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	<title>Eva-Meije Mounier - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Thu, 07 Nov 2024 20:40:16 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Franc-Jeu mène l’enquête</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/04/10/franc-jeu-mene-lenquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eva-Meije Mounier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2018 18:04:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Franc Jeu]]></category>
		<category><![CDATA[Mainline]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plongée humoristique au cœur du crime, de l’imposture et du pardon.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 9">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>Franc-Jeu, l’unique troupe de théâtre francophone&nbsp;de McGill, clôture ce semestre en beauté avec sa mise en jeu du texte de l’auteur québécois François d’Archambault, Une mort accidentelle, présentée au Théâtre Mainline.</p>
<p><strong>Une comédie policière loufoque</strong></p>
<p>Un inspecteur fan de groupes de métal aux consonances étranges, une journaliste culturelle à&nbsp;la vie sexuelle mouvementée, un jeune artiste névrosé et arrogant, un fantôme culpabilisateur, une business woman impassible, un père à la sensibilité exacerbée,un politicien carriériste et une bonne cuisinière qui a pour une fois manqué son fameux osso-buco… autant de personnages à fleur de peau, réuni·e·s le temps d’une enquête autour d’une mort accidentelle —ou presque.</p>
<p>L’œuvre débute en effet par le meurtre de Lucie d’Amour, tuée par son conjoint Philippe, jeune chanteur à succès, qui plutôt que d’avouer sa faute s’enfonce dans le mensonge, entrainant avec lui sa mère, parfait archétype de la «femme au foyer», et son père, homme politique véreux.</p>
</div>
<div class="column">
<p>Ce «thriller philosophique» ouvre, à travers des représentations parfois caricaturales,&nbsp;des questionnements sur l’instantanéité de l’information et la récupération médiatique, la course à la célébrité et au pouvoir, le pardon et la vengeance, les mensonges et la vérité à l’ère des fausses nouvelles, dressant un portrait assez cynique de notre société numérique.</p>
<p><strong>Une mise en scène réussie</strong></p>
<p>Sur le plateau, l’espace simple et bien dessiné rappelle un intérieur moderne, agrémenté de quelques clins d’œil, notamment une peinture qui change&nbsp;au cours des scènes et évolue avec l’intrigue. La pièce est sublimée par quelques jeux de lumière aboutis, et un moment de grâce autour d’une chanson live accompagnée de quelques notes de guitare. Bref, cette mise en scène sobre et élégante met en valeur l’aspect résolument comique du texte, propulsant les spectatrice·eur·s dans un monde où rires et tensions dramatiques se mêlent et se confondent. Face à nous, les limites de notre propre moralité: jusqu’où sommes nous prêt·e·s à aller pour échapper aux conséquences de nos actes? À quel point peut-on faire de soi-même ou de ses proches une exception à une loi morale universelle? Vivre dans le mensonge est-il tenable sur le long-terme?</p>
<div class="page" title="Page 9">
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<div class="column">
<div class="page" title="Page 9">
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<div class="column">
<p>La pièce explore aussi —pour notre plus grand bonheur— les dynamiques homme/femme impliquées par ce meurtre accidentel, cristallisées dans cette interrogation existentielle de la mère: si mon fils a tué sa future femme, et que son père est prêt à tout pour l’aider à camoufler le crime, que se passerait-il s’il me tuait demain? Question centrale dans une société où les violences faites aux femmes sont encore largement impunies et touchent toutes les couches de la société.</p>
</div>
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		<item>
		<title>Vivre plus fort, aimer plus haut</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/03/20/vivre-plus-fort-aimer-plus-haut/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Eva-Meije Mounier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2018 20:53:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[age adulte]]></category>
		<category><![CDATA[attente]]></category>
		<category><![CDATA[Godot]]></category>
		<category><![CDATA[Hamster]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre la licorne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hamster, une pièce touchante qui réinvente les codes de la tragi-comédie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e Théâtre de la Licorne nous invite à replonger dans ce temps de latence entre l’adolescence et l’âge adulte, temps où tout est encore possible et où tout se décide, à travers <i>Hamster</i>, premier texte remarqué de Marianne Dansereau, porté à la scène par Jean-Simon Traversy.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Poétique de l’absurde</b></span></p>
<p class="p6">Tels Vladimir et Estragon, attendant vainement Godot sous leur arbre, une adolescente patiente sous un abribus de la rive nord de Montréal. À ses côtés, Le Vieil Homme Qui Passe La Balayeuse Sur Sa Pelouse pour faire rire sa femme décédée, aime lui rappeler que décidément non, le bus 51 ne passera pas en cette nuit de fête du travail.</p>
<p class="p6"><span class="s3">En face, la station essence Pétro-Canada est habitée par un trio haut en couleurs: Le Gars Qui Compte La Caisse, visiblement effrayé par les deux silhouettes qui se dessinent à l’arrêt de bus et qui se doit de les imaginer en mascottes pour ne pas céder à la panique; Le Gars Qui Passe La Moppe, employé joufflu rechignant à faire le ménage; tous deux dirigés par une cheffe aguicheuse, La Fille Qui Arrive À La Job Sur Le Fly Même Si Son Prochain Shift Est Dans Deux Jours, venue remettre en ordre la station essence en vue de la venue d’un·e possible client·e mystère… </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Dans le jardin d’enfants abandonné, se promène La Jeune Fille Qui A Une Jupe Trop Courte Selon Le Règlement, livrant sans vergogne ses désillusions amoureuses à son hamster et au public.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Grandir </b></span></p>
<p class="p9"><span class="s1">Malgré quelques longueurs et une fin un peu précipitée, <i>Hamster</i> retranscrit dans un vocabulaire volontairement très québécois les hésitations de la jeunesse, ses doutes et ses grandes histoires d’amour, et pose avec subtilité la question de la construction d’un Je, sa confrontation avec le monde et les autres. Le texte est sublimé par quelques notes de guitare et une chanson interprétée en direct par Lydia Képinski. </span></p>
<p class="p6">Les jeunes adultes d’<i>Hamster</i> soulèvent au fond des questions existentielles, sous l’œil protecteur du vieil homme à qui rien n’échappe: qu’est-ce que cela signifie, vivre? Et aimer? Peut-on vivre d’amour comme on peut en mourir? Comment conserver les sentiments que nous portent les autres êtres humains?</p>
<p class="p6"><span class="s3">La scénographie est par ailleurs assez minimaliste: outre une cabine de toilettes, lieu de grands drames comme de blagues potaches, et un banc représentant l’arrêt de bus, les espaces sont figurés par les paroles des act·rices·eurs. Les jeux de lumières sont sobres et classiques, apportant peu à l’intrigue de la pièce, et ne contribuant pas autant qu’ils le pourraient à l’escalade des tensions</span></p>
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		<item>
		<title>Partir sans retour?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/partir-sans-retour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Eva-Meije Mounier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2018 20:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Edith Patenaude]]></category>
		<category><![CDATA[invisibles]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre la licorne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Invisibles, une pièce subversive qui revisite poétiquement l’adolescence et ses tumultes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">F</span><span class="s1">ugue et adolescence, liberté et violence, norme et marginalité, recherche et découverte de soi —autant de thèmes sublimement abordés par le texte de Guillaume Lapierre-Desnoyers, <i>Invisibles</i>, mis en scène par Édith Patenaude au Théâtre La Licorne. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La liberté pour horizon </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La pièce s’ouvre sur une dispute acerbe, syndrome d’une crise d’adolescence difficile et d’une relation mère-fille conflictuelle. Chloé, quinze ans, incarne ce refus global des normes: refus des pilules de vitamines journalières aux livres de développement personnel de sa mère,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>refus d’une vie rangée et lisse avec un mari agréable et un travail correctement rémunéré. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">«J’veux te dire que j’étouffe, que je manque d’air. De lumière aussi. Que j’veux rien savoir d’une vie aussi ennuyante que la tienne. Il y a d’autres choses que les talons hauts, le rouge à lèvres, pauvre brebis à la recherche des bras protecteurs d’un homme. Je veux plus, plus haut, plus loin, plus intensément. Que j’suis pas faite pour les enclos, même quand on met une piscine hors terre de vingt-quatre pied dedans.» </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Pour vivre et ressentir enfin, Chloé prend la route, direction les États-Unis. En tête? Aucune destination, aucun projet, rien que manger et dormir, échapper à la mort et autant que possible aux violences et au viol, dépeint comme «une loto où t’as enfin des bonnes chances de gagner…» Un texte saisissant de fraîcheur et de justesse, sublimé par une interprétation crue et subtile.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Je veux plus, plus haut, plus loin,&nbsp;</span><span class="s1">plus intensément</span></p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La perpétuelle recherche </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">À gauche de la scène, Madame Lise St-Aubin, mère de famille éplorée, ressasse à chaque instant les souvenirs de sa fille perdue, à la recherche d’un signe de vie ou d’une clé de compréhension de ces événements qui la dépassent et la laissent anéantie, seule avec son <i>brushing</i> impeccable dans une trop grande maison terne.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">À droite, le bureau de P., policier-enquêteur travailleur, spécialisé en enlèvement et fugue de mineur·e·s, exposé à longueur de journée à des images de cadavres d’adolescent·e·s et à des histoires familiales sordides, hanté par les visages des disparu·e·s, entreprend un tour des <i>truck-stops</i> (aires d’autoroutes, <i>ndlr</i>) pour retrouver Chloé. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Entre les deux, un pan incliné —la route, et en fond, un écran sur lequel se succèdent des images de bitume et de câbles électriques. Perchées au sommet, Chloé et son amie Stacy racontent la fugue, la vie de femmes dans la rue, les abus, la faim et le manque de sommeil, les rêves lointains de voyage et le vacarme des camions. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En guise de décor, des champs de blé d’Inde à perte de vue et des stations-services glauques, au milieu desquels se mêlent camionneurs et fugueuses, partageant les mêmes <i>burgers</i> huileux. En fond surtout, une indifférence sociale profonde et délétère, éveillée deux fois l’an par des reportages alarmants sur un nouveau tueur en série, alors que l’on retrouve chaque semaine des corps de jeunes femmes dans des conteneurs à déchets. Le portrait sociétal dressé par la pièce est résolument noir, bien que les personnages brillent par leur humanité et leur poursuite du sens.</span></p>
<hr>
<p class="p1">Invisibles au Théâtre La Licorne jusqu’au 16 mars</p>
<p class="p1">Mise en scène par Édith Patenaude</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un passé qui ne passe pas</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/01/23/un-passe-qui-ne-passe-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eva-Meije Mounier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2018 21:57:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[cultures autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[pensionnats]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Denise Pelletier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une pièce essentielle sur la mémoire des pensionnats autochtones.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e théâtre Denise-Pelletier héberge jusqu’au 3 février la très intime mise en scène de Charles Bender du texte de Kevin Loring, <i>Là où le sang se mêle,</i> écrit sur la mémoire des pensionnats autochtones. L’occasion d’entendre les voix des Autochtones sur les terres qui jadis leur appartenaient, et de rétablir une réalité historique encore trop partiellement évoquée —pour ne pas dire occultée— dans les manuels d’histoire. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Plongée en terres autochtones</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Il n’y a sur scène qu’une table en bois et pourtant on perçoit dès les premières minutes la présence des montagnes; ici, un pont suspendu au dessus de la rivière, là le bar où Floyd et Quêteux boivent le peu d’argent qu’ils ont et parlent de tout —sauf du passé. Plus loin, la maison de Floyd, qu’il habite seul depuis le suicide de sa femme et le placement de sa fille par les services sociaux. En fond sonore, l’écoulement de l’eau, et les voix mêlées des nations Autochtones, Dene, Mik’Mak’ et Attikamekw. Une superbe bande son signée<i> Musique Nomade</i>. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Christine, June, Floyd et Quêteux sont né·e·s là où se croisent les rivières et là où le sang se mêle. Deux générations abimées par le poids des «écoles résidentielles», pensionnats d’État qui, de 1820 jusqu’à 1996, ont enfermé plus de 150 000 enfants autochtones dans le but de christianiser et d’assimiler de force les peuples des Premières Nations à la société<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>canadienne.</span></p>
<p class="p7"><span class="s2"><b>Renouer avec ses racines</b></span></p>
<p class="p9"><span class="s1">A</span>u cœur de la pièce, une histoire. Celle de Christine, adoptée enfant par un couple de citadin·e·s, qui retourne à l’âge adulte sur les traces de son père pour découvrir enfin d’où elle vient. Face à elle, les interrogations de tout un peuple: comment transmettre à nos enfants nos traditions et notre culture quand on nous a appris à les haïr dès le plus jeune âge? Comment se débarrasser de ces idées qu’on nous a martelées, qui ont rendu notre peuple malade? Comment passer au-delà des violences physiques, morales et psychologiques subies par toute une génération?</p>
<p class="p9">Sur scène, la vie passe lentement, au fil des pintes et du courant. La douleur est vive mais les personnages brillent par leur résilience. Au centre la figure du pont: entre le pensionnat et la réserve, entre le passé et le présent, entre la vie et la mort —des dizaines de mètres plus bas dans les tumultes de l’eau, entre le père et sa fille, entre les Autochtones et ceux qui ont pris leur terre et volé une partie de leur histoire et de leur jeunesse.</p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Un cri dans le silence</b></span></p>
<p class="p9"><span class="s1">Les Productions Menuentakuan offrent, à la fin de la représentation, un thé et un espace de parole. L’aigle passe de main en main. Odeurs d’encens mêlées aux voix qui se brisent. Pour clôturer la soirée, un cri de douleur des Autochtones, venu·e·s en nombre assister à la pièce: «<i>Combien de générations ça va prendre avant de guérir nos peuples?</i>» </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/01/23/un-passe-qui-ne-passe-pas/" data-wpel-link="internal">Un passé qui ne passe pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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