<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Délit</title>
	<atom:link href="http://www.delitfrancais.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.delitfrancais.com</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 30 Apr 2013 21:20:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>Les terroristes masqué-e-s seront appréhendé-e-s</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/22/les-terroristes-masque-e-s-seront-apprehende-e-s/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/22/les-terroristes-masque-e-s-seront-apprehende-e-s/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 13:17:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathilde Michaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18116</guid>
		<description><![CDATA[L’ASSÉ marque le début de la journée de vote sur le Règlement P-6 au conseil municipal]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin si vous passiez autour du parc Émilie Gamelin au centre ville, vous pouviez y voir d’immenses bannières annonçant l’arrestation des «grateux de guitare» ou des «terroristes masqué-e-s» qui oseraient manifester dans ledit parc. En tout, six bannières, dont deux de plusieurs mètres de haut, ont été posées dans le parc qui a lui-même été entouré  de cordons de sécurité affichant «DANGER».</p>
<p>Cette première action de l’ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante) marquait le début de la journée de vote sur le Règlement P-6 au conseil municipal. Tirant de l’ironie, l’action se veut un rappel des débordements dont ont fait preuve les forces policières durant les derniers mois en vertu du Règlement P-6. L’ASSÉ souhaite ainsi informer tout ses concitoyens et concitoyennes de la stigmatisation dont sont victimes manifestants et médias indépendants.</p>
<p>L’action s’inscrit aussi dans une demande plus large de retrait total du Règlement dit «antimasque». Jérémie Bédard-Wien, secrétaire aux finances de l’ASSÉ, en entrevue avec <em>Le Délit</em>, explique qu’ils supporteront Anarchopanda dans sa demande d’invalidation de deux règlements particuliers, mais demande avant tout l’abrogation du P-6. «Le Règlement P-6 est encore pire que la Loi 78», sa prédécesseure contre laquelle le mouvement étudiant, supporté par une large partie de la population s’était soulevé au printemps dernier, dit-il. Effectivement, contrairement à la Loi spéciale, «il est appliqué pour justifier des arrestations de masses spectaculaires, événement historique dans l’histoire du Québec. Plus de quelques 700 arrestations ont été effectuées en quelques semaines.»</p>
<p>L’ASSÉ appelle donc à «se débarrasser» de ce règlement afin de conserver les libertés d’expressions et restaurer le droit de manifestation qui ont fait de cet état un état démocratique.</p>
<p>L’ASSÉ a lancé un appel pour une conférence de presse ce soir à 18 heures devant l’Hôtel de Ville. Une manifestation prendra place par après.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/22/les-terroristes-masque-e-s-seront-apprehende-e-s/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>¿Cuba Libre?</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/14/cuba-libre/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/14/cuba-libre/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 21:32:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Baudoin-Laarman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18109</guid>
		<description><![CDATA[Un régime communiste aux allures changeantes]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-medium wp-image-18112" alt="CNV00033" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2013/04/CNV00033-640x428.jpg" width="640" height="428" /><span class="media-credit">Sophie Blais</span></div>Lors d’une sortie sur le Malecón, l’avenue du bord de mer à la Havane, il y a quelques semaines, deux amies et moi nous sommes vus abordés par un couple de Cubains, manifestement désireux de faire notre connaissance. Tout en nous doutant qu’une telle sympathie était sans doute due à nos apparences évidentes de touristes et n’était sans doute pas désintéressée, nous avons engagé la conversation, jusqu’à ce qu’arrive au loin un policier. Le remarquant, ces derniers nous ont soufflé de faire semblant d’être des connaissances de longue date, car, selon eux, les policiers cubains ne veulent pas que locaux et touristes se parlent trop. Une fois à notre niveau, le policier, qui semblait les connaître, a procédé à leur arrestation pour harcèlement de touristes. Nous croyant témoins d’une grossière atteinte aux droits de l’homme, mes amies et moi sommes donc allés au commissariat pour témoigner de l’innocence de nos récentes connaissances, afin qu’elles soient libérées au plus tôt. Nous avons appris par la suite que les droits de l’homme n’avait rien à faire dans l’histoire, et qu’en fait le couple était connu de la police à cause de ses nombreuses combines destinées à délester quelques touristes compatissant de leur pesos cubains, combines dérisoires qui ne valent cependant pas qu’on les mettent en prison à long terme. L’État cubain n’avait donc pas tenté d’empêcher le dialogue entre deux de ses ressortissants et trois étrangers mais plutôt d’éviter que ceux-ci ne nous emmènent dans quelques aventures qui auraient considérablement aigri notre voyage et, par conséquent, auraient fait de la mauvaise publicité au tourisme cubain.</p>
<p>Cette anecdote soulève une question importante à laquelle on se heurte lorsque l’on s’intéresse de près à Cuba et à sa politique: qui faut-il croire? Les politiciens Américains et occidentaux qui ont tout intérêt à ce qu’un régime communiste soit aussi autoritaire et répressif que possible et que la population vive dans la misère ou le gouvernement cubain qui lui a tout intérêt à montrer au monde que sa politique est aussi transparente qu’une autre et que les Cubains vivent comme tout le monde, sinon mieux? Cette question n’est pas nouvelle, mais reste d’actualité depuis les récents efforts de libéralisation du pays par Raúl depuis la sortie de son frère de l’échiquier politique. En effet, depuis la prise des rênes du pays par le frère de Fidel Castro, de nombreuses réformes économiques et sociales ont changé le visage du pays, de sorte que la réalité cubaine n’est plus celle que l’on continue d’imaginer dans les pays occidentaux.</p>
<p><strong>Libéralisation progressive</strong></p>
<p>Longtemps refusé aux Cubains, le droit de gagner son propre argent s’est immiscé petit à petit dans leur vie quotidienne, avec entre autre l’ouverture des marchés automobile et immobilier, jusqu’alors très contrôlés et limités. Cette ouverture fait partie des 313 réformes adoptées en 2011 par le Parti Communiste, afin de créer un semblant d’économie dans le pays. Il est intéressant de noter que, malgré cette apparente libéralisation, le Parti Communiste -le seul autorisé- a conservé la même ligne idéologique, comme l’a démontré Raúl Castro en  annonçant lors du Congrès du Parti Communiste Cubain de 2011 qu’il souhaitait «défendre, préserver et continuer de perfectionner le socialisme, et ne jamais permettre le retour du régime capitaliste». La forte croissance du tourisme permet cependant au capitalisme de s’introduire à Cuba, et l’on peut donc noter l’émergence d’une classe moyenne, à savoir composée dans la grande majorité par ceux qui ont accès aux pesos dit convertibles que dépensent les touristes. En effet, deux monnaies ont cours à Cuba: le peso convertible, un peu plus fort que le dollar canadien, qu’utilisent les touristes et avec lequel sont payés les fonctionnaires, et le peso national, d’une valeur vingt-cinq fois moindre, utilisé dans la vie de tous les jours, principalement par les Cubains. L’arrivée massive des touristes payant en pesos convertibles représente donc une énorme rentrée d’argent pour le pays et menace de corrompre le système communiste. Par conséquent, plus que les opinions des Cubains au sujet du régime, l’État cubain craint avant tout la corruption que l’arrivée de l’argent sur l’île par le tourisme pourrait engendrer, bien que ce dernier fasse vivre une portion non négligeable de la population. Comme le résume l’ambassadeur de France à la Havane: «Les Cubains sont confrontés à un sérieux dilemme: le tourisme les fait vivre et tue leur mode de vie.»</p>
<p>Quand à l’idée généralement acceptée que le gouvernement cubain veut censurer toute discussion de nature politique entre ses citoyens et les étrangers, il est difficile d’évaluer sa véracité, car une fois encore des opinions complètement divergentes se rencontrent. Par exemple, on peut rencontrer à Cuba autant des gens qui affirment avoir peur de parler politique en public, tel Reinier, un soudeur de Santa Clara refusant de parler politique dans un parc «à cause des caméras», que d’autres qui clament haut et fort leurs opinions négatives du régime et soulignent les failles du système, comme Oscar, Havanais expatrié en Belgique qui me parle dans un bus bondé de l’existence d’un grand marché noir à Cuba. On ne peut cependant s’empêcher de se sentir mal à l’aise lorsque l’on remarque sur les bords de routes et dans les villes de grands panneaux publicitaires qui, au lieu de faire la promotion d’un quelconque produit capitaliste, servent en fait à la propagande de l’État en représentant divers héros de la Révolution ou encore la sempiternelle phrase «26 juillet, la victoire des idées» (comprendre: Mouvement du 26 juillet, mené par Castro lors de la Révolution).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les inégalités croissantes</strong></p>
<p>Le système cubain, comme tout autre, possède quelques failles sur lesquelles on ne peut fermer les yeux. Comme on l’a vu plus haut, depuis l’arrivée des touristes et de leur argent, on assiste à l’enrichissement des Cubains ayant la chance d’être en contact avec cette manne étrangère. Jorge, le propriétaire d’une maison particulière à Santa Clara, sorte de logement chez l’habitant à Cuba qui fait office d’auberge de jeunesse aux touristes ne souhaitant pas dormir dans les grands hôtels, est très optimiste sur la situation sociale à Cuba, et défend avec vigueur toute la viabilité et la force du régime. Quelques échelons plus bas, Alfredo, mécano à Trinidad, glisse quant à lui que: «Nous n’avons rien ici à Cuba, à part le beau temps et la sympathie des gens.» Ce dernier a beaucoup plus de raisons d’être pessimiste que le premier, puisque son travail ne lui permet de gagner que l’équivalent de 15 dollars par mois, juste en dessous de la moyenne des fonctionnaires. En effet, les salariés de l’État cubain, des médecins aux conducteurs de taxis, en passant par les ouvriers et la police, gagnent en moyenne l’équivalent de 20 dollars par mois, les mieux payés étant, sans surprise, l’armée et la police. Jorge, quant à lui, peut gagner jusqu&rsquo;à 60 dollars en une nuit s’il réussit à louer ses trois chambres à 20 dollars chacune, sans compter le prix des repas. Dès lors, on comprend pourquoi le tourisme est si important pour les Cubains, étant donné que tout ce qui y touche de près ou de loin génère plus rapidement, et plus facilement, plus d’argent que ne pourrait le faire un travailleur salarié par l’État, même s’il est médecin. Afin de survivre, les salariés de l’État ont donc recours au marché noir, et revendent diverses pièces d’automobile, médicaments ou denrées comestibles qu’ils subtilisent à leur employeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La force du blocus américain</strong></p>
<p>La pauvreté de l’État cubain n’est cependant pas due qu’à une gestion de l’économie irresponsable, comme voudraient le faire croire certains défenseurs acharnés du capitalisme à l’occidentale. Le manque de ressources à Cuba est également pour beaucoup due au blocus américain, qui empêche les produits américains d’être importés sur l’île, et indirectement les produits des autres pays. Le blocus américain implique que chaque compagnie, d’où qu’elle vienne, ne peut exporter aux États-Unis si un de ses bateaux a accosté à Cuba au cours des derniers mois. Les exportateurs du monde entier se voient donc contraints d’oublier le marché Cubain, sous peine de perdre le marché américain, bien plus attrayant de par sa taille. Il est donc normal à Cuba de voir des paysans exploiter la terre avec des charrues tout droit sorties de la case de l’oncle Tom, des voitures des années 50, ou des **almendrones**, recyclées en taxis, ou encore des bâtiments de l’époque précoloniale tombant en ruine faute d’outillage. Dans ce dernier cas, le manque de nouveaux matériaux et de main-d’œuvre qualifiée n’est pas le seul responsable de l’inexorable dégradation de ces bâtiments ayant autrefois appartenus à tel ou tel propriétaire de cannes à sucre, ou encore à Al Capone ou un autre gangster à l’époque de Batista. Cette dégradation est également due au fait que ces bâtiments, une fois abandonnés par leurs propriétaires après la Révolution, ont été cédés par le gouvernement révolutionnaire aux classes les plus populaires qui n’ont ni la motivation ni les moyens de maintenir ces anciens palais qui ne sont pas les leurs. Quant aux **almendrones**, il est amusant de remarquer que ce sont elles et non pas les voitures aux allures plus modernes qui représentent la libéralisation récente de Cuba. En effet, une fois autorisés à gagner leur propre argent, les Cubains ont ressortis les seules voitures à leur dispositions, à savoir celles d’avant la révolution, afin d’en faire des taxis, tandis que l’État se réserve des taxis un peu plus modernes. Quoi qu’il en soit, le blocus américain de Cuba empêche la majorité des denrées nécessaires d’entrer sur l’île, ce qui provoque des prix indécents pour certains produits (du moins sur le marché officiel) dont le stock à Cuba n’a pas été renouvelé depuis 50 ans. Cette pénurie représente d’un côté un frein omniprésent pour l’économie cubaine, mais a aussi créé une sorte débrouillardise à la Cubaine basée sur la récupération, ce qui fait que, bien que l’île ne possède pas de service de recyclage, tout est quand même réutilisé plusieurs fois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un système modèle sur certains aspects</strong></p>
<p>Certes, le manque de ressources à Cuba rend le choix et la richesse éparses sur l’île, et le système à parti unique auquel s’ajoute un certain culte de la personnalité autour des héros révolutionnaires laissent une certaine impression de régime autoritaire défaillant, mais on se rend vite compte que ce n’est pas le cas si l’on se penche sur tout les aspects positifs de ce gouvernement: Cuba possède un des plus fort taux d’alphabétisation au monde (loin devant les États-Unis, le Canada et la France). Le nombre de médecins spécialistes formés chaque année sur l’île fait honte au Québec et à sa pénurie de médecins. Le crime y est quasi inexistant, et par conséquent bien plus bas que n’importe pays développé, à commencer par les États-Unis. Enfin, la société cubaine est l’une des plus civique qu’il m’ait jamais été donné de voir, et malgré son fort caractère hétérogène, le racisme y est quasiment inexistant, du moins en terme de relations entre citoyens. Tout est donc une question de priorité, et de savoir s’il vaut mieux une société libre et riche, mais où fleurissent crime et racisme ou soudée, éduquée et civique, mais pauvre et dépendante de l’État.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/14/cuba-libre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La mode version HEC</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/la-mode-version-hec/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/la-mode-version-hec/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 14:34:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Simonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18080</guid>
		<description><![CDATA["Hit Me With Your Best Shot" ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nos voisins francophones à l’école de hautes études commerciales de Montréal (HEC) présentent leur défilé de mode annuel en cette fin de mois de mars. Organisé dans le Vieux Port, près du canal Lachine, l’événement a pour objectif de présenter au public montréalais des étudiants de l’association de mannequinat à HEC habillés par des marques renommées mais aussi d’autres plus locales. Dès les premiers instants, on reconnaît facilement les nombreux agents venus repérer des jeunes talents ainsi que les photographes venus capturer les différentes tenues des mannequins. Effectivement, bien que le défilé reste amateur, il sert de tremplin pour ceux qui désirent poursuivre dans ce monde intriguant et très sélect.</p>
<p>En raison d’une organisation légèrement déficiente au niveau de l’admission et du vestiaire, le show commence avec presque une heure de retard. Étrangement, cela ne fait qu’augmenter l’impatience des spectateurs qui acclament largement l’arrivée des présentateurs et des mannequins sur scène, vers vingt et une heures. Suite à la présentation de l’évènement et des marques représentées, une partie des mannequins entament le show avec une danse pour le moins insolite. Cette dernière ne sera pas l’unique de la soirée, le défilé est entrecoupé par de nombreuses chorégraphies originales, ce qui donne un aspect détendu à l’ambiance. Ajoutons à cela qu’une grande partie du public est composée d’étudiants venus soutenir leurs camarades qui défilent; il est donc possible d’entendre des acclamations incongrues. De ce fait, certains mannequins se laissent parfois déconcentrer et laissent échapper un sourire au moment d’apercevoir leurs amis.</p>
<p>Bien que débordé par les impératifs du défilé, un des organisateurs a bien voulu nous accorder un moment d’attention. Il précise que «la mise en place d’un tel événement demande beaucoup de temps et d’énergie. Et je dois avouer qu’il n’est pas facile d’obtenir du soutien et des commanditaires à Montréal. Malheureusement, la ville n’est pas connue pour ses défilés de mode». Malgré cela, le public semble très demandeur. En effet, le spectacle affiche complet depuis plusieurs jours. Difficile cependant d’imaginer la métropole québécoise se transformer en Milan, Paris ou New York dans le domaine de la mode.</p>
<p>Suite au défilé, <i>Le Délit</i> a rencontré Marie Gallix, étudiante à HEC et mannequin pour l’événement. Après un parcours important dans le secteur du mannequinat, elle affirme que «faire partie de l’association (de mannequins) à HEC ne demande pas tellement d’implication que ça» mais on comprend que l’essentiel du travail se fait au moment du show, d’où le fait qu’il y ait toujours «un peu d’appréhension» le jour J. Quant à savoir quels sont les ingrédients d’un <i>Fashion Show</i> réussi, Marie insiste sur des aspects tels qu’une «décoration réussie, des marques innovatrices et, surtout, des mannequins motivés»! Bien que cette dernière ne veuille pas particulièrement faire carrière dans la mode, elle a fait part au <i>Délit</i> de la place importante que tient pour elle ce genre d’événements: «la créativité liée au domaine de la mode m’a toujours intéressé et je me suis sentie à l’aise dès mon premier défilé, ce qui m’a poussée à persévérer».</p>
<p>Il n’est pas évident pour des jeunes désirant poursuivre une carrière dans le mannequinat à Montréal dans les circonstances actuelles. Cependant, la qualité du réseau évènementiel et l’envie des jeunes de découvrir de nouveaux centres d’intérêts permettent à ce genre d’événements de voir le jour. Bilan plutôt positif, donc, pour un spectacle amateur qui offre un très bel aperçu de ce à quoi ressemble un défilé professionnel, tout en excluant la prétention et la lourdeur.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/la-mode-version-hec/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Coup de foudre chinois</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/coup-de-foudre-chinois/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/coup-de-foudre-chinois/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 14:26:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Soulard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18075</guid>
		<description><![CDATA[Exposition d'art contemporain à l'Arsenal]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’expression est tellement utilisée qu’elle en a presque perdu de son sens; néanmoins, il demeure que l’art contemporain chinois est «en plein boum». Depuis l’ouverture économique de la République populaire de Chine au reste du monde avec Deng Xiaoping à la fin des années 1970, et malgré les formes variées de censure et de répression politique, la Chine a connu une explosion de créativité en matière de production artistique et de marché de l’art. Un soudain intérêt de la part des investisseurs, collectionneurs et amateurs pour l’art contemporain chinois commence à se manifester dès le début des années 2000, avec l’émergence d’artistes tels qu’Ai Weiwei dotés d’une renommée internationale grandissante. Les ventes aux enchères en particulier sont la manifestation la plus frappante de la popularité de l’art contemporain chinois auprès d’une foule à la fois chinoise et étrangère. On assiste à un «effet de levier incroyablement rapide (moins de 10 ans) sur la cote des artistes [chinois], [qui] propulse cinq artistes chinois dans le Top10 des artistes contemporains vendus aux enchères cette année» affirme le rapport annuel ArtPrice 2012.</p>
<p>Différentes manifestations de cette popularité croissante se font sentir un peu partout dans les grandes capitales mondiales de l’art, à travers les expositions et les foires d’art contemporain, doublées d’une attention médiatique forte. Montréal ne déroge pas à la règle et propose avec <i>Coup de foudre chinois</i> à la galerie l’Arsenal la deuxième exposition consacrée à l’art contemporain chinois en l’espace de trois ans, après <i>Drapeau Rouge</i> au Musée des Beaux-Arts en 2011. Pia Copper, commissaire de l’exposition et ancienne étudiante de McGill, explique au <i>Délit</i> qu’un tel événement est «une occasion de faire venir l’art international, chinois en ce cas précis, au Canada […] Il semble qu’il y a peu d’expositions d’artistes venus d’ailleurs».</p>
<p>Montréal rattrape le temps perdu avec cette exposition, qu beaux degats i présente 37 œuvres et 17 artistes. Dans une galerie aussi impressionnante que l’Arsenal (un ancien bâtiment de chantier naval reconverti qui rappelle par bien des aspects le fameux Espace 798 à Pékin), on est frappé par la synergie qui opère entre les œuvres et leur environnement. En particulier la <i>Miss Mao</i> des Gao Brothers, gigantesque statue en acier inoxydable placée au centre de l’espace, qui amuse et interpelle par sa langue tirée, ses dents de loups et sa poitrine proéminente, et offre à l’immense salle un repère figé.On est fasciné par les photos saisissantes de Zhan Huan, le drapeau américain tissé de poils humains de Gu Wenda, et les messages politiques relativement explicites des œuvres de Chang Lei et He Yunchang. Il aurait pu paraître risqué de tenter d’aborder une thématique aussi large que l’art chinois contemporain en une seule exposition, mais parce qu’elle fonctionne davantage comme une introduction, elle est accessible à tous. Des textes explicatifs et très pertinents accompagnent les œuvres, fournissant à la fois des explications sur leur sujet, les intentions de l’artiste et le contexte socio-culturel.«On a dit que la décennie 1990-2000 était chinoise, tout comme celle de 1920-30 était Parisienne, 1960-70 New Yorkaise, 80 British etc.», explique Pia Copper. «Les artistes chinois ont démontré qu’ils avaient des choses à dire et à rajouter à l’art contemporain». Ceux-ci ont souvent un regard très critique sur leur pays d’origine, qu’il leur arrive bien souvent de quitter, et ils illustrent la plupart du temps à travers leur travail les mutations de la société chinoise contemporaine: l’exorcisation du passé à travers des images grotesques et humoristiques de Mao Zedong (comme la <i>Miss Mao</i> des Gao Brothers), les inégalités sociales qui se creusent (les photographies de Han Bing), la censure politique (celles de Zhang Huan), mais aussi les enjeux et limites de la mondialisation ou encore la politique de l’enfant unique.En plus d’être extrêmement didactique et accessible, l’exposition combine des artistes reconnus à des œuvres célèbres (notamment Gu Wenda, l’un des «pères fondateurs», Zhang Huan et les Gao Brothers, véritables stars du marché de l’art) et talents en devenir. La variété des supports illustre l’abondance et la diversité de la production artistique contemporaine chinoise. Les œuvres présentées sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres dans le sens ou elles abordent toutes des questions culturelles, sociales, politiques et identitaires bien spécifiques. La proximité de Pia Copper avec ces artistes a facilité la mise en chantier de l’exposition: «[J’en connais] certains depuis plus de quinze ans, dont Cang Xin, d’autres depuis dix ans, comme Qiu Jie, Gao Brothers… C’est une merveilleuse occasion de réunir des générations d’artistes pour parler de ce qui se passe en Chine, autant en politique que dans la société». Certains artistes ont même créé des œuvres spécialement pour l’exposition.</p>
<p>Ce qui est formidable dans le travail des artistes chinois contemporains, c’est l’accessibilité de leurs messages et les possibilités d’interprétatios multiples. L’exposition de Pia Copper, en plus d’être déjà un grand succès auprès du public montréalais, joue sur cette accessibilité et offre une brillante introduction à la Chine et à sa situation artistique du moment.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/coup-de-foudre-chinois/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Des graffitis sur la toile</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/des-graffitis-sur-la-toile/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/des-graffitis-sur-la-toile/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 14:19:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Simonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18063</guid>
		<description><![CDATA[Petites histoires de grands vandales]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à Paris, il y a quatre ans, qu’un de mes artistes favoris et parmi les plus reconnus dans son domaine, Banga, exposait pour la première fois sa collection de graffitis sur toile. Ayant eu la chance d’être invité au vernissage de l’exposition, j’aivais pu admirer ses aérographes époustouflants et rencontrer ce personnage atypique, à la fois père de famille et graffeur inconditionnel.</p>
<p>Le graffiti sur toile a la particularité toute simple mais pourtant révolutionnaire de pouvoir se vendre. Bien que cela semble trivial, il est impossible de négliger le fait que les meilleurs artistes du mouvement graffiti ont, légitimement, envie de pouvoir vivre de leur passion. Banga, par exemple, n’aurait pas pu nourrir sa famille en allant tagguer des métros le soir, si talentueux qu’il soit. De ce fait, un véritable marché du graffiti sur toile s’est peu à peu développé ces dix dernières années, notamment sur Internet, ce qui permet à certains artistes de gagner leur vie décemment. L’émergence de l’aérographe s’est également imposée dans ce domaine car il est évident qu’un graffiti sur toile demande plus de précision qu’un blaze posé au coin de la rue.</p>
<p>Cela dit, beaucoup de controverses entourent ce sujet car le fait de peindre sur toile dénature le principe même du graffiti. Son authenticité y est indéniablement altérée et l’idée d’un art «gratuit et pour tous» ne tient plus debout. Dans cette optique, beaucoup de graffeurs s’opposent violemment à ce genre de bâtard du street art qui n’a plus rien de street. Il suffit de flâner un peu sur le net pour découvrir ces individus indignés qui regrettent l’âge d’or du graffiti, où l’argent ne comptait pas et ne se comptait pas. Il faut tout de même reconnaître qu’un grand commerce s’est développé autour du graffiti sur la toile et que la société de consommation, souvent contestée par ces artistes, y a peu à peu fait son nid.</p>
<p>Paradoxalement ces mêmes graffeurs qui vont dénoncer ce nouveau mode de consommation, profitent sans scrupule de ce commerce en ligne, et cela dans le dos de leur public.</p>
<p>Difficile donc de trancher objectivement quant à la pertinence des graffitis sur toile comparés aux graffitis de rue ainsi que les externalités liées à ces deux mouvements, qui ne sont, d’ailleurs, pas incompatibles. Cela dit, je trouve important de souligner le fait que cette forme d’art s’est fait appréciée pour sa grande liberté, autant au niveau de l’expression artistique qu’au niveau du support choisi. Inutile donc d’adopter un esprit trop critique et contestataire dans un monde où la loi n’est pas synonyme d’autorité suprême. Les graffeurs vous le diront eux-mêmes, le graffiti est son propre maître, pour le meilleur et pour le pire.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/des-graffitis-sur-la-toile/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le dictionnaire de Flaubert</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/le-dictionnaire-de-flaubert/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/le-dictionnaire-de-flaubert/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 14:12:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Boju</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18055</guid>
		<description><![CDATA[Centenaire d'une ironie acerbe]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Réconcilier Flaubert avec la presse revient à réconcilier les français avec la politique; c’est un joli slogan, difficile à appliquer. L’homme qui écrivait dans une lettre à George Sand que «la presse est une école d’abrutissement parce qu’elle dispense de penser» est mort. <em>Le Délit</em> veut passer outre cette fâcheuse remarque et essayer de réconcilier, à défaut de l’homme, son spectre avec la presse.</p>
<p>Il y a exactement cent ans, <em>Le Dictionnaire des idées reçues</em> était publié à titre posthume par un certain Louis Conard. Il fait partie de ces ouvrages insolites qui refont parfois surface dans le monde littéraire et dont la force n’a pas disparu durant leur traversée du désert.</p>
<p>Le livre est une sorte de catalogue satirique de toutes les conversations des honnêtes gens en France durant le XIXe siècle. En quelques centaines d’entrées, Flaubert classe alphabétiquement tout ce qu’il faut dire en société pour être un homme convenable et aimable.</p>
<p>Dans une lettre à Louise Colet, que <em>Le Délit</em> possède en format poche, l’auteur explique sa démarche: «Cette apologie de la canaillerie humaine sur toutes ses faces, ironiques et hurlante d’un bout à l’autre, pleine de citations, de preuves et de textes effrayants, est dans le but, dirais-je, d’en finir une fois pour toutes avec les excentricités quelles qu’elles soient. […] Il faudrait que, dans tout le cours du livre, il n’y eût pas un mot de mon cru, et qu’une fois qu’on l’aurait lu on n’osât plus parler, de peur de dire naturellement une des phrases qui s’y trouvent.»</p>
<p>Ce petit ouvrage est irrévérencieux, subversif, et drôle, c’est pour ça que nous l’aimons. À l’entrée <em>Érection</em>, on trouve cette note: «Ne se dit qu’en parlant des monuments.» Flaubert se moque avec habileté de la bienséance, mais ne fait pas que ça, il donne à voir l’étendue de la bêtise de la société dans ses rapports formels. Le plus étonnant, c’est qu’un bon nombre des définitions sont encore valables aujourd’hui. Dire que la <em>Littérature</em> est l’occupation des oisifs est toujours de bon ton, tandis que l’on s’enquière de tout temps du moindre détail de la vie intime des <em>Célébrités</em> afin de mieux pouvoir les dénigrer. Il en va de même pour <em>L’Académie française</em>: il faut la dénigrer mais tâcher d’en faire partie, si on peut.</p>
<p>L’une des entrées les plus significatives est probablement celle d’<em>Époque, la nôtre</em>. Il est dit de tonner contre elle, se plaindre de ce qu’elle n’est pas poétique et l’appeler époque de transition ou de décadence. À moins d’être déconnecté dans quelque recoin du monde, c’est un discours que l’on nous sert encore de nos jours, même s’il s’est déplacé vers des endroits étranges comme les «top commentaires» de vidéos sur Youtube où l’on propose d’échanger Bieber contre Mozart ou encore Gaga contre Cash.</p>
<p>En cette fin de semaine de Pâques, pour ceux qui auraient été privés de bonbons durant leur enfance au moment du <em>Carême</em>, ceux-là comprendront qu’il n’est «au fond qu’une mesure hygiénique».</p>
<p>Si l’on rigole facilement à la lecture du <em>Dictionnaire</em> de Flaubert, on y découvre tout de même un certain nombre d’éléments intéressants sur le dix-neuvième siècle français ainsi que sa postérité. Prenons par exemple le mot <em>Confortable</em>. Il nous est expliqué dans les notes que cette «précieuse découverte moderne» est en fait un anglicisme désignant le modèle de vie à l’anglaise, fondé sur le bien-être matériel, et devenu à la mode dans la bourgeoisie française de l’époque. On parlait alors du Confortable comme du bien-être, en utilisant un substantif qui sonne fort bizarrement pour nos oreilles modernes. Quant aux «idées reçues», c’est une expression qui a fortement été influencée par cet opuscule de Gustave Flaubert, même s’il n’en est point le créateur (ce que l’on admet souvent, à tort). Ce que l’on considère aujourd’hui comme des «idées reçues» se placerait d’ailleurs sous la vaste étiquette des «clichés».</p>
<p>Enfin, si vous chercher une échappatoire à l’ennui que peut procurer la lecture d’une <em>Madame Bovary</em> ou d’un <em>Salâmmbo</em>, lire le <em>Dictionnaire des idées reçues</em> est une bonne manière de passer le temps, de renoncer à l’action et de se moquer des bonnes manières.</p>
<p>Disponible dans toute bonne librairie depuis maintenant cent ans, grâce à ce cher Conard.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/03/le-dictionnaire-de-flaubert/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La guerre des pinceaux</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/la-guerre-des-pinceaux/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/la-guerre-des-pinceaux/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 15:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Simonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18035</guid>
		<description><![CDATA[Beaux Dégâts / Fine Mess: Art Battle #8]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cette 8<sup>e</sup> édition de Beau­x Dégâts, artistes, public et beaux jours printaniers étaient au rendez-vous lors d’une soirée originale organisée par la Fresh Paint Gallery aux Foufounes Électriques. Les six collectifs présents (La Mandibula, IronAxe, Noyau Dur, Garbage Beauty, BEAX et Woody Wood Pickle) ont offert un spectacle coloré et qui tient en haleine du début à la fin.</p>
<p>Comme pour les autres éditions de l’événement, chaque collectif avait choisi un thème à l’avance et devait se soumettre à un second thème imposé par Beaux Dégâts en rapport avec la cinématographie indépendante. Les règles des duels étaient quant à elles inchangées: l’œuvre gagnante est déterminée par le nombre de cannettes de bière amassées, avant de détruire les autres œuvres. Les spectateurs étaient donc tous munis d’une cannette de bière vers vingt heures pour soutenir leur œuvre préférée.</p>
<p>Alors que les œuvres commencent à prendre forme, on constate assez distinctement l’influence du street art et du graffiti parmi les diverses créations. Le collectif Garbage Beauty, rassemblant des artistes qui décorent des vieux meubles, scooters, télévisions et autres objets de notre quotidien, produit des inscriptions en suivant une calligraphie très précise et appliquée. En face de ce quatuor, le duo La Mandibula, gagnant de la dernière édition, dessinait, fidèle à son style, une jeune femme aux formes prononcées en mêlant un jeu de couleurs varié et harmonieux.</p>
<p>Cependant, la compétition était déjà pratiquement jouée d’avance. Lapin, membre de Noyau Dur, soutient que le collectif IronAxe «est plutôt connu à Montréal, où ils ont plein d’amis partout, ce qui leur donne un grand avantage». En remportant cette 8<sup>e</sup> édition comme prédit, IronAxe s’est vu couronné pour la 6<sup>e </sup>fois suite à leur caricature d’un membre des Sex Pistols dans une voiture couplé à l’inscription «<i>Born to Roll</i>» au lettrage inspiré du monde du graffiti. Difficile donc de faire face à des artistes non seulement très talentueux mais très présents sur la scène artistique montréalaise.</p>
<p>Pour contrer cette hégémonie d’Iron Axe et mettre toutes les chances de leurs côtés, certains collectifs donnaient des posters en échange de cannettes de bière vides. Cette incitation matérielle ne respectait pas les principes démocratiques fondamentaux qui touchent à l’authenticité du concept purement artistique de Beaux Dégâts.</p>
<p>En marge de la performance visuelle, les Foufounes ont accueilli Masta Ace, rappeur américain venu de Brooklyn. Un show original et rythmé qui venait clôturer la compétition artistique. DJ Construct, Bevvy Swift et Wally ont, quant à eux, réjoui la foule avec des sons envoûtants tout au long de la soirée.</p>
<p>Cette édition de Beaux Dégâts, très attendue après quatre mois d’absence, a donc bel et bien répondu aux exigences du public. Il suffisait de tendre l’oreille pour entendre des compliments en tous genres à propos des œuvres et de la soirée en général. Le succès des <i>Art Battles </i>des Beaux Dégâts est donc incontestable à ce jour et sa présence sur la scène artistique montréalaise est de plus en plus respectée d’édition en édition.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/la-guerre-des-pinceaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Si le monde m&#8217;était conté</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/si-le-monde-metait-conte/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/si-le-monde-metait-conte/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 15:27:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Pouzargues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18031</guid>
		<description><![CDATA[Nouveau Projet: une revue différente]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi le 20 mars, dans ce lieu moderne et branché que se veut être le centre PHI, <i>Nouveau Projet</i> lançait son troisième numéro. À cette occasion, <i>Le Délit</i> est allé fouiller dans les coulisses du dernier né d’Atelier 10, dont chacune des nouvelles publications semble convaincre un public toujours plus large.</p>
<p><b>Le monde, autrement</b></p>
<p>Le but de <i>Nouveau Projet</i> est avant tout de se démarquer dans la masse des médias papiers, et sa ligne éditoriale mise sur l’originalité, non seulement des sujets, mais aussi dans la façon d’aborder ceux-ci. Les deux fondateurs, Nicolas Langelier et Jocelyn Maclure, ont dès le départ voulu se distinguer: leur première publication, en mars 2012, comportait un long dossier sur le thème «(Sur)vivre en 2012».</p>
<p>Si chaque publication s’articule plus ou moins autour d’un thème, celui-ci n’est pas décidé d’avance par la rédaction; pourtant, au gré des propositions des collaborateurs, des essais reçus et des textes envoyés, des lignes directrices se dessinent. Judith Oliver, qui travaille depuis quelques mois avec Nicolas Langelier, le rédacteur en chef, explique ainsi en entrevue téléphonique avec <i>Le Délit</i>: «Pour ce nouveau numéro, le thème qui se détache est celui de «l’action», de la parole performative. On s’y demande quoi faire pour vivre mieux, pour agir maintenant. Le thème ne s’est dessiné qu’au cours de la mise en forme du numéro.»</p>
<p>Les sujets sont variés, à l’image des contributeurs (architectes, philosophes, journalistes ou encore écrivains). <i>Nouveau Projet</i> n’a pas d’<i>a priori</i>, mais un objectif: celui de demander à chacun de s’éloigner de son point de vue habituel. «Si un journaliste écrit sur l’actualité, il faudra qu’il s’éloigne de son point de vue de journaliste», poursuit Judith Oliver. Avoir un regard neuf pour mieux percevoir le monde. Cette ligne éditoriale fait de <i>Nouveau Projet</i> une tribune large, faisant parler des voix qu’on n’entend pas habituellement. Du format long de l’essai à la bande dessinée, la diversité des articles permet une publication aux tons divers. Dans son troisième numéro, <i>Nouveau Projet</i> publie par exemple un essai de Sénèque datant de 49, <i>De la brièveté de la vie</i>, commenté et revisité.</p>
<p><b>Un magazine intergénérationnel</b></p>
<p>Avec ses thèmes variés, sa ligne éditoriale particulière, ses collaborations originales, <i>Nouveau Projet</i> veut toucher le public le plus large possible. Judith Oliver se souvient de ses premiers pas au magazine: «Quand je suis arrivée à <i>Nouveau Projet</i>, Nicolas Langelier m’a immédiatement dit qu’il voulait faire un magazine qui n’était pas “générationnel”. Une de mes premières missions a été de vérifier si cela était vrai; ça l’était!» Le lectorat est composé de jeunes travailleurs, de cadres supérieurs, de retraités, mais aussi de beaucoup d’étudiants: «Tous les citoyens peuvent être touchés par le magazine, car <i>Nouveau Projet </i>est une quête de sens dans un monde où celui-ci est parfois difficile à trouver», explique Judith Oliver.</p>
<p>La revue ne crée pas de frontière entre les âges ou les milieux, et veut unir son lectorat autour d’une réflexion commune, le temps d’une centaine de pages. Joseph Boju, étudiant au Département de langue et littérature françaises à McGill, explique son engouement pour cette publication: «Ce qui est intéressant dans <i>Nouveau Projet</i>, c’est le caractère hybride de la revue. Elle propose un éventail de catégories assez vaste, et ceci sous des angles d’attaque différents.» Encore une fois, c’est l’originalité de la revue qui est mise de l’avant, mais aussi sa qualité intellectuelle. «Les écrits sont de qualité, rigoureux tout en faisant part d’une sorte de démarche artistique qui rend la chose intrigante. […] C’est une publication qui mérite d’être lue avec attention.» Le jeune magazine montréalais reflète l’impulsion et le dynamise des nouvelles générations; un projet ambitieux, qui porte à réfléchir sur soi et sur le monde.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/si-le-monde-metait-conte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le hip-hop réinventé</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/le-hip-hop-reinvente/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/le-hip-hop-reinvente/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 15:25:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anselme Le Texier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18030</guid>
		<description><![CDATA[Bad Wake Up redonne ses couleurs à la scène montréalaise]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Montréal vient de voir l’émergence de nouveaux talents sur la scène hip-hop avec <i>Bad Wake Up</i>, un album qui nous propose de découvrir les différentes facettes d’un groupe de jeunes artistes. Avec leurs airs de débutants, Blasé, Gabe ‘Nandez, Ioan Delice et les autres musiciens produisent un album puissant et qui redonne espoir en la culture hip-hop nord-américaine. On connaissait la métropole québécoise pour sa scène électronique mais on s’aperçoit lentement que tous les genres se rencontrent ici, confirmant l’idée que ce qui sort de l’île est d’une qualité incomparable.</p>
<p>Des artistes en herbe venus du monde entier sont attirés par les loyers abordables, les universités et le bouillon de culture montréalais. Ceux qui ont travaillé à la production de <i>Bad Wake Up</i> se sont pour la plupart rencontrés à New York, mais c’est à Montréal qu’ils se sont découverts. Les sept artistes qui ont travaillé depuis septembre à la réalisation de l’album ont tous près de vingt ans, sont basés à New York, au Royaume-Uni ou à Montréal, et se sont tous rassemblés ici autour de Blasé, à qui on doit toute la production.</p>
<p>Blasé c’est d’abord le nom qui définit Romain Hainaut, producteur, illustrateur et étudiant à McGill. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, il précise qu’il «produit du hip-hop et de la house depuis longtemps». Ce projet, c’était pour lui une façon de «se servir des instru’ qu[’il] produit». L’originalité de <i>Bad Wake Up</i> tient surtout dans la production instrumentale. Souvent, des artistes préparent un projet puis invitent différents producteurs pour accompagner le texte. Ici, on a voulu faire l’inverse. Blasé a rassemblé autour de lui des connaissances, qui ont enregistré leur rap. Cette particularité dans la mise en place du projet a donné lieu à une œuvre dans laquelle aucun thème ne prédomine. Les textes sont simplement là, puissants, rappelant la mer qui patiemment s’attaque à la grève.</p>
<p><i>Le Délit</i> a rencontré Gabe ‘Nandez, un étudiant en journalisme à Concordia, qui passe son temps libre à écrire et à rapper. Pour lui, «le hip-hop, c’est le nouveau rock ‘n’ roll». <i>Bad Wake Up</i> «n’a pas de concept. C’est l’introduction d’un groupe». C’est une œuvre sans prétention, qui tente de défendre le renouveau d’un «rap qui est devenu n’importe quoi». Depuis quelques mois, toujours selon Gabe ‘Nandez, le hip-hop se réinvente, avec de jeunes artistes qui se démarquent du rap qu’on entend à la radio, le rap qui nous fait dire «j’aime pas le rap». Bad Wake Up s’inscrit donc dans cette volonté de redorer l’image de la culture hip-hop.</p>
<p>Le résultat, c’est une <i>mixtape</i> homogène, indépendante et gratuite. Blasé souligne le fait que les enregistrements sont disponibles gratuitement sur internet. Avec la possibilité de faire des dons, le projet de Blasé prend le pas de nombreux artistes qui ont choisi ce mode de financement. Depuis quatre jours, <i>Bad Wake Up</i> tourne dans les cercles musicaux montréalais et promet de bénéficier d’une visibilité que les artistes n’espéraient pas. Blasé n’entend pas en rester là; il pense déjà à un projet avec des artistes francophones.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/le-hip-hop-reinvente/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tire d&#8217;érable et rock alternatif</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/tire-derable-et-rock-alternatif/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/tire-derable-et-rock-alternatif/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 15:19:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lauriane Giroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18024</guid>
		<description><![CDATA[Quand le rock façonne la scène émergente de Montréal]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La veillée au <i>Shack</i>, ça vous dit quelque chose? Il s’agit d’une soirée qui a eu lieu le 28 mars dernier au Théâtre Corona Virgin Mobile. Au profit du Centre social d’aide aux immigrants, cette soirée riche en couleurs suivait le thème de la cabane à sucre 2.0. À l’affiche, quatre groupes de rock alternatif de la scène québécoise: Rémi Gauvin (Deep Sea Flowers), Arcane, Casino et Bad Captain. L’animation de la soirée était assurée par un certain Kevin Montreuil, finissant son cursus à l’école de l’humour, épaulé dans sa tâche par le DJ Saad.</p>
<p>La première heure de la soirée laisse plusieurs spectateurs perplexes. Le premier groupe présente un style de musique planant qui n’était peut-être pas approprié pour commencer une soirée au Corona.  En manière de géographie, le public se cantonne dans le fond de la salle et le parterre est plutôt vide. Dommage, car le groupe de Rémi Gauvin présentait une musique envoûtante qui aurait été parfaite pour clôturer la soirée.</p>
<p>Le deuxième groupe francophone à monter sur scène, Arcane, s’impose un peu plus en s’adressant directement à la foule et en présentant une musique plus rythmée, quoiqu’encore vaporeuse. Les musiciens paraissent tous très à l’aise sur scène. Jusqu’ici, la musique jouée par les deux groupes reste néanmoins assez similaire et personne ne se démarque singulièrement.</p>
<p>Après l’entracte, l’ambiance musicale est prise en charge par le DJ Saad. Les organisateurs avaient quant à eux préparé de belles activités pour divertir le public. On retiendra parmi celles-ci l’encan silencieux, la vente de tire sur neige ainsi qu’un photomaton avec plusieurs costumes de bûcherons. Le bar fait son effet et l’ambiance se détend tandis que la foule s’élargit et prend possession du parterre. Dans ces circonstances favorables, l’animateur présente le prochain groupe, Casino, lequel a mis le feu au plancher. Leur énergie fait cette fois la différence et réveille cette soirée qui était jusque-là un peu trop tranquille.</p>
<p>Casino s’impose avec un son beaucoup plus rock et une complicité extraordinaire avec le public. Leurs copains de Bad Captain le dernier groupe figurant au programme) les rejoignent même sur scène le temps d’une chanson, histoire de donner un avant-goût de la suite. Dans la liesse générale, le chanteur, Joey Berliangeri, casse l’une des cordes de sa guitare, ce qui laisse quelques minutes au batteur Michael pour épater la galerie avec ses rythmes fracassants.</p>
<p>Pour conclure en beauté la veillée au <i>Shack</i>, la formation Bad Captain prend les commandes. Avec un public gonflé à bloc, ils interprètent leurs compositions hard-rock avec assurance. L’alchimie entre la foule et les musiciens est si forte qu’on ne doute pas une seconde des années d’expérience du groupe. Ils vont même renvoyer l’ascenseur aux membres de Casino les appelant sur scène pour le plus grand plaisir du public.</p>
<p>L’événement, qui était organisé par des étudiantes en communications de l’UQAM (Université du Québec à Montréal), peut être qualifié de réussi. Les deux mille dollars de profit qui avaient été fixés pour objectif ont été largement dépassés, avec plus de trois mille cinq cent dollars amassés au bénéfice du Centre social d’aide aux immigrants.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/04/02/tire-derable-et-rock-alternatif/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>#SouricièreEnCours</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/souriciereencours/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/souriciereencours/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 08:16:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Quiazua</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17956</guid>
		<description><![CDATA[«BILAN: 45 arrestations en vertu du P-6. Aucun blessé. Aucun méfait. #manifencours» déclarait [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>«BILAN: 45 arrestations en vertu du P-6. Aucun blessé. Aucun méfait. #manifencours» déclarait fièrement le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) sur les réseaux sociaux le 20 mars. Aucun méfait, 45 arrestations; trouvez l’erreur. Depuis quelques semaines, le SPVM invoque le règlement municipal P-6 avant même que la manifestation puisse prendre la rue et procède à des interpellations de masse.</p>
<p>Le rassemblement contre la brutalité policière, le 15 mars, le rassemblement «hebdomadaire» de soir, le 20 mars, et la manifestation du 22 mars, marquant un an après la première manifestation des 22, se sont tous soldés, ou plutôt ont tous été avortés de cette même manière.</p>
<p>Suite à une modification du règlement sur la prévention des troubles de la paix, de la sécurité et de l’ordre public, et sur l’utilisation du domaine public (P-6) par la Ville de Montréal, il est dorénavant interdit de participer à une manifestation le visage couvert et sans avoir préalablement fourni d’itinéraire à la police. Quelques pas qui risquent de vous coûter cher: 637 dollars pour être exact.</p>
<p>Un jour avant la manifestation, le 14 mars, <i>La Presse</i> titrait que le SPVM annonçait qu’il «pourrait appliquer la loi et la réglementation municipale de façon plus rigoureuse». De plus, en entrevue à <i>La Presse canadienne</i>, vendredi soir, un porte-parole du SPVM, le sergent Latour, a déclaré que la charte «permet la liberté d’expression, mais pas de liberté de manifestation». Même McGill n’y va pas si ouvertement lorsque l’administration s’affère à limiter le droit d’assemblée pacifique; à l’université au moins, on prétend vouloir maintenir un «énoncé de valeurs et principes» sacrés.</p>
<p>L’article 3 du chapitre 1 de la Charte des droits et libertés du Québec stipule cependant très clairement que «toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association». La Charte canadienne quant à elle révèle que «chacun a [des] libertés fondamentales», incluant la «liberté de réunion pacifique» (article 2c). Les policiers ne semblent pas avoir pris l’habitude de lire leurs droits aux manifestants, mais les connaissent-ils eux-mêmes?</p>
<p>Avant l’annonce du 14 mars, les policiers montréalais attendaient de pouvoir invoquer un méfait avant d’intervenir et disperser la manifestation ou procéder à des interpellations. Les tactiques semblent avoir changé juste à temps pour l’arrivée du printemps —sans mauvais jeux de mots—, décourageant un à un, à coups d’amendes, ceux qui l’année dernière ont contribué aux plus imposantes manifestations de l’histoire québécoise. Même la procession des Rameaux sur Saint-Urbain se déroulait deux à deux, sur le trottoir, suivi de deux auto-patrouilles. Heureusement, personne ne portait de masque.</p>
<p>État policier ou pas, le fait est que, comme le disait à <i>La Presse</i> André Poulin, directeur général de Destination Centre-Ville, le 6 mars: «En ce moment, les policiers attendent qu’un méfait soit commis pour intervenir». Preuve que le SPVM est bien «à l’écoute de la population», une semaine plus tard, les policiers n’attendent plus les boules de neige avant de protéger «les droits de ceux qui font des affaires dans le centre-ville».</p>
<p>Sur son site Internet, le SPVM invite «tous ceux et celles qui se sentent concernés par la loi 78 ou le règlement P-6, et qui désirent les appuyer ou les dénoncer, à le faire dans l’ordre et le respect». De ce côté, le SPVM ne sera pas en reste. Déjà, une manifestation pour l’abolition du règlement municipal P-6 est prévue pour le 22 avril 2013.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/souriciereencours/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Post-féminisme à l’AÉCSUM</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/post-feminisme-a-laecsum/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/post-feminisme-a-laecsum/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 07:25:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Quiazua</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17951</guid>
		<description><![CDATA[La parité homme-femme ne fait pas l’unanimité]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Le secrétaire-général Jonathan Mooney et le Vice-président aux affaires académiques Adam Bouchard survivent tous deux  à une motion de censure présentée par les membres de l’AÉCSUM (Association des Étudiants de Cycles Supérieurs de l’Université de McGill) lors de l’Assemblée générale annuelle (AGA).  L’AÉCSUM a adopté des motions modifiées pour l’égalité des sexes et le désinvestissement des sables bitumineux, mais a perdu le quorum avant de voter contre l’indexation des frais de scolarité.</p>
<p>La motion de censure que subissait Mooney et Bouchard visait à dénoncer l’échec des deux directeurs vis à vis de leur mandat de «vérification indépendante de la sécurisation des campus de McGill et d’étude des solutions de rechange à la sécurité privée», assigné lors de l’AGA de l’année dernière.</p>
<p>Cependant, au cours de l’approbation de l’ordre du jour, Elizabeth Colleen, chargé des services aux membres, a présenté une motion pour retirer la motion de censure en faisant valoir que si le projet n’avait pas encore été accepté, c’était en raison d’éléments qui échappent au contrôle du secrétaire général. Un autre membre de l’exécutif, Michael Krause, a dénoncé la motion de censure présentée par les membres en faisant valoir qu’elle était démesurée: «si vous voulez nous griller, grillez-nous lors de la période des questions, de bonne foi [...] vous n’arriverez à rien avec une motion de censure». Suite à une erreur sur le processus de vote, la motion est passée en gagnant une majorité simple des voix.</p>
<p>Une motion visant à assurer la parité entre les sexes, proposée par Cora-Lee Conway, conseillère de l’Association étudiante des cycles supérieurs en éducation (EGSS), a, étonnamant, suscité un long débat.</p>
<p>Lors de la présentation de la motion, Cora-Lee Conway a rappelé que les femmes composaient 53,3% des membres de l’AÉCSUM, et que le conseil de l’association semblait présenter de façon constante une forte représentation masculine. Au moment du vote, une seule femme était membre du conseil de l’AÉCSUM: «Une femme ne devrait pas avoir à représenter toutes les questions féminines traditionnelles [...]» a argumenté Conway à l’AGA. «Il s’agit de donner une voix à davantage de perspectives et  d’horizons divers autour de la table».</p>
<p>La plupart des réticences tournaient autour de la mise en œuvre concrète de la motion si elle était adoptée. Le Vice-président aux affaires internes, Michael Krause, était curieux de savoir «pourquoi nous ne parlons que de femmes», ajoutant «qu’il est difficile de demander comment les gens s’identifient». Jonathan Mooney a fait écho à cette dernière préoccupation de Krause.</p>
<p>Afin de sauver la motion face aux critiques, Cora-Lee Conway l’a dépeinte en tant qu’une ouverture à la discussion sur la diversité, plutôt que nécessairement représentative d’une imposition de quotas stricts. L’AGA a finalement décidé de remettre la motion aux mains de la PSAC (<em>Policy and Structure Advisory Committee</em>) afin d’établir une recommandation pour accroître la diversité de son conseil d’administration, en parallèle de la consultation avec le comité d’équité. «Je sens que nous sommes revenus dans le temps», a conclu le Vice-président aux affaires externes Errol Salamon.</p>
<p>Le débat s’est tourné vers le désinvestissement de l’Université McGill des sables bitumineux. Les porte-paroles de Divest McGill étaient invités à répondre aux questions des membres.</p>
<p>Certains membres ont mis en doute la faisabilité de la motion, la décrivant comme «symbolique». Lily Schwarzbaum, co-porte-parole du mouvement, a rappelé aux membres de l’AÉCSUM que McGill ne serait que «l’une des 250 universités» actuellement qui prône le désinvestissement, et les a rassurés que la recherche étudiante, les dotations et les installations d’étude ne seraient pas touchées.</p>
<p>La motion concernant les sables bitumineux a finalement été adoptée, à l’exception de la clause de désinvestissement des établissements financiers, qui a été retirée de la motion au cours de la discussion.</p>
<p>Les membres ont ensuite débattu d’une motion contre l’indexation des frais de scolarité. Les parrains de la motion ont fait valoir que la prochaine étape logique était d’étendre le mandat de l’AÉCSUM suite au mandat de vote de grève si le Sommet sur l’éducation résultait en une indexation. La hausse sera en vigueur à compter du 1<sup>er  </sup>septembre 2013.</p>
<p>Jonathan Mooney a exprimé sa position comme étant «contre la motion jusqu’à ce que les membres de l’AÉCSUM aient un rapport complet. Dans le passé, nous avons pris position parce que nous avions la recherche pour soutenir nos revendications».</p>
<p>L’AGA a perdu son quorum de 81 lors des débats sur l’indexation et a été ajournée.</p>
<p>La réunion a également nommé un nouveau chef de scrutin (CRO), Colby Briggs.</p>
<p>Jonathan Mooney se représente à la présidence, et ce sans opposition pour une seconde année consécutive.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/post-feminisme-a-laecsum/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le «Oui» l’emporte</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/le-oui-lemporte/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/le-oui-lemporte/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 07:23:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Theo Bourgery</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17945</guid>
		<description><![CDATA[Les étudiants ont répondu «Oui» aux questions référendaires de l'AÉUM]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi le 22 mars 2013 ont eu lieu les élections de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM). Celles-ci ont permis de décider des exécutants et sénateurs de l’association pour l’année 2013-2014; les étudiants de l’université ont aussi pu voter au référendum semestriel de l’AÉUM.</p>
<p>Avec une participation de 29,1% d’étudiants de premier cycle, 59,5% ont voté pour Katie Larson, contre 40,5% pour Chris Bangs, au poste de président de l’AÉUM. Samuel Harris, seul en lice pour la vice-présidence aux affaires externes, a été élu avec 89,3% des votes. Le nouveau vice-président aux affaires internes est Brian Farnan, qui gagne avec 51,8% des voix. Stefan Fong, seul à se présenter en tant que vice-président aux clubs et services, a reçu 88,5% des votes étudiants. Avec 71,7% des voix, Tyler Hofmeister a été élu vice-président aux finances et opérations. Enfin, Joey Shea a remporté le poste de vice-présidente aux affaires académiques avec 52,1%.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour ce qui est des sénateurs, voici les élus:</p>
<p>Arts: Yasmeen Gholmieh &amp; Claire        Stewart-Kanigan</p>
<p>Arts &amp; Science: Kate Sheridan</p>
<p>Ingénierie: Farzan Subhani</p>
<p>Droit: Guillaume Blais</p>
<p>Gestion: Charlie DiGiulian</p>
<p>Médicine: Andrea Pejovic</p>
<p>Musique: Gwenyth Epstein</p>
<p>Soins infirmiers: Natalie Hiles</p>
<p>Études religieuses: Haley Dinel</p>
<p>Sciences: Taneille Johnson</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quant aux référendums, une majorité de «oui» est passée pour l’augmentation des frais afférents d’athlétisme, de 120,50 dollars par étudiant par semestre à 127,75 dollars par étudiant par semestre. De plus, le montant sera maintenant indexé au taux d’inflation.</p>
<p>83,3% des étudiants se sont prononcés en faveur du maintien du centre d’agressions sexuelles de l’Université McGill (<i>Sexual Assault Centre of McGill Student’s Society, </i>SACOMSS), avec le renouvellement de 0,75 dollars.</p>
<p>Enfin, l’augmentation du frais afférent pour le Service aux Étudiants a été votée, avec un nouveau montant de 141,50 dollars par étudiant par semestre. Ce montant sera aussi ajusté au taux d’inflation.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/le-oui-lemporte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;université publique en Argentine</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/luniversite-publique-en-argentine/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/luniversite-publique-en-argentine/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 06:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Gris Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17939</guid>
		<description><![CDATA[L'Argentine, une inspiration pour le Québec?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>* Article modifié le 26 mars 2013 à 20h00 </em></p>
<p>Aujourd’hui au Québec, des associations étudiantes, dont notamment l’Association Syndicale pour une Solidarité Étudiante (ASSÉ), continuent de réclamer la gratuité scolaire pour les universités de la Province. Le thème de la gratuité sera d’ailleurs l’un des principaux thèmes dont discutera l’ASSÉ lors de son congrès, le 6 avril prochain. Comme elle l’explique dans son<em> Mémoire sur la gratuité scolaire 2012-2013</em>, disponible sur son site Internet, le projet de gratuité scolaire est un réel «projet de société» pour le Québec. L’année dernière, dans les débats sur la hausse des frais de scolarité et sur la gratuité scolaire au Québec, les leaders étudiants avaient évoqué des pays comme la Suède, voire la France, comme éventuels modèles d’universités publiques et gratuites à émuler.</p>
<p>Il existe en Argentine un grand nombre d’universités publiques basées sur le principe de la gratuité. Le ministère de l’éducation argentin annonce sur son site internet que le pays compte 47 universités nationales (publiques), 49 universités privées, ainsi que quelques autres instituts universitaires ou universités spéciales.</p>
<p>Les universités publiques sont financées par l’État. Les étudiants ne payent pas de frais de scolarité: ils n’ont qu’à payer des frais d’inscription à leur entrée. Gabriel, ancien étudiant à la faculté d’ingénierie de la Universidad de Buenos Aires (UBA; une grande et prestigieuse université publique de la capitale), contacté par<em> Le Délit</em>, explique: «les seules dépenses qui existent sont celles liées à l’achat de matériel (livres, photocopie et autres) mais rien de plus».Gabriel raconte son expérience à la UBA: «le niveau est bon et l’université est plutôt bien classée au niveau mondial. De plus, il y a une grande variété de professeurs et de points de vue, ce qui génère une plus grande ouverture d’esprit. Enfin, la gratuité permet à des étudiants d’une grande variété de classes sociales d’aller à l’université et il y a une plus grande richesse culturelle».</p>
<p>Cependant, le pays compte aussi un grand nombre d’universités privées. Ces universités sont également très fréquentées.</p>
<p>Selon Gabriel, l’université publique a ses failles. «Souvent, l’université est désorganisée et chaotique. De plus, comme il y a beaucoup de gens, il y une certaine sélection qui se fait dans les cours à travers les examens, et le taux de passage est très bas».</p>
<p>Il y a également régulièrement des grèves, par exemple des professeurs, qui ont des salaires plutôt bas.</p>
<p>Aussi, ajoute Gabriel, «au niveau infrastructurel, les locaux et édifices sont souvent plutôt vieux».</p>
<p>Au contraire, les universités privées proposent des locaux plus modernes. Les bâtiments de la Universidad del Salvador (USAL; l’Université avec laquelle McGill a passé un accord pour les échanges internationaux) sont récents, datant de 1958, comparée à la UBA, fondée en 1821. De plus les cours dans les universités privées sont de petite taille (une vingtaine d’étudiants en moyenne dans la faculté des sciences sociales de la USAL), ce qui peut paraître plus attirant que les amphithéâtre remplis des universités publiques.</p>
<p>Esteban, étudiant de l’université privée San Andres – une des meilleures universités du pays – explique, en entrevue avec<em> Le Délit</em>, quels sont, selon lui, les aspects positifs des universités privées. Premièrement, elles disposent de plus de ressources. «Par exemple, j’ai un ami qui étudie en cinéma à la Universidad del Cine, et quand il doit filmer, il a accès à tous les équipements possibles, du matériel que beaucoup ne peuvent pas avoir dans les universités publiques».</p>
<p>Les universités privées permettent également de se créer un réseau de contacts: «Il est beaucoup plus facile de se trouver un emploi, d’entrer en contact avec des entreprises. D’ailleurs, les entreprises vont directement chercher les étudiants dans les universités privées les plus prestigieuses».</p>
<p>«Enfin», dit Esteban, «les universités privées procurent à l’étudiant un suivi personnalisé que l’on ne trouve pas dans les universités publiques».</p>
<p>Il reconnaît qu’il faut en revanche payer parfois très cher pour y accéder. Mais elles offrent des ressources et possibilités qui en valent la peine. «Dans mon cas, j’ai failli aller à la UBA, mais j’ai eu la chance d’entrer à San Andres grâce à une bourse. L’Université San Andres accorde d’ailleurs beaucoup de bourses aux étudiants qui démontrent le plus d’intérêt pour les études».</p>
<p>«La UBA est l’université la plus prestigieuse en Argentine [...], mais le chemin doit s’y faire seul», dit Esteban. En même temps, pour Gabriel, qui a fait ses études à la UBA, le «chaos» des universités publiques est comme un «apprentissage de la vie». Selon lui, il y a deux principaux motifs pour choisir une université publique: «le premier est d’ordre économique, soit la gratuité des études; le second est plutôt de l’ordre de la conviction. La formation qu’offrent les universités publiques est très bonne à la fois sur le plan académique mais aussi au niveau de la formation de l’esprit. Au contraire, les universités privées sont plus comme des ‘bulles’ et plus éloignées des réalités du pays. Les gens qui vont à l’université publique vont se sentir plus impliqués dans la vie du pays. Et ils n’auront pas leur apprentissage servi sur un plateau».</p>
<p>Le système universitaire argentin semble donc reposer sur un relatif équilibre entre universités publiques et privées. Les deux côtés attirent différents étudiants pour des raisons différentes.</p>
<p>Néanmoins, même si le système permet à beaucoup d&rsquo;étudiants de diverses classes sociales d&rsquo;accéder aux études post-secondaires, que ce soit dans le public ou dans le privé, il ne faut pas perdre de vue qu&rsquo;une importante partie de la population argentine vit dans la pauvreté. Aussi, les enfants défavorisés qui n&rsquo;auront pas reçu une éducation primaire et secondaire complète n&rsquo;auront pas les mêmes chances de suivre un cursus universitaire que les enfants des familles un peu plus aisées &#8211; que l&rsquo;université soit gratuite ou non. La gratuité ne garantit pas complètement l&rsquo;égalité des chances.</p>
<p>Dans tous les cas le type d’université publique qu’a adopté le pays représente un certain modèle d’université gratuite, avec ses côtés bons et moins bons, que le Québec pourrait un jour analyser, tout en gardant en tête les contextes et réalités sociales différentes entre l&rsquo;Argentine et la Province.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/luniversite-publique-en-argentine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Apprendre à filmer</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/apprendre-a-filmer/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/apprendre-a-filmer/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Pouzargues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17928</guid>
		<description><![CDATA[Au cœur des études de cinéma à Montréal]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le succès du festival Fokus organisé par TV McGill (TVM) la semaine dernière et dont nous vous parlions dans le numéro précédent (voir «Blacklist et courts-métrages», <i>Le Délit</i> volume 102 numéro 19) donne l’occasion de se pencher sur la place que prennent les études de cinéma à Montréal. Si McGill propose un enseignement théorique avec le département de Cinéma du Monde, la création d’un département de production et de réalisation semble compromise suite à l’annonce des coupes budgétaires. En nous faisant part de sa déception, Molly Bower, Vice-présidente aux affaires externes de TVM et Présidente du festival Fokus, se dit malgré tout «confiante et certaine que McGill et Montréal peuvent être très dynamiques dans le domaine du cinéma». Les programmes des universités se montrent de fait inégaux, et proposent différentes visions du cinéma, à l’image du dynamisme de la métropole montréalaise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>De l’UdeM à Concordia </strong></p>
<p>À McGill, le petit département de Cinéma du monde n’offre qu’une mineure et regroupe des cours des différents départements d’études européennes. Dans les deux grosses universités francophones que sont l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’Université de Montréal (UdeM), les cours ont également une approche plutôt théorique. À l’UdeM, le département est lié à celui d’Histoire de l’art; cela illustre la visée des enseignements, qui se concentrent avant tout sur une approche théorique. Il est possible de suivre certains cours pratiques, mais l’accent est mis sur des perspectives historico-esthétiques. Même son de cloche à l’UQAM, où le département est couplé avec celui de Communication: les buts du cinéma semblent pourtant définis différemment. À l’UQAM, on réfléchit sur le message cinématographique et la fonction communicative des études du film.</p>
<p>C’est Concordia qui se démarque le plus, en proposant un réel programme d’Études de Cinéma, avec son propre département et ses propres cours. Qui plus est, outre l’approche théorique, il existe dans cette université anglophone de véritables cours de production: les étudiants sont fréquemment amenés à tourner des courts-métrages, à travailler sur le son, sur l’image, à se faire plus réalisateurs que théoriciens. Ces différences entre les quatre plus grandes universités montréalaises illustrent les différentes facettes du cinéma actuel; mais, si les études de cinéma ont tendance à basculer du côté de la théorie, c’est peut-être car le diplôme n’est pas forcément la porte d’entrée vers une carrière dans le cinéma.</p>
<p><strong>De la nécessité du diplôme?</strong></p>
<p><strong></strong>Le monde du cinéma montre qu’un diplôme est bien loin de garantir une carrière. Bon nombre de réalisateurs talentueux et de figures montantes du cinéma contemporain ne sortent en effet pas des bancs de l’université. Le parcours de l’acteur et réalisateur québécois Xavier Dolan en est un bon exemple: s’il est vrai que le fils de Manuel Tadros est issu d’une famille qui semble prédisposée au monde cinématographique, Dolan n’en reste pas moins un autodidacte, qui réalise son premier film <i>J’ai tué ma mère</i> d’après la nouvelle<i> Le Matricide</i>, qu’il avait écrit trois ans auparavant. D’un autre côté, Kim Nguyen, devenu récemment une des têtes de proue du cinéma québécois après que son film <i>Rebelle</i> a été finaliste pour l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère, sort du programme de production de Concordia. Alors, que faut-il penser des études de cinéma à Montréal? S’il est vrai qu’elles donnent des bonnes bases et apprennent les techniques de réalisation, elles ne sont peut-être pas suffisantes dans un milieu difficile où l’originalité, la créativité et la persévérance ne permettent pas toujours de se faire une place.</p>
<p><strong>Montréal et le cinéma international</strong></p>
<p>Dans tous les cas, la diversité des études de cinéma à Montréal montre le dynamisme de la production cinématographique québécoise. Les études dépassent le cadre des universités, et le nombre d’écoles indépendantes et spécialisées a augmenté ces dernières années. L’Institut Trébas forme par exemple aussi bien au cinéma qu’à la télévision. De nombreux festivals sont organisés chaque année dans la métropole, comme le Festival du Nouveau Cinéma en octobre ou le Festival des Films du Monde, de fin août à début septembre. Si les évolutions du département de McGill ne semblent pas être réalisables dans un futur proche, la motivation de quelques groupes indépendants et l’organisation de festivals comme Fokus contribueront probablement à garder cette énergie qui fait de Montréal et du Québec des lieux montants du cinéma contemporain.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/apprendre-a-filmer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand les francos sont à la fête</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/quand-les-francos-sont-a-la-fete/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/quand-les-francos-sont-a-la-fete/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:51:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anselme Le Texier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17933</guid>
		<description><![CDATA[Sans comparaison: la Francofête de l’UdeM]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après quelques déboires, la Commission des Affaires francophones (CAF), une commission de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), nous proposait une semaine de promotion de la langue française sans couleurs, sans intérêt et sans participants. De son côté, l’Université de Montréal organisait la semaine passée son édition annuelle de la Francofête.</p>
<p>Il appartient à la CAF d’organiser chaque année un festival, habituellement au début de la session d’hiver, pour célébrer la francophonie et le fait français à McGill, en rassemblant des panélistes, en projetant des films et en invitant une cabane à sucre sur le campus. Cette année, la Francofête de McGill, en raison de problèmes de communication et d’organisation de la part de l’AÉUM, a eu lieu, mais sans que les étudiants ne soient au rendez-vous. À regarder de l’autre côté du Mont, on voit qu’il est possible de faire autrement, et apparemment de faire beaucoup mieux.</p>
<p>En effet, le Centre de communication écrite, qui est chargé de l’organisation de la Francofête à l’UdeM, proposait cette année un festival de la langue française riche en événements artistiques et culturels, en concours et en conférences. En passant à l’UdeM la semaine dernière, on pouvait voir un film chaque soir au Ciné-campus, passer du temps au stand des éditeurs, participer aux divers concours de poésie et de dictée, sans oublier les intervenants tels que Larry Tremblay et Éric Michaud, et une discussion sur l’état de la langue française au Québec. On est loin des <em>Francophone night at Gert’s</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>«La Francofête s’adresse à tout le monde»</strong></p>
<p>Lorraine Camerlain, responsable de l’organisation de la Francofête à l’UdeM, rappelle que l’université est le «chef de file dans l’ensemble des universités francophones», et que, à ce titre, celle-ci «marque fièrement son identité francophone». Depuis dix ans qu’existe la Francofête à l’UdeM, beaucoup se sont joints au Centre de communication écrite pour organiser le festival. La Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) a toujours participé à l’organisation, tout comme l’Agence universitaire de la francophonie et le Vice-rectorat aux relations internationales, à la francophonie et aux partenariats institutionnels, qui se sont joints à l’équipe depuis deux ans et un an respectivement.</p>
<p>On le voit, la Francofête de l’UdeM sait rassembler, tant au niveau institutionnel, que du point de vue de la participation des membres de la communauté universitaire. Sans conteste, les festivités ont eu du succès, en particulier les projections de Ciné-campus, les conteurs et les différents stands, toujours selon madame Camerlain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Importer la Francofête à McGill</strong></p>
<p>Comme à McGill, le festival vient d’une volonté de «célébrer la culture dont [le français] est porteur». Cependant, la CAF semble souffrir de la situation minoritaire des francophones mcgillois. Malgré les quelque 18% de francophones sur le campus de McGill, la langue française n’attire pas; ni les francophones, ni les anglophones ne s’intéressent à cette fête du français qui a lieu chaque hiver. Et pour cause, cette année, la cabane à sucre était sûrement l’événement le plus intéressant.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/quand-les-francos-sont-a-la-fete/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>À la soupe!</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/a-la-soupe/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/a-la-soupe/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:29:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathilde Michaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17915</guid>
		<description><![CDATA[Un bol pour tous, chacun sa cuillère.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À McGill, nous avons la chance d’avoir une soupe populaire bien établie qui donne accès aux étudiants à des repas végétaliens gratuits tous les midis. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi et ce n’est toujours pas le cas dans nombre d’universités et cégeps québécois.</p>
<p><strong>Un long passé</strong></p>
<p><em>Midnight Kitchen</em> (MK) a été créée en 2002 afin de contrebalancer la privatisation des services alimentaires de McGill et le quasi-monopole que détiennait Chartwells Corp., tel que l’explique leur site internet. Ses fondateurs voulaient fournir à la population étudiante un accès peu cher à de la nourriture saine. Le collectif a eu la chance de recevoir très rapidement le soutien de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), qui en a fait dès l’année suivante un de ces services officiels. Cela permet donc à MK d’opérer gratuitement dans le bâtiment Shatner et dans la cuisine qui a été conçue spécialement à cet effet. En 2006, l’Assemblée Générale de l’AÉUM a passé une proposition donnant le plein accès à la cuisine de même qu’une totale autonomie au collectif. <em>Midnight Kitchen</em> sert tous les midis une foule d’étudiants qui font la file avec des assiettes et ustensiles fournis par le collectif, qu’ils doivent par la suite laver pour être réutilisés au prochain service.</p>
<p>À l’Université Concordia, <em>The People’s Potato</em> est né en réaction aux politiques néolibérales qui commençaient à prendre de plus en plus d’espace dans la vie des étudiants, explique au <em>Délit</em> Jamiey Kelly, coordinateur administratif de l’organisme concordien. Il explique que c’était «aussi à propos de l’accessibilité à la nourriture. Disons que vous avez des allergies alimentaires, il vous est difficile de trouver dans les grandes chaînes de la nourriture qui vous soit accessible». Enfin, les fondateurs du collectif ont aussi agi en réaction à la globalisation du marché de la nourriture. Effectivement, tel que l’indique Kelly, ce sont maintenant les mêmes entreprises qui fournissent la nourriture aux hôpitaux, aux prisons et aux cafétérias d’université.</p>
<p>Plus précisément, le collectif est né en 1999 à la suite de l’occupation d’une partie des cuisines du septième étage du bâtiment Henry F. Hall, qui étaient inoccupées depuis un certain temps. Avec l’aide de l’association étudiante, les membres du collectif ont commencé à utiliser les outils qui étaient sur place afin de servir la soupe populaire aux étudiants. Les relations avec l’administration n’ont cependant pas été faciles. «La raison pour laquelle tant de soupes populaires étudiantes se font bousculer si souvent, c’est que l’allégeance des administrations ne va pas à l’accessibilité à la nourriture et aux intérêts des étudiants, mais plutôt aux compagnies avec lesquelles elles ont des contrats», explique Jamiey Kelly. Pour ce qui est de <em>People’s Potato</em>, l’administration a tout d’abord tenté de leur faire fermer boutique en utilisant des arguments tels que les assurances, les formations et la sécurité alimentaire. «Mais une fois qu’on a atteint ces standards, ils doivent se référer à leurs contrats avec les grandes corporations et alors ça devient un enjeu politique, ce qui donne une bien moins bonne image que lorsqu’ils s’inquiétaient à propos des empoisonnements alimentaires», continue Kelly. Maintenant les relations sont beaucoup plus stables, explique-t-il, mais elles restent ambiguës, entre autres pour ce qui est des questions d’argent.</p>
<p>Le collectif Atoka du Cégep Garneau à Québec n’en est pas encore rendu là pour sa part. Le collectif, qui a vu le jour en janvier dernier suite à l’initiative d’Étienne Voyer, n’a toujours pas établi de relations avec l’administration. Il explique au <em>Délit</em>: «J’ai fait un cours en cuisine et j’en avais assez de faire à manger pour des bourgeois et c’est pourquoi j’ai quitté mon travail; j’ai considéré que c’était une bonne idée de faire gratuitement de la nourriture pour les étudiants du cégep […]. La deuxième semaine, plein de gens ont embarqué. Ils ont décidé qu’on s’appelait le collectif Atoka; ils ont fait une page <em>Facebook</em>; ont décidé qu’on était libertaire. J’ai complètement embarqué. J’ai perdu un peu le contrôle, mais je trouvais l’idée de collectif tellement intéressante».</p>
<p>Au niveau légal, le collectif n’est pas accepté par l’administration. Leur contrat avec les services alimentaires corporatifs interdit la production de nourriture autre que celle produite par la cafétéria. Même le café étudiant a eu des difficultés à obtenir un permis pour servir du café et des croissants. De plus, la charte de l’association étudiante stipule qu’il est interdit de cuisiner dans les locaux de l’association, mais Voyer mentionne une volonté de l’exécutif de modifier celle-ci l’an prochain. «À date, les agents de sécurité ne le savent pas ou ne s’en préoccupent tout simplement pas et l’exécutif ferme les yeux», conclut Voyer. Le collectif Atoka sert un souper une fois par semaine, les lundis, mais voudrait potentiellement rendre leurs services plus fréquents.</p>
<p><strong>Une véritable organisation</strong></p>
<p><em>Midnight Kitchen</em> est majoritairement constituée de volontaires qui sont en charge de cuisiner, servir et nettoyer lors de chaque repas. Tous sont invités à participer tant qu’ils respectent les règles sanitaires et l’aire de respect et de tolérance qu’est le collectif. Il est possible de s’impliquer plus amplement aussi à travers le comité logistique, le comité finance ainsi que le comité de mobilisation. En plus de ses services quotidiens, MK cuisine pour des services «solidaires» tels que des projets communautaires qui s’alignent avec l’agenda politique anti-capitaliste et anti-mondialisation du collectif.</p>
<p><em>The People’s Potato</em> a développé au fil des années une structure plutôt stable. Le collectif a onze employés payés dont six à temps plein et quatre qui sont étudiants soit à Concordia, soit à l’Université de Montréal (UdeM). De plus, la cuisine est ouverte aux volontaires tous les jours, à condition que ceux-ci suivent les consignes du collectif, comme attacher ses cheveux, se laver les mains, et agir de manière appropriée dans cet environnement que Kelly qualifie de «dénué de toute haine». Il indique que certains jours, la cuisine peut accueillir jusqu’à quarante volontaires durant la préparation des repas.</p>
<p>En plus de fournir leurs repas quotidiens, le collectif répond à certaines commandes telle que préparer la nourriture pour des activités pro-environnement ou soutenant une cause socialetel qu’un pique-nique pro-choix ou une conférence organisée par la CLAC (Convergence des luttes anticapitalistes). Ils prêtent aussi leur cuisine pour des organismes tel que <em>Burrito Project</em> qui y cuisine tous les samedis. Une seule règle s’applique: leurs services ne peuvent pas être offerts à des partis politiques, car ils veulent que l’espace reste ouvert à tous et que certaines personnes ne se sentent pas exclues pour des raisons d’idéologie partisane.</p>
<p><strong>Cotisations</strong></p>
<p>La <em>Midnight Kitchen</em> ne reçoit que depuis très récemment des cotisations étudiantes. C’est en 2007 qu’ils gagnent leur campagne visant à avoir une cotisation facultative de 1,25 dollars par étudiant de premier cycle par session. En 2011, celle-ci augmente à 2,25 dollars. À chaque service, les étudiants sont aussi encouragés à faire un don qui s’ajoute au budget du collectif.</p>
<p>L’argent amassé sert majoritairement à acheter la nourriture. Beth Austerberry, volontaire pour MK, explique: «nous achetons nos ingrédients secs dans une « co-op » et nos légumes au marché. De plus, quelques supermarchés nous donnent les légumes qu’ils ne sont pas capable de vendre, soit parce qu’ils sont abîmés ou vieux». Le collectif n’a pas de partenaire officiel, mais il travaille avec d’autres associations similaires à Montréal et, dépendamment des années, travaille avec <em>Campus Crops</em>, un collectif d’agriculture urbaine à McGill, qui leur fournit fruits et légumes.</p>
<p>Depuis 2003, <em>The People’s Potato</em> collecte une cotisation étudiante de 20 cents par crédit pour les étudiants de premier cycle, qui a été augmentée en 2006 à 35 cents. Celle-ci leur permet d’avoir un budget d’environ 260 000 dollars. À ceci s’ajoutent des frais stables d’environ cinq dollars pour les étudiants des cycles supérieurs, ce qui ajoute environ 12 000 dollars à leur budget. Tout comme MK, les étudiants sont encouragés à faire un don à tous les services. Kelly dit que ceux-ci varient entre 100 et 350 dollars par semaine.</p>
<p>La plus grande partie de cet argent sert à acheter la nourriture. Effectivement, chaque semaine, le collectif achète environ 200 livres de pommes de terre, choux, oignons et carottes, qui constituent la base de leur repas. À cela s’ajoutent souvent des dons de fruits et certains légumes qui seraient trop dispendieux pour le collectif  par Moisson Montréal, une banque alimentaire de l’île. L’autre partie de l’argent sert à payer les employés de même que les assurances et l’équipement nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.</p>
<p>Le collectif Atoka, et ce dû entre autres à sa naissance récente, ne possède pas encore de base de financement stable telle que les cotisations étudiantes. Ils ont cependant plusieurs commanditaires qui leur fournissent gratuitement des légumes chaque semaine ou encore qui leur font des dons occasionnels d’ingrédients secs. Les dons, qui s’élèvent à 70 dollars par service, leur permettent d’acheter les ingrédients plus frais qui ne leurs sont pas fournis par leurs commanditaires. De plus, tous les dimanches soirs, une grande cueillette de <em>dumpster</em> est organisée afin de récupérer autant de fruits, légumes et pain possible.</p>
<p>Dans la plupart des autres universités du Québec, des soupes populaires tentent elles aussi de prendre forme. À l’Université du Québec à Montréal, c’est «Ras-le-bol» qui distribue des repas tous les mardis midi et utilise les cuisines de <em>People’s Potato</em> afin de préparer sa nourriture. À l’UdeM, c’est «MutineRiz» qui a effectué sa première distribution mercredi midi le 20 mars. Enfin, l’Université Laval a son Collectif de Minuit qui lui aussi distribue un repas une fois par semaine, malgré les problèmes qu’il rencontre avec l’Administration.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/a-la-soupe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le renouveau de la French</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/le-renouveau-de-la-french/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/le-renouveau-de-la-french/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:19:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxence Leblond</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17908</guid>
		<description><![CDATA[Woodkid: génie ou impossible]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En 2011, le monde de la musique découvre Woodkid avec son premier EP intitulé <em>Iron</em>. Un petit chef-d’œuvre combinant la force des images à la puissance de la musique. La complexité des arrangements musicaux confère à l’univers de Woodkid un caractère épique et sombre. Il a d’ailleurs déclaré en anglais: «Je veux que les gens se sentent comme des héros lorsqu’ils entendent ma musique». Woodkid, de son vrai nom Yoann Lemoine, est un auteur-compositeur-interprète et réalisateur originaire de Lyon. Âgé d’à peine 30 ans, il est une référence dans le domaine de la réalisation, ayant notamment collaboré avec Lana Del Rey, Rihanna, Katy Perry ou encore Taylor Swift.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un projet ambitieux</strong></p>
<p>La question qui se posait avant la sortie de <em>The Golden Age</em> était de savoir si oui ou non Woodkid avait la capacité de nous transporter pour la durée d’un album entier. Rapidement, la magie opère. Cet album initiatique raconte le passage douloureux de l’enfance à l’âge adulte, de l’âge d’or à l’âge de pierre, de l’innocence et la naïveté à la quête et la construction de l’identité. On retrouve des thèmes récurrents tels que la guerre, la religion ou encore la sexualité. Et c’est peut-être le seul moment où l’on perçoit la personnalité réelle de Yoann Lemoine, qui se cache d’habitude sous la grandiloquence de sa musique.<br />
Cette pop symphonique est extrêmement ambitieuse, et cela dérange.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>The Golden Age</strong></em></p>
<p>L’album s’ouvre avec «<em>The Golden Age</em>», un magnifique titre qui sert d’introduction à ce conte musical. À peine le temps de se remettre de ces débuts que Woodkid enchaine avec «<em>Run Boy Run</em>» qui raconte les premiers pas difficiles à la sortie de l’enfance. Il évoque ensuite pendant quatre chansons les difficultés liées au sentiment amoureux; et c’est naturellement que l’album se conclut par des images plus noires. L’album est équilibré et l’influence visuelle se ressent à chaque instant. Woodkid est avant tout un réalisateur, et sa musique s’en ressent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Woodkid, après Daft Punk?</strong></p>
<p>L’engouement est tel que les comparaisons s’abattent de toute part. Il est vrai qu’on n’avait pas constaté une telle effervescence pour un artiste français depuis les Daft Punk dans les années 1990. Mais qui dit dithyrambisme dit pluie de critiques. Certains crient au génie, d’autres à l’arnaque. Woodkid ne laisse personne indifférent. On lui reproche des arrangements prétentieux, dénués d’honnêteté, et un plan marketing parfaitement huilé. Un peu comme les Daft Punk dans le passé, donc, il se façonne un personnage petit à petit et se crée un univers dans lequel nous devons faire le choix de pénétrer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/le-renouveau-de-la-french/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dessine-moi Berlin</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/dessine-moi/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/dessine-moi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Baudoin-Laarman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17901</guid>
		<description><![CDATA[La Berlinoise, un événement à thème pas comme les autres]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre DJ, une murale en direct, un squat berlinois et plus de mille invités, le tout dans le décor surréel d’une ancienne usine. Tel était le cadre de l’événement «La Berlinoise», organisé par le collectif de La Bacchanale Montréal vendredi dernier. L’objectif de la soirée était de «retranscrire l’ambiance d’un festival le temps d’une soirée», comme le décrit Adrien Orlowski, un des organisateurs. La Berlinoise, c’est aussi «un concept de soirée mêlant les passions des organisateurs  pour l’électronique avec du visuel», complète Thomas Simonneau, grapheur de la murale et étudiant à McGill. Pour ce faire, la Fonderie <em>Darling</em>, ancienne fonderie de Griffintown réaménagée en galerie d’art et louée pour l’occasion, s’est vue transformée, comme l’attestent les photos de la soirée. Entre les lasers, les jeux de lumières et un système de son très puissant, rien n’a été laissé au hasard pour créer une ambiance de concert dans un lieu habituellement si calme.</p>
<p>Le nom de «La Berlinoise» n’était bien sûr pas le fruit du hasard,  il décrit l’ambiance voulue pour la soirée: un festival berlinois en plein hiver montréalais. En effet, deux des quatre DJ, Alle Farben et Egokind, étaient venus spécialement de la capitale allemande pour l’événement. Entre les basses d’Alle Farben et l’électronique unique à Egokind, on se rend compte que les artistes sont bel et bien les meilleurs ambassadeurs d’un pays, et Berlin n’aura pas vu partir ces deux-là en vain. Quant à Locomote et Arno Gonzalez, les deux autres DJ, la scène montréalaise avait déjà fait leur connaissance lors du Piknic Electronik et les a retrouvés dans un tout autre environnement. Devant une foule de plus de mille personnes, les quatre ont su s’accorder de manière à maintenir l’ambiance électrique.</p>
<p>Du côté visuel, on a pu admirer la murale de Thomas Simonneau, peinte en direct par celui-ci dans un coin de la Fonderie, tandis que résonnaient les baffles une dizaine de mètres plus loin. Ce concept unique d’allier le musical au visuel enchante d’ailleurs Thomas: «Ça a réunit différents mouvements; je n’ai rien à voir avec la musique et j’ai rencontré des DJ et des gens qui sont impliqués dans d’autres milieux artistiques.» Ce mélange des styles a eu un autre effet positif, celui de créer une soirée aux ambiances diverses, et de la rendre plus informelle et détendue. Ainsi ceux qui souhaitaient faire une pause entre deux morceaux pouvaient le faire dans la partie expo de la fonderie plutôt que dans le froid de la nuit.</p>
<p>Petite déception, cependant, du côté du Squat Berlinois, espace détente de la soirée qui tenait plus d’un salon particulier que de l’ancien squat revendicateur d’Allemagne de l’Est auquel on s’attendait. Le canapé et les deux bancs devant la télé manquaient de quelques accessoires de plus qui auraient certainement rendu l’expérience plus réelle.</p>
<p>En règle générale, le public, dans la grande majorité venu de HEC ou de l’UdeM, paraissait plus que content de cette soirée originale, ne serait-ce que par le caractère inhabituel du site. On connaissait déjà les usines désaffectées de Griffintown par leurs <i>raves</i> réservées aux initiés et dont le lieu n’était dévoilé qu’une nuit à l’avance pour assurer un maximum de discrétion. On les connaîtra dorénavant pour des événements à grande visibilité. Un seul bémol, si l’on peut dire, au niveau de l’organisation, selon certains invités exaspérés par les longues queues mal gérées à l’entrée, au vestiaire et aux toilettes en fin de soirée.</p>
<p>Ce manque d’organisation est en fait plutôt flatteur pour les organisateurs, puisqu’il n’est que la rançon du succès de la soirée. En effet, les berlinophiles étaient beaucoup plus nombreux que prévu, environ 400, un nombre qui peut poser des problèmes de gestion. La Berlinoise était le troisième et plus grand événement de la série des Bacchanales, dont les quatre fondateurs jonglent entre l’organisation de soirées et leur études aux HEC. Les problèmes résultant du trop grand nombre d’invités les ont décidé à suspendre quelques temps leurs activités, car «c’est un projet qui demande beaucoup de temps, beaucoup de convergence parce qu’on est à quatre sur ce projet et c’est difficile d’avoir la même vision», selon Adrien, ajoutant que si la Bacchanale reprend ses activités, ce sera «avec une approche plus simpliste» et sur des événements un peu plus petits. Quoi qu’il en soit, la Berlinoise sortait de l’ordinaire, tant par la diversité des artistes que par le thème autour duquel était organisé l’événement.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/26/dessine-moi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le bilinguisme en péril à Ottawa</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2013/03/25/le-bilinguisme-en-peril-a-ottawa/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2013/03/25/le-bilinguisme-en-peril-a-ottawa/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 04:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karina Fortier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17871</guid>
		<description><![CDATA[Les juges ne devront plus être bilingues]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter" draggable=""><span class="media-credit-mce aligncenter" id="" style="width: 650px;"> </span></div>
<p>Tous les Canadiens semblent d’accord sur la nécessité d’un système judiciaire indépendant afin de soutenir et de préserver une société démocratique. Chaque citoyen a la possibilité de défendre ses droits en cour, même si sa cause va à l’encontre des lois fédérales.</p>
<p>Mais quel scénario s’ensuit si l’individu se présentant en cour pour plaider sa cause est mal compris par des juges qui ne comprennent pas la langue du plaidoyer?</p>
<p>C’est le cas pour les citoyens ou avocats francophones qui se présentent à la cour suprême du Canada, selon les trois orateurs présents lors de la discussion «Bilinguisme à la Cour suprême: conséquences constitutionnelles, juridiques, et législatives» dans le bâtiment de la Faculté de droit de McGill. Les orateurs étaient Jean LeClair, professeur de droit à l’Université de Montréal, Guylaine Loranger, professeur de droit à l’Université d’Ottawa, et Yvon Godin, député du Nouveau Parti démocratique (NPD) au Nouveau Brunswick et porte-parole en matière de langue officielle. L’article 14 de la Loi sur les langues officielles stipule que chaque individu peut employer l’une ou l’autre des deux langues officielles, le français ou l’anglais, lorsqu’il présente son cas aux tribunaux fédéraux. Les juges siégeant sur ces tribunaux doivent pouvoir comprendre le procès dans les deux langues sans besoin d’interprète, avec comme seule exception à cette provision la Cour suprême.</p>
<p>Cependant, «le bilinguisme à la Cour suprême est non seulement nécessaire pour la compréhension de concepts et du vocabulaire juridique […];  mais cela traite aussi du respect de l’égalité identitaire», dit Loranger.</p>
<p>Selon Godin, lorsqu’il fut proposé pour la première fois que les juges à la Cour suprême soient bilingues, une opposition fervente de la part des juges unilingues s’était faite entendre, clamant que leurs emplois étaient alors à risque. Il fut conclu que le système judiciaire aurait besoin de temps pour s’ajuster à ce nouveau critère, et que le projet serait réintroduit 10 ans plus tard.</p>
<p>En 2008, Godin proposa un projet de loi rendant obligatoire la maîtrise des deux langues officielles pour tout juge à la Cour suprême. Le projet de loi passa au Parlement, mais  fut bloqué au Sénat, lequel choisit de donner priorité à d’autres projets de loi suite à l’élection fédérale de 2008. «Il a été bloqué par des gens qui ne sont pas élus par la population», explique le porte-parole. «Est-ce que ça se peut qu’à chaque fois qu’un juge est nommé à la Cour suprême, on se demande s’il sera bilingue?  Il n’y a pas de justice quand on ne te comprend pas dans la langue qui t’avantage, toi. Certains juges n’écoutent même pas l’interprétation.»</p>
<p>Pour l’instant, le seul critère d’évaluation du bilinguisme des juges à la Cour suprême est celui d’auto-évaluation: «Les juges n’ont qu’à mettre dans leur demande qu’ils se croient capables d’exercer le Droit dans les deux langues officielles», explique Loranger.</p>
<p>Il faut toutefois noter que des interprètes sont toujours présents lors des procès. «Les interprètes font du mieux qu’ils peuvent, mais il y aura toujours des erreurs d’interprétation qui peuvent entraîner des erreurs dans la loi», précise LeClair.</p>
<p>De telles erreurs de compréhension ou d’interprétation sont causes d’inquiétude au Québec. «Ne pas avoir accès à la pensée légale québécoise pose un sérieux problème», continue LeClair. «Les juges unilingues sont seulement exposés à la culture québécoise à travers les articles du journal anglophone <i>Globe and Mail</i>. Selon moi, le bilinguisme augmente la compétence des juges et démontre aussi une ouverture d’esprit.»</p>
<p>Selon Jean LeClair, le bilinguisme est en danger au Canada, non seulement dans le système judiciaire, mais aussi dans les institutions politiques: «Récemment, à la Chambre des Communes, 103 interprètes ont été mis à pied. Pour moi, c’est évident que le bilinguisme ne constitue pas une priorité sous le gouvernement Harper.»</p>
<p>Au niveau social, la population étudiante de McGill présente un exemple inquiétant d’un manque d’intérêt pour la langue française: combien d’étudiants anglophones finissent leurs études à McGill,  sans pouvoir commander en français dans un restaurant à Montréal? ξ</p>
<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter" draggable=""></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2013/03/25/le-bilinguisme-en-peril-a-ottawa/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
