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	<title>Anne Gabrielle Ducharme - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2017 20:38:07 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Autoritaire Monsieur Coderre?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/17/autoritaire-monsieur-coderre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Gabrielle Ducharme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2017 16:24:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Coderre]]></category>
		<category><![CDATA[Élections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique municipale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réflexions sur ce qu’impliquent réellement les méthodes colorées du maire montréalais.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e nom du maire de Montréal, Denis Coderre, fut souvent accompagné de qualificatifs peu élogieux: Coderre «l’autoritaire», le «tyran», le Kim Jong-un de la politique municipale. Bien que ces surnoms lui aient la plupart du temps été attribués par des membres de l’opposition, des journalistes et autres observateurs dits neutres ont également en ces mots souligné les tendances impérieuses du maire montréalais. Ces comportements présentent-ils vraiment un danger pour les institutions démocratiques municipales, ou au contraire, s’agit-il d’un spectacle aux impacts superficiels?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est indéniable que M. Coderre présente des traits de caractère pouvant en faire sourciller plus d’un. On se rappellera qu’il ne s’était pas gêné pour mentionner à une policière qu’elle «travaillait pour lui», alors que cette dernière lui avait demandé de libérer le passage de circulation lors d’une fête de célébration de la Saint-Jean. On peut également se remémorer la réunion du conseil municipal où M. Coderre avait ordonné de «<i>cut the mic</i>» (éteindre le microphone, <i>ndlr</i>) d’une citoyenne qui se prononçait en défaveur de son projet de règlementation des chiens de race pitbull. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces façons de faire, disons robustes, impliquent-elles des impacts négatifs au niveau des institutions démocratiques municipales? Autrement dit, la «méthode Coderre» représente-t-elle simplement une corde de plus à l’arc du maire lorsque vient le temps de négocier, ou se cache-t-il derrière cette dernière de réelles inclinations autoritaires?</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une tradition «d’hommes providentiels» à Montréal</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il faut d’abord noter que M. Coderre n’est pas le premier <i>leader</i> de la métropole québécoise à présenter des airs césariens. Le chargé de cours de l’UQAM et spécialiste du système politique montréalais, Florent Michelot, parle même d’une «tradition de l’homme providentiel» à Montréal: «Cette constance dans l’histoire montréalaise d’élire des hommes prompts au populisme ou au néopopulisme, on l’a vu avec Camilien Houde et d’une certaine façon avec Jean Drapeau. Ce n’est pas un nouveau phénomène».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le professeur de sciences politiques à l’Université Laval, Jérôme Couture, ajoute que la gouvernance municipale est souvent caractérisée par une plus grande personnification du pouvoir. «Non seulement [à ce palier de gouvernement] on vote directement pour le maire, contrairement aux autres niveaux de gouvernement où l’on vote strictement pour son député, mais le système municipal fait en sorte que les partis locaux s’organisent autour de la personnalité du chef», explique-t-il. Il souligne d’ailleurs que la chef du parti Projet Montréal, Valérie Plante, opte également pour une approche très axée sur sa personne dans le cadre de la présente campagne.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
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			<span class="media-credit">Abigail Drach</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p7"><span class="s2"><b>Au-delà des mots </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Qu’en est-il alors des lois 121 et 122? Adoptées dans les derniers mois à l’Assemblée nationale, ces lois «quasi omnibus» tant elles abrogent une grande quantité de règles, lèvent notamment l’obligation des villes de tenir des référendums populaires lorsqu’un projet relatif à l’urbanisme ou à l’aménagement du territoire est initié. Ces changements législatifs étant le résultat d’une requête formulée par les villes de Montréal et Québec, on peut présumer que MM. Coderre et Labeaume avaient pour intention de réduire la quantité d’obstacles potentiels à la matérialisation de leurs décisions, tel qu’un refus populaire exprimé par référendum. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Or, il faut préciser que ces référendums n’étaient pas parfaits. Comme le stipule le professeur d’urbanisme de l’Université de Montréal, Jean-Philippe Meloche: «Ils pouvaient bloquer de bons comme de mauvais projets. On constatait également que souvent, de petits groupes davantage touchés par l’enjeu débattu, par exemple les résidents voisins d’un potentiel nouveau centre d’injection supervisée, empêchaient de cette façon que l’ensemble de la ville bénéficie de changements». </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Des raisons légitimes pouvaient donc motiver le désir du maire Coderre d’écarter ce mode de consultation populaire. Il demeure tout de même «qu’à première vue, comme le mentionne M. Couture, les citoyens perdent du pouvoir lorsque l’on retire ce type d’obligation». En effet, la tenue d’une consultation dépend maintenant de la motivation des villes à faire entendre le point de vue de leurs citoyens, ce que Michelot considère paradoxal: «la tendance à l’international est de plus en plus axée sur la participation citoyenne. Il est curieux que Montréal, qui fut toujours un chef de file en la matière, se départisse de certains de ses outils».</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">« Tous les maires veulent avoir le plus grand contrôle possible<span class="s1"> sur </span>leur ville et retirer des pouvoirs a<span class="s1">ux arrondissements est une façon d’y arriver.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Vers une centralisation des pouvoirs?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans le même ordre d’idées, en parallèle des projets de loi 121 et 122, le maire Coderre s’est habilement accaparé certaines des compétences des arrondissements, notamment en matière de déneigement. La promulgation de ce service, qui était jusqu’alors prodigué par les arrondissements, est maintenant assurée par la ville mère. Si ce genre de mesures ont l’avantage de permettre une uniformisation des services, elles impliquent également que les arrondissements perdent une partie de «leur saveur locale». </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour Michelot, il ne fait aucun doute que ce genre de modification est le résultat d’une volonté de centralisation des pouvoirs de la part du maire montréalais, même si cette dernière «s’articule de façon plus insidieuse que chez d’anciens maires». Or, si pour le chargé de cours de l’UQÀM ces propensions centralisatrices de la ville sont importantes à souligner, pour le professeur d’urbanisme il s’agit d’un phénomène plutôt banal: «Il y a en effet en ce moment une inclination vers la centralisation qui est observable. Par contre, elle n’est pas propre à Denis Coderre. Tous les maires veulent avoir le plus grand contrôle possible sur leur ville et retirer des pouvoirs aux arrondissements est une façon d’y arriver.»</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Des formulations chargées de sens</b> </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Autoritaire M. Coderre? Si oui, pas plus que ses prédécesseurs, semblent dire certains spécialistes de la politique municipale, sans nier que derrière le côté «langue pendue» du maire, se trouve également un chef prêt à prendre les moyens de ses ambitions. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette tendance des observateurs à amalgamer le nom de certains politiciens avec des adjectifs forts d’une connotation tant historique que politique devrait ainsi peut-être être revue. Le professeur de l’Université Laval, M. Couture, se range d’ailleurs derrière cette position à en croire son diagnostic relatif au maire de la ville de Québec, qui reçoit souvent des critiques similaires: «M. Labeaume n’est pas un populiste, contrairement à ce que laisse entendre l’étiquette que beaucoup lui ont accolée dans les dernières années.» Un autre cas qui mériterait peut-être d’être mis en perspective.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sombres carnets de voyage</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/28/sombres-carnets-de-voyage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Gabrielle Ducharme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2017 13:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>la Turquie d’Erdogan vu par un Canadien. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«L</span><span class="s1">a Turquie d’Erdogan glisse-t-elle vers l’autoritarisme?» titrait une conférence tenue à l’Université Concordia le 23 mars dernier. Selon les dires des participants, poser la question c’est y répondre. Ces derniers ont plus précisément voulu sonner l’alarme quant à la dégénérescence du respect des droits des Kurdes en sols turcs et au statisme du gouvernement canadien dans ce dossier. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dimitri Roussopoulos est ce que l’on pourrait appeler un activiste de carrière. Également auteur et éditeur, il a mené une pléthore de combats: de militer contre la guerre du Vietnam à protester contre la présence de <i>Coca-Cola</i> comme commanditaire à l’exposition universelle de Montréal en 1967. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il a d’emblée justifié son intérêt pour la cause des Kurdes en Turquie: «C’est un peuple dont les valeurs et l’insurrection m’inspirent, débute-t-il. Les Kurdes pratiquent l’égalité homme-femme et la démocratie directe, comment résister à ces idéaux?» Roussopoulos fit mention à titre d’exemple de la région de Rojava située au Nord et Nord-est de la Syrie (également connue sous le nom de Kurdistan syrien), un territoire auto-administré par des Kurdes écologistes, féministes et pro-démocratiques, échappant depuis 2012 à la poigne du régime el-Assad. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Récits de voyage</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Roussopoulos venait avant toute chose témoigner de son passage en Turquie en tant que membre d’une délégation élaborée par la Commission civique Union européenne-Turquie, dont le voyage s’est déroulé en février dernier. Du lot, on pouvait compter nombre de membres du Parlement européen, journalistes, avocats et académiques. «Nous avions trois principaux buts. Récolter des faits, rencontrer des représentants du gouvernement Erdogan afin de les inciter à remettre en place des pourparlers de paix avec les groupes kurdes, et rencontrer Abdullah Öcalan.»</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Prisonnier de l’institution carcérale de l’île d’Imrali depuis 1999, Öcalan est le dirigeant et fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, groupe libertaire-communiste qui se revendique du nationalisme kurde <i> ndlr</i>). Comparé par certains à Nelson Mandela en raison de la nature de sa lutte et de son incarcération, Roussopoulos croit sa libération nécessaire à la reprise des pourparlers entre les autorités turques et les représentants kurdes, et ce, «afin de reproduire un scénario similaire à celui de l’Afrique du Sud où suite à la libération de Mandela, le régime d’Apartheid fut démantelé».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Or, l’accès au célèbre détenu n’a jamais été accordé à la délégation. En fait, seule la première phase de leur mandat, ladite collecte d’information, a été complétée. «Nous avons interviewé des dizaines de groupes, notamment de femmes, d’activistes et d’acteurs du système juridique, qui avec un grand courage nous ont fait part de la tragédie qui se déroule.»<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Cette «tragédie», c’est notamment l’incarcération de députés kurdes élus démocratiquement issus de partis comme le Parti démocratique des peuples (HDP, gauche kurde, <i>ndlr</i>): «l’un de ces députés est venu nous parler après avoir passé 70 jours en prison. Il a été arrêté deux jours après s’être entretenu avec nous», illustre l’activiste visiblement très touché par la situation. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le silence radio des Canadiens</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Aslian Ozturk, co-présidente de la Fondation kurde du Québec et locutrice à la conférence, dénonce comme son compagnon d’armes l’inertie des représentants politiques canadiens. Elle souligne que la dérive autoritaire turque n’échappe pourtant pas aux élus européens. «Au Canada on n’entend pas du tout parler du problème au sein des sphères médiatiques et politiques. En Europe une solidarité beaucoup plus grande a été observée envers les Kurdes.»</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En octobre 2016, une conférence de presse sur le sujet avait été tenue devant les bureaux du ministre des Affaires étrangères du Canada, à l’époque, Stéphane Dion. Des groupes de la société civile y incitaient le gouvernement à arborer un discours plus critique relativement aux attaques des autorités turques envers les Kurdes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au cours des prochains mois, Roussoupolos sera reçu au ministère des Affaires étrangères afin de discuter de son séjour en Turquie et des conclusions qu’il en a tiré. «C’est ma façon de faire ma part», conclut-il.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour éviter le pire…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/pour-eviter-le-pire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Gabrielle Ducharme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 14:10:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Climat: les intervenants sonnent l’alarme.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«S</span><span class="s1">euls 49% des Canadiens et 27% des Américains, […] en 2014, croient que le réchauffement climatique est dû à l’activité humaine», débute le professeur de communications à McGill, Darin Barney, lors de la conférence <i>Communiquer le changement climatique au Canada</i> organisée par Médias@McGill le 2 février dernier. Des statistiques qui en disent long sur le défi auquel font face les chercheurs et journalistes présents à la conférence.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les intervenants ont démarré la présentation avec leurs diagnostics: «Les gens préfèrent ne pas y croire parce que le problème semble trop gros et qu’ils se sentent impuissants», partage la directrice du Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable, Laure Waridel.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le directeur des communications de <i>Dogwood Initiative</i>, une ONG britanno-colombienne, Kai Nagata, cible également le cloisonnement des communautés d’opinions comme source du problème: «Qui ici se dit conservateur ?», lance-t-il à la foule. Une main timide se lève puis s’empresse de se faufiler dans son siège. «Voilà, on se parle entre progressistes, entre convaincus. Ce n’est pas avec que cette frange de la population que l’on réussira à combattre un phénomène de si grande envergure.»</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une quête commune, des stratégies contrastées </b></span></p>
<p class="p3">Alors que Nagata prône la «discussion avec ses amis républicains», le journaliste du <i>Guardian</i>, Martin Lukacs, estime que la polarisation comporte ses avantages. «Les avancées sociales ont toujours été le résultat des démarches de groupes marginaux. On sous-estime le potentiel qui se trouve dans leur mobilisation sociale», avance le journaliste.</p>
<p class="p3">Ce point de vue plus militant concorde avec l’approche du journal britannique qui, il y a plus d’un an, a lancé la campagne <i>Keep it in the Ground</i>, dont le but est de limiter l’extraction de combustibles fossiles. «Nous avons été critiqués à ce sujet. Certains prêchent que l’on perd en objectivité. Mais de ce que j’ai pu observer, ce concept a surtout été instrumentalisé afin de faire taire les critiques», confie Lukacs en marge de la conférence.</p>
<p class="p3"><span class="s3">À mi-chemin se trouve le pronostic de Waridel: «Personne ne veut voir les conséquences des changements climatiques se réaliser. Les «méchants» vont finir par se joindre au mouvement, débute la chercheuse. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Dans ce type de lutte, il y a un point de bascule où les pôles se mixent. Les hommes ont fini par se joindre à la cause des femmes il y a plusieurs décennies, et récemment, des compagnies pétrolières ont investi massivement dans les énergies renouvelables», exemplifie-t-elle. </span></p>
<p class="p5"><span class="s4"><b>Terrain d’entente </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Tous les intervenants convergent sur l’importance de la production d’informations de qualité afin de lutter contre les changements climatiques. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">En ce sens, l’éditeur du <i>National Observer</i>, Mike de Swouza, a sensibilisé l’audience à l’importance de payer pour le contenu consulté: «Il faut soutenir financièrement les journalistes qui font du bon travail. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Si toutes les organisations comme la nôtre ferment, il ne restera personne pour faire pression sur le gouvernement», conclut-il.&nbsp;</span></p>
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		<item>
		<title>Se battre contre le gouvernement canadien… et gagner</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/24/se-battre-contre-le-gouvernement-canadien-et-gagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Gabrielle Ducharme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 15:18:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un documentaire qui met l’AANC face à ses responsabilités.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 26 janvier 2016, le tribunal canadien des droits de la personne a décrété que le gouvernement faisait preuve de discrimination dans son octroi d’aide sociale aux enfants autochtones. La tombée du verdict marque alors la fin d’un combat juridique de plus de neuf ans entre des groupes d’activistes et le ministère desAffaires Autochtones et du Nord Canada (AANC). La documentariste abénaquise, Alanis Obomsawin, a consacré le film « <i>We can’t make the same mistake twice</i> » (On ne peut faire la même erreur deux fois, <i>ndlr</i>), diffusé au cinéma du Parc le 19 janvier dernier, à cette bataille de longue haleine.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«Le gouvernement canadien a durant des décennies consciemment alloué moins de services sociaux aux enfants autochtones vivant au sein de réserves, et ce, malgré leur connaissance des solutions possibles», explique la professeure de travail social à l’Université McGill, Cindy Blackstock, en marge de la première montréalaise du documentaire sur le sujet. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Or, prouver que l’AANC a orienté sa politique fiscale de façon discriminatoire durant plus de cinquante ans n’a pas été une mince affaire: «Même si les autorités canadiennes avaient depuis longtemps été informées de la nature inéquitable de leurs pratiques et connaissaient le problème, elles se sont battues bec et ongles afin de nous donner tort», poursuit Blackstock, également<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, organisme ayant déposé la plainte contre le gouvernement en 2007.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>La voix gouvernementale, la même partout?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le documentaire est majoritairement composé d’extraits des audiences ayant duré soixante-douze jours. Ces images permettent de mettre en lumière la nature irréconciliable des discours des instances gouvernementales et des communautés autochtones.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">On y entend en effet le représentant de l’AANC qui, après avoir assisté aux témoignages d’experts et d’autochtones victimes du manque de ressources dans leur région, énonce ses conclusions finales. Selon lui, «aucune preuve suffisante» ne témoigne de l’existence d’une quelconque discrimination envers les Premières Nations. Toujours afin de justifier l’immuabilité gouvernementale, il ajoute qu’en démocratie, la totalité des groupes d’intérêts ne peuvent voir toutes leurs demandes comblées.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">Prouver que l’AANC a orienté sa politique fiscale de façon discriminatoire durant plus de cinquante ans n’a pas été une mince affaire</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">La candidate au doctorat en travail social à l’Université McGill, Amal Elsana Alhjooj, lors d’un panel suivant la diffusion du film, a été surprise par l’homogénéité des discours gouvernementaux en ce qui a trait à la question autochtone: «Je viens d’Israël, suis moi-même autochtone, et aurais pu entendre dans mon pays natal exactement les mêmes mots que ceux prononcés par le représentant du gouvernement canadien», a‑t-elle partagé.</span></p>
<p class="p5"><span class="s3"><b>Quand tous les coups sont permis</b></span><b> </b></p>
<p class="p3">Cependant l’opposition de l’AANC ne s’articula pas qu’au sein de leur argumentaire. Cindy Blackstock fut en effet surveillée de près par le gouvernement canadien durant le processus du traitement de sa plainte: «J’ai fait une demande en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels et ai obtenu des milliers de pages rapportant l’espionnage de mes communications électroniques et personnelles, confie-t-elle. Les autorités tentaient de m’attribuer des motifs officieux afin de discréditer la plainte de mon organisme».</p>
<p class="p3">Et les malversations gouvernementales ne s’arrêtèrent pas là: «l’AANC a également gardé secrets plus de 90 000 documents qui leur étaient préjudiciables. Heureusement, nous les avons obtenus suite à une demande d’accès à l’information». Ces propos de Blackstock sont d’ailleurs confirmés dans le document faisant part de la décision finale du tribunal, qui souligne le caractère délibéré de la cachotterie ministérielle.</p>
<p class="p3">La vivacité avec laquelle le gouvernement s’est opposé à ces groupes de la société civile dont témoigne «<i>We can’t make the same mistake twice</i>» peut en laisser certains perplexes. Pourquoi un fier promoteur des droits et libertés comme le Canada a t‑il tenu à conserver des politiques qualifiées de discriminantes à l’égard des Premières Nations ? «Je n’ai jamais vraiment su répondre à cette question», termine la<i> leader</i> de la lutte.</p>
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		<title>Le journalisme d’enquête mis à mal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/le-journalisme-denquete-mis-a-mal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Gabrielle Ducharme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 14:42:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26742</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Alain Saulnier sur les enjeux des récents scandales. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">ournalistes épiés par les autorités policières, coup de téléphone de la classe politique à des chefs de police, le Québec n’a pas eu très bonne presse à l’international dans les dernières semaines et pour cause, le journalisme d’enquête s’est fait donner des coups «là où ça fait mal». <i>Le Délit</i> s’est entretenu avec Alain Saulnier, l’ancien directeur général de l’information de Radio-Canada (SRC) et instigateur de l’émission <i>Enquête</i>, pour revenir sur les événements. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«Il y a une période que j’appelle «l’âge d’or» du journalisme d’enquête au Québec», celle de 2009 à 2013, débute Saulnier. Les journalistes se défiaient les uns les autres, mais sans jamais se dénoncer. Ils agissaient comme une confrérie et travaillaient pour l’intérêt du public». L’ancien radio-canadien évoque une époque où les dévoilements de scandales se multipliaient. Une époque où les nouvelles sur la corruption au sein des municipalités et la collusion dans le monde de la construction faisaient régulièrement les manchettes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«Ce qui est malheureux c’est d’apprendre que pendant ce temps, la police nous surveillait». En effet, on apprenait au début du mois que le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a obtenu tous les relevés téléphoniques des journalistes de l’émission <i>Enquête</i> depuis 2008. Une demande qui fait réfléchir sur la relation entre journalistes et policiers. «Nous [les journalistes] ne sommes pas des amis de la police, on cohabite. Et comme nous avons fait un travail d’enquête qu’elle ne faisait pas, il y a eu collision», poursuit Saulnier. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>À l’encontre des droits et libertés</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les journalistes d’enquête ont toujours été bien au fait de la nécessité de protéger leurs sources et leurs recherches en raison de potentielle surveillance policière. Toutefois, les récentes révélations de «l’affaire Lagacé» témoignent d’un niveau d’espionnage plus important qu’anticipé. «J’ai été surpris d’apprendre qu’il y avait eu de l’écoute de notre travail de la part des policiers. Pour moi le scandale c’est cette permission de nous épier donnée aux autorités par la Cour», confit l’ancien directeur de l’information de la SRC.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il serait donc là le problème. «Comment les policiers ont-ils justifié un tel besoin de surveillance? Je crois que la population n’est pas encore au courant de la gravité des événements et de leur potentielle illégalité. Si les policiers ont menti, c’est un parjure.» </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Selon Saulnier, un autre aspect de cette histoire sur lequel politiciens et juristes devraient se pencher est celui des compagnies de téléphonie cellulaire. «Est-ce normal qu’il soit aussi facile d’obtenir des informations personnelles sur des individus? Que ces entreprises participent à la surveillance citoyenne? Tous ces acteurs sont complices d’un acte qui va à l’encontre des droits et libertés».</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>L’héritage Lagacé</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Un semblant de lumière a donc été fait sur une culture malsaine au sein des institutions judiciaires, mais aussi politiques. «Ce n’est pas normal qu’un politicien comme Denis Coderre appelle directement le chef de police de Montréal », remarque Saulnier en faisant référence à un événement survenu en 2014 alors que le maire de Montréal avait contacté le patron du SPVM pour se plaindre d’une potentielle fuite d’informations à son sujet au chroniqueur Patrick Lagacé. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À la suite de ces révélations, quels changements pour la pratique du quatrième pouvoir? «L’épisode que l’on vient de vivre représente une occasion pour les journalistes d’enquête de peaufiner leurs méthodes de travail, de mieux protéger leurs sources», soutient le journaliste. Cependant, l’héritage de «l’affaire Lagacé» est surtout constitué de nouveaux obstacles: «maintenant beaucoup de sources ne vont plus parler. Du moins, on vient d’échauder leur enthousiasme à le faire, c’est certain».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Espérons que l’enthousiasme des journalistes à continuer de faire leur travail ne soit lui non pas échaudé, mais échauffé.&nbsp;</span></p>
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