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	<title>Devon Paige Willis - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 18 Jan 2011 17:53:45 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Dans la peau des francophones</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/18/dans-la-peau-des-francophones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Devon Paige Willis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 17:53:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’étais un peu en retard pour mon cours du jeudi matin. Sortie la veille pour l’anniversaire d’un ami, je n’aurais pas été capable de me lever si je n’avais pas eu une bonne tasse de café à boire. Je suis donc arrivée à l’université en courant, avec du café dans ma grande tasse Banff Tea&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/18/dans-la-peau-des-francophones/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Dans la peau des francophones</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>J’étais un peu en retard pour mon cours du jeudi matin. Sortie la veille pour l’anniversaire d’un ami, je n’aurais pas été capable de me lever si je n’avais pas eu une bonne tasse de café à boire. Je suis donc arrivée à l’université en courant, avec du café dans ma grande tasse Banff Tea Company, à l’heure exacte où le cours commençait. C’est lorsque je me suis assise à côté de mon ami qu’il s’est exclamé: «Je ne comprends pas comment vous, les Québécois, vous faites pour boire autant de café!»</p>
<p>Installée à Paris pour la session, je me suis rendue compte dès le début que le déjeuner, le «p’tit déj’», ne se prenait pas en route, en France. Boire un super-extra-grand-café-Second-Cup-avec-un-muffin et grignoter des fruits ou une barre granola ne se faisait pas non plus en plein cours. Comme me l’a expliqué Adeline Bibet, Parisienne en échange cette année à McGill: «Le petit déjeuner est pris à la maison, assis, tranquille». De plus, les gens vont dans des cafés vers 16h, jamais seuls. Le seul café où les gens se posent pendant des heures pour travailler, c’est le Starbucks.</p>
<p>À Paris, contrairement à Montréal, la faune étudiante ne monopolise pas les Second Cup, les Press Café ou autres Java U. Les étudiants travaillent chez eux et parfois, à la bibliothèque. Par contre, il n’y a pas de bibliothèques ouvertes les dimanches, et elles ferment toutes vers 21h pendant la semaine, à 17h le samedi… ce qui m’a obligée à trouver un autre espace pour étudier. Je me suis retrouvée à plusieurs reprises au MacDo –ouvert jusqu’à minuit tous les jours de la semaine, et où l’on trouve du Wifi et des espressos à deux euros. Trouver une niche où s’installer et étudier est essentiel pour tout étudiant en échange. Lauriane Gabelle, à McGill pour la session tout comme Adeline, explique que la bibliothèque de McGill est super, car «les espaces sont plus grands, et qu’en général, il y a plus de place pour les étudiants, et plus d’ordinateurs que dans la bibliothèque de Sciences Po, à Paris.»</p>
<p>Non seulement Adeline et Lauriane aiment bien les bibliothèques de McGill, mais elles aiment aussi la grande variété de cours qu’on y offre et la vie étudiante mcgilloise. Lauriane danse le swing, et Adeline en profite pour prendre des cours «pay as you go» au Centre sportif, ainsi qu’un cours de yoga.</p>
<p>Bien qu’elles aiment la ville de Montréal, les bibliothèques du campus, la vie étudiante et les cours offerts à McGill, un élément particulièrement important de leur culture leur manque: la nourriture. «Du fromage, du pain et de la charcuterie!» s’exclame Lauriane. Quant à Adeline, elle ajoute que les friandises que l’on grignote entre les repas, comme les gaufres, lui manquent aussi.</p>
<p>La nourriture nord-américaine, en plus de ne pas satisfaire complètement leurs attentes, coûte très cher sur le campus. «À l’université, à Paris, un dîner complet, sandwich de la boulangerie, fruit ou yogourt et boisson, se vend pour pas plus de trois euros. De plus, il existe un système de Restos Universitaires, des cafétérias pour les étudiants, où pour 2,85 euros, on a une entrée, un plat principal, du fromage, un fruit, un dessert et une boisson», explique Adeline. «Ce n’est pas très bon, mais c’est équilibré et vraiment pas cher pour les étudiants!», ajoute Lauriane. Cette dernière est aussi surprise qu’il y ait autant de végétariens à Montréal et apprécie l’initiative de l’association Midnight Kitchen, qu’elle fréquente régulièrement.</p>
<p>Lors de leur application universitaire, McGill figurait en tête de liste pour les deux étudiantes parisiennes. La renommée de l’université et la perspective de découvrir le Canada ont convaincu Adeline. Lauriane, quant à elle, souhaitait découvrir un pays anglophone: «L’Australie était trop loin, Londres était trop près. Pour la culture et les paysages, j’ai choisi le Canada plutôt que les États-Unis». De plus, McGill l’a attirée par la diversité de ses cours, particulièrement liée à l’environnement et la vie étudiante.</p>
<p>Les Françaises sont globalement très heureuses de leur échange: «Les gens sont super gentils, très accueillants», assure Lauriane. Accueillants, mais pas trop: «Les gens à Montréal ont aussi de la retenue, comme les Français; je me sens plus à l’aise ici qu’à Toronto, par exemple» complète Adeline. Percevant une nette différence entre la gente de Toronto et les Montréalais, elles préfèrent Montréal. Par exemple, elles se sont souvent fait aider dans la rue quand elles étaient perdues, chose que font parfois les Parisiens, mais avec moins d’empressement.</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 240px">
			<a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/societe-francaismcgill.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-5441" title="Dans la peau des francophones" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/societe-francaismcgill-240x300.jpg" alt width="240" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/rt/?media=1" data-wpel-link="internal">Raphaël Thézé</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
McGill: Un autre monde pour les Québécois francophones?
<p>Pour approfondir ce regard sur l’expérience des Français de France à McGill, j’ai parlé avec deux Québécois francophones pour voir comment ils se sentaient à McGill, dans un environnement largement anglophone. J’ai parlé avec Louis-Michel Gauthier, U3 en Sciences Politiques et Économie, de Québec, et Éléna Choquette, U3 en Sciences Politiques et Philosophie, de Lac-Mégantic.</p>
<p>Être Français de France à McGill ne semble pas être un choc culturel trop grand. Qu’en est-il pour les Québécois francophones qui viennent des régions? Pour Louis-Michel Gauthier et Éléna Choquette, deux étudiants de troisième année en sciences politiques, c’est la réputation de McGill, l’opportunité de parfaire leur bilinguisme et le désir de découvrir Montréal qui a guidé leur choix.</p>
<p>«Je n’ai pas vraiment eu de choc culturel, mais j’ai connu des tas de gens qui appartenaient à des dizaines de cultures différentes. Dans ma ville natale, Québec, tout est plus homogène; les gens se ressemblent, et leurs valeurs, leurs principes, leur langue maternelle, etc. sont tous très similaires. À McGill, les élèves arrivent des quatre coins du monde et j’ai donc fait face pour la première fois à une école très hétérogène» explique Louis-Michel. Issue d’une petite ville, Lac-Mégantic, Éléna a, quant à elle, vécu un choc quand elle est arrivée à Montréal pour étudier. «Il faut dire que je m’attendais à trouver beaucoup d’anglophones, et que la plupart de mes amis et amies étaient francophones. La seule différence significative demeurait la langue d’enseignement».</p>
<p>Est-ce qu’ils sont contents d’avoir choisi McGill? Oui, pour de nombreuses raisons. L’université est «gérée par des centaines d’étudiants motivés à faire bouger les choses», affirme Louis-Michel. Sa seule critique? «Il n’y a pas beaucoup de liberté intellectuelle dans les cours. Pour être plus précis, si un professeur voit la matière d’une certaine façon, il est pratiquement impossible d’argumenter différemment si l’on désire obtenir une bonne note. J’avais connu cette liberté au Cégep et il était dommage de la voir partir par la suite». Éléna, pour sa part, est d’accord pour dire que le choix et la qualité des cours sont très élevés. «J’ai l’impression que j’ai appris à lire efficacement en anglais, ce qui me permettra de lire plus rapidement à la maîtrise (même si j’étudie en français, l’essentiel de la littérature scientifique n’est pas traduite en français)». D’un autre côté, elle déplore «le manque de mobilisation des étudiants mcgillois lorsque vient le temps de défendre leurs intérêts financiers face au gouvernement du Québec. Mais étant donné la démographie de la population étudiante mcgilloise, j’imagine que ça s’explique». En fait, presque 50% des étudiants de McGill ne viennent pas du Québec, alors qu’à l’UQAM, le taux des étudiants non-Québécois est de 6%.</p>
<p>Ils ont ajouté que les francophones avaient une tendance à se regrouper, mais que «malgré tout, je connais beaucoup de francophones à McGill dont les amis sont majoritairement anglophones. Et tout dépendant de mes cours et sessions, je crois aussi avoir été avec des anglophones la plupart du temps» nous explique Louis-Michel. Éléna confirme que la réalité des francophones est différente: «Par exemple, ils ne vivent pas nécessairement en résidence puisque la ville montréalaise et la location d’appartement dans un milieu francophone leur sont plus familières. Souvent aussi, ils ont des amis à l’extérieur du campus, et restent moins sur le campus après leurs cours».</p>
<p>En ce qui concerne le succès académique, Louis-Michel concède que les conférences peuvent être difficiles pour les francophones, surtout en première année. «Ce ne sont pas les autres élèves cependant qui créent cette pression; c’est nous. Nous pensons que les autres élèves vont nous juger mais finalement, ce n’est pas le cas». Du côté implication sur le campus, c’est plutôt difficile, car la plupart des francophones n’ont pas vécu en résidence. «Je remarque une différence marquée entre les francophones qui ont vécu en résidence et les autres», conclut Éléna.</p>
<p>Il semble que l’expérience d’un Québécois «chez-soi» à McGill peut être très différente de l’expérience des autres étudiants à McGill, notamment à cause de la langue d’enseignement.</p>
<p>Il reste que McGill offre une expérience tout à fait différente pour une variété de gens, que ça soit pour la langue, les repas, les cours ou la vie étudiante. «Montréal est une ville véritablement multiculturelle où, pour le meilleur ou le pire, le français et l’anglais se disputent la majorité», conclue philosophiquement Louis-Michel.</p>
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		<title>Vie et mort du projet de loi C‑311</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/vie-et-mort-du-projet-de-loi-c-311/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Devon Paige Willis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 03:16:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La majorité conversatrice à la Chambre Haute du Parlement canadien met au brancard le projet de loi C-311 pendant que les sénateurs libéraux rayonnent par leur absence.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 novembre, le&nbsp; projet de loi C‑311, visant à assurer l’acquittement des responsabilités du Canada pour la prévention des changements climatiques dangereux, a été renversé par la majorité conservatrice au Sénat.</p>
<p>Genèse et parcours d’un projet</p>
<p>Ce&nbsp; projet de loi date de 2006 quand il a été introduit par Jack Layton, chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD), comme projet de loi C‑377. Cependant, le projet de loi est mort au feuilleton quand la Chambre des communes fut dissoute en 2008 lors des élections fédérales. Le projet de loi a ensuite été réintroduit en février 2009 par Bruce Hyer, porte-parole adjoint en matière d’environnement (eaux et parcs nationaux) du NPD, appuyé par Jack Layton. Après une deuxième lecture en avril 2009, le parlement l’a envoyé pour révision au Comité sur l’environnement et le développement durable. Six mois plus tard, la Chambre des communes a voté pour que le comité puisse continuer à réviser le projet de loi, qui n’a donc eu aucun impact sur&nbsp; la position du Canada durant ses négociations&nbsp;à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague. Finalement, le projet de loi a été accepté en Chambre des communes en mai 2010 par un vote de 149 voix contre 136. Comme toute loi au Canada, ce n’était qu’une des nombreuses étapes. Le projet de loi est passé aux mains du Sénat le lendemain, où il aurait fallu qu’il soit adopté avant d’être soumis une dernière fois à la Chambre des communes pour le vote final et pour sanction royale par le Gouverneur général, avant de devenir une loi applicabe.</p>
<p>La saga du projet de loi C‑311 au Sénat</p>
<p>Le projet de loi a été discuté au Sénat quatre fois avant d’être rejeté mardi dernier. Retour sur les discussions. Une politique environnementale peut être bonne pour l’économie</p>
<p>La première fois que le projet de loi C‑311 a été introduit au Sénat, le sénateur libéral de l’Alberta Grant Mitchell a expliqué que ceci signifierait l’adoption d’un véritable plan par le gouvernement pour combattre les changements climatiques. Même si les objectifs du projet de loi semblaient ambitieux: une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990 et de 80% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990, le premier objectif nLétait pas facultatif si le gouvernement avait adopté le projet de loi, suivi d’un plan. Le sénateur Mitchell a réitéré ce que le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) avait établi dans leur rapport en 2007: qu’à 90% de certitude, les humains seraient la cause principale du changement climatique observé de nos jours. Finalement, le sénateur a soutenu qu’une bonne politique environnementale n’est pas néfaste pour l’industrie et l’économie, au contraire elle serait bénéfique. Au Royaume-Uni, dit-il, 550 000 emplois «verts»&nbsp; ont été créés par un gouvernement et une économie qui auront doublé leur objectif sous Kyoto d’ici 2012. De plus, la Banque TD, avec le Dr. Mark Jaccard, un scientifique spécialisé en environnement renommé de l’Université Simon Fraser, ont abouti à la conclusion que, si on maintenait le rythme actuel jusqu’en 2050, l’économie croîtra de 2,4%, mais que si on réduit le rythme du changement climatique pour les objectifs de 2020 la croissance sera seulement de 0,1% en deçà de 2,4%. Les sénateurs conservateurs ont maintenu qu’une politique comme celle-ci aurait des effets néfatses sur l’industrie pétrolière en Alberta.</p>
<figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 580px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-4825" title="senat2" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/senat2.png" alt width="580" height="388">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Raphael Thézé</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Dilemme du prisonnier</p>
<p>Durant la deuxième discussion, le 8 juin 2010, le sénateur libéral d’Alberta Tommy Banks a expliqué les enjeux par une théorie des jeux. La première option serait d’agir sans que ce soit nécessaire. L’effet sera donc un gaspillage d’argent et la possibilité d’une crise économique. La deuxième option serait de ne pas agir, puis d’apprendre plus tard que c’était la bonne décision et qu’il n’a pas fallu agir. La troisième option est d’agir maintenant et de savoir plus tard que c’était la bonne décision. Il y aurait des coûts associés, mais ce serait de l’argent bien dépensé; on souffrirait d’un désastre économique, mais on éviterait une possible catastrophe climatique. Finalement, la possibilité la plus sombre serait de ne rien faire, de continuer au même rythme, mais que les effets prévus par le GIEC soient tous véritables, que les niveaux des océans augmentent, qu’il y ait des guerres pour l’accès à l’eau potable, de la sécheresse extrême, une grande perte des forêts, des inondations, des famines, des ouragans, des bouleversements sociaux et un effondrement économique complet.</p>
<p>Si l’on décide de ne pas agir, c’est un pari que l’on peut gagner ou perdre. Par contre, si on agit, le pire qu’il puisse nous arriver, c’est de&nbsp; gaspiller de l’argent et d’avoir des problèmes économiques pendant quelque temps, ou bien réussir effectivement à éviter les dangereux changements climatiques. Cette génération et les générations à venir seront alors épargnées.</p>
<p>Que fait le gouvernement actuellement?</p>
<p>Durant le troisième débat, le sénateur Mitchell remet en question le plan actuel du gouvernement Harper. D’après Marjory LeBreton, le Canada doit agir à l’unisson avec les États-Unis et appuyer l’accord de Copenhague: «Nous sommes engagés à réduire, d’ici 2020, les émissions [de gaz à effet de serre] du Canada de 17% sous les niveaux de 2005.» Le sénateur Mitchell&nbsp;a répliqué que «la seule chose vaguement environnementale de la liste de politiques annoncées est que le gouvernement continue à recycler ses politiques.»</p>
<p>Psychologie inversée</p>
<p>Durant la quatrième et dernière discussion, le sénateur libéral Robert W. Peterson a essayé une tactique de psychologie inversée. Il maintient que le projet de loi C‑311 n’est pas suffisant, même désuet, mais qu’il faut tout de même faire pression pour que le gouvernement Harper agisse.</p>
<p>Finalement, le projet de loi est venu au Sénat une dernière fois le 16 novembre. Les sénateurs libéraux ne souhaitaient pas qu’il soit reporté, mais ils ont perdu le vote face aux conservateurs. Plusieurs sénateurs libéraux étaient absents, et de nouveaux sénateurs conservateurs&nbsp; présents, nommés récemment au Sénat par le Premier ministre, donc quand le vote a lieu, la motion a été rejetée d’un vote de quarante-trois voix à trente-deux.</p>
<p>Faut-il réformer le Sénat?</p>
<p>Il y a deux problèmes très importants en ce qui concerne le rejet de ce projet de loi, mis à part l’impact environnemental direct: les conservateurs ont subverti la démocratie, et il est très rare que le Sénat rejette un projet de loi. Le Sénat devrait seulement le faire lorsque les sénateurs pensent vraiment qu’il aura des effets néfastes sur la vie quotidienne des Canadiens. Ce projet de loi était si modeste, une première étape, qu’il est difficile de justifier son rejet. De plus, les sénateurs conservateurs ont été appelés à voter de cette manière par le Premier ministre.</p>
<p>Ceci dit, où étaient les sénateurs libéraux?&nbsp; La politique au Canada est un jeu, comme le hockey. Si presque la moitié de l’équipe, soit dix-sept sur quarante-neuf des joueurs, ne se présente pas, il y a de très bonnes chances de perdre le match. Dans le contexte du Sénat, si dix-sept sénateurs libéraux ne se présentent pas lors de la discussion, il devient facile pour les conservateurs de rejeter un projet de loi. De plus, comment les Sénateurs peuvent-ils accomplir leur rôle de représentants de minorités, de régions et de provinces s’ils ne se présentent pas pour les discussions au Sénat, les résultats desquelles impactent forcément ceux qu’ils sont censés représenter?</p>
<p>Les conservateurs ne voulaient pas que ce projet de loi, adopté de façon démocratique par la Chambre de communes, devienne loi: ils l’ont donc fait rejeter sans beaucoup de consultation. Toutefois, plusieurs sénateurs libéraux n’étaient même pas présents en séance au Sénat. Où étaient-ils?&nbsp; Il faudrait peut-être avoir d’abord une discussion sur la responsabilité des sénateurs envers les Canadiens.</p>
<figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 580px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-4828" title="Sénat" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/Sénat.png" alt width="580" height="295">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Raphael Thézé</span>		</figcaption>
	</figure>

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			</item>
		<item>
		<title>La mauvaise éducation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/la-mauvaise-education/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Devon Paige Willis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 19:09:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’éducation des premières nations est toujours inadéquate et sous-financée.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi, le 24 septembre, les ministres provinciaux et territoriaux de l’Éducation ont accentué la pression  sur le gouvernement fédéral  pour l’inciter à augmenter  le financement des institutions d’enseignement destinées aux étudiants autochtones. Les ministres ont, de plus, dénoncé la surpopulation et la dégradation de certaines écoles situées sur des réserves. Ils ont notamment demandé un accroissement du soutien destiné aux étudiants autochtones qui quittent les réserves pour fréquenter des universités et des établissements d’éducation professionnelle.  Selon la ministre de l’éducation supérieure du Manitoba, Mme Diane McGifford, la politique de financement ne correspond pas au nombre croissant d’élèves qui décident de fréquenter ces établissements hors réserves.  Les ministres ont indiqué qu’ils avaient, malgré tout, fait construire des écoles dans les régions plus isolées du Canada tout en intégrant la culture autochtone dans ces établissements. </p>
<p>Le cri d’alarme des ministres provinciaux de l’éducation est survenu juste après la Semaine d’action en éducation (du 19 au 23 septembre) à laquelle Ghislain Picard,  le Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), a pris part. Dans le cadre de cette semaine de sensibilisation et d’action, une marche de la communauté de Kitigan Zibi, au Québec, jusqu’à Ottawa a été organisée. Un grand rassemblement sur la colline parlementaire a conclu l’activité. Le Chef Picard a assisté&nbsp;au départ de la marche, ainsi qu’à la journée de représentation à Ottawa le 21 septembre.</p>
<p>L’objectif de  cette semaine était de dénoncer la discrimination des jeunes des Premières Nations dans le domaine de l’éducation, et la présumée menace du gouvernement fédéral de mettre fin au Programme d’aide aux étudiants autochtones de niveau postsecondaire.</p>
<h4>L’éducation des autochtones du Canada porte une tâche indélébile</h4>
<p>Au XIXe siècle on créait les pensionnats indiens au Canada. Ils avaient pour objectif d’éloigner les autochtones canadiens de l’influence de leur communauté et de les retirer&nbsp;à leur culture, que le gouvernement de l’époque considérait inférieure. Environ cent trente-cinq pensionnats ont été ouverts par le gouvernement au fil des années, dont 58 dans les Prairies, 15 en Ontario et 10 au Québec. Ce  système a pris fin en 1969 avec la fin d’inscription obligatoire pour les jeunes autochtones âgés de sept à quinze ans. Malgré cela, le dernier pensionnat a seulement été fermé en 1996. 150 000 enfants ont fréquenté les pensionnats indiens, dont les trois ‑quarts étaient dirigés par l’église catholique. </p>
<p>En avril 2009, le pape Benoît XVI a exprimé ses regrets pour les brutalités subies par les enfants autochtones dans les pensionnats indiens. Il n’a toutefois pas émis d’excuses officielles comme l’ont fait les Églises protestantes. </p>
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