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	<title>Aziyadé Abauzit - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Le Songe d’une nuit d’été à Denise-Pelletier : où sont passées les fées ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aziyadé Abauzit]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Apr 2018 16:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le classique shakespearien est remanié et enchante.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/04/21/le-songe-dune-nuit-dete-a-denise-pelletier-ou-sont-passees-les-fees/" data-wpel-link="internal">Le Songe d’une nuit d’été à Denise-Pelletier : où sont passées les fées ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Frédéric Bélanger et Steve Gagnon transposent la pièce de Shakespeare dans un Hollywood des années 60. Une représentation réussie sur le plan spectaculaire, mais qui ferait ombre au génie de Shakespeare?</p>
<p><strong>Scénographie réussie, distribution inégale</strong></p>
<p>Le rideau s’ouvre sur un échafaudage en métal qui s’étend sur pratiquement toute la scène. Il permet un jeu à plusieurs niveaux qui compense l’absence regrettable de changement de décors. Le scénographe Francis Farley-Lemieux joue avec cet échafaudage en y projetant des vidéos muettes des acteurs.</p>
<p>La scénographie est remarquable. Le jeu de lumières, réalisé par Julie Basse, est très esthétique. Une grande enseigne <em>DREAM</em>&nbsp;assez hollywoodienne est éclairée de nombreuses manières tout au long de la pièce.&nbsp; Des néons de couleur sont aussi installés sur l’échafaudage et servent la pièce en changeant régulièrement d’intensité et de couleur pour accompagner &nbsp;les changements d’ambiance et les différents niveaux de la pièce de Shakespeare.</p>
<p>La musique est jouée en direct par trois acteurs au clavier, au violoncelle et à la guitare électrique. Cela plonge le spectateur dans l’ambiance de bal hollywoodien voulue par le metteur en scène. Le lien entre musique, vidéos et lumières est bien réalisé et suit les changements d’ambiances.</p>
<p>Le jeu des acteurs est assez inégal. Dany Boudreault interprète merveilleusement le rôle de l’elfe Puck, excentrique et extravagant. Plusieurs de ses interventions créent la surprise chez le spectateur. Sa présence est remarquable et son jeu très juste. C’est celui dont le jeu correspond le plus aux personnages originaux de la pièce de Shakespeare. Le jeu de Maude Guérin et Étienne Pilon, en Obéron et Titania&nbsp;, sont justes, mais manquent d’une touche de folie pourtant propice à leur rôle —sans doute à cause de l’ambiance hollywoodienne des années 60 voulue par Bélanger, sûrement moins propice à la bizarrerie et à l’extravagance que le surnaturel. Les compagnons de Titania ainsi que les quatre jeunes amoureux ont un jeu moins subtil, voire parfois faux en début de spectacle.</p>
<p><strong>Shakespeare mis à mal</strong></p>
<p>Le texte original a été beaucoup modifié. Bélanger fait le choix de se concentrer sur le quatuor des jeunes amoureux, Hermia, Lysandre, Démétrius et Héléna, et les personnages des parents, Thésée, Egée et Hyppolite sont seulement mentionnés.</p>
<p>Le début du spectacle, complètement écrit pour l’occasion, est interprété par le trio des soi-disant ouvreurs Adrien Bletton, Jean-Philippe Perras et Olivia Palacci, et surprend le spectateur. Il marque le ton entre réel et fiction mais, parce que trop long, impatiente le spectateur qui est d’abord venu pour voir du Shakespeare —et non une espèce de stand-up qui, bien qu’assez drôle, finit par être un peu lourd. Le trio de prétendus ouvreurs apporte souvent une tonalité comique à la pièce, la plupart du temps en ajoutant ou modifiant le texte original, mais cela finit par freiner l’envolée du texte de Shakespeare dont le comique est bien plus fin et subtil. Surtout, la pièce a‑t-elle vraiment besoin d’éléments comiques supplémentaires?</p>
<p>La mise en scène est assez réussie, mais c’est surtout la qualité de la scénographie qui est à souligner. Une mise en scène plus extravagante aurait été la bienvenue et aurait servi le texte de Shakespeare. Un point regrettable est celui des costumes qui manquent clairement d’audace, notamment dans le monde féérique d’Obéron et Titania.</p>
<p>Ce n’est pas le choix de Bélanger de transposer l’univers de la pièce qui est dérangeant. Cependant, ajouté à la disparition de personnages —et donc de thèmes abordés dans le texte, comme celui des relations parents-enfants— et à un texte grandement modifié ne fait pas honneur au génie de l’auteur. Un spectateur qui ne connaîtrait pas la pièce originale en aurait une vision malheureusement faussée. Au contraire, <em>Le Songe d’une nuit d’été</em>&nbsp;à la Comédie-française est à la hauteur du texte de Shakespeare. La mise en scène de Murielle Mayette met en valeur chaque élément du texte et de son univers, et fait du <em>Songe</em>&nbsp;un spectacle particulièrement drôle et éblouissant, plein de bonnes idées.</p>
<p><em>Le Songe d’une nuit d’été</em>&nbsp;au théâtre Denise-Pelletier reste à voir pour sa scénographie très réussie et enchanteresse. Le spectateur est emporté dans un voyage à la fois comique et grinçant, même si ramené à la réalité par les libertés parfois malvenues prises par Bélanger et Gagnon.</p>
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		<title>Entre érudition et féminisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/entre-erudition-et-feminisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aziyadé Abauzit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2018 20:48:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Marleau]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Go]]></category>
		<category><![CDATA[Les Marguerites]]></category>
		<category><![CDATA[Marguerite Porète]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Marguerite(s) brise l’espace et le temps et provoque la rencontre d’icônes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">S</span><span class="s1">téphanie Jasmin, autrice et metteuse en scène avec Denis Marleau des <i>Marguerite(s)</i>, re-constitue le portrait de Marguerite Porète. Cette écrivaine presque inconnue du 13<i>e</i> siècle a été condamnée au bûcher pour son traité <i>Miroir des âmes simples anéanties </i>dans lequel elle remettait en question l’autorité de l’Église.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une pièce innovante</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le procès de Marguerite Porète, pendant lequel l’accusée est restée silencieuse, est évoqué dans la première partie. La danseuse et chorégraphe Louise Lecavalier, accompagnée de violons stridents, se meut lentement sur scène. La deuxième partie, d’autant plus attendue par le spectateur du fait que la première partie dure (trop) longtemps, est sans doute la plus intéressante. Cinq Marguerite historiques —de Constantinople, d’York, de Navarre, d’Oingt, Duras— racontent leurs liens réels ou imaginés avec la femme du Moyen-âge. Elles témoignent également de leur propre histoire de reine, princesse, religieuse ou femme de lettres et de l’influence du traité de Marguerite Porète sur leur vie. Stéphanie Jasmin et Denis Marleau font revivre ces Marguerite à travers chacun de leur portait sculpté grâce à un système vidéo. Celui-ci projette sur les sculptures le visage de Céline Bonnier qui interprète les cinq Marguerite en avant-scène. L’idée est originale et bien trouvée, mais finit en fait par desservir la pièce. Voir un visage parler sans le reste du corps devient pénible, ce qui incite à regarder la comédienne. Mais une imposante caméra est fixée tout autour de sa tête, ce qui gêne également la vue ainsi que le jeu pourtant juste et agréable de Céline Bonnier. Cette idée de mise en scène est exécutée pour chacune des Marguerite, ce qui rend la deuxième partie très répétitive.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La pièce s’achève par le témoignage d’une jeune femme d’aujourd’hui, tombée par hasard sur <i>Le Miroir des âmes simples et anéanties</i>. La comédienne, quoiqu’à la diction parfaite, récite son texte extrêmement rapidement et sans aucune interprétation, ce qui est d’autant plus dommage que le texte est beau et très bien écrit. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une ambition qui s’essouffle</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Enfin, à part le jeu des lumières particulièrement esthétique et agréable, la scénographie des <i>Marguerite(s)</i> est assez simple et en plusieurs points superflue. La pièce se déroule dans un décor épuré, un atelier d’artiste où se mêlent escabeaux et sculptures. Du fait de sa lenteur et de son statisme, la pièce semble durer bien plus longtemps qu’elle ne dure réellement. Ainsi, <i>Les Marguerite(s)</i> est à voir pour son côté instructif et érudit, mais à éviter si l’on recherche du spectaculaire ou une pièce plus conventionnelle avec dramaturgie et coups de théâtre.</span></p>
<hr>
<p class="p1">Les Marguerite(s) à L’Espace Go jusqu’au 17 mars</p>
<p class="p1">Mise en scène par Denis Marleau &amp; Stéphanie Jasmin</p>
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