</p>
<p>Il faut toutefois noter que des interprètes sont toujours présents lors des procès. «Les interprètes font du mieux qu’ils peuvent, mais il y aura toujours des erreurs d’interprétation qui peuvent entraîner des erreurs dans la loi», précise LeClair.</p>
<p>De telles erreurs de compréhension ou d’interprétation sont causes d’inquiétude au Québec. «Ne pas avoir accès à la pensée légale québécoise pose un sérieux problème», continue LeClair. «Les juges unilingues sont seulement exposés à la culture québécoise à travers les articles du journal anglophone&nbsp;<i>Globe and Mail</i>. Selon moi, le bilinguisme augmente la compétence des juges et démontre aussi une ouverture d’esprit.»</p>
<p>Selon Jean LeClair, le bilinguisme est en danger au Canada, non seulement dans le système judiciaire, mais aussi dans les institutions politiques: «Récemment, à la Chambre des Communes, 103 interprètes ont été mis à pied. Pour moi, c’est évident que le bilinguisme ne constitue pas une priorité sous le gouvernement Harper.»</p>
<p>Au niveau social, la population étudiante de McGill présente un exemple inquiétant d’un manque d’intérêt pour la langue française: combien d’étudiants anglophones finissent leurs études à McGill,&nbsp; sans pouvoir commander en français dans un restaurant à Montréal? ξ</p>
<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter" draggable></div>
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		<item>
		<title>Les certificats de sécurité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/les-certificats-de-securite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Karina Fortier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 20:06:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill Radical Law Community dévoile les violences de notre système judiciaire</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est dans le bâtiment de la Faculté de droit, Chancellor Day Hall, qu’a pris place la table ronde organisée par McGill Radical Law Community. Elle avait pour thème principal&nbsp; «Votre client a un profil: sécurité et confidentialité dans la loi Canadienne».</p>
<p>Une des organisatrices, Charlotte, explique que la motivation d’organiser un tel événement relève du fait que la Faculté de droit à McGill est «plutôt conservatrice; les gens acceptent trop facilement le statu quo et je trouve que l’on perd notre conscience critique».</p>
<p>Parmi les orateurs figuraient l’avocate Patil Tutunjian, l’auteur David Austin, et Mohammad Mahjoub, résidant au Canada et tentant actuellement de se libérer d’un certificat de sécurité qui lui fut issu en 2006. Malgré l’heure tardive de la conférence ce vendredi 8 février, la salle était remplie au maximum.</p>
<p><b>Les certificats de sécurité</b></p>
<p>Les certificats de sécurité ont pris leur forme actuelle lors du passage de la Loi sur l’Immigration et la Protection des Réfugiés en 2001. Il s’agit d’un outil dont peut se servir le gouvernement pour détenir et déporter des immigrants vivant au Canada s’ils sont soupçonnés de violer les droits humains, de faire partie d’une organisation criminelle, ou de mettre en danger la sécurité nationale. En 2007, la Cour Suprême du Canada a jugé que les certificats de sécurité enfreignaient la Charte des Droits et des Libertés. De plus, une personne détenue lors du processus n’a pas accès à l’information utilisée par le Service Canadien du Renseignement et de Sécurité (SCRS) pour émettre le certificat de sécurité, ce qui va a l’encontre du droit à l’Habeas Corpus.</p>
<p>En réponse à ce jugement, le gouvernement conservateur de Stephen Harper introduit le rôle d’«avocat spécial», dont le rôle est de «protéger les intérêts de la personne visée par le certificat de sécurité», selon le site web du gouvernement. Cependant, l’avocate Tutunjian insiste qu’il s’agit uniquement d’un changement de forme, puisque&nbsp; cet «avocat spécial» n’a en réalité pas le droit de communiquer ni avec l’accusé ni avec son avocat, hormis lors du procès.</p>
<p><b>Mohammad Mahjoub: un risque pour la sécurité nationale?</b></p>
<p>M. Mahjoub est l’un des cinq individus ayant reçu un certificat de sécurité depuis 1993. Persécuté en Égypte, son pays d’origine, il quitte son pays avec sa famille en 1995 et est accepté au Canada en tant que réfugié un an plus tard. Dès son arrivée, il tombe sous le radar du SCRS, détenteur d’informations suspectes à son sujet provenant du gouvernement Mubarak. Le réfugié affirme que ces informations ont été obtenues sous la torture en Égypte, affirmation confirmée par un tribunal égyptien qui réhabilite en 2013 le nom de M. Mahjoud.Toutefois, selon M. Mahjoub, le gouvernement canadien a dépensé à ce jour un total d’un milliard de dollars sur son cas en frais d’avocats et de services de sécurité. «Eh, les gars, nous dit-il, c’est vous qui payez pour tout ça. C’est votre argent que le gouvernement balance par la fenêtre.»</p>
<p><b>Des conditions de détention inhumaines au Canada?</b></p>
<p>En 1999, il est placé en prison par les autorités canadiennes sans passer par un tribunal. Selon lui, ses conditions de détention deviennent insupportables à la suite des attentats du 11 septembre. «J’ai dû subir des fouilles corporelles jusqu’à dix fois par jour», dit-il. «J’ai été agressé sexuellement par des agents de sécurité canadiens. Ils menacèrent de me tuer à maintes reprises. L’un m’a dit que ‘tous les musulmans devraient être tués”».&nbsp; Il affirme qu’à chaque fois qu’il demandait un service (de nouvelles lunettes, des médicaments, une visite de sa famille), on ne le lui accordait seulement qu’après une grève de la faim. «J’ai eu une infection, mais on me refusa les médicaments. J’ai perdu cinq dents». M. Mahmoud nous interpelle alors: «Vous êtes étudiants en droit. Il est temps que vous ouvriez vos yeux et vous vous rendiez compte de ce qui se passe dans votre pays».</p>
<p><b>Ce que nous réserve l’avenir</b></p>
<p>«Actuellement, le Service Canadien du Renseignement et de Sécurité est au-dessus de la loi. Mais cela peut changer. C’est à vous, les étudiants, que l’avenir appartient», affirme Mahjoub. Mais s’il admet qu’il ne reçut aucun soutien parmi la population canadienne, croit-il vraiment en la génération future?&nbsp; «Absolument», répond-il. «Il ne faut pas s’attarder sur le passé. Concentrons-nous sur l’avenir».</p>
<p>D’après l’étudiante en droit Lillian Boctor, le meilleur moyen d’assurer que les droits et libertés de chaque individu sont respectés est par le biais des médias, du système judiciaire et de l’organisation de base. «Les trois sont nécessaires», affirme-t-elle. Elle ajoute: «Il y a certainement une tendance négative [par rapport au respect des droits] avec le gouvernement en place. Mais tout est réparable si les gens se battent pour leurs droits».</p>
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		<title>La guerre en Syrie se poursuit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/15/la-guerre-en-syrie-se-poursuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Karina Fortier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 08:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>60 000 morts, 500 000 réfugiés </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’année 2013 a débuté sans vrai signe d’espoir pour les Syriens qui continuent de vivre leur quotidien au son d’hélicoptères et de coups de mitraillette.&nbsp; Alors que la guerre civile qui oppose le gouvernement de Bashar al-Asad aux forces rebelles entame son 19e mois, l’année 2013 a débuté sans vrai signe d’espoir pour les Syriens qui continuent de vivre leur quotidien au son des hélicoptères et des coups de mitraillette.</p>
<p>La télévision de CBC estime que le nombre de morts a dépassé 60 000, et que le nombre de réfugiés approche les 500 000 dans le pays du Moyen-Orient. Ces migrations causent de sérieuses tensions diplomatiques entre la Syrie et ses voisins, notamment le Liban et la Turquie.</p>
<p><b>Une opposition officielle?</b></p>
<p>Bien que la communauté internationale ait reconnu le Conseil National Syrien (CNS) en tant qu’opposition officielle, elle avait toutefois refusé de lui accorder de l’aide financière ou militaire. Après l’échec du CNS&nbsp; dans sa tentative de rassembler les factions de l’opposition, la Coalition Nationale des forces de l’opposition et de la Révolution (CN) a été crée en Novembre 2012. Celle-ci rassemble le CNS et les Comités Locaux de Coordination qui dirigent l’opposition sur le terrain. Établie au Caire, elle est dirigée par l’ancien imam Moaz al-Khatib. À son tour, la CN fut reconnue en tant qu’opposition officielle par la communauté internationale. Toutefois, selon le professeur de l’Université McGill et spécialiste en affaires du Moyen-Orient Rex Brynen, la nouvelle organisation «n’a pas, à ce jour, eu plus de succès que l’ancien CNS lorsqu’il s’agit de créer une seule opposition cohérente».</p>
<p><b>Une teinte islamiste qui déplaît à l’Occident</b></p>
<p>Malgré les demandes de la CN de soutien financier et militaire, les pays occidentaux hésitent à s’engager officiellement à cet égard. Certains soulèvent la possibilité qu’une provision d’armes militaires pourrait bénéficier aux forces islamistes extrémistes.</p>
<p>L’organisation extrémiste Jabha al-Nusra, reconnue pour&nbsp; entretenir des liens avec Al-Qaïda, s’est déclarée à l’origine de plusieurs attaques suicidaires contre des cibles gouvernementales. Rex Brynen affirme que ce groupe est un des plus radicaux du mouvement Islamiste et que son influence en Syrie est considérable. Or, M. Brynen affirme qu’«un gouvernement islamiste est une possibilité, mais il ne serait certainement pas aussi extrême que Jabha al-Nusra». Bien que M. Brynen admette la possibilité de porter au pouvoir un gouvernement islamiste suite à la chute du régime, il affirme qu’un tel gouvernement ne serait «certainement pas aussi extrême que Jabha al-Nusra». Dans une vidéo diffusée sur Internet en Novembre dernier, un combattant qui dit représenter 14 groupes militants islamistes, déclare son opposition à la CN, sous prétexte que l’organisation recèle une influence occidentale; et affirme leur détermination à créer un état islamique.</p>
<p><b>&nbsp;Les rebelles gagnent du terrain</b></p>
<p>«La guerre civile ne peut prendre fin qu’avec le départ d’Asad», affirme M. Brynen dans un courriel au <i>Délit</i>. Hors, cette issue semble encore loin, alors que le 6 janvier dernier, le président Bashar Al-Asad a réaffirmé sont désir de rester au pouvoir. Il continue d’attribuer le conflit à des forces terroristes conspiratrices ayant infiltré le pays qu’il suffit d’éliminer pour rétablir la paix. Le controversé président a proposé un plan selon lequel il superviserait une conférence de réconciliation nationale, une élection fédérale, et un nouveau gouvernement. Bachar Al-Asad refuse cependant de dialoguer avec l’opposition armée.</p>
<p>Entre temps, les forces d’opposition continuent leur avancée sur le terrain. Le 24 décembre 2012, les rebelles ont pris une base aérienne dans la province d’Alep où ils ont déjà pris contrôle de trois autres bases militaires importantes au cours des mois précédents. Ils ont également assiégé l’aéroport international d’Alep.</p>
<p>«Il n’y a aucun doute que l’opposition est en train de gagner la guerre», écrit M. Brynen. «Je pense qu’il y a une probabilité de 50% que le régime chute dans les six prochains mois. Mais ça pourrait aussi prendre beaucoup plus longtemps.»</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Du oud et du youyou</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/du-oud-et-du-youyou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Karina Fortier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 21:03:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival du monde arabe souffle un vent d’orient sur la province.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/du-oud-et-du-youyou/" data-wpel-link="internal">Du oud et du youyou</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lundi, 5 Novembre</strong></p>
<p>Les spectateurs dispersés n’occupent que les dix premières rangées de l’imposant Théâtre Rialto. Les barmen, accotés au bar, semblent soulagés de servir les rares personnes qui se laissent tenter par un café irlandais, ou simplement par de l’eau. Les lumières s’éteignent, et avec elles les murmures. Les projecteurs se figent sur les cinq musiciens placés en demi-cercle. De gauche à droite: violon, piano, batterie, guitare basse et oud. Pour ceux qui n’ont pas encore côtoyé la musique orientale: l’oud est un instrument à cordes datant de la période médiévale, ancêtre du luth européen, souvent présent dans la musique islamique.<br>
La musique commence d’un rythme lent et discipliné. D’un pas calculé, presque solennel, Marie Trezanini fait son entrée en scène. Les dessins au henné sur ses bras et son cou attirent le regard lorsqu’elle s’avance sous le projecteur.<br>
«Bonsoir», dit-elle le sourire aux lèvres. «Avant de commencer, j’aimerais faire quelque chose. J’aimerais briser la glace: je vous invite tous, à n’importe quel moment, en bas ou pieds nus, à venir danser sur la scène avec moi!». «Eh bien on dansera!», dit à voix basse la femme assise à côté de moi, dont j’ai fait la connaissance quelques moments avant le début du spectacle.<br>
La chanteuse semble s’apprêter à entamer la première chanson, mais se ressaisit aussitôt: «J’allais oublier! J’aurais besoin de Youyou. Youyou est-il dans la salle?». À ma surprise, la femme à ma droite met immédiatement une main aux côtés de sa bouche, et lançe un cri aigu, prolongé, déterminé: «Youuuuuuuuu you you you you you you!». D’autres femmes dans la salle en font autant. «Ah, le voilà youyou», dit Trezanini, satisfaite. Le youyou rappelle la guerre d’indépendance de l’Algérie, au cours de laquelle les femmes lançaient ce cri comme signe de soutien moral à leurs hommes au combat. En Orient, les femmes l’utilisent pour exprimer leur joie lors de mariages, de baptêmes, après une réussite d’examen, ou lors d’un beau spectacle.<br>
Enfin, elle chante. Elle chante d’une voix qui se sait belle; une voix sans modestie, qui se donne toute entière aux spectateurs. Elle mène avec certitude les sons émanant des instruments à ses côtés. Peu importe si ceux dans la salle ne comprennent pas les paroles à travers lesquelles elle choisit de se manifester: la langue n’est qu’accessoire, s’effaçant devant quelque chose de plus révélateur.<br>
Après la première chanson intitulée Hamza Hawas («Cinq Sens»), Trezanini s’adresse aux spectateurs, cette fois d’un ton mystérieux: «J’ai un secret à partager avec vous. J’ai un faible pour la musique orientale… et le scoop: je ne suis pas orientale». En effet, la chanteuse de renommée internationale grandit en France avant de voyager longuement à travers le Moyen Orient, tout en prenant des cours d’arabe. Et pourtant, en dix chansons, elle parcourt les dialectes algérien, marocain, égyptien, yéménite, ainsi que l’hébreu; chacun avec une aise qui masque parfaitement ses origines occidentales.<br>
Il y eut un rappel, qu’elle offre sans prétention: «Merci beaucoup, je ne vous ferai pas attendre. On ne va pas descendre dans les loges, prendre notre temps, revenir…», dit-elle avec un clin d’œil. «Par contre il faudra danser!», ajoute-t-elle avec énergie. Peut-être encouragées par un café irlandais, une dizaine de femmes se lèvent et dansent au rythme de la musique en faisant onduler leurs bras et leurs hanches.<br>
Et le youyou résonne encore une fois. </p>
<p><strong>Vendredi, 9 Novembre</strong></p>
<p>Si vous me le permettez, allons à présent au Théâtre Maisonneuve. Capacité  1&nbsp;458 personnes. Places assignées. Même en arrivant 45 minutes à l’avance, la seule place que j’ai pu obtenir était à l’avant-dernière rangée. C’est là que Kamel el-Harrachi, chanteur-compositeur très connu en Algérie, va se produire, précédé par la troupe de danseurs d’Hervé Koubi. Les spectateurs étaient de tous âges: petits enfants, jeunes et vieux couples, personnes âgées… De toute évidence, des familles entières (la plupart parlant arabe) étaient venues ensembles, vêtues de leurs beaux vêtements, pour écouter Kamel el-Harrachi.<br>
Mais sans doute ne savaient-elles pas ce qu’elles découvriraient avant l’acte principal. Hervé Koubi introduit ses danseurs: «Moi, je suis Français d’origine algérienne. Et je sais bien que la danse, on en trouve aussi bien dans les pays comme la France, le Canada, les États-Unis, qu’en Algérie. Mais… je pense qu’il est moins évident de danser ici ou en France, qu’en Algérie.» «Les danseurs que vous verrez sont des danseurs de rue. Ils ont appris à danser tout seuls, dans la rue, en Algérie.»<br>
Douze hommes entrent sur scène. Chacun est torse nu, et porte un pantalon ample blanc, avec deux pans de la même couleur tombant à l’avant et à l’arrière. Un son rythmé se fait entendre à l’arrière-plan; ce n’est pas de la musique, loin de là. C’est un son électrique, dur, aigu, presque désagréable. Les hommes entament leurs gestes, d’abord improvisés. Tordant chaque membre de leurs corps dans des directions plus inattendues les unes que les autres, leurs mouvements sont lents, calculés, silencieux. Puis, un interlude de musique classique nous prend par surprise. Aussitôt, les gestes des hommes deviennent coordonnés et abruptes. Chaque bras jeté en l’air, chaque pliement de genou, chaque abaissement d’épaule vibre d’énergie, d’intensité. Retour au son électrique, plus aigu cette fois, plus stressant. Rappel de la guerre: un homme roule lentement le corps d’un autre sur la scène. D’autres portent des corps las sur leurs épaules.<br>
À présent, le son stressant est remplacé par une musique traditionnelle algérienne: les mouvements deviennent plus légers. Pirouettes, sauts, des corps lancés à trois mètres dans les airs, rattrapés juste avant de toucher le sol. Les pans des pantalons virevoltent joyeusement. Les dos musclés brillent sous les projecteurs, seul signe révélateur de l’énergie dépensée au cours d’une heure par ces douze hommes. Les mouvements prennent fin, et, pour la première fois, les regards des hommes se portent sur les spectateurs bouche bée. Tous se lèvent et applaudissent frénétiquement. </p>
<p><em>Entracte.</em></p>
<p>Kamel el-Harrachi apparaît sur scène, armé du fameux oud. Il est entouré de cinq musiciens. De gauche à droite: violon, banjo, basse, tambourin, djembé. Cette fois, les musiciens qui l’accompagnent jouent plus qu’un rôle secondaire; ils font partie intégrante de la musique du compositeur. Les jambes croisées, le dos penché sur son instrument, el-Harrachi fait résonner les premières notes de la soirée. Puis, tous les instruments se mettent en marche; et le youyou résonne dans la bouche des centaines de femmes algériennes présentes dans la salle. Les spectateurs semblent reconnaître chaque chanson. Plus le spectacle progresse, et plus le youyou se fait entendre. Pour les chansons les plus connues, on l’entend au début de chaque refrain.<br>
Après avoir présenté plusieurs chansons en dialecte algérien, el-Harrachi s’adresse aux spectateurs en français: «Bon je me rends compte que jusqu’à présent, je n’ai parlé qu’arabe, et ce n’est pas juste pour ceux qui ne le comprennent pas». «C’est pas grave!», lance un spectateur. «On traduira!». Des éclats de rire montent dans la salle. «Al Hamdulillah», répond el-Harrachi. Si Dieu le veut.<br>
La dernière chanson est particulièrement entraînante. Violon, banjo, basse, djembé, tambourin, ‘udu, et voix sont à l’unisson. Un son riche, complexe, jovial, à vous faire oublier que vous êtes assis dans un théâtre, et qu’il fait froid dehors. Cette fois, les spectateurs n’en peuvent plus: ceux qui jusqu’ici s’étaient contentés d’osciller sur leur siège et de lever les bras dans les airs, se lèvent à présent et dansent sur place. Un quart de l’auditoire danse à présent, certains se déplaçant jusque dans l’allée sur le côté pour pouvoir bouger plus librement.<br>
Je dois vous avouer que mes mots ne font pas honneur à ce spectacle, qui fut un des plus beaux que j’ai jamais vus. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/du-oud-et-du-youyou/" data-wpel-link="internal">Du oud et du youyou</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Journée Mondiale du Refus de la Misère</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/journee-mondiale-du-refus-de-la-misere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Karina Fortier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 08:23:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=15131</guid>

					<description><![CDATA[<p>Action à Montréal pour les victimes de la pauvreté</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/journee-mondiale-du-refus-de-la-misere/" data-wpel-link="internal">Journée Mondiale du Refus de la Misère</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une journée célébrée de par le monde</strong></p>
<p>Chaque 17 octobre, le mouvement international Agir Tous pour la Dignité (ADT) –&nbsp; Quart-Monde organise des événements publics dans trente-deux pays pour souligner la Journée mondiale du refus de la misère.&nbsp; Cette date, reconnue par les Nations Unies, a été établie en 1987 lorsque des activistes se sont rassemblés le 17 octobre sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés à Paris afin de rendre hommage aux victimes de la faim, de l’exclusion et de la violence.</p>
<p>À Montréal, l’événement commémorant cette date s’est déroulé dans un centre communautaire du quartier de la Petite-Patrie, sous l’initiative des volontaires internationaux d’ADT Quart-Monde à Montréal.&nbsp; Daniel Régnier, un des organisateurs de la soirée et volontaire d’ADT depuis douze ans, explique que le&nbsp; «Quart-Monde désigne tous ceux qui vivent dans la pauvreté, autant dans les sociétés ‘’développées’’ que dans les pays en ‘’développement’’».&nbsp; D’après M. Régnier, la pauvreté ne peut être mesurée par des chiffres: «On s’appuie trop sur les critères officiels nous disant que les vrais pauvres sont ceux qui vivent à 1,25$ par jour. Alors, c’est comme si on disait qu’il n’y avait pas de pauvres au Canada. Il faut une définition plus humaine de la pauvreté».</p>
<p>Une cinquantaine de personnes étaient présentes lors du rassemblement, âgées entre 15 et 70 ans. Plusieurs d’entre elles s’étaient déjà rencontrées dans le cadre d’Occupons Montréal.&nbsp; Après avoir servi un repas léger, les organisateurs ont lancé une discussion entre les participants en réponse à deux questions: «Quelles formes la pauvreté prend-elle à Montréal?&nbsp; Que peut-on faire pour la réduire?»</p>
<p><strong>La pauvreté à Montréal</strong></p>
<p>«Personnellement, c’est lors des manifestations d’Occupons Montréal que j’ai côtoyé et parlé pour la première fois à des sans-abris», a dit Daniel Parker, un étudiant en Éducation à l’université Concordia. «Pour moi, a dit un autre participant, ce sont les autochtones qui viennent ici en quête de travail, et qui se retrouvent dans la rue». Une femme, parlant avec un accent espagnol, a dit: «Ici, les immigrants vivent souvent dans la pauvreté. Ils travaillent dans de très mauvaises conditions selon les standards canadiens. Mais on n’y fait rien parce que les gens se disent que ces conditions sont acceptables dans leur pays&nbsp;d’origine».</p>
<p>D’après une autre participante, la pauvreté est même parfois plus dure ici qu’au Sud: «J’ai longtemps vécu au Brésil. Là-bas, la pauvreté se vit sous le soleil, presque dans la gaité. Lorsque la situation s’améliore, tout le monde en profite. Ici, c’est différent. On est pauvre sous la pluie et la neige. Et les gens n’aiment pas la pauvreté, ils la méprisent».</p>
<p><strong>Combattre la pauvreté</strong></p>
<p>Que faire face à ce problème chronique? La discussion s’est orientée au niveau politique: «C’est notre devoir, celui de la société civile, de pousser le gouvernement pour qu’il combatte la pauvreté», &nbsp;a dit M. Parker.&nbsp; Un participant d’Occupons Montréal a ajouté: «Le problème, ce n’est pas qu’il y a des riches et des pauvres. C’est qu’il y en a qui s’enrichissent sur le dos des pauvres».</p>
<p>D’autres préféreraient une approche individuelle: «Ça commence par le respect des autres. Dépasser les préjugés qu’on tient à propos des pauvres. Ensuite, on peut se battre ensemble pour nos droits», a dit une dame.&nbsp; Une autre a ajouté: «Il faut écouter les personnes en difficulté, mais pas d’une position de supériorité, sans les intimider.&nbsp; Notre société a oublié comment écouter».&nbsp; Une jeune étudiante a fait rire l’assemblée en disant: «À chaque jour, il y a une vieille dame qui quête de l’argent dans le métro. Moi, je ne lui donnais pas de pièces. À la place, je lui donnais un câlin!».</p>
<p>De toute évidence, la pauvreté continue de se manifester à Montréal, et partout au Canada. Une question se pose&nbsp;alors: pourquoi le programme d’Études en Développement International à McGill attire-t-il chaque année beaucoup plus d’étudiants que celui du Travail Social?</p>
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		<title>Sommet de la Francophonie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/sommet-de-la-francophonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Karina Fortier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:28:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré des critiques, la RDC a été l’hôte du Sommet de la Francophonie 2012.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14<sup>e</sup> Sommet de la Francophonie s’est déroulé du 13 au 14 octobre en République Démocratique du Congo (RDC), malgré de multiples dénonciations de violations de droits humains et de fraude électorale au sein du pays.</p>
<p>Le Sommet de la Francophonie réunit bi-annuellement les représentants de 75 états et gouvernements faisant partie de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Les membres se réunissent afin de définir l’orientation de la Francophonie à l’échelle mondiale. Le mandat de l’OIF couvre, entre autres:&nbsp;le maintien de la langue française, l’éducation, l’égalité homme-femme, la&nbsp; diversité culturelle, la paix, la démocratie, les droits humains et le développement durable.</p>
<p>Le thème de cette conférence automnale était <em>Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale</em>. Le discours d’ouverture d’Abdou Diouf, secrétaire de l’OIF, était représentatif de ce thème. Il a profité de l’occasion pour dénoncer l’absence d’éthique et de régulation de l’économie mondiale et pour souligner les inégalités qui en découlent. Il a également critiqué l’inaction de la communauté internationale par rapport aux violations des droits humains dans de nombreux pays et&nbsp; énoncé le besoin de réformer le conseil de sécurité des Nations Unies, le FMI et la Banque mondiale. En ignorant ces problèmes, M. Diouf a affirmé que «nous mettons en danger le rôle et la stabilité de l’État et la vitalité de la démocratie, en même temps que la stabilité et l’avenir de la planète».</p>
<p>Selon Abdou Diouf, le Sommet de la Francophonie est preuve qu’en vue de cet engagement, les nations représentées croient en la valeur de la solidarité humaine au-delà des frontières. «Au moins avons-nous compris, de par la nature du lien original qui nous unit, que la famille humaine est une et indivisible», dit-il.</p>
<p>La question de violation des droits humains et d’instabilité politique a été abordée à plusieurs reprises au cours du Sommet, duquel trois pays étaient suspendus suite à une décision antérieure de l’OIF&nbsp;(Madagascar, la Guinée-Bissau et le Mali). Lors de son discours, le président de la RDC Joseph Kabila a accusé des «forces négatives à la solde des intérêts extérieurs» de tenter de «déstabiliser notre pays dans la province du Nord-Kivu». Il faisait référence aux Forces Démocratiques de Libération du Rwanda, un groupe armé qui défend les intérêts des Hutus Rwandais réfugiés en RDC.&nbsp; M. Kabila a ajouté que malgré cette instabilité, le Congo «affirme sa volonté d’être un État de droit, respectueux des principes de démocratie et des droits et libertés fondamentaux, conformément à la Charte de l’Organisation Internationale de la Francophonie».</p>
<p>Toutefois, certains représentants ont dénoncé les violations récurrentes des droits humains en RDC, ainsi que les accusation de fraude électorale lors des élections présidentielles de 2011: «J’hésitais à être présent lors du Sommet [en raison des violations des droits humains], mais je suis content d’y être allé parce que j’ai pu rencontrer des activistes congolais qui ont le courage d’exprimer leur opposition malgré les difficultés que cela implique ici», a dit le premier ministre canadien Stephen Harper sur les ondes de <em>CBC New</em>s.&nbsp; Il a ajouté&nbsp;qu’il espérait que le prochain sommet se déroulerait «dans un pays qui promeut des valeurs démocratiques».</p>
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