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	<title>Anna Dang - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Arc-en-ciel sur René-Lévesque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/11/arc-en-ciel-sur-rene-levesque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Dang]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Sep 2018 13:55:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[fierté gaie]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Montréal sort toutes ses couleurs à l’occasion du 34ème défilé de la Fierté.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/09/11/arc-en-ciel-sur-rene-levesque/" data-wpel-link="internal">Arc-en-ciel sur René-Lévesque</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e dimanche 19 août à 13h, l’intersection René-Lévesque/Bleury est noire de monde. Certains spectateurs sont installés sur la pelouse, à l’ombre des arbres. D’autres sont assis des deux côtés de la rue. Des bénévoles vêtus de t‑shirts, célébrant la diversité des pronoms: «&nbsp;ILS. ELLES. OK. Tous les pronoms sont valides.» arpentent la rue, repoussant la foule débordante sur le trottoir, pour laisser de la place au défilé. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Peu après, toute cette foule se lève comme un seul être. L’anticipation est palpable. Puis enfin, un arc de ballons multicolores apparait à l’horizon; derrière une voiture de police, un groupe muni d’une pancarte annonçant «Femmes trans premières – plus jamais dernières» débarque en tête. La foule éclate en cris enthousiastes; le défilé commence. Commençant sur la rue Metcalfe, celui-ci longe le boulevard René-Lévesque sur 2,7 kilomètres pour arriver jusqu’à la rue Alexandre-Desève. Cet itinéraire relie l’ancien quartier LGBTQ+ de Montréal au Village actuel, représentant ainsi un pont entre le passé et le présent.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Explosion de couleurs </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Toutes sortes de gammes de couleurs se dressent dans la foule: le bleu-rose-blanc-rose-blanc-bleu des personnes transgenres, le noir-gris-blanc-violet de la communauté asexuelle, le dégradé rouge-rose des lesbiennes, le rose-jaune-bleu des pansexuels, le rose-violet-bleu des bisexuels… Certains ont pris soin d’honorer le bleu: la célèbre Tracy Trash s’est déguisée en Neytiri, l’héroïne bleue d’Avatar. A l’occasion du 34ème défilé de la Fierté de Montréal, la ville a d’ailleurs mis l’accent sur cette couleur, pour célébrer l’harmonie. D’autres ont préféré afficher leurs propres couleurs, comme la drag queen d’Air Canada, dont la gigantesque robe rouge-noir-blanc évoque la reine rouge d’Alice aux Pays des Merveilles. D’autres encore restent fidèles au sempiternel drapeau LGBTQ+, comme le Premier Ministre Justin Trudeau, qui arrive tout sourire, à la tête d’une foule brandissant<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>leurs drapeaux arc-en-ciel. </span></p>
<p class="p2">Le défilé est aussi un évènement qui célèbre le dynamisme et la vitalité. Une équipe de roller derby passe en trombe au-dessous d’un drapeau arc-en-ciel; un groupe de cowboys se livre à une démonstration de <i>line dance</i>; la fondation Les P’tits Lutins, pour le soutien des victimes du SIDA, débarque avec de joyeux lutins qui sautillent, le sourire aux lèvres. La foule semble particulièrement impressionnée par la troupe des Aigles Noirs, qui slaloment la piste sur leurs trottinettes électriques, déployant fièrement leurs ailes peintes sur des voiles.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Bref, ça bouge!</p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Dans le vacarme, un silence&nbsp;</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s4">À 2h30, arrive le Cercle Bispirituel de l’organisme communautaire Montréal Autochtone. Quatre personnes assises en cercle entonnent un chant traditionnel, accompagnées d’un tambour. La fête bat son plein, mais d’un geste soudain plein de réserve, un bénévole vient interrompre les musicien(ne)s. Peu à peu, le silence gagne les autres chars. La rue René-Lévesque semble se figer tout entière, en hommage aux membres de la communauté LGBTQ+ victimes de violences ou du SIDA. Partout, plusieurs personnes lèvent ensemble un poing silencieux. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">Au bout de quelques minutes, une personne sourit et pousse une grande exclamation; son cri transperce le silence et est amplifié par la foule. La musique reprend, et le défilé s’ébranle. Les cris des spectateurs paraissent plus enthousiastes, les gestes des danseurs plus vigoureux qu’avant, comme pour redoubler de ferveur et de joie après le silence, non pas pour oublier les disparus, mais pour les honorer.</span></p>
<blockquote><p>Le mot d’ordre est fierté, mais aussi diversité et inclusion. Tous les âges sont représentés (…)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La diversité au pouvoir </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Le mot d’ordre est fierté, mais aussi diversité et inclusion. Tous les âges sont représentés: depuis la coalition montréalaise des groupes jeunesse LGBTQ+ jusqu’à l’ARC, un organisme pour aînés et retraités de la communauté gay. Plusieurs familles suivent le défilé avec des poussettes, aux côtés de personnes âgées tenant des affiches pleines d’humour – <i>«Gay and grey</i>», ou encore «Mémé fait son<i> coming-out</i>.» </span><span class="s3">La ville de Montréal a pris soin de rendre le défilé accessible aux personnes à mobilité réduite: des zones réservées sont disponibles à l’angle de René-Lévesque et de la rue Place Philips, ainsi qu’à l’angle de René-Lévesque et Amherst. L’organisme local Passion et Handicap est également venu montrer son soutien à la communauté LGBTQ+.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Le côté «geek» de la communauté est représenté par le groupe des<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>gaymers</i> de Montréal, ainsi que par de nombreux <i>cosplayers </i>éparpillés dans le défilé: un Aquaman, une Wonderwoman, plusieurs Captain America et des Superman. L’arrivée de Shiro, un personnage de la série Voltron, dont l’homosexualité vient d’être confirmée, est accueillie par un tonnerre d’applaudissements. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Le défilé accueille de plus des représentants de la communauté religieuse de Montréal, comme les Sœurs de la perpétuelle indulgence, des membres du Diocèse anglican, ainsi que l’église de St. James. Par ailleurs, l’Association des Libres penseurs athées est également présente.</span></p>
<blockquote><p>C’est difficile de dire ce que la Fierté représente pour moi. J’imagine que c’est une période de quelques jours dans l’année, pendant lesquels la culture queer se montre, au lieu de se cacher</p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Qu’est-ce que c’est, la fierté? </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">«C’est juste cool de pouvoir s’exprimer en public», dit Sophie, étudiante du cégep Dawson, «parce que c’est le genre de choses qu’on doit apprendre tout·e seul·e, souvent sur Internet. On peut en parler entre amis, mais ce n’est pas vraiment la même chose, c’est sur une autre échelle.» Ses doigts se referment sur le badge affichant «Ace» sur sa salopette. «Dans le bus, je me demandais si je devais cacher mon badge avant d’arriver au défilé… puis je me suis dit non, je n’ai pas besoin de le cacher.» </span></p>
<p class="p4"><span class="s2">À la même question, Jérôme, originaire de Toronto, hésite avant de répondre. «C’est difficile de dire ce que la Fierté représente pour moi. J’imagine que c’est une période de quelques jours dans l’année, pendant lesquels la culture queer se montre, au lieu de se cacher.» C’est un thème qui semble revenir souvent: l’idée de se taire, de se cacher, de se dissimuler, puis, à l’occasion d’un festival qui a lieu une fois par an, se montrer. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Il semble y avoir quelque chose d’enivrant, dans l’atmosphère festive du défilé de fierté; il représente pour beaucoup quelque chose de spécial, une occasion de se lâcher, un jour pas comme les autres. «Ça représente la liberté d’expression, tout simplement» résume une autre personne, dont le nom s’est perdu dans les cris de la foule. </span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Résister au silence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/28/resister-au-silence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Dang]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2017 16:40:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[meme]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La santé mentale à McGill entre études, memes, et tabous sociaux. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s1">omme beaucoup d’élèves à McGill, je suis anxieuse de nature. J’admire ces gens qui traversent la vie sans que rien ne les affecte. Je suis sûre que vous savez de qui je parle: ces personnes qui ont toujours l’air <i>zen</i> sans faire le moindre effort apparent. Ceux qui, quand on les implore de révéler leur secret, répondent évasivement qu’ils ne sont «pas le genre de personne à se faire du souci».<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Admettons-le: j’ai souvent été jalouse de ces heureux élus. D’un autre côté, j’étais contente de savoir qu’ils existaient. Avec beaucoup d’effort et de volonté, j’espérais un jour accéder à leur sphère bienheureuse où le ciel était si bleu. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Je ne dis pas que mon arrivée à McGill a écrasé cet espoir. C’est ici que j’ai rencontré certaines des personnes les plus intéressantes dans ma vie, et j’en suis reconnaissante. Cependant, n’importe lequel ou laquelle de ces étudiant·e·s qu’on voit si souvent en train de camper à la bibliothèque vous le dira: McGill n’est pas un environnement qui facilite le bien-être mental. «Normal», répondront certains cyniques, vétérans de nuits blanches et experts en bourrage de crâne; «McGill est une université prestigieuse. On est ici pour bosser, pas pour se faire dorloter.» </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le stress s’accumule </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au cours de ma première année, je me suis vite habituée à cette mentalité. J’étais contente d’être entourée de gens brillants qui n’avaient pas peur de travailler dur. En commençant ma troisième année, j’ai senti un changement dans l’air. Les visages paraissaient plus pâles, leurs traits plus tirés. Les devoirs s’accumulaient. Et petit à petit, les défenses que j’avais passé des années à bâtir se sont mises à vaciller; d’anciens soucis sont revenus me narguer comme pour me punir d’avoir voulu me débarrasser d’eux. Je ne pense pas être devenue plus fragile à McGill. Ceux qui luttent contre des problèmes de santé mentale ne sont pas forcément plus faibles, trop sensibles, ou incapables de s’occuper d’eux-mêmes. La plupart connaissent leur condition et savent comment se défendre. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Vivre avec un trouble mental, c’est devoir toujours garder un bouclier levé contre les parties sombres de sa propre conscience. Cela demande de l’énergie, mais tant que l’on garde un rythme de vie équilibré, c’est faisable. Sauf qu’à force de passer des nuits à réviser tout en engloutissant des litres de caféine, c’est inévitable: nos ressources s’appauvrissent. Nos bras vermoulus baissent le bouclier et c’est alors que toutes les vilaines bestioles cachées dans les recoins de notre cerveau se déchaînent sur nous. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Rire pour ne pas pleurer</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Heureusement, les élèves de McGill osent partager leurs difficultés entre eux. Sur les réseaux sociaux, combien de <i>memes</i>, ces images humoristiques virales, peut-on voir à propos du stress des étudiants? Certains nous mettent le sourire aux lèvres: une vidéo d’un homme en train de danser, avec une légende disant «<i>moi quand je suis devant l’amphi et que je me demande si ça vaut la peine d’entrer</i>». D’autres provoquent une pointe de malaise: la photo d’un homme au sourire figé et au regard vide, que la légende décrit comme «<i>moi quand on me demande comment je vais et que je réponds «super», même si l’université est en train de pomper toute ma joie de vivre</i>». </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">On n’a pas besoin d’aller loin sur Internet pour voir à quel point ces<i> memes </i>sont populaires chez les gens appartenant à notre tranche d’âge. Malgré leur caractère parfois inquiétant, on n’hésite pas à les partager avec nos amis et à déclarer haut et fort à quel point ils représentent fidèlement notre situation. Je ne dis pas que c’est un mal; au contraire, c’est essentiel de pouvoir rire de nos soucis. L’humour m’a bien souvent été d’une aide précieuse. Je suis la première à envoyer un <i>meme</i> à un·e ami·e proche au beau milieu de la nuit. Je suis plus réticente à le faire avec des gens que je connais moins bien. J’ai toujours peur de dépasser la limite, d’envoyer un <i>meme</i> un peu trop alarmant. De voir la personne se tourner vers moi avec un mélange de surprise et d’inquiétude, et me demander: «attends… Tu te sens <i>vraiment</i> comme ça?».</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« À force de passer des nuits à réviser tout en engloutissant des litres de caféine, c’est inévitable: nos ressources s’appauvrissent »&nbsp;</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Le problème est là: l’humour nous permet de parler d’un sujet qui, sans cela, risquerait de rester tabou; mais à force d’en parler sur le ton de la plaisanterie, nous nous empêchons de développer une discussion sincère et approfondie. Qui sait, les <i>memes </i>sont peut-être un nouveau mécanisme de défense pour notre génération de jeunes stressés. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’humour est un premier pas vers la communication. S’identifier à un <i>meme</i>, c’est faire une allusion à un potentiel état de mal-être. Le fait que l’allusion soit comique n’enlève rien à son authenticité. Rire au sujet de la santé mentale (sans intention moqueuse), c’est déjà une façon de libérer ce sujet de tous les non-dits qui l’enchaînent. Il y a parfois une note grinçante dans ces rires, et comme tout ce qui se rattache à un aspect trop personnel ou embarrassant, on la passe sous silence. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous n’avons pas<i> besoin</i> de la passer sous silence. Au contraire, entendons la, cette note discordante, et résistons à l’envie de nous couvrir les oreilles. D’où nous vient cette envie presque insurmontable de l’ignorer? De la honte. Aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui n’osent pas avouer qu’ils souffrent de troubles mentaux. Moi-même, ma première réaction face au stress est de faire semblant qu’il n’existe pas: j’enterre honteusement tout sentiment diffus qui me susurre discrètement que «ça va mal». </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une course au bonheur</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans notre société ultra-compétitive, la course au bonheur est une course comme les autres. Ceux qui ne ‘réussissent’ pas à être heureux ont ‘perdu’ la course; on les considère avec pitié et sympathie, mais on préfère rester à distance, par peur d’être mis dans le même panier. Pire, certains ‘gagnants’ font preuve d’une insupportable condescendance envers leurs camarades moins fortunés. «<i>Tu es malheureux parce que tu te fais souffrir</i>», disent-ils. «<i>Faut arrêter d’être si négatif, mon vieux!</i>» </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Certes, quand on peut se dire heureux dans tous les aspects de sa vie, on a le droit d’en être fier: ce n’est pas une tâche aisée. Néanmoins, à force de cultiver cet esprit de compétitivité, le concept de santé mentale a été transformé en quelque chose qui ne lui ressemble pas. Ce qui était censé aider les gens à se sentir mieux dans leur peau est devenu un marqueur social. Les ‘gagnants’ de ce monde paradent au sommet de la pyramide de Maslow, tandis que les ‘perdants’ sont réduits à se demander «ce qui cloche chez eux». Ce n’est pas étonnant que tant de gens ignorent leurs problèmes, si admettre qu’on souffre revient à se condamner à une mort sociale. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Malgré tout cela, je suis consciente d’avoir beaucoup de chance; nous vivons dans un monde où la santé mentale est un sujet bien moins tabou qu’il ne l’était il y a à peine quelques décennies. De surcroît, j’ai le soutien de ma famille et de mes amis. Ce petit «cercle de défense» me rappelle de temps en temps qu’aucune cause ne vaut la peine que je lui sacrifie ma santé mentale. Chaque jour, je fais de mon mieux pour m’en souvenir. Et j’espère que tous les étudiants de McGill puissent s’en souvenir de temps en temps, même pendant la période des examens. </span></p>
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		<item>
		<title>Vivre, lire et écrire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/vivre-lire-et-ecrire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Dang]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 14:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Festival international de la littérature: Nicolas Chalifour et Lidia Jorge nous parlent écriture.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">ors de la soirée du 24 septembre, l’UNEQ (Union nationale des écrivains du Québec) a organisé une conférence à l’occasion du Festival international de la littérature. Les invités d’honneur n’étaient nuls autres que Nicolas Chalifour (Québécois auteur de <i>Variétés Delphi</i>) et Lidia Jorge (écrivaine d’origine portugaise, connue notamment pour son roman<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Le rivage des murmures</i>). Dans une atmosphère intime et conviviale, les deux écrivains nous ont livrés leurs expériences et convictions personnelles par rapport au rôle de la lecture dans leurs travaux de création. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Illustres<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>idoles </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Derrière un écrivain (et sans doute derrière tout fervent lecteur), il y a des œuvres qui le poursuivent tout au long d’une vie. C’est le cas de Lidia Jorge, qui cite <i>Orlando</i> de Virginia Woolf, un roman qui ne l’a pas quittée de toute sa carrière. Quand l’inspiration tarde à venir, il est utile de lever le regard vers ces illustres noms qui sont gravés dans notre patrimoine culturel: les deux auteurs mentionnent Proust, Nabokov, et Kundera. Hors du domaine de la littérature, toutes sortes d’artistes se guident les uns les autres. Jorge mentionne un ami qui se ressource dans la musique: «Quand je me sens sec, j’écoute l’adagio d’Albinoni». Quant à elle-même, elle se tourne vers l’œuvre de Woolf: «Si je ne sais pas où aller, j’ouvre <i>Orlando</i> et c’est comme si une voix me disait: tu n’es pas seule, donc continue». Derrière cette admiration pleine de déférence se cache un certain vertige, une crainte de ne pas être à la hauteur. «Ces auteurs nous aident en nous mettant au défi», explique Chalifour. «Je ne suis pas capable d’en faire autant», admet Jorge sans complexe, «[…] mais j’ai ma propre voix ». </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Les livres dans les livres</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Il devient évident que le processus de création littéraire n’est pas une simple affaire. À présent, les lecteurs se méfient des histoires «simples» qui reposent uniquement sur une intrigue: c’est dans ce contexte qu’est née la mode de la métafiction. Nos deux écrivains insistent sur l’importance des textes présents à l’intérieur de leurs textes: leurs personnages tombent sur des articles, des manuscrits, des témoignages et récits, emboîtés dans la trame générale du roman. Cela leur permet de juxtaposer plusieurs regards différents, ainsi que d’encourager une réflexion sur la notion même d’écriture et de fiction.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Tout ce que la littérature a à offrir</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Entre deux anecdotes, le fil directeur de cette conférence reste une célébration sincère et enthousiaste de la littérature. Nicolas Chalifour affirme avec conviction que ce que la littérature fait de mieux est de nous faire vivre par procuration. «On vit en deux heures ce que l’on ne vit pas en vingt ans», ajoute-t-il. Voilà une déclaration qui nous donnerait envie de rester cloués à nos livres toute la journée. L’écrivain ne s’oppose d’ailleurs pas à cet état d’esprit. «Je crois que c’est ça qu’être écrivain veut dire », suggère-t-il, «[…] de ne jamais avoir envie de sortir de la bibliothèque; de s’abîmer dans la fiction (comme Don Quichotte)». Une perspective pleine de charmes, en vérité, quoique légèrement inquiétante… En attendant, cette discussion entre deux auteurs passionnés par leur domaine reste une expérience enrichissante, propre à revigorer tout amoureux des livres ou écrivain en herbe.&nbsp;</span></p>
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		<item>
		<title>Les musées ont des oreilles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/20/les-musees-ont-des-oreilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Dang]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 14:52:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Hieronymus Bosch: touched by the devil», du Moyen-Âge aux musées d’aujourd’hui.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 16 septembre est sorti en salle au cinéma du Parc «<i>Hieronymus Bosch: touched by the devil»</i> de Pieter van Huystee. Ce documentaire sur le peintre Hieronymus Bosch (aussi connu sous le nom de Jérôme Bosch, pour faire plus prononçable) a été réalisé en l’honneur du 500<i>e</i> anniversaire de sa mort. Cet artiste néerlandais a passé sa vie à illustrer l’Enfer, le Paradis, et les vices qui mènent l’humanité à sa perte. Toutefois ce qui permet à Bosch de se démarquer de ses contemporains, c’est son imagination fantasque, rendue évidente par les milliers de détails dont regorgent ses tableaux. Sa créativité débordante a fait de lui un peintre dont l’œuvre est encore accueillie avec enthousiasme de nos jours.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-25838" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-BoschDevil-1000x770.jpg" alt="c-boschdevil" width="1000" height="770" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-BoschDevil-1000x770.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-BoschDevil-330x254.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-BoschDevil-768x591.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-BoschDevil-850x654.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-BoschDevil.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Alexis de Chaunac</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Par-delà les frontières </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Outre Bosch lui-même, le film comporte un second enjeu: celui d’une exposition qui doit avoir lieu lors de l’anniversaire de la mort de l’artiste, au <i>Noorbrabants Museum</i>, à Den Bosch. Une myriade de spécialistes, experts en art, collectionneurs, techniciens, historiens de l’art, curateurs et directeurs de musée s’affairent à ce que tout se déroule bien. Ces individus viennent de milieux très variés, comme en témoigne la diversité des langues: les témoignages sont tantôt en anglais, tantôt en espagnol, tantôt en allemand ou en néerlandais (pas de sous-titres français, hélas). Le documentaire nous emmène aussi de pays en pays: l’on va de Den Bosch, au <i>Museo del Prado</i> de Madrid, puis à la <i>Galleria dell’ </i></span><span class="s3"><i>Academia </i>de Venise, en passant par la <i>National Gallery of Art</i> de Washington. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Tout est politique&nbsp;</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Le premier expert que l’on interroge dans ce film déclare que beaucoup de peintures conservées aujourd’hui n’ont pas été confirmées comme étant de la main du maître en personne. Discrétion oblige, il ne mentionnera aucune œuvre en particulier, pour ne pas «<i>rentrer dans la politique</i>». Pourtant, c’est exactement là que le film va l’emmener et nous emmener avec lui, bien malheureusement. Tout le long du documentaire, nous assistons à des négociations, parfois acerbes, entre experts de différents musées, acceptant ou refusant de prêter tel ou tel tableau. Les rivalités qui nous sont ainsi exposées ne sont pas belles à voir. Le film nous plonge dans un monde où le travail acharné ne porte pas toujours ses fruits et nous livre des informations techniques qui peuvent décourager les amateurs qui ne s’y connaissent pas trop. Le travail de détective des experts laisse </span><span class="s4">peu de temps pour décortiquer le symbolisme souvent nébuleux qui imprègne toute l’œuvre de Bosch (et qui est le sujet le plus susceptible d’intéresser les spectateurs). </span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>Petits bonus </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Malgré tout, ce documentaire a réussi à marquer quelques points. Les gros plans que la caméra effectue sur les paysages inquiétants de Bosch, accompagnés d’une musique lancinante, ont installé cette atmosphère de mystère et d’intrigue qui plaît tant chez cet artiste. On peut également découvrir avec plaisir des œuvres méconnues: c’est le cas d’un croquis nommé <i>Le Champ a des yeux, le bois des oreilles </i> — un bijou de bizarrerie glauque, trouvé dans un marché aux puces par un collectionneur d’art. De manière générale, ce film comporte des moments agréables pour tous les admirateurs du peintre; néanmoins, il serait probablement plus palpitant pour les grands amateurs qui ont déjà étudié le sujet, et sont prêts à passer aux aspects plus techniques du phénomène </span><span class="s3">Bosch.&nbsp;</span></p>
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		<title>Made in Italy</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/13/made-in-italy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Dang]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 23:57:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Musée McCord nous révèle l’envers du décor de la haute couture.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">P</span><span class="s1"><i>r</i></span><span class="s2"><i>ada, Armani, Versace</i>… Qui n’a pas entendu ces noms ? Depuis longtemps, les stylistes italiens font l’objet d’une obsession internationale. L’exposition <i>Eleganza: la mode italienne de 1945 à aujourd’hui</i> est organisée par le Victoria and Albert Museum et dure jusqu’au 25 septembre 2016 au musée McCord. C’est l’occasion pour tous les amateurs de mode à Montréal d’en savoir plus long sur cet univers fascinant. Sans tergiverser sur le triomphe des grandes marques italiennes, l’exposition nous oriente vers des problématiques<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>moins discutées, telles que les origines modestes de cette mode ou les doutes qui existent par rapport à son avenir.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span></span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Un peu d’histoire</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">L’exposition commence par nous situer le contexte historique. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les premières pièces exposées datent des années 1940, période où l’Italie était particulièrement mal en point suite à la Seconde Guerre mondiale. La mode fut alors choisie comme moyen de redresser l’économie nationale, avec l’aide du plan Marshall. L’effort porta ses fruits: dans les années 1950, le créateur Giovanno Battisto Giorgini organise de superbes défilés dans la Sala Bianca du Palais Pitti, à Florence. Dans les années 1960, la mode italienne devient un phénomène mondial.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 562px">
			<img decoding="async" class="wp-image-25640 size-full" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-Eleganza.jpg" alt="c-eleganza" width="562" height="839" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-Eleganza.jpg 562w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/C-Eleganza-330x493.jpg 330w" sizes="(max-width: 562px) 100vw, 562px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Charlie</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p8"><span class="s3"><b>Des origines modestes</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">L’exposition insiste beaucoup sur l’aspect régional de la mode italienne. Depuis toujours, ce sont les petits ateliers et les entreprises familiales qui règnent en Italie: grâce à leur savoir-faire très spécialisé, ils ont redressé l’économie déclinante du pays. Les Italiens s’adressaient à la sarta (ou couturière de quartier), qui était autant capable de faire des tenues sobres et de gros manteaux de laine, que de somptueuses robes de soirée. Plus loin dans l’exposition, un court-métrage nous permet de découvrir les différentes régions de l’Italie et leur expertise dans différents domaines: on apprend que la Toscane est la capitale du cuir, et Côme, celle de la soie. </span></p>
<p class="p9"><span class="s3">Q<b>uand Hollywood s’en mêle</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Pour bon nombre d’entre nous, l’univers de la mode italienne est synonyme d’élégance et d’une sophistication haut de gamme. Cette association doit beaucoup à l’enthousiasme des vedettes américaines, qui se sont très vite entichées de cette mode. Dans la seconde salle de l’exposition, nous pouvons contempler une magnifique robe taille empire confectionnée par Fernanda Gattinoni, styliste qui a habillé Ingrid Bergman, Lana Turner et Audrey Hepburn. L’exposition achève de nous plonger dans cette atmosphère rétro-glamour avec un petit montage photo au milieu des pièces exposées: nous pouvons y reconnaître les visages intemporels de nombreuses stars américaines. </span></p>
<p class="p10"><span class="s3"><b>Et demain… ? </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La dernière salle de l’exposition est la plus grandiose. Sur un podium, plusieurs mannequins sont vêtus de tenues rocambolesques. L’exposition se clôt sur la présentation de la mode italienne depuis les années 2000, nous montrant les modèles parfois farfelus que notre époque a engendré: le plus étonnant est cette robe dorée <i>Dolce&amp;Gabbana</i> représentant une icône religieuse incrustée dans la mosaïque d’une église. Le prix de la robe la plus spectaculaire revient à une pièce de <i>Capucci</i>, un tourbillon de soie fuchsia et vert qui semble enfermer le mannequin dans les pétales d’une fleur. Malgré la virtuosité de ces pièces, l’exposition s’achève sur une note incertaine: tandis que l’Italie fait face à de nombreux troubles économiques et politiques, la mode s’internationalise et plusieurs marques deviennent la propriété d’investisseurs étrangers. Il n’est pas sûr que les entreprises familiales qui ont fait la gloire de l’Italie puissent prospérer dans un tel climat. Heureusement, la fascination que le monde voue à la mode italienne, elle, semble bien partie pour durer longtemps…&nbsp;</span></p>
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