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	<title>Jonathan Brosseau - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 30 Oct 2012 16:32:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Lack of sleep</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/30/lack-of-sleep/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2012 16:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a suivi le lancement de wøøds, le premier album du groupe Lackofsleep.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’axe rock indé</strong></p>
<p>«<em>P</em><em>aperwolf</em>» dévoile d’emblée la tangente rock indé de Lackofsleep. La chanson débute le premier album du groupe: <em>Wøøds</em>. Ses arrangements et son énergie contagieuse attirent autant l’oreille du mélomane que celle de l’amateur et ne sont pas sans rappeler la vigueur d’Arcade Fire. La ressemblance n’est pas si surprenante d’ailleurs, puisque Ryan Morey a travaillé à la postproduction de ces deux projets québécois.</p>
<p>Vient ensuite «<em>mother/son/ghost</em>», la plus vieille création du quintet. Bien que travail et sueur soient perceptibles dans la construction de la pièce, l’auditeur ne s’y attache pas trop pour une raison inconnue. Le tempo est intéressant, les arrangements musicaux aussi, mais il y a quelque chose qui cloche.</p>
<p>Puis, avec «<em>youth anthem»</em> et «<em>bullet»</em>, l’envie de bouger revient. Décidément accrocheurs, les morceaux retrouvent l’esprit et la justesse de leur alliage rock et alternatif. «<em>We never felt home and safe</em>» et la voix rauque du chanteur résonne dans la tête après quelques écoutes seulement.</p>
<p><strong>L’axe vaporeux</strong></p>
<p>Malheureusement, la suite se complique. «<em>polar switch</em>», «<em>morning dress</em>», «<em>goodnight gunfight</em>», «<em>at mt nibiru</em>» réalisent un changement de ton peu bénéfique. D’un autre côté, ces pièces permettent au groupe d’exploiter son large registre. En réalité, c’est l’intention qu’on décèle. Le passage à l’alternatif, bien en vue ces temps-ci avec les Karkwa, Watson et compagnie, aurait pour but d’exposer les talents divers des musiciens. Cependant, les balades nostalgiques pourraient faire basculer le groupe dans des eaux que celui-ci pourrait très bien laisser à d’autres. Les douces mélodies de clavier n’apportent rien au projet Lackofsleep.</p>
<p>Bref, Lackofsleep offre un album cohérent, certes, dont le tempo descend de chanson en chanson, mais il aurait été nettement plus avantageux pour le groupe de s’en tenir à des rythmes britpop enflammés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le groupe présentait son album vendredi au Divan Orange&nbsp;</strong></p>
<p>Le comparé et le comparant ne partagent peut-être pas un nombre si élevé de caractéristiques dans cette analogie, n’empêche que le spectacle de Lackofsleep aurait pu être de Patrick et Les Brutes dans son usage de l’espace scénique. Certes, dans ce groupe français aux allures provocantes, le chanteur est mis en lumière par le contraste créé avec les musiciens de son groupe; et c’était précisément le cas le 26 octobre pour le lancement de l’album <em>wøøds</em>.</p>
<p>Charles L., fébrile, donnait toute sa verve sur scène. Replaçant la plupart du temps son chapeau, adressant des paroles peu assurées au public, il se démenait pour offrir un spectacle digne de ce nom aux parents, amis et fans récents du groupe. Le chanteur se nourrissait des encouragements de la foule, tapait des mains et surtout, chantait dans ce qui fait la particularité du groupe: un mégaphone. En effet, par moments, il prenait l’objet, décoré d’une fleur, pour y énoncer les paroles de ses chansons. Le résultat, il faut l’avouer, est fort impressionnant et donne un fini particulier. Bref, une vraie bête de scène s’est présentée cette journée-là.</p>
<p>Cependant, Félix B., Andy B. et Charles-Emmanuel, ainsi que Didier B., ont tous donné une prestation peu sentie. En vérité, guitariste, claviériste et batteur se sont montrés en spectacle sans y participer de toute leur âme. Ils échangeaient de temps à autre des regards complices, mais aucun lien n’a été fait avec la foule. Cela déçoit, particulièrement car la force du groupe réside dans le dynamisme de sa musique, la ténacité de son caractère. Ils semblaient être absorbés par leur instrument, vouloir exécuter leur prestation avec une technique irréprochable, au détriment de l’attraction viscérale, voire pulsionnelle, que pourrait créer leur musique.Un peu dans la même direction, il est décevant de constater que le groupe a tout simplement joué son album du début à la fin, sans arrangements musicaux supplémentaires ni effets de style. C’est pourquoi, d’ailleurs, la foule s’est retrouvée un peu pantoise après 30 minutes lorsque le spectacle s’est terminé. Alors que tous, musiciens et spectateurs, commençaient à prendre du rythme et à se laisser emporter par les notes, la soirée semblait prendre fin à une heure précoce. Bien entendu, un rappel a été demandé. Et la foule, encore, s’est fait servir un amuse-gueule, pas mauvais du tout, mais beaucoup trop maigre pour la rassasier.</p>
<p>Aussi, la mise en scène et le jeu des lumières étaient limités. Il y avait tentative de faire un rappel au titre de l’album par une peinture de cerf au fond. Pour le reste, seul une lampe et un tronc d’arbre décoraient le tout. Il aurait aussi été possible de dire «jonchaient», parce que la disposition aussi avait des airs douteux.</p>
<p>Cependant, et il faut le mentionner, la troupe possède du talent. Tout au long du spectacle, il était évident que les membres avaient du plaisir à jouer leurs compositions et à voir leur bébé enfin sur les tablettes. Du <em>groove</em>, il y en a eu, mais trop peu, malheureusement. Toutefois, comme les aptitudes augmentent les attentes, l’auditeur en veut davantage. Un peu plus rock, un peu moins nerveux, un peu plus long aurait augmenté considérablement la qualité du produit. Ce genre de considération, au reste, sait distinguer les hommes des garçons, les groupes en vogue et ceux qui ne lèveront jamais. Et il est important de les garder en tête. Surtout lors d’un lancement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rencontre</strong></p>
<p>Les membres du groupe placent leur équipement sur les planches alors que je fais mon entrée au Divan Orange. Je discute avec la jolie attachée de presse. Elle me dit que les gars sont un peu en retard et que je devrai faire l’entrevue pendant qu’ils peaufinent leur installation. Pas de problème. J’attrape une bière au passage et vais discuter avec le chanteur, Charles L., et le batteur, Didier B.</p>
<p>Tout commence pour eux en 2010. Par le hasard des choses, cinq musiciens bourrés de talent se retrouvent à partager des moments de dérapage musical. Par hasard, certes, mais Sherbrooke a quelque chose à voir avec cette rencontre prolifique. Car, bien que tous les membres du groupe ne soient pas originaires de la ville, ils partagent collectivement un amour pour cette dernière, ainsi que pour sa scène musicale. À leurs débuts, leur brio et leurs efforts font du groupe un incontournable de La Reine des Cantons de l’Est, où ils se produisent régulièrement. Ils performent au bar Le Tapageur, au Théâtre Granada et au Téléphone Rouge. Le résultat: un noyau dur de fans, dont l’amour pour le <em>band</em> est sans bornes.</p>
<p>Bref, ça <em>clique</em> entre les membres du groupe, mais, encore plus important, avec le public. Les idées que Charles avait en tête germent et un projet de plus en plus sérieux prend forme. En 2011, ils savent qu’ils tiennent dans leurs mains quelque chose de prometteur. Sans prendre de décision ou délibérer sur le sujet, ils décident de persévérer dans cette aventure et de jouer, et de jouer encore, puisque c’est ce pour quoi ils vivent désormais.La consécration favorisera une implication plus importante dans le collectif. En fait, Lackofsleep gagne le concours Sherbrooklyn 2011 et sa bourse de 10&nbsp;000&nbsp;dollars.. À partir de là, le groupe passe à une autre étape. Il n’est plus seulement un <em>band</em> de garage, mais un espoir prometteur de la scène émergente montréalaise. Une attention médiatique notable se pose sur eux. Radio-Canada, Bande à part, Pop Montréal et patati et patata. Ils investissent la totalité de la somme gagnée dans leur camionnette de tournée et leur premier album: <em>wøøds</em>. La décision s’est prise facilement. Tous étaient d’accord pour «parier sur l’avenir», le leur, celui de Lackofsleep.</p>
<p>Depuis, on les associe beaucoup à We Are Wolfe. Du moins, c’est ce que me disent certains membres du groupe, alors que d’autres s’affairent plus loin. Puis, une réponse sort de nul part. Entre synthétiseur, clavier et piano, Charles-Emmanuel dit une niaiserie. Ils blaguent et c’est évident que leur dernier opus les fait sourire à belles dents. Tout leur travail se cristallise sous une ravissante couverture. Ils sont heureux d’avoir à partir de maintenant une carte de visite à présenter aux label, aux producteurs et autres grands décideurs du showbiz québécois. Maintenant que cet objectif est accompli, ils espèrent faire la tournée du Québec pour montrer au monde ce dont ils sont capables et se faire connaître. En espérant que leur fourgonnette tiendra le coup et ne leur sucera pas tout leur argent en essence. Car cela priverait plusieurs de la chance de voir un <em>band</em> qui a de l’avenir. Et il s’appelle Lackofsleep.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Amélie Poirier se dévoile à la Chapelle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/amelie-poirier-se-devoile-a-la-chapelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:31:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mathieu Jedrazak brise les normes de l’œuvre théâtrale dans La Jeune fille et la Morve.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque deux artistes multidisciplinaires se rencontrent. Lorsque le destin tragique d’enfants issus de l’ombre, des interprètes amateurs se croisent. Lorsque la friction de frêles corps et d’esprits tourmentés se parle.</p>
<p>Mathieu Jedrazak et Amélie Poirier se connaisient. Ça se voit et ça se sent dans la pièce <em>La jeune fille et la morv</em>e présentée au Théâtre La Chapelle. Le premier est soliste, homme de théâtre et musicien. La deuxième a pratiqué la danse classique pendant dix ans, en plus d’étudier le théâtre et l’art de la marionnette.</p>
<p>Amis? Vrai. Mais surtout, êtres en proie au même quotidien et au même supplice. Il a alors été facile pour eux de travailler ensemble et de créer, avec peu de moyens, une pièce de danse et de théâtre qui dérange.</p>
<p>En regardant le parcours de Mathieu Jedrasak, on comprend pourquoi il est un metteur en scène de talent qui, dans les circonstances, a su exploiter toute la tristesse dans l’âme de sa complice. On traite ainsi de troubles psychologiques, du désespoir d’être, celui qui met en valeur les autres, et du milieu artistique pas toujours facile; rarement en fait.</p>
<p>Le résultat surprend. Si l’œuvre tombe âprement dans la caricature en première partie, caricature d’un monde présenté comme ignoble, on sent la nécessité, autant pour l’un que pour l’autre, de s’évader, de changer de peau, de changer de vie. L’interprète, Amélie Poirier, le dit elle-même en parlant de cette volonté de ne pas être née, de ne pas avoir vu le jour pour être si normale, si correcte, si médiocre. Le regard de l’autre, du spectateur, est tellement cuisant. Alors, on se met à nu, pour vrai, dans l’atrocité de la chair que l’on porte. On enlève le tutu pour révéler nos défauts et demander à l’Autre, avec prudence, de nous accepter comme on est. Il y a la mort, certes, pourtant on présente aussi son remède.</p>
<p>Une mise en scène efficace qui, parfois, manque de maturité, mais certainement pas d’authenticité. Oui, une pièce injectée de cette authenticité qui fait du bien, puisqu’elle est bien trop rare dans ce milieu. Ainsi, on ne peut reprocher aux créateurs de <em>vouloir</em>; d’y mettre du leur entre ces quatre murs, pour un instant, et de <em>dire</em>. Sur une note plus négative, il est possible de leur reprocher de tomber dans la facilité en ayant recours abusivement au processus explicatif des symboles mis en avant dans la pièce. Mais le cœur pardonne ce qu’il comprend.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Désir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/desir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 12:20:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[cahier création 2012]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Poème de Jonathan Brosseau</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>l’amertume choit en tournoiements<br>
limpides névroses d’automne les<br>
grandes œuvres ont toutes quelque chose<br>
d’inachevées ainsi nos insolences<br>
ocres chansons au morose passé<br>
pluie d’obèses tourments je vaporise<br>
des locomotives sucres imprécis<br>
tellement de beaux crayons de bois pour<br>
que les symboles me poignarde je<br>
m’égard dans la tendresse sentinelle</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rabagliati à la librairie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/rabagliati-a-la-librairie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[librairie Verdun]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Rabagliati]]></category>
		<category><![CDATA[paul]]></category>
		<category><![CDATA[paul au parc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit présente sa rencontre avec Michel Rabagliati, bédéiste et auteur de la série Paul.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi dernier, à la Librairie Verdun, Michel Rabagliati, célèbre auteur de la série en bande dessinée Paul, proposait une séance de dédicaces. </p>
<p>Sur place, un groupe homogène d’intellos à lunettes bavarde de la chic qualité de vie de ce quartier émergeant. D‘ailleurs, on dirait une réunion familiale, puisque chaque nouvel arrivant est accueilli par propriétaire et clients avec des exclamations de joie et des embrassades. </p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 227px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-Paul-au-Parc.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-Paul-au-Parc-227x300.jpg" alt title="c - Paul au Parc" width="227" height="300" class="size-medium wp-image-12367"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de la maison d’édition La Pastèque</span>		</figcaption>
	</figure>
L’ambiance est calme et les admirateurs passent tour à tour faire autographier leur exemplaire de Paul au Parc, dernier opus de la série, où le héros retrouve ses 10 ans. Touchante histoire sur le scoutisme et la crise d’Octobre 1970, Michel Rabagliati esquisse généreusement un croquis de Paul dans ses habits de scouts sur chaque exemplaire présenté par son public. Et tous en profitent pour lui raconter une anecdote personnelle reliée à l’œuvre. L’un d’entre eux est déjà allé à la pourvoirie de Paul à la pêche. Son camarade renchérit en disant qu’il a vécu tout près de son premier appartement dans les années quatre-vingt. Une autre lui offre une bouchée sucrée et raconte comment elle a relu la série en entier la semaine dernière. Tout ça, sous le regard patient et bienveillant de l’auteur, qui commente allègrement les propos. 
<p>La séance se termine et Michel se retourne vers moi. Le propriétaire de la libraire lui indique que je suis un étudiant du journal français de McGill. Il m’invite à approcher, autographie mon bouquin et accepte de m’accorder une entrevue. </p>
<p>D’abord, et cela était presque inévitable, le sujet des séances de dédicaces est abordé. Un élément le surprend toujours lors de ces exercices&nbsp;et c’est le nombre de personnes qui lui disent avoir pleuré en lisant Paul à Québec. Phénomène récurent, cela étonne l’auteur puisqu’il avoue avoir du mal à se rappeler la dernière œuvre ayant eu un effet aussi puissant sur lui. </p>
<p>Toutefois, il dit lui-même avoir trouvé l’écriture de cette bande dessinée difficile au plan émotionnel, étant donné que la trame narrative est entièrement tirée d’une expérience familiale: la mort de son beau-père.</p>
<p>Ensuite, la conversation dévie vers ses intentions d’auteur. Il acquiesce lorsque je lui demande si la série dresse un portrait représentatif de la société québécoise des années soixante-dix à aujourd’hui. Pour lui, raconter les différentes périodes de sa vie personnelle, de son quotidien tranquille, c’est aussi raconter l’histoire de ces milliers d’autres personnes qui marchent, suent, aiment et vivent dans les rues de Montréal. Son succès s’étend aujourd’hui dans toute la francophonie, comme le montre le Prix du public gagné au  Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Traduit dans plusieurs langues, ce n’est que le début pour cette série québécoise.  </p>
<p>Puis, Michel me parle de ce qui l’inspire. Série autobiographique à peine romancée, il n’est pas difficile d’imaginer qu’il puise énormément d’idées dans les moments forts de sa vie. Voulant séduire le lecteur, il ne se censure pas néanmoins et plonge dans les souvenirs les plus pénibles de sa vie pour réussir à produire une œuvre honnête. Et c’est là que réside tout le succès de son entreprise. En parlant avec conviction de ce qui l’anime, il réussit à rejoindre l’Autre jusque dans ses plus profonds retranchements, à créer une magie unique, une chimie à la fois simple et complexe.</p>
<p>J’ai assez abusé de sa bonté. Il me remercie et me serre la main. Foulard autour du cou, je m’apprête à partir lorsque j’assiste à une scène amusante. Le libraire propose de lui offrir une suite de romans et Michel, d’un air sérieux, les rejette l’un après l’autre: trop policier, écriture désagréable, déjà à la maison… À la fin, il jette son dévolu sur La tendresse attendra de Matthieu Simard. Bon à savoir.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le mythe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/17/le-mythe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:18:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[annick bergeron]]></category>
		<category><![CDATA[geoffrey gaguère]]></category>
		<category><![CDATA[marie-thérèse fortin]]></category>
		<category><![CDATA[olivier kemeid]]></category>
		<category><![CDATA[robert lalonde]]></category>
		<category><![CDATA[sasha samar]]></category>
		<category><![CDATA[sophie cadieux]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre d'aujourd'hui]]></category>
		<category><![CDATA[ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moi, dans les ruines rouges du siècle, une pièce écrite par Olivier Kermeid.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’est pas bien difficile de comprendre pourquoi le cœur de Marie-Thérèse Fortin a fondu devant Moi, dans les ruines rouges du siècle.Tous connaissent l’apostolat du Théâtre d’Aujourd’hui: promouvoir le théâtre québécois contemporain. Et justement, c’est dans l’extraction de cette dramaturgie francophone, éveillée à l’Autre dans les dernières années, que s’aligne la pièce d’Olivier Kemeid.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MOI_DA2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10384" title="MOI_DA~2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MOI_DA2-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Stéphanie Capistran-Lalonde</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>En effet, si son œuvre traite en apparence de la vie d’un Montréalais trentenaire, elle puise plutôt dans les racines d’un passé tourmenté au sein de la désagrégée Union des Républiques socialistes soviétiques. Le rôle principal, rendu par son bon ami Sasha Samar, a fait jaser comme jamais la vie personnelle d’un acteur ne l’avait fait auparavant.</p>
<p>Né en 1969 dans une ville minière d’Ukraine, Sasha Samar habite seul avec son père. C’est un enfant sportif, au point d’entrer dans l’équipe nationale de natation en vue des Jeux olympiques de Moscou. Victime d’un souffle au cœur, il arrête la compétition et voit sa vie bouleversée par une rencontre messianique avec le théâtre. Alors, ses drames familiaux s’emmêlent avec le cours de l’Histoire: accident nucléaire de Tchernobyl, service militaire au Kazakhstan, démantèlement de l’URSS.&nbsp; Dans l’exposé de la vie hors des planches de ce comédien, vous aurez compris que l’on retrouve la trame centrale de la pièce montée par Olivier Kemeid. Après avoir méticuleusement couché sur papier le récit de vie de son compagnon, il a décidé d’en faire une pièce de théâtre et de donner l’opportunité à Sasha Samar de jouer sa propre vie sur scène. Malheureusement, ce scénario des plus intéressants ne donne qu’un résultat peu reluisant.</p>
<p>Tout d’abord, le ton donné au sujet par l’auteur est franchement déplacé. Tanguant de manière schizophrénique entre tragique et comique, le script, bien que pratiquement biographique, réussit à confondre le spectateur dans une anarchie de sentiments. Certes, le verbe se vaut à quelques endroits, mais cela ne saurait passer sous silence l’absence d’évolution psychologique chez les personnages, tout comme la piètre danse des moments d’intensité.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MOI_DA1.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10386" title="MOI_DA~1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MOI_DA1-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Stéphanie Capistran-Lalonde</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>La mise en scène offerte est aussi désordonnée. On peut cependant reconnaître l’évidente qualité technique de cette dernière. La scénographie frappe par sa simplicité et pourtant, au fur et à mesure que l’histoire se, déroule on aperçoit ses détails et ses élégants rappels historiques. La musique, sans être un élément principal, intervient au bon moment. Les mouvements et déplacements des acteurs sont réussis et dynamisent ce que laisse en rester le décor immobile.</p>
<p>Le jeu des acteurs est franc.&nbsp; Sasha Samar est certainement celui qui se démarque le plus, car il a su à quelques reprises transmettre une sensation de chaleur aux spectateurs. Le «je-suis-un-père-détruit-qui-geint» de Robert Lalonde, dans le rôle de Vassili, est éreintant à la longue. Annick Bergeron, Sophie Cadieux et Geoffrey Gaguère, qui complètent la distribution, caricaturent leur personnage, mais cela semble être fait à la demande du metteur en scène. Alors, il est difficile de les critiquer.</p>
<p>Plein de belles choses en perspectives, mais un résultat décevant. Il serait possible d’expliquer ce résultat par un manque de recul de l’auteur/metteur en scène, face au périple romanesque de son complice. Créer un mythe nécessiterait ainsi de la distance, et c’est probablement ce que pensait la salle en ovation, debout à la tombée du rideau, au Théâtre d’Aujourd’hui.</p>
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		<title>Par l’océan hypocondriaque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/par-locean-hypocondriaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 04:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[à boire]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10076</guid>

					<description><![CDATA[<p>Poésie</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Contemplez d’un survol les lèvres alcooliques<br>
Aux ardeurs de vos fleurissantes nostalgies<br>
Dans l’aube cossue qui hurle en hémorragie<br>
L’absurde heurt de mon être neurasthénique</p>
<p>Un rayon d’ombre est atmosphère bordélique<br>
Des pas lourds au piano chantent les tabagies<br>
Mon regard orphelin muet interagit<br>
Par les vierges chemins des forêts bucoliques</p>
<p>Mouillez le front ridé d’une tendresse à boire<br>
Que je trouve des sommeils irréels la gloire<br>
Cet espace infini de voyage en mon âme</p>
<p>Ô rédempteurs et extatiques masochistes<br>
Sur la funèbre barque j’écarte les flammes<br>
Au fouet musclé de ma jouissance catéchiste.</p>
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		<title>Le mur, l’affiche</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/15/le-mur-l%e2%80%99affiche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 14:44:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Libre]]></category>
		<category><![CDATA[l'affiche]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[philippe ducros]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9684</guid>

					<description><![CDATA[<p>Philippe Ducros présente une nouvelle fois, à la demande générale, sa pièce L’Affiche dans la métropole.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Montréalais ont une dernière chance d’entrer dans le douloureux univers de l’occupation de la Palestine. Il préfère la route aux bancs d’école. Son sac à dos se trimballe dans plus d’une vingtaine de pays d’Amérique, d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Les Éditions Lansman publient ses carnets de voyage, La rupture du jeûne, il y a quelques années. Certes, Philippe Ducros a sa méthode propre, son angle bien à lui. Riche de ses expériences personnelles, il présente un regard vif et moderne sur la détresse humaine, avec pour trame de fond le conflit israélo-palestinien. Son texte, aussi profond que bouleversant, donne voix à toute une trame de personnages. D’abord, il y a Abou Salem, un imprimeur d’affiche de martyrs. Ensuite, on retrouve un soldat du nom d’Itzhak. Entre les deux il n’y a que leur famille et un mur d’incompréhension.<br>
</p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-laffiche.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9760" title="Repetition27-04-09 Jeune Ballet du QuÃ©becÃcole supÃ©rieure de" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-laffiche-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Frédérico Ciminari</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>En écrivant cette pièce, Ducros a une idée bien en tête. «J’essaie de ne condamner personne. C’est sûr que je condamne l’occupation, mais pas les personnages qui en font la promotion.» Car, il faut imaginer qu’après avoir effectué plusieurs voyages dans la région, il comprend désormais ce que signifie réellement le mot «misère». Qui plus est, cette grande humanité se traduit chez ses personnages, malgré l’omniprésence de la violence.</p>
<p>En fait, Philippe Ducros a même cru bon de se réserver la mise en scène de la pièce, pour avoir l’opportunité de faire passer son message avec le plus de justesse et de subtilité, puisque la sensibilité du sujet est évidente. Toutefois, il choisit de ne pas utiliser de gant blanc et se donne toutes les ressources pour venir interpeller le spectateur. Son travail à ce niveau est impeccable, la mise en scène est polie et raffinée. Son symbolisme poétique frappe en plein cœur. Cette nuance rend hommage à la beauté du langage utilisé.</p>
<p>De plus, il faut dire que la pièce est admirablement rendue par la troupe de comédien. François Bernier est convaincant dans son rôle de soldat tourmenté, Denis Gravereaux fait preuve d’un grand sens d’adaptation et de justesse dans chacun de ses personnages et Isabelle Vincent incarne à la perfection cette mère brisée. Les Mongeau, Moreau, Pilon, Quesnel et Soleymanlou sont aussi excellents, d’autant plus qu’ils ne peuvent se retirer du regard des spectateurs vu la disposition de la pièce. En effet, il joue sans repos pour le plus grand plaisir de ceux-ci et ce deux heures durant.</p>
<p>Et s’il n’y a pas de quoi s’ennuyer avec les décors prenants, les jeux de lumière et de sons judicieux, tout comme les costumes savants, le spectateur trouvera peut-être le temps long en fin de pièce. Malgré tout, elle est une réussite sans équivoque et obligera peut-être, qui sait, l’Espace libre à lui ouvrir ses portes pour une troisième fois. En attendant, ne jouez pas avec le feu et allez voir la pièce au plus vite.</p>
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		<title>Faire des enfants…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/faire-des-enfants%e2%80%a6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:53:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[dany boudreault]]></category>
		<category><![CDATA[eric noel]]></category>
		<category><![CDATA[la chaise]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de Quat'Sous]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9346</guid>

					<description><![CDATA[<p>…une œuvre signée Éric Noël</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois de plus, le Quat’Sous donne la chance à de nouveaux talents d’exprimer leur plein potentiel sur ses planches. Éric Noël, récipiendaire en 2010 du prix Gratien-Gélinas remis à un auteur de la relève, a écrit cette pièce lors de sa dernière année de formation à l’École nationale de théâtre l’année précédente. C’est là qu’il a rencontré Gaétan Paré et Dany Boudreault. Le premier réalise la mise en scène de la pièce, alors que le second joue le rôle principal. Le but: porter un regard jeune sur les liens de filiation.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-faire-des-enfants.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9393" title="c-faire-des-enfants" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-faire-des-enfants-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Yanick Macdonald</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>En effet, si la pièce débute sur musique électro, drogue et prostitution, le tout bascule le jour où Philippe (Dany Boudreault) meurt d’une overdose. Suite au décès, sa famille autrefois dispersée se voit réunie bien malgré elle, dans des circonstances difficiles qui enveniment la situation. Au travers des conflits, le spectateur est confronté à de grands moments d’intensité, toujours sur le fond d’une cruelle splendeur. Les dialogues sont habillements construits par Éric Noël, sans pudeur, pour montrer les personnages dans leurs plus profonds retranchements. Cependant, la pièce aborde presque maladroitement les clichés de la communauté homosexuelle de Montréal, manquant parfois de finesse. Ajouté au fait que l’évolution psychologique des personnages est insatisfaisante, il apparaît clairement que l’auteur novice doit redéfinir son style.</p>
<p>En revanche, Gaétan Paré offre une excellente mise en scène, dépouillée, moderne et attirante, qui saura plaire au plus grand nombre. Il a fait le pari de n’utiliser aucun accessoire et cela sied aisément à la pièce. L’usage particulièrement intéressant de puissants symbolismes, par exemple suite à la mort de Philippe, démontre sa grande maturité. Toutefois, le metteur en scène ponctue les intermèdes d’effets sonores trop présents, ce qui atténue la subtilité du texte. Aussi, la direction homogène des acteurs offre une cohésion souhaitée, et davantage encore dans les moments vifs en émotions.</p>
<p>Ces instants tragiques, joués dignement par la troupe d’acteurs, ne permettent pas d’écarter une évidence: Dany Boudreault rayonne en premier rôle. En effet, il porte une importante responsabilité dans la pièce, et ce malgré son inexpérience, et démontre une grande force de caractère tout au long des scènes de vulnérabilité. Passant de la fête aux orageuses disputes, la sensibilité et l’énergie vive de Boudreault rehaussent le niveau de jeu d’un cran. En ce qui concerne les autres acteurs, les Côté, Daoust, Gadouas, Goulet, Graton et Mercier apportent un peu de leur personnalité sur les planches et offrent une prestation dont ils ne devraient pas rougir.</p>
<p>Reste à savoir maintenant si cette pièce écrite, montée et jouée par un groupe de jeunes talents fraichement sortis des écoles, n’est que leur premier pas dans le monde des grands. Bref, il faut déterminer si elle fera des enfants.</p>
<p><em>Faire des enfants</em></p>
<p><strong>Où:</strong> Théâtre de Quat’sous</p>
<p>100 avenue des Pins Est</p>
<p><strong>Quand:</strong> Jusqu’au 11 novembre 2011</p>
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		<title>Sociétés secrètes: la face  cachée de la vie étudiante</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/societes-secretes-la-face-cachee-de-la-vie-etudiante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 16:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[fraternités]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés secrètes]]></category>
		<category><![CDATA[sororités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8983</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les sociétés secrètes sont la face cachée de la vie étudiante. Qu’en est-il à McGill? Le Délit s’est infiltré dans un monde à part.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu’est-ce que ces sociétés secrètes?</strong></p>
<p>Ce sont des fraternités et sororités ayant pour but de réunir, lors de leur passage à l’université, des jeunes du même âge qui partagent des valeurs communes. Parmi celles-ci, on compte plus souvent qu’autrement l’amitié, la créativité, la réussite, l’entraide. Elles cherchent à créer des liens forts suite au partage d’expériences, de victoires et d’échecs, et à la mise en commun de connaissances. Aussi, elles favorisent un développement dans plusieurs aspects de la vie, autant&nbsp; intellectuel qu’interpersonnel et social. Tous peuvent joindre une de ces fraternités ou sororités. La preuve étant que leurs membres représentent différentes origines ethniques et classes sociales.</p>
<p><strong>Demandent-t-elles une implication de temps importante?&nbsp;</strong></p>
<p>Bien entendu, l’essence de ces clubs est de rassembler les étudiants. Ainsi, selon la fraternité ou de la sororité, l’engagement diffère. Le poste occupé et les projets entrepris sont aussi des variables à considérer.</p>
<p><strong>Quelles sont les activités proposées?</strong></p>
<p>Ces sociétés secrètes sont généralement associées à des causes qui leur sont chères. De la sorte, de nombreuses opportunités sont offertes à ce niveau, en passant par la distribution de dîners pour les pauvres aux collectes de fonds pour les organismes luttant contre le cancer. De plus, les membres ont l’opportunité de faire des voyages au Canada ou aux États-Unis pour rencontrer les membres des autres universités faisant partie de la même fraternité ou sororité. Finalement, il est clair que ces groupes valorisent les événements sociaux, autant les partys que les rencontres amicales. Bref, toutes sortes d’événements rassembleurs sont proposés, même si, parfois,&nbsp; certains sont inconnus du grand public.</p>
<p><strong>Comment devenir membre?</strong></p>
<p>Les étudiants de tous âges et de tous niveaux d’études peuvent s’inscrire à la première étape vers l’adhésion à un club: le <em>rush</em>. Cette semaine d’activité est le moment idéal pour en apprendre davantage sur les différentes fraternités et sororités. Celle-ci donne une bonne idée de la vie à l’intérieur du club et est, aux dires de leurs membres, plaisante et agréable, les humiliations et autres dégradations du genre étant prohibées.</p>
<p>De plus, le <em>rush</em> est habituellement gratuit. La deuxième est étape est celle du <em>pledge</em>. À ce moment, les candidats choisis doivent poursuivre leur initiation pendant une période de deux mois, durant laquelle ils se rapprochent de leur objectif, devenir membre. La troisième étape consiste en une cérémonie finale, pendant laquelle le candidat doit faire certains serments. Il est important de noter qu’une fois membre, on l’est à vie. Dès lors, il faut payer des frais annuels qui sont variés, tout dépend de l’organisation.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-Frat.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9116" title="A - Frat" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-Frat-595x435.jpg" alt width="595" height="435"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de alphadeltaphi.org</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>La création de l’Empire</strong></p>
<p>Que ce soit dans la littérature ou sur grand écran, le thème des sociétés secrètes a été largement exploité, et ce, depuis des décennies. Alexandre Dumas en est probablement le fer de lance, ayant écrit de nombreuses fois sur le sujet, notamment dans <em>Joseph Balsamo </em>(1846) et dans <em>Le Vicomte de Bragelonne</em> (1847). Toutefois, il ne fut pas le seul inspiré par celles-ci. Hergé lui a emboîté le pas avec <em>Les Cigares du pharaon</em> (1934). Plus récemment, le succès planétaire du <em>Da Vinci Code</em> (2003) de Dan Brown constitue un exemple supplémentaire de cette tendance. L’œuvre fut même adaptée au cinéma quelques années plus tard, créant un engouement monstre pour la superproduction américaine.</p>
<p>Les toutes premières sociétés secrètes dateraient de l’Antiquité. Il est difficile d’établir précisément leur but, mais elles requéraient une haute teneur initiatique et des liens profonds avec la spiritualité.</p>
<p>La chute de l’Empire romain a entraîné une grande période d’instabilité politique et économique dans l’Ouest de l’Europe, ce qui aurait favorisé la naissance de groupes ayant pour objectif premier la protection de leurs membres.</p>
<p>La fin du Moyen-Âge a été le siège de la multiplication des sociétés secrètes, versées dans le contrôle des pouvoirs de plus en plus centralisés, particulièrement ceux de l’Église. En Angleterre, la suppression des guildes par Henri VIII a accentué ce mouvement.</p>
<p>À la Renaissance naissent des sociétés comme la Franc-Maçonnerie en Angleterre et la Rose-Croix en Allemagne. (Voir La Maçonnerie décortiquée, dans <em>Le Délit</em> du 3 novembre 2010). Dès lors, elles deviennent des associations à caractère philosophique et philanthropique.</p>
<p>Au XVIII<sup>e</sup> siècle, la tendance traverse l’océan et fait des adeptes aux États-Unis. Les premières fraternités qui y sont recensées étaient constituées d’étudiants des plus anciennes et prestigieuses universités au pays. Notons le Flat Hat Club (1750) et le Phi Beta Kappa (fondé en 1776).</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-silhouettes.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9118" title="A -silhouettes" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-silhouettes-595x144.jpg" alt width="595" height="144"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Cependant, c’est réellement au début du XIX<sup>e</sup> siècle que leur popularité prend de la vigueur. Sigma Phi Society (1827) et Delta Phi Fraternity (1827) sont créées et représentent l’esprit de l’époque. D’abord à visée littéraire, elles tentent en plus d’établir des liens à vie entre les membres. Leurs activités varient comme leurs vocations. Alors que certaines ont un caractère religieux inhérent, d’autres sont principalement axées sur l’entraide dans la communauté et les valeurs de partage.</p>
<p>Aujourd’hui, la société secrète ayant la plus grande renommée est la Skull and Bones (1832) fondée à l’Université Yale.</p>
<p><strong>Dans le ventre de la bête</strong></p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-societes-secretes-3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9120" title="A - societes secretes 3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-societes-secretes-3-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Isabelle Sokolnicka</span>		</figcaption>
	</figure>
13 heures 12 J’ai rendez-vous avec Isabelle, la photographe, devant la maison de la fraternité Alpha Delta Phi. Après avoir discuté de notre philosophie d’approche sur ce reportage, on se retourne devant cette imposante bâtisse qui, pour sûr, doit avoir un passé glorieux. Trois massives lettres grecques en couvrent la devanture. Mystiques, vous dites, les fraternités?
<p>13 heures 19 Nous sonnons. Évidemment, personne ne répond. Cependant, l’énorme porte de bois n’est pas totalement enclenchée, nous laissant la possibilité d’y pénétrer à notre guise. Nous échangeons des regards emplis de doute.</p>
<p>13 heures 25 Après avoir empoigné mon courage à deux mains, j’entre en lançant à haute voix: «Bonjour… il y a quelqu’un?» Timidement, Isabelle me suit. Toujours pas de réponse. Puis, des bruits au deuxième étage: «Montez!»</p>
<p>13 heures 27 Alex, le président, dévale les marches deux à deux. Il nous salue simplement et nous propose de nous faire visiter les lieux, alors que je me confonds en excuses pour l’impolitesse de notre geste. Lui, franchement, ne semble pas en faire un plat. Alors que nous explorons les différentes pièces, il est impossible de ne pas sourire devant l’actualisation du stéréotype des fraternités. Table de Ping-Pong, de soccer sur table, de billard, statue de bronze, photo d’époque, armoiries, divans en surnombre, boiseries et tout le tralala, chacun des clichés représentés dans les films hollywoodiens est présent. Et, il faut le noter, les traces du dernier party n’ont pas encore été totalement effacées…</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-societe-secretes-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9122" title="A - societe secretes 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-societe-secretes-2-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Isabelle Sokolnicka</span>		</figcaption>
	</figure>
13 heures 40 Arrivé au troisième étage de la maison, Alex me demande d’attendre dans les marches. Lorsqu’il m’invite à monter, j’ai tout juste le temps de le voir refermer une porte. Si vous me demandiez ce qu’il y avait à l’intérieur, je vous dirais un salon anglais du 18e siècle. Mais, pour être franc, c’est sûrement mon imagination qui parle. Alex me dit que je ne peux pas entrer dans cette salle. Il range la clef de fer, nouée à un fil accroché à son cou, sous son t‑shirt.
<p>13 heures 46 On s’installe dans sa chambre, la suite présidentielle, pour faire l’entrevue. On jase de tout et de rien et je ne peux m’empêcher de poser des questions trop précises, des questions dont j’ai l’assurance de ne recevoir aucune réponse. Je m’essaie tout de même. Lui, alors, ne fait que hocher gentiment de la tête et m’inciter à poursuivre dans une autre direction.</p>
<p>14 heures J’entends la porte s’ouvrir et se fermer. Quelqu’un rentre. Il monte les marches et fait irruption dans la chambre, alors que nous discutons des réunions annuelles de la fraternité. Le garçon indique à Alex qu’il vient de faire l’épicerie. Précision: dans la maison d’Alpha Delta Phi, huit chambres sont disponibles pour les membres. Ainsi, un certain nombre d’entre eux vivent entre les quatre murs de la fraternité. Il repart.</p>
<p>14 heures 15 L’entrevue se termine. Je le remercie. En descendant les marches, je réalise que nous avons oublié Isabelle. Était-elle partie? S’était-elle fait avaler par cette maison quasi hantée? Puis, arrivé sur le bord de la porte, bien sûr, je réalise que non. Elle faisait seulement son travail, capter l’essence de ce lieu hors de l’ordinaire.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-societes-secretes-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9124" title="A - societes secretes 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-societes-secretes-1-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Isabelle Sokolnicka</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/societes-secretes-la-face-cachee-de-la-vie-etudiante/" data-wpel-link="internal">Sociétés secrètes: la face  cachée de la vie étudiante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’alléchant alliage des arts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 14:02:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Gault Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Dubanchet]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[omnivore world tour]]></category>
		<category><![CDATA[SAT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Société des arts technologiques, connues pour ses concerts de musique élecronique, nous propose un peu de cuisine.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les 1er et 2 octobre, la Société des arts technologiques (SAT) a donné libre accès à ses locaux, situés au 1201 Boulevard Saint-Laurent. Tous les curieux, provenant autant du public que du milieu artistique, étaient les bienvenus.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-SAT2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8939" title="A- SAT2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-SAT2-595x526.jpg" alt width="595" height="526"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Isabelle Sokolnicka</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Si le mandat de ce centre transdisciplinaire est de promouvoir, entre autres, le développement et la conservation de la culture numérique, ces portes ouvertes, dans le cadre des Journées de la culture, étaient l’occasion rêvée de faire l’exposition du travail accompli. D’ailleurs, les visiteurs ont eu l’opportunité de participer à de nombreuses activités, alternant entre conférences et ateliers. Cette année, le thème de la gastronomie était à l’honneur, puisque le centre aura l’occasion de recevoir le cirque du Omnivore World Tour en 2012.</p>
<p>Au premier coup d’œil, ce mariage entre deux entités à vocation bien distinctes peut sembler surprenant. Cuisine et technologie? En fait, leur philosophie respective et leur art convergent parfois. Novatrices et axées sur le plaisir des sens, elles s’allieront donc d’ici quelques mois pour créer un concept hors du commun: un restaurant temporaire, mené par des chefs cuisiniers provenant d’un peu partout sur le globe, dans une ambiance sonore et visuelle des plus festives.</p>
<p>En effet, Montréal aura la chance de se compter parmi les douze capitales mondiales où cette tournée culinaire s’arrêtera. À ses débuts, Omnivore était une revue culinaire ayant pour but de mettre en avant ce que son fondateur, Luc Dubanchet, appelle la «jeune cuisine». Ce journaliste, qui en avait assez de couvrir l’actualité, a jeté son dévolu sur la cuisine en créant cette compagnie en 2003. Fort de son expérience à la tête de Gault Millau, il voulait donner un autre discours sur la gastronomie, plus humain et abordable, mais surtout, mettre en avant les nouveaux talents. De fil en aiguille, son mensuel a pris de l’expansion et les amène, lui et son équipe, à publier un guide de restaurants. Ils créent un festival en France qui permettra à Monsieur Dubanchet de mener le groupe aux quatre coins du globe avec ce concept unique qu’est le Omnivore World Tour.</p>
<p>Le choix de la SAT, pour Dubanchet, était justifié par plusieurs arguments. Ce dernier était ancré au centre d’une ville en pleine effervescence sur le plan culinaire, remplie de talents immenses. De plus, tous deux partagent une vision positive de la mondialisation, du moins au plan des richesses qu’apportent les différentes cultures et l’échange des idées. En ce sens, ils valorisent les open sources. Finalement, la SAT travaillait sur un projet ambitieux depuis plus de trois ans et qui pourrait révolutionner l’expérience culinaire. Ce projet, c’est le Panodôme, un dispositif immersif qui place les spectateurs au centre d’une projection de forme hémisphérique. Cette projection permet de créer des ambiances visuelles et sonores et, plus intéressant encore, d’y intégrer une foule importante de par la taille de la chose. C’est précisément là que prend forme le restaurant, au cœur d’une quasi sphère technologique.</p>
<p>Ces deux jours ont permis de montrer au monde les idées révolutionnaires d’un petit centre de chez nous. Maintenant, attendons de voir le chef‑d’œuvre accompli. Rendez-vous en 2012 à la SAT.</p>
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		<title>Les brasseurs d’idées</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/les-brasseurs-d%e2%80%99idees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Brosseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 12:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bière]]></category>
		<category><![CDATA[club]]></category>
		<category><![CDATA[comité]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La bière a ses lettres de noblesse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Nuit des Activités est un moment fort attendu par l’ensemble de la communauté étudiante mcgilloise, comme le démontrait la longue file d’attente devant le SSMU le 14 septembre. Parmi les clubs tenant kiosque, un sortait du lot: le McGill Association of Student Home-Brewer (MASH). Lumière sur ces jeunes brasseurs urbains.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/bi%C3%A8re-merged.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8772" title="bière merged" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/bi%C3%A8re-merged-595x450.jpg" alt width="595" height="450"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Il y a trois ans, quelques amis se réunissent pour se rendre au Mondial de la bière de Montréal. Kyle, Joe et Kevin, qui se sont rencontrés dans les résidences de McGill, participent pour la première fois à cet événement annuel. Estomaqués par la quantité et la qualité des produits sur place, ces étudiants américains comprennent alors le véritable potentiel que peut offrir la bière, trop souvent regardée de haut. Après discussion avec des connaisseurs, ils décident de se lancer dans l’aventure de la micro-brasserie.<br>
Les débuts ne sont pas faciles; recettes, équipements et techniques de base ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais, d’échecs en échecs, ils accumulent une vaste connaissance sur le sujet. Ainsi, cela se ressent jusque dans le résultat final, comme le démontrent leurs bières savoureuses et équilibrées. D’ailleurs, ils se donnent la liberté de créer plusieurs types de bière, passant de la Stout au chocolat à la classique ale, en gardant toujours un taux d’alcool entre 5 et 10%.</p>
<p>L’an passé, ils décident d’étendre leur projet et de partager ce savoir pratique avec leurs comparses de McGill, ayant déjà obtenu bonne réputation auprès de leurs proches. Ils créent le MASH avec la ferme intention de promouvoir leur art. Ce dernier, entièrement gratuit, gagne alors en popularité. Parmi leurs activités, il faut noter les rencontres d’échange de recettes, les visites de micro-brasseries et, bien-entendu, les soirées dans les bars du coin. Leur objectif ultime est de faire une dégustation de la bière maison de tous leurs membres à la fin de la session.</p>
<p>Cette année, ils ont pu avoir une bonne visibilité lors de la Nuit des Activités, notamment, et ils comptent à présent environ 200 membres, dont une trentaine prennent activement part dans cette entreprise. Leur groupe, foncièrement hétéroclite, est composé d’étudiants de disciplines et pays divers. De plus, la gent féminine y est aussi substantiellement représentée, puisqu’elle compose environ 35% des effectifs.</p>
<p>Pour créer leur bière, les membres de MASH (mashbrew@gmail.com) se divisent en groupes de quatre ou cinq, se réunissent dans l’appartement de l’un et partagent les frais encourus. Ceux-ci, modestes, s’élèvent à quarante dollars pour cinquante-cinq unités de 341 mL, en excluant le matériel. Quant au prix de l’équipement nécessaire, il est très variable, allant d’une centaine de dollar jusqu’à plusieurs milliers. Il faut six semaines pour arriver à un produit fini.</p>
<p>Pour ces messieurs ce hobby, facile et accessible, est un moyen plaisant de faire quelque chose de leurs deux mains. Leur leitmotiv: keep brewing.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/les-brasseurs-d%e2%80%99idees/" data-wpel-link="internal">Les brasseurs d’idées</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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