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	<title>Geneviève Lagacé - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Apr 2021 14:30:57 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Les horaires boréals</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/04/06/les-horaires-boreals/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Lagacé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 11:12:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Visuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lauréats et lauréates de la deuxième édition du concours Délier la poésie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/04/06/les-horaires-boreals/" data-wpel-link="internal">Les horaires boréals</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans le cadre de cette deuxième édition du concours <em>Délier la poésie</em>, les participants et participantes étaient invités à s’inspirer d’un premier poème, écrit par l’éditeur François Céré et l’éditrice Elissa Kayal.<strong><span class="has-inline-color has-edito-color"> </span><span class="has-inline-color has-edito-color"></span></strong>Nous tenons à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont participé. La réponse poétique de chacune et de chacun d’entre vous a dépassé nos attentes. Merci énormément à tous et à toutes pour vos contributions! </p>



<p>C’est avec fierté <span class="has-inline-color has-grisfonce-color">que l’o</span>n vous présente ce zine, contenant notre poème de départ ainsi que les dix poèmes retenus pour notre cadavre exquis.</p>


<div class="_df_book df-lite" id="df_43870" _slug="les-horaires-boreals" data-title="les-horaires-boreals" wpoptions="true" thumb="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/04/Le-Delit-Les-horaires-boreals_p1.jpg" thumbtype></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_43870 = {"outline":[],"autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","enableDownload":"false","direction":"1","pageSize":"0","source":"https:\/\/www.delitfrancais.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Le-Delit-Les-horaires-boreals_v2.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Lauréats et lauréates</strong></p>



<p><strong>Le cri de rage</strong><br>Frank Herbier (première place)</p>



<p>Au début<br>La mère donne naissance à l’enfant<br>L’enfant tout d’innocence court<br>Court parmi les bois parmi les marées<br>Inutilement contre les vagues de sel<br>S’en fichant il passe par les champs en friche<br>À pleine joie en perte de moyens<br>Le coeur plein l’enfant a faim<br>La mère aussi<br>Une bestiole traîne<br>Ils la prennent et la mettent sous leur sein<br>La digèrent longuement<br>Deviennent un peu d’elle<br>Et elle un peu d’eux</p>



<p>Mais soudain pousse un cri le petit homme<br>L’exécrable petit homme<br>Un cri de rage un cri d’enfer<br>Un cri qui déchire naïvement les bulles d’air<br>Un cri en pointes de flèches<br>Lancées au hasard sur les planètes<br>Qu’il embroche une à une<br>Avec ces électrodes de Neptune<br>Les rapproche grâce à des câbles de fer<br>Fixés à l’enfant et à son diaphragme<br>Il connecte le tout ensemble, puis</p>



<p>Reprend son souffle…</p>



<p>Et crie plus fort<br>Si fort que l’enfant qui devait être dans la vie<br>Pousse un cri qui englobe toute la vie<br>Vie fort intérieurement explosive<br>Dynamitages insoupçonnés dans les endroits humides<br>De la gorge et du larynx<br>Où les mots ont fini par se donner</p>



<p>Plus rien n’est clair<br>Sur les lianes de fer court l’enfant<br>Par-dessus les bois par-dessus les marées<br>Oublie la houle et sa fertilité<br>Entre sa main dans la terre de si loin<br>Qu’elle ressort blanche dure moindre<br>Passe une clairière de béton<br>Fouette la cime des absurdités avec son rebord de pantalon<br>Passe les mornes forêts de bâtons<br>Vole pour ainsi dire déchante sur l’air d’une biche<br>Passe un des nombreux champs en affiches<br>Il se rend au coeur de la chose<br>Toujours enragé en criant<br>Il se rend au coeur de toutes choses<br>Désirant percer le voile rapiécé<br>Couvrant la cuisse dénaturante de sa vie<br>La surplomber du regard ne suffisant en rien<br>Il plombe sur elle comme un obus<br>Tombe sur elle en tyran<br>En tirant abrutissement sur ses vêtements<br>Pour que la chose fende<br>Pour que toutes bonnes choses fendent<br>Pendentif de soleil luette de lune<br>Cuirasse de pierre poitrail de montagne<br>Cheveux de grains herbe d’esprit<br>Sous la couche superficielle des nombres<br>Embusquée au bûcher<br>Se retrouve la petite fille<br>La petite vie<br>Que l’enfant criard aime tant à tourmenter<br>Maintenant nue petite réduite à son corps de lait et de miel<br>Elle regarde l’enfant<br>À la hauteur de sa perte d’âme<br>De ce regard que seuls lancent les bourreaux<br>Elle le regarde<br>Le juge<br>Et l’aime.</p>



<hr class="wp-block-separator">



<p><strong>consomption</strong><br>Geneviève Lagacé (deuxième place)</p>



<p>de la côte à ma gorge, nos horizons s’entrechoquent. tu fermes les volets,<br>le temps que passent les ouragans, mais rien n’y fait: les étincelles ne<br>s’éteignent plus, bruissent sous nos peaux de pointillés qui s’érodent; les<br>murs tremblent nos fractures et, dans les heures blanches, nous glissons,<br>coulons, nous échouons au pied des vagues</p>



<pre class="wp-block-verse">    l’écume sur la berge<br>    comme l’écho de nos tempêtes</pre>



<p>nous avalons le vent, déchaînons nos humeurs, fixons la fin de nos flots<br>lapidaires. au bout du rivage, nos secrets se créent des univers avec tout<br>ce qu’ils contiennent de failles, d’excès. ils alimentent nos brasiers,<br>courent</p>



<pre class="wp-block-verse">    longtemps<br>    sans pour autant s’essouffler<br>    sans pour autant s’éteindre</pre>



<p>nous sommes des jardinières de crépuscule suspendues au tonnerre. nous<br>sommes l’imprévisible. des flambées qui touchent ciel, des confins<br>inatteignables. devant nos fureurs, je frissonne, électrique. tu refuses<br>d’arrêter le jeu, et dans les flammes frénétiques naufragent nos ombres,<br>mes lueurs bleues</p>



<pre class="wp-block-verse">    des fissures creusent nos peaux-porcelaines<br>    nous crépitons, exaltés<br>    nos échanges illusoires deviennent cri ardent<br>    les ouragans stagnent –</pre>



<p>fuir n’est jamais une option quand c’est toi<br>qui tiens les allumettes</p>



<hr class="wp-block-separator">



<p><strong>Nos vicissitudes</strong><br>Ketzali Yulmuk-Bray (troisième place)</p>



<p>Nos remords sont exhumés par les intempéries<br>Et la chasse ne sert qu’aux enfants<br>Qui préparent soupe et thé<br>En y crachant goulument nos grandes légendes<br>L’expiation s’écoule plus facilement par les trous<br><br>Ce qui est à venir ne nous regarde pas<br>Du moment que les bêtes s’attroupent<br>Ou se dispersent<br>Nous serrerons les dents, les coudes aussi<br>Rien ne s’oublie grâce à l’écorce<br>Sur laquelle sont écrites nos aptitudes<br><br>Nous apprenons tôt à fabriquer les couvertures<br>À tisser la honte sur le bas de nos crânes<br>Pour que vienne s’y abreuver l’oiseau de proie<br><br>(Je me souviens de ton grand saut, mon frère)<br><br>Nous bénissons nos terres d’origine<br>Chaque saison, l’arbre du temps fait sonner ses cloches<br>Et leur écho se répercute jusqu’aux confins de la zone<br>Ainsi se déroulent nos vies<br><br>Certains disent que nous devrions tout mettre en feu.</p>
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		<item>
		<title>Du bon jazz, de la bière froide des nachos</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/20/du-bon-jazz-de-la-biere-froide-des-nachos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geneviève Lagacé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 15:57:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17783</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des étudiants de Concordia nous offrent une Jam Session au Upstairs</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous cherchez quelque chose de plus excitant à faire le mercredi soir que de réviser? C’est au bar Upstairs que ça se passe. L’endroit est parfait pour briser la routine monotone de la semaine et s’évader du quotidien sans être obligé de sortir trop tard. C’est un rendez-vous incontournable pour ceux qui veulent encourager la relève du jazz et écouter de la bonne musique.</p>
<p>Parmi les nombreuses soirées et spectacles proposés toutes les semaines par le Upstairs se trouve le <i>Concordia Jam Session</i>, véritable petit bijou musical qui mérite d’être découvert. Depuis deux ans maintenant, tous les mercredis soirs pendant l’année scolaire (soit de septembre à juin) plusieurs étudiants en jazz à l’Université Concordia offrent une performance gratuite de 17 heures à 19 heures. Plusieurs musiciens très talentueux participent à cette improvisation musicale hebdomadaire.</p>
<p>Le Upstairs est géré par Joel Giberovitch, qui depuis très longtemps partage sa passion du jazz avec la communauté montréalaise. Le bar propose un heureux mélange de bonne musique, d’agréable compagnie et de succulents plats concoctés par le chef Juan Barros. C’est un bon endroit pour découvrir les nouveaux talents de la relève, mais également pour savourer plusieurs classiques du jazz. L’ambiance est chaleureuse et conviviale; dans la petite salle accueillante du bar tous passent un bon moment, que ce soit entre amis, avec la famille où tout simplement entre amateurs de musique.</p>
<p>Dès 17 heures, le Upstairs commence à se remplir tranquillement et des amateurs de jazz font leur entrée tout au long de la soirée pour venir prendre place et apprécier les œuvres musicales. En plus d’offrir une performance improvisée, les musiciens interprètent à leur manière de grands classiques du jazz, de Miles Davis à Sonny Rollins.</p>
<p>Plusieurs étudiants en musique sont également présents dans la salle pour s’encourager mutuellement et pour assurer une rotation des musiciens sur scène. Puis, pour ceux qui adoptent l’endroit et qui souhaitent prolonger la soirée, il est à noter que celle-ci ne se termine pas à 19 heures puisque d’autres artistes suivent.</p>
<p>Rapidement, on se sent pris par les mélodies jazz à la fois stimulantes et feutrées de ces jeunes prodiges. La contrebasse, la guitare, le piano, le saxophone et la batterie fusionnent merveilleusement avec la voix du chanteur pour créer un arrangement musical hypnotisant et unique en son genre. Ce que Fuat Tuaç, étudiant de deuxième année en jazz vocal, aime par-dessus tout c’est «la relation qu’il entretient avec le public».</p>
<p>Il confie en entrevue avec <i>Le Délit</i> que le jazz est pour lui un moyen de communication unique et très intime. Il participe à la <i>Jam Session</i> depuis deux ans maintenant, et explique que participer à la création du <i>«houseband»</i> les mercredis soirs lui permet de toujours apprendre de nouvelles choses tout en mettant en pratique les techniques apprises en classe. Il précise également que, si pendant les cours toutes les erreurs sont permises, lorsqu’il se retrouve sur la scène du Upstairs, il a l’opportunité de pratiquer son art et sa créativité devant un vrai public: «C’est du sérieux».</p>
<p>Tuaç mentionne aussi que, tout au long de l’année, certaines personnes s’ajoutent au band par intérêt personnel le temps d’une soirée; leurs talents respectifs sont une grande source d’enrichissement pour le groupe. À certaines occasions, même les professeurs de Concordia viennent accompagner leurs étudiants pour partager leurs connaissances et leur amour du jazz.</p>
<p>Les étudiants qui participent au <i>Jam Session</i> prennent visiblement plaisir et ils le font pour toutes sortes de raisons. Par exemple, Simon Lévesque, un contrebassiste en dernière année dans le programme de jazz de Concordia, me confie que ce qu’il aime vraiment ces soirées, c’est qu’elles lui permettent de côtoyer une remarquable variété musicale.</p>
<p>Selon lui, chaque musicien et chaque instrument son est pourvus d’une voix particulière et d’un accent propre. Le charismatique jazzman en herbe précise aussi que plus il côtoie de nouveaux musiciens qui viennent d’ailleurs ou qui viennent d’autres universités, plus il peut apprendre sur ces différents accents musicaux et ainsi élargir sa passion pour le jazz.</p>
<p>Le contrebassiste explique au <i>Délit</i> que, par-dessus tout, le plus grand avantage de ces soirées est qu’elles donnent aux étudiants en musique la chance de s’entraîner et de stimuler leur motivation personnelle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/20/du-bon-jazz-de-la-biere-froide-des-nachos/" data-wpel-link="internal">Du bon jazz, de la bière froide des nachos</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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