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	<title>Jeremy Leopold-Metzger - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Nov 2009 17:09:59 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Politi.com</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/politi-com/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeremy Leopold-Metzger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 05:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Politi.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un cliché vaut mille potins</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>J’adore les potins. Comme tout jeune homme, j’ai honte de l’admettre mais je ressens un malin plaisir voyeuriste à décrypter l’<em>actu people</em>. Ca me donne également un sujet de conversation assuré avec mes grands-mères qui sont tout aussi informées que moi sur le sujet. Bien qu’elles ne comprennent pas grand chose des nouvelles célébrités telles que Lady Gaga ou les Kardashian, une bonne petite discussion sur les infidélités du Prince Charles ou le nouveau look de Madonna reste parmi les incontournables du déjeuner du dimanche midi. Il y a deux semaines, je n’ai pas eu besoin de faire semblant de tomber par hasard sur perezhilton.com ou de me retrouver «forcé» à lire <em>People Magazine</em> chez le coiffeur afin de découvrir le nouveau «scandale» du moment. Il m’a suffit de lire la colonne politique des journaux.</p>
<p>Alors que cette semaine là les dossiers «chauds» étaient en grand nombre avec l’Assemblée générale des Nations Unies, le sujet qui a le plus fait parler les blogues n’est rien d’autre qu’un simple cliché. Non, cette photo ne présentait pas un chef d’État en train de manger un beignet chez Tim Horton’s pendant le discours du Président américain, mais bien un banal portrait du couple Obama avec le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, sa femme et ses deux filles mineures. Premier ministre depuis 2004, Zapatero avait depuis réussi à protéger l’image de ses filles à l’abri de l’exposition médiatique, mais voilà: un petit moment d’inattention (l’image, mise en ligne sur le compte <em>Flickr </em>officiel de la Maison Blanche, a été retirée dans les heures qui ont suivi) et ça se paye <em>cash </em>le lendemain à la une des journaux.</p>
<p>La polémique? Après avoir pris conscience de la bourde, l’administration espagnole a demandé à la Maison Blanche de retirer le cliché, et aurait prétendument demandé à l’agence de presse espagnole EFE de ne pas diffuser la photo de famille. Malgré ces efforts, la photo à terminé en couverture des quotidiens El Mundo et ABC, les visages des deux filles étant pixellisés. Cette image qui n’a quasiment aucun intérêt en termes d’information politique, n’a fait rien d’autre que d’engendrer un débat sur la tenue vestimentaire des filles, habillées dans un style pouvant être qualifié de «gothique sobre». Bien que je doive avouer que pour un dîner officiel de chef d’État, les filles du Premier ministre espagnol auraient pu choisir autre chose que des chaussures militaires, leurs tenues n’étaient pas du tout choquantes. Des analyses politiques pertinentes ont ensuite fleuri sur Internet: «Si ce type n’est pas capable de convaincre ses filles de s’habiller décemment pour une photo, comment va-t-il sortir le pays du pétrin actuel?», se demandaient certains. Durant une semaine bien chargée lors de laquelle on a vu Palestiniens et Israéliens reprendre les négociations et où on a appris la nucléarisation de l’Iran, il est intéressant de voir que c’est un sujet trivial d’ordre privé qui a fait la une de l’actualité.</p>
<p>Mais d’où vient ce besoin de «potiner» sur nos personnalités politiques? Avant même Internet, il y a eu l’incident des reporters venus en nombre assister, tel un important événement médiatique, à la rentrée des classes de la fille du président américain Carter ou encore, l’an dernier, le scandale des poupées à l’effigie des enfants du couple Obama. De quelle protection jouissent donc les enfants mineurs de figures politiques? Il n’y a pas vraiment de loi sur le sujet et les attitudes des uns et des autres peuvent être très différentes à cet égard. À part pour ce cliché, Zapatero a en quelque sorte établi un accord tacite avec la presse espagnole afin de protéger ses enfants de l’exposition médiatique. Mais aux États- Unis, Obama ne manque pas une occasion de faire référence à ses deux filles dans ses discours. Il a même utilisé leur image pendant sa campagne présidentielle. La seule chose certaine c’est qu’avec Internet, ayant devenu un véritable gisement de potins, et avec la <em>vedettisation</em> du politique, il est difficile pour une figure politique de rester discret au sujet de sa vie privée. La semaine prochaine c’est promis, je vous trouverai une photo d’Obama en pyjama.</p>
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		<title>Politi.com</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/29/politicom-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeremy Leopold-Metzger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 17:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Politi.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de cache-cache avec son président...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En une seule semaine, Obama est passé à cinq talkshows politiques du dimanche matin (chose qui n’a été tentée que trois fois auparavant sans beaucoup de réussite par Hilary Clinton, John Kerry et l’avocat de Monica Lewinsky, pas exactement un panel de winner), a présidé une séance du Conseil de Sécurité de l’ONU (une première pour un président américain), est passé à l’émission de David Letterman, a fait un discours à la réunion du Clinton Global Initiative, a écrit une lettre au Comité International Olympique afin de soutenir la candidature de Chicago pour les jeux de 2016, et a également organisé des discussions avec le premier ministre israélien et le président palestinien afin de rétablir le dialogue entre les deux États. Et ceci n’est pas une liste exhaustive. Au total, en l’espace de sept jours, Obama a prononcé treize discours qui sont passés à la télévision. À force de toujours être à la télévision, à la une des journaux et des sites Internet, ne risque-t-il pas de tomber dans la surexposition?</p>
<p>En France, le président Sarkozy se trouve dans une position similaire. Comme Obama, c’est un bon orateur qui intervient en permanence sur les sujets d’actualité et qui prend part à tous les débats (même les moins importants). Si l’omniprésence d’Obama semble appréciée, en France, on parle de «dérive républicaine» et de «monopole du temps de parole» (alors que le temps de parole est minutieusement réparti entre les différents acteurs par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel). Les membres de l’opposition ont même lancé une pétition intitulée «Pour une vigilance républicaine» afin de réaffirmer «leur attachement à l’indépendance de la presse et au pluralisme de l’information».</p>
<p>Les observateurs américains sont beaucoup plus pragmatiques. Ils admettent que l’augmentation du nombre d’interventions du chef d’État n’est que la conséquence naturelle de l’évolution des médias et des attentes du public. Après ses deux premières années de présidence, Bill Clinton avait émis 550 «déclarations publiques», alors qu’à la même période, Ronald Reagan n’en avait émis que 320 et Harry Truman, seulement 88. Ces statistiques ne sont pas dues au fait que Truman avait moins de problèmes à régler que Clinton, mais plutôt au fait que le public ne demandait pas autant d’intervention de son chef d’État à l’époque.</p>
<p>Avec les sites Internet, les blogues et les chaînes d’information en continu, le leader politique d’un État n’a d’autre choix que d’intervenir plus souvent afin de faire face au «24-hour news cycle». S’il n’intervient pas, il laisse libre cours à l’opposition et lui donne autant d’occasions de le critiquer. Aujourd’hui, le rôle d’un chef d’État est beaucoup plus multidimensionnel que par le passé. Comme le dit si bien Alan Schroeder, un président doit porter beaucoup de chapeaux: celui de chef d’État, de commandant en chef, d’informateur en chef, de vendeur en chef, d’éducateur en chef, d’amuseur en chef et de célébrité en chef.</p>
<p>À la place de faire signer des pétitions sur Internet pour défendre/promouvoir «la vigilance démocratique», la France devrait plutôt demander aux médias d’arrêter de présenter la politique de façon si théâtrale. Le comportement de Sarkozy n’est qu’une conséquence de l’évolution des technologies médiatiques. C’est nous qui avons transformé nos chefs d’État en «créature sdes médias»; c’est donc à nous de les arrêter avant qu’ils ne deviennent des monstres.</p>
<p>———————————————</p>
<p>NDLR: Le temps de parole du Président de la République française n’est décompté que depuis le 14 juillet. Avant cela, les chaînes pouvaient diffuser ses interventions sans limitation. Le temps restant&nbsp;était divisé en deux entre la majorité d’une part (l’UMP, son parti) et tous les autres partis d’opposition d’autre part. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ayant constaté que l’abondance des prises de parole du Président entraînait une trop forte disproportion, il a décidé de décompter toutes ses interventions de politique intérieure avec celles de l’UMP.</p>
<p>Enfin, en ce qui concerne les réactions de l’opposition, il nous semble important de souligner qu’elles ne sont pas seulement liées au temps de parole du Président. Elles concernent d’abord ses diverses ingérences dans les rédactions de la presse écrite, radio et télévisuelle. Surtout, l’opposition s’inquiète de sa décision de nommer lui-même le directeur de France Télévision.</p>
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		<title>Politi.com</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/15/politicom/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeremy Leopold-Metzger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 17:37:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Politi.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Internet, un ami qui vous veut (pas toujours) du bien</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En ce qui concerne notre façon de faire de la politique, il est impressionnant de voir à quelle vitesse les moeurs changent. Alors qu’il y a encore cinq ans, un politicien lançait son coup de gueule en écrivant une tribune dans les pages «opinions» d’un journal, aujourd’hui, il lui suffit d’écrire 140 caractères depuis son téléphone portable sur&nbsp;son compte Twitter, et le message circule tout aussi bien, si ce n’est plus vite! Le monde dans lequel nous vivons a clairement basculé vers un univers tout autre depuis la création et la popularisation de l’Internet. Maintenant, à chaque fois que j’ai un doute ou que je veux me renseigner, j’ai le réflexe de me tourner vers Google pour trouver réponse à mes questions, comme le font bien d’autres. Et cette tendance à consulter des sources électroniques générales va sûrement s’accroître&nbsp;: puisque l’Internet ayant aussi modifié les habitudes des annonceurs et des consommateurs, pas moins de 105 journaux ont fermé aux États-Unis en 2009, éliminant 10 000 emplois de journalistes du même coup. Ces journaux ont été remplacés par des sites d’information participatifs, des blogues, des comptes Twitter ou autres sites d’information rassembleurs tels que le Drudge Report.</p>
<p>En termes de politique, l’avènement de l’Internet n’a pas seulement changé le support à travers lequel nous captons l’information: ce nouveau média a également bouleversé le contenu même de l’information politique que nous recevons aujourd’hui. Auparavant, un véritable rideau séparait la politique telle quíelle était perçue par l’opinion publique de la véritable politique vue des coulisses&nbsp;; aujourd’hui, cette séparation n’est plus aussi claire. Autrefois, la relations qu’avaient les citoyens avec leurs politiciens se limitait aux allocutions publiques, aux interviews avec les médias et aux commentaires que pouvaient émettre les journalistes dans leurs tribunes d’expression&nbsp;; avec l’Internet et le téléphone portable, tout ceci a changé. Par exemple, si demain une figure politique fait un commentaire un peu déplacé quelque part et qu’il est filmé par téléphone portable, le lendemain, la vidéo se trouve sur l’Internet, mettant du même coup cette personnalité sur la sellette. C’est ce qui est arrivé à Van Jones, conseiller à la Maison Blanche, qui a dû démissionner après que son commentaire intempestif à propos des membres républicains du Congrès s’est retrouvé sur YouTube. Comme le dit le philosophe Alain Finkielkraut, avec les nouvelles technologies, nous entrons de plus en plus dans l’ère «de la démocratie du trou de serrure», où tous les faits et gestes de nos politiciens sont enregistrés.</p>
<p>Cette augmentation de la disponibilité de l’information et de l’importance de líopinion publique finit par renforcer la responsabilité des politiciens auprès des citoyens. Mais comme toute bonne chose, la liberté qu’offre l’Internet par rapport à la circulation de l’information et à l’expression de tout un chacun peut aussi devenir un danger. Il est par exemple difficile pour un groupe politique de soutenir une ligne politique stricte si le poids d’une opinion fluctuante le menace en permanence et lui ôte toute marge de manœuvre. De plus, trop de liberté peut offrir aux moins scrupuleux la possibilité d’utiliser ce média à des fins manipulatrices.</p>
<p style="text-align: center;">*&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; *</p>
<p>L’Internet n’est pas toujours l’outil démocratique libérateur qu’il semble être, et c’est cette relation ambiguë que peut avoir la politique avec l’Internet qui sera le thème central de ma chronique. L’Internet est partout dans nos vies; il est donc temps de mieux le comprendre.</p>
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