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	<title>Archives des 2026-02-04 - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 Mar 2026 21:52:34 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Entre-temps (1)</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/09/entre-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tess Guillou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 23:01:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Roman feuilleton]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[roman feuilleeton]]></category>
		<category><![CDATA[roman feuilleton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre-temps est une tentative de remettre le roman-feuilleton à l’ordre du jour. Ici revisité sous la forme d’un cadavre exquis, chaque participant·e continue le texte de la semaine précédente sur le thème de l’attente. L’entre-temps est un entre-soi, un entre-tous, le moment où nos pensées nous appartiennent et nous échappent tout à la fois. Et&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/09/entre-temps/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Entre-temps (1)</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Entre-temps est une tentative de remettre le roman-feuilleton à l’ordre du jour. Ici revisité sous la forme d’un cadavre exquis, chaque participant·e continue le texte de la semaine précédente sur le thème de l’attente. L’entre-temps est un entre-soi, un entre-tous, le moment où nos pensées nous appartiennent et nous échappent tout à la fois. Et si le but d’un roman-feuilleton est de mettre en place une action et des péripéties, nous avons cherché à le détourner de ses prérogatives pour suivre non pas un cours d’actions, mais un flot de pensées.</em></p>



<p>Les secondes se mélangent sur ma peau.&nbsp;<br>Je ne peux pas les compter, pas les saisir<br>                                                                         Elles fuient hors de mes paumes.&nbsp;<br>J’aimerais sortir mon téléphone mais il me reste 15&nbsp;% de batterie. J’en ai besoin pour appeler ma mère quand je sortirai d’ici.<br>Sortir.<br>Perdre mon esprit dans le bruit ambiant.</p>



<p>Un seul bruit dans cette salle d’attente : la respiration de la personne assise à côté de moi. Inconsciemment, j’inspire quand iel inspire, j’expire quand.…<br>BON EXPIRE MAINTENANT! Je n’ai plus d’air!<br>Iel doit être pro en apnée, ce n’est pas possible autrement.</p>



<p>Ma jambe se lève et s’abaisse sur le rythme de Miley Cyrus, suit le battement de <em>Nothing Breaks Like a Heart. </em>J’ai écouté cette chanson dans le bus, elle me colle aux oreilles, à la langue. Mes lèvres bougent, dessinent les paroles, mais l’air demeure silencieux. Je n’oserais pas chanter, briser la lourdeur du temps. Je n’ose même pas me moucher. Il faudrait ouvrir mon sac, éviter de faire tinter mes clés, ne pas froisser les pages de mes cahiers, me saisir du paquet, l’ouvrir, déplier le tissu…<br>                                                                             Déchirer la toile du son.<br>Je m’ennuie.<br>C’est fou, j’avais presque oublié ce que ça faisait de caresser le temps, de l’embrasser. De goûter les minutes âcres, les quarts d’heure sirupeux, les demi-heures aux essences de langueur.</p>



<p>Lent<br>            tout est lent<br>                                     mais le rythme du <em>tout </em>m’échappe.&nbsp;<br>Je vis dans la vitesse, par la vitesse.</p>



<p>J’ai besoin de faire tourner mon linge, j’ai oublié le tofu je dois retourner faire les courses. Est-ce que je dois aller à l’hôpital voir ma voisine qui est tombée dans les escaliers? Est-ce que ça se fait? Est-ce que je dois lui apporter un cadeau? Des plantes? Du chocolat? Un guide pour apprendre à danser sans se retrouver les quatre fers en l’air sur le parquet?<br>Je pourrais lui donner des cours de salsa quand elle sera rétablie.<br>D’ailleurs, il faudrait que j’organise le prochain meeting de l’association, voir si Cam peut accueillir les danseurs, si Pam est rentré de vacances, si…<br>                                                     Tiens, j’ai des fourmis dans le pied, j’essaie de l’agiter, de droite à gauche, de gauche à droite de…<br>C’est horrible!<br>La pire sensation du monde… même se faire larguer n’est pas aussi désagréable. Ça picote dans tout le corps, ça donne envie de se lever, de partir<br>                                                       loin.<br>                                                       Là où le corps n’est plus, là où on ne sent plus.&nbsp;</p>



<p>Employer un membre engourdi c’est comme lui ré-apprendre à vivre. Parce que visiblement, on peut oublier.</p>



<p>Une porte s’ouvre, je tends l’oreille.&nbsp;<br>                                   rien.<br>Rien ne bouge dans cet univers de beige lisse où nous ne sommes que deux, mais finalement qu’un puisque nous ne parlons pas.</p>



<p>Je n’existe pas, pour la personne à côté de moi.<br>Je suis invisible, iel ne sait pas mon nom, mon âge, si j’ai un travail, un mari ou une femme, si je vais à la messe le dimanche…<br>Notre existence se limite à deux regards qui se croisent.<br>Les nôtres ne se sont même pas effleurés.<br>Iel est sur son cellulaire.<br>Son pouce glisse sur l’écran à rythme régulier.&nbsp;<br>Toutes les cinq secondes, environ.<br>                    Parfois, iel s’arrête, en suspens.<br>                   Quelque chose a dû l’intéresser. <br>Est-ce qu’iel est sur Insta? Sur TikTok?<br>Est-ce qu’iel est en train d’utiliser toutes ses données mobiles? J’espère qu’iel a un abonnement illimité.<br>Tiens, faudrait que j’appelle Fido.</p>
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		<title>La poursuite maladive de l’exotisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/la-poursuite-maladive-de-lexotisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Proulx]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[ONF]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Enjeux de découvrabilité dans la recherche de notre identité.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em>Mon départ ayant permis un court (mais, à mon sens, suffisant) répit à notre département juridique, il m’a été proposé par ma nouvelle patronne de reprendre du service au Délit. Elle m’a promis une faramineuse augmentation salariale, en échange de laquelle je ne lui ai promis qu’une seule chose : je mets une croix sur mon sujet de prédilection. Je ne parle plus du Québec ni de libération nationale ; plus jamais! Tout le monde a son prix… Allez, Eugénie, encore 100$ par mois et je deviens fédéraliste!</em></p>



<p>J’ai récemment visionné pour une énième fois Voir Miami…, magnifique court-métrage documentaire de Gilles Groulx, un maître bien dissimulé du cinéma québécois. Il y expose avec une remarquable candeur cette fascination que nous avons pour une vie qui semble si paradisiaque, loin de notre pays polaire, mais dont nous sommes vite désillusionnés. Peut-être parce que cette oisive perfection devient inévitablement fade. Ou bien parce que nous sommes un peuple éternellement insatisfait.</p>



<p>Mais d’autres s’y plaisent, s’y sentent repus, dignes. Comme s’ils avaient atteint l’apex de l’existence humaine, depuis lequel ils peuvent à présent toiser leurs subalternes (anciennement, leurs semblables). Supérieurs, ils ne sont plus ce qu’ils ont jadis été.</p>



<p>Il existe au Québec une affliction qui doit être l’affaire de tous les petits peuples, minables sous-cultures qui auraient clairement tout à gagner de devenir des copies de l’impérialisme culturel de notre temps. Ce syndrome n’a qu’un seul symptôme : le refus catégorique d’être soi.</p>



<p>Je ne prétends pas être davantage qu’un simple observateur perplexe de ce phénomène, néanmoins il me semble qu’il crève les yeux. Surtout dans le domaine du cinéma, secteur culturel à mon sens le plus centralisé, dominé par la sacro-sainte culture de l’hollywoodisme.</p>



<p>On ne mesure la réussite de nos cinéastes que par les opinions des autres sur leur travail (rendu déjà bien difficile par les bonzes de Téléfilm Canada et al.). Il faudrait les voir pirouetter sur le tapis rouge de Cannes, se gorger de caviar à la Mostra et embaucher des escortes aux Oscars pour être certains de la qualité de leurs œuvres. Le marché québécois est trop petit, trop insignifiant – ses consommateurs incapables de discerner un grand film d’une annonce pour le lait.</p>



<p>Alors, nos cinéastes en deviennent eux-mêmes convaincus (Xavier Dolan et son ridicule accent français, par exemple) et veulent graduer, histoire de devenir de véritables génies. Des génies américains, français, italiens, japonais… Pour devenir un « grand-maître », il faut être Godard, Kurosawa, Fellini ou Bergman. On ne peut se contenter d’être Groulx, Perrault, Falardeau ou Arcand.</p>



<p>Un problème d’identité qui ne se limite pas au cinéma.</p>



<p>Il pourrait être dit que le cinéma québécois n’est simplement pas aussi bon que les autres. Si c’est par la loi de la popularité et des recettes au box-office que sont jugées nos productions, cette accusation devient une certitude.</p>



<p>Le système tout entier n’est qu’une gargantuesque machine à profit, une optimisation des ressources des grands studios. Une chambre d’écho perfectionnée abritant critiques, publicistes et autres génies autoproclamés qui se font les gardiens du bon goût. Leurs opinions et leurs campagnes publicitaires guident nos choix, déterminent nos préférences et nous condamnent éventuellement à être incapables de décider pour nous-mêmes la réelle qualité de l’œuvre que nous pensons consommer. On nous fait comprendre ce que l’on devrait voir, et on applaudit le tout bêtement, bien domptés que nous sommes.</p>



<p>Dans ce zoo pseudo-intellectuel, une lueur d’espoir. Une faible lueur, que seul l’intérêt pour qui nous sommes réellement peut raviver. Si nous voulons sortir de cette hébétude, cette stupeur béate dans laquelle le monde nous plonge, il faut faire le choix d’arrêter d’imaginer la supériorité des autres sur nous. Il faut arrêter de chercher Miami à Blanc-Sablon, Hollywood à Québec et New York à Tadoussac.</p>



<p>Pour ce faire, je propose une cure de désintoxication. Un régime intensif alliant Groulx et O’Bomsawin, Brault et Nguyen. Les Anciens comme les Nouveaux, non pas dans une futile opposition des styles, mais dans un effort de compréhension de l’histoire cinématographique québécoise. Le récit de nos peuples, racontés par nos peuples, sans avoir la prétention de rafler des prix vides de sens, attribués au plus offrant. Je suis persuadé que vous trouverez un génie sans pareil dans Pour la suite du monde ; et si vous en êtes incapables, je suis persuadé qu’un critique-mercenaire engagé à gros prix saura le faire pour vous.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Je suis persuadé que vous trouverez un génie sans pareil dans<br>Pour la suite du monde ; et si vous en êtes incapables, je suis<br>persuadé qu’un critique-mercenaire engagé à gros prix saura le<br>faire pour vous »</p>
</blockquote>



<p>Pour que nous – et par extension, nos cinéastes – ne souhaitions plus jamais être autre chose que ce que nous sommes, il faut impérativement encourager davantage de découvrabilité de nos contenus. L’ONF, Éléphant Films et d’autres organisations accomplissent un travail honorable de diffusion et de catalogage de nos archives québécoises, mais le résultat est imparfait, incomplet, et, opprobre ultime (dans certains cas), payant.</p>



<p>Notre culture, notre histoire et notre présent: introuvable ou à vendre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Si nous voulons sortir de cette hébétude, cette stupeur béate<br>dans laquelle le monde nous plonge, il faut faire le choix d’arrêter<br>d’imaginer la supériorité des autres sur nous. Il faut arrêter de<br>chercher Miami à Blanc-Sablon, Hollywood à Québec et New<br>York à Tadoussac »</p>
</blockquote>



<p>Quelle différence avec les autres productions cinématographiques internationales? Nos films, nos documentaires, nos courts-métrages… une immense partie de nos contenus sont (ou ont été) financés par l’État. Et nous finançons l’État. Donc, ces films sont à nous. Ils sont nous. Ils portent sur notre passé, sur notre histoire et sur nos peuples. Il est vrai qu’on ferait mieux de vivre pour le présent, et encore plus pour le futur. Mais bon, tant qu’à ne plus refouler qui nous sommes, autant savoir ce que nous avons pu être. Avec un peu de chance, nous en aurons moins honte.</p>



<p>Moins de la moitié des films financés par l’Office national du film du Canada (ONF) sont accessibles au grand public, pour ne compter que ceux-là. Pareil pour les archives de Radio-Canada, Téléfilm Canada et d’autres plateformes dont la responsabilité impute évidemment au gouvernement fédéral. Je vous épargne le commentaire politique, mais je crois qu’il serait essentiel de procéder à un rapatriement, sinon de nos compétences, de notre cinématographie. Il est impératif que nous cessions toujours d’aspirer à être autre chose que nous sommes, et cette transformation du rapport à notre identité ne peut passer que par une réappropriation de nos grands maîtres. Et, bien sûr, la réalisation qu’ils ne sont pas moins grands qu’ailleurs.</p>



<p>Il est évident qu’une telle entreprise de valorisation, si vertueuse qu’elle soit, ne viendra pas à bout de l’ordre mondial et à la hausse exponentielle du coût du baril de popcorn. Mais nous en ressortirons assurément moins dédaigneux, moins arrivistes, moins enclins à traiter tout ce qui se fait de grandiose au Québec comme une production folklorique régionale. Peut-être serons-nous même admiratifs, dégoûtés d’avoir si longtemps cherché la gloire dans l’autre.</p>



<p>Viendra un jour où des cinéastes du monde entier en quête d’identité aspireront à être Groulx ou Barbeau Lavalette… ce sera à leur tour d’apprendre à n’être qu’eux-mêmes.</p>
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		<item>
		<title>Commencer par la fin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/commencer-par-la-fin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jiayuan Cao]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[début]]></category>
		<category><![CDATA[divulgâcher]]></category>
		<category><![CDATA[fin]]></category>
		<category><![CDATA[remords]]></category>
		<category><![CDATA[temporalité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand divulgâcher devient une manière d’apprivoiser le temps.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Mercredi dernier, alors que j’attendais impatiemment le REM en balayant distraitement mon fil Instagram, un titre a attiré mon attention: « <em>Unpopular opinion : je commence toujours par la fin.</em> » Dans sa vidéo, la créatrice de contenu Mathilde (@lasymphoniedespages) partage son habitude de toujours commencer un roman par ses dernières pages. Dans la section des commentaires, certains se réjouissent d’avoir finalement trouvé leur clan, tandis que bon nombre de gens se montrent plutôt curieux face à cette pratique. </p>



<p><strong>Pourquoi choisir le divulgâchage? </strong></p>



<p>« En me filmant, même moi je me rends compte à quel point c’est absurde », confie Mathilde devant la caméra. Mais si elle le fait inconsciemment, par habitude, derrière cette pratique se cache l’angoisse fondamentale de l’être humain face à l’incertitude et au vide. Ce geste porte cependant aussi un nom connu de tous. Divulgâcher : divulguer un élément clé de l’intrigue et gâcher irréversiblement son effet de surprise. Est-ce donc néfaste à notre expérience de lecture? Certains lecteurs expliquent qu’il s’agit d’une manière de juger si un livre vaut la peine d’être lu pour éviter le coût irrécupérable que représente le temps investi dans sa lecture. D’autres croient plutôt que connaître la fin d’avance les libère de la tension du suspense, leur permettant ainsi de mieux apprécier l’histoire telle qu’on apprécie le paysage sur le chemin vers une destination déjà connue.</p>



<p><strong>Briser la chronologie </strong></p>



<p>Certes, il est commun de penser que connaître la fin trop tôt risque de faire perdre de l’intérêt, mais, dans ce cas, comment expliquer la présence perpétuelle des tragédies classiques dans nos bibliothèques? C’est pourtant une même destination tragique – celle d’un amour impossible menant jusqu’à la mort – que l’on reconnaît d’une œuvre à l’autre, même si chaque récit emprunte un chemin différent pour y conduire.</p>



<p>En avril 2023, j’ai eu la chance d’assister à une interprétation de l’opéra <em>La Bohème</em> de Giacomo Puccini sous la direction de Yuval Sharon à l’Opéra de Philadelphie. La version de Puccini dépeint l’histoire d’amour passionnée, mais tragique, entre le poète Rodolfo et la couturière Mimì, qui meurt de la tuberculose dans les bras de ce dernier. Une histoire des plus typiques.</p>



<p>Or dans le réarrangement de Sharon, les chanteurs frappent le public dès l’ouverture de la représentation en annonçant la mort de Mimì. Dans sa version, les quatre actes sont joués dans l’ordre inversé, invitant les spectateurs à quitter la salle en gardant en mémoire la dernière scène : où les regards de Rodolfo et Mimì se croisaient pour la première fois, et où la joie et l’espoir régnaient encore. On apprend en perdant les choses qui nous sont chères. Cette règle s’applique particulièrement bien à la tragédie : connaissant l’inévitabilité d’une fin funeste, on apprend à chérir ce qui la précède – dans ce cas, l’amour.</p>



<p>Là où la vie nous condamne à avancer sans retour, les récits nous offrent, eux, la possibilité de rebrousser chemin. Le renversement de la temporalité ne se limite toutefois pas à la fiction ; il s’agit d’un désir partagé face aux nombreux obstacles imposés par la vie. Face à l’échec d’un examen, ne souhaitons-nous pas avoir révisé davantage? Face aux nombreuses responsabilités de la vie adulte, n’aspirons-nous pas, parfois, à avoir profité de notre enfance plus pleinement? Face aux catastrophes du monde d’aujourd’hui, ne regrettons- nous pas de ne pas avoir agi hier? </p>



<p>Si seulement je savais que mon REM n’arriverait jamais ce matin-là, je serais simplement restée chez moi.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le début de « Coin queer »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-debut-de-coin-queer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[2elgbtqi+]]></category>
		<category><![CDATA[2slgbtqia+]]></category>
		<category><![CDATA[queer]]></category>
		<category><![CDATA[section tournante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un journal étudiant vit au rythme de celles et ceux qui le lisent. Au Délit, la section tournante a pour but de permettre au journal de se renouveler et de répondre aux besoins changeants des étudiants et étudiantes de McGill. Au cours des dernières années, Le Délit a eu le plaisir d’accueillir différentes sections tournantes,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-debut-de-coin-queer/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le début de « Coin queer »</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Un journal étudiant vit au rythme de celles et ceux qui le lisent. Au <em>Délit</em>, la section tournante a pour but de permettre au journal de se renouveler et de répondre aux besoins changeants des étudiants et étudiantes de McGill. Au cours des dernières années, <em>Le Délit </em>a eu le plaisir d’accueillir différentes sections tournantes, dont « Au féminin », « Environnement », « Bien-être » et « Omnivore ». Il est désormais temps pour le journal d’orienter son regard vers la communauté 2ELGBTQI+, à travers sa nouvelle section intitulée « Coin queer ». Chaque semaine, Sixtine vous invitera à découvrir un aspect de l’histoire de la communauté, sa représentation, son impact sur la culture populaire et sa présence à Montréal.</p>



<p>Ce choix de section tournante n’a rien d’anodin. D’après un <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/09_d20-59_student_demographic_survey.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sondage démographique</a> mené par l’Université McGill au printemps 2021, 21,9 % de la population étudiante s’identifie comme membre de la communauté 2ELGBTQI+. En témoignent les nombreuses associations étudiantes destinées à la population queer de McGill. Queer McGill, par exemple, gère et promeut plusieurs services à Montréal, tandis que certaines facultés – notamment celle de droit (<em>McGill OutLaw</em>), de génie (<em>Queer Engineer</em>) et de médecine (<em>HealthQueer Professionals</em>) – possèdent leurs propres associations. L’<em>Union for Gender Empowerment </em>(UGE), organisation mcgilloise, est responsable du <em>Trans Patient Union</em>, qui défend et aide les patients transgenres et non binaires dans leur navigation des soins médicaux à Montréal.</p>



<p>Cette liste est loin d’être exhaustive – et surtout, ne signifie pas que l’Université McGill a terminé le travail de valorisation et de soutien de la communauté queer. Loin de là. La lutte étudiante en cours depuis le début du 20<em>e </em>siècle n’est pas près de prendre fin.</p>



<p>À l’occasion de l’écriture de cet éditorial, je me suis plongée dans les archives de l’Université McGill pour en apprendre plus sur celles et ceux qui ont façonné l’institution que nous connaissons aujourd’hui. J’ai appris que Gerts, notre bar étudiant, <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recQBNVBAF0NVYoOX/fldI8f1OZmXKp1WBG/att28lH3499EOhQZO" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a été fondé et fréquenté</a> principalement par des hommes homosexuels au début des années 90 ; son nom est inspiré de Gertrude Stein, icône lesbienne de la littérature américaine.</p>



<p>J’ai appris que, dans les années 70, <em>Gay McGill </em>(prédécesseur de Queer McGill) organisait des danses dans le centre universitaire – le même bâtiment qui accueille aujourd’hui les bureaux du <em>Délit</em>. « <em>L’événement a permis aux personnes homosexuelles de se réunir de manière informelle et de discuter en dehors du cadre souvent aliénant et oppressant des établissements commerciaux destinés à la communauté homosexuelle</em> (<em>tdlr</em>) », lit-on à propos de la toute première danse en 1972 dans l’article <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recIwghpdEofpfvAW/fldI8f1OZmXKp1WBG/attSu0dm38OAjMrPc" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« <em>La danse gaie fut un succès </em>»</a> du <em>McGill Daily</em>.</p>



<p>J’ai appris l’existence de <em><a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/rec7sUtJ5WOB8R75s/fldI8f1OZmXKp1WBG/attnvtD4YWf9RgOM9" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Queery</a></em>, revue publiée par Queer McGill pendant les années 90 et 2000, ainsi que de <em>QueerLine</em>, service téléphonique qui opère depuis les années 2000. Pendant que les bénévoles répondaient aux appels téléphoniques, ils écrivaient des notes pour eux-mêmes et entre eux dans un « <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recnyvOCMoFs08ZNw/fldI8f1OZmXKp1WBG/att6JeEI0L2KKkCcV" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">livre de conversation</a> ». Une bénévole du service téléphonique y témoigne en 2003 avoir reçu son « <em>tout premier appel </em>» : « <em>Je me sens vraiment bien. C’est tellement incroyable de savoir que, pendant que nous sommes assis ici sur le canapé à attendre que le téléphone sonne, quelqu’un cherche le courage d’appeler. </em>»</p>



<p>L’histoire de la communauté 2ELGBTQI+ à McGill en est une de joie, d’amitié et de résilience, mais aussi de résistance active contre les mesures de l’administration. Le corps étudiant mcgillois s’est mobilisé pour une <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recnMFiYVzv5arWmQ/fldI8f1OZmXKp1WBG/attZCuZMyKFU9vPDI" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">politique d’appui contre le sida</a>, s’est battu afin que les couples homosexuels bénéficient d’un <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recgHSzM1blh5m2aK/fldI8f1OZmXKp1WBG/att0vLdjEo1yCc445" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">régime de retraite et d’autres avantages sociaux</a> et a défendu les professeurs <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recJ67m1M5JQ2bO2l" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">victimes de discrimination de la part de l’administration</a>.</p>



<p>Aujourd’hui, la lutte pour la communauté 2ELGBTQI+ demeure tout aussi pertinente. Face aux mesures discriminatoires de l’administration Trump et au recul des droits des personnes queer dans de nombreux pays, on prend pleinement conscience de la fragilité des acquis des dernières décennies. En page 9, Sixtine nous invite par ailleurs à explorer un état des lieux des droits des personnes 2ELGBTQI+ à travers le monde.</p>



<p>Mais en tant que journal étudiant, <em>Le Délit </em>a la responsabilité de faire plus que relayer l’inquiétude. La section « Coin queer » a pour ambition d’ouvrir un espace de lucidité et de joie. L’appartenance à la communauté 2ELGBTQI+, son histoire, sa culture et ses références méritent d’être célébrées, et racontées autrement que dans l’urgence et l’angoisse. Parce que les sujets importants ont le droit d’être ludiques, eux aussi.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-debut-de-coin-queer/" data-wpel-link="internal">Le début de « Coin queer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>McGill a les yeux rivés sur Milan</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/mcgill-a-les-yeux-rives-sur-milan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Timotée Allouch-Chantepie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[hiver 2026]]></category>
		<category><![CDATA[jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[JO]]></category>
		<category><![CDATA[milan cortina]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Université espère voir rayonner les siens aux Jeux Olympiques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/mcgill-a-les-yeux-rives-sur-milan/" data-wpel-link="internal">McGill a les yeux rivés sur Milan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Quatre ans après Pékin 2022, les Jeux olympiques (JO) d’hiver feront leur retour ce vendredi 6 février dans les villes italiennes de Milan et Cortina d’Ampezzo. Alors que l’Italie s’apprête à recevoir les délégations des pays du monde entier, l’Université McGill espère trouver certains des siens parmi les rangs des Olympiens. Ses athlètes canadiens et internationaux ont souvent fait la fierté de l’Université à travers l’histoire des jeux contemporains. <a href="https://mcgillathletics.ca/sports/2021/4/27/olympians" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Depuis les JO de Paris en 1900</a>, on compte 156 Olympiens mcgillois, dont 34 médaillés, 12 d’or.</p>



<p>La scène olympique ne se limite d’ailleurs pas uniquement aux athlètes. Depuis Paris 1900, on retrouve aussi 258 mcgillois travaillant dans les coulisses des jeux, en tant qu’administrateurs ou employés dans les délégations et comités olympiques. L’implication de McGill dans les Jeux olympiques de Milan a commencé pendant la période de préparation. Le 8 janvier, l’équipe féminine de hockey, les <em>McGill Martlets</em>, a accueilli l’équipe d’Italie dans un match d’exhibition historique, qui s’est scellé par une victoire italienne sur le score de sept à zéro.</p>



<p><strong>Le succès de McGill</strong></p>



<p>Si le Canada se place <a href="https://www.medalspercapita.com/#medals-per-capita:winter" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">onzième au classement des médailles par habitant dans l’histoire des jeux d’hiver</a>, c’est grâce à la grande culture sportive du pays, notamment en matière de sports hivernaux. Par la formation de ses athlètes, les universités, y compris McGill, ont joué un rôle incontournable dans le développement de cette culture. Cette structure se transforme néanmoins. Dans un entretien accordé au <em>Délit</em>, Earl Zukerman, responsable des communications sportives à McGill et grand connaisseur de l’histoire sportive mcgilloise, explique qu”« historiquement, les programmes sportifs universitaires ont joué un rôle important dans la formation des athlètes olympiques. Cependant, avec l’essor des centres d’entraînement nationaux au cours des dernières décennies, le parcours vers l’excellence sportive a considérablement changé ».</p>



<p>Zukerman tient tout de même à rappeler l’implication de McGill au-delà des athlètes. Il souligne qu’« une douzaine d’anciens élèves et d’affiliés de McGill seront en Italie pour jouer [divers, <em>ndlr</em>] rôles. Parmi eux, Laurent Duvernay-Tardif, champion du Super Bowl de la NFL, est analyste pour Radio-Canada. L’ancienne joueuse de volleyball de McGill, Marie-Andrée Lessard, fait partie du personnel de mission du Comité olympique canadien, tandis que plusieurs anciens joueurs de hockey de McGill entraîneront l’équipe féminine italienne. De plus, le personnel de la clinique de médecine sportive de McGill fournira des services médicaux aux athlètes ». La relation entre les Jeux Olympiques et McGill est réciproque. David Urquhart, entraîneur de l’équipe masculine de hockey de McGill rappelle : « <em>Nous avons l’immense chance de compter parmi notre équipe d’entraîneurs Peter Smith, qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques de 2006 et 2010 en tant qu’entraîneur adjoint de l’équipe nationale féminine canadienne, remportant l’or lors des deux participations </em>– <em>les deux fois avec des McGilloises dans l’équipe! </em>(<em>tdlr</em>) »</p>



<p><strong>Des jeux et du prestige</strong></p>



<p>Les Jeux olympiques étant le symbole ultime de l’excellence sportive, il n’est pas surprenant que McGill soit si fière d’y être représentée. Zukerman explique que « les Jeux olympiques sont sans doute la marque la plus puissante dans le domaine du sport mondial, de sorte que toute association avec eux revêt une importance réelle. Par conséquent, chaque fois qu’un étudiant ou un diplômé de McGill monte sur le podium, cela renforce considérablement le profil sportif de l’Université ».</p>



<p>La force sportive de McGill devra néanmoins être maintenue pour préserver son prestige. Une dynamique alors rendue paradoxale par la <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/quinze-equipes-competitives-sont-supprimees-des-centaines-detudiants-athletes-devastes/" data-wpel-link="internal">suppression de plusieurs équipes universitaires en décembre dernier</a>. Zukerman rappelle que McGill bénéficie « d’un prestige sportif que très peu d’universités dans le monde peuvent égaler » en partie grâce à son succès olympique. Des questions émergent alors sur la capacité des équipes universitaires à fournir des athlètes d’élite lorsque les conséquences sportives des suppressions se feront ressentir.</p>



<p>Pour ces Jeux Olympiques, le sport demeure évidemment à l’honneur. L’impatience pour les jeux peut être comblée en s’adonnant au jeu des pronostics. Pour sa part, Zukerman se fie aux données et voit le Canada se placer dans le top cinq, avec un podium en vue dans le meilleur scénario. Quant à lui, Urquhart ne se prononce pas sur le classement général, mais envisage l’or pour l’équipe de hockey masculine.</p>
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		<title>Le passé devant nos yeux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-passe-devant-nos-yeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rose Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[immersion]]></category>
		<category><![CDATA[musée Arsenal]]></category>
		<category><![CDATA[Notre-Dame-de-Paris]]></category>
		<category><![CDATA[réalité virtuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur l’expérience immersive Éternelle Notre-Dame.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le casque de réalité virtuelle sur la tête, on voit se dresser devant nos yeux la cathédrale Notre-Dame de Paris, plusieurs siècles plus tôt, en 1163. Nous nous retrouvons dans la rue, accompagnés d’un guide virtuel qui nous explique la construction du monument emblématique et nous présente à l’évêque qui l’a commandé, Maurice de Sully. Le portail magnifiquement sculpté, les rosaces enjolivées de vitraux, les arches ornées de gargouilles : aucun détail du spectacle architectural éblouissant qu’est la cathédrale n’est épargné dans la présentation.</p>



<p><strong>Un voyage dans le temps</strong></p>



<p>Guidée par un ouvrier, la visite retrace l’histoire de la construction de Notre-Dame de ses débuts aux restaurations qui y sont faites après l’incendie ravageur de 2019, en passant bien sûr par les dommages de la Révolution française. Chaque étape cruciale de la construction est expliquée d’une manière compréhensible pour tous ; nul besoin d’avoir des connaissances en architecture! Le processus pour créer les vitraux, pour sculpter les pierres, pour soutenir les arches en cas de faiblesse de la structure, rien n’est négligé. Le guide nous fait même monter sur une plateforme pour admirer le travail de milliers d’ouvriers en hauteur, nous donnant une vue imprenable sur la ville surplombée d’un arc-en-ciel magnifique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ce n’est donc pas seulement une visite de la cathédrale actuelle, mais aussi de son évolution au fil des ans. Une immersion unique, impossible à vivre ailleurs »</p>
</blockquote>



<p><strong>Une visite complète du monument </strong></p>



<p>Chaque aspect remarquable de la cathédrale est exploré, y compris les couloirs, le jubé, autrefois délimité par une clôture dorée, les tours abritant les cloches emblématiques et le toit offrant une vue imprenable sur la flèche de l’édifice. La visite décrit aussi les modifications apportées au fil des années à des fins de restauration ou d’amélioration. Ce n’est donc pas seulement une visite de la cathédrale actuelle, mais aussi de son évolution au fil des ans. Une immersion unique, impossible à vivre ailleurs. Les images sont si réalistes qu’on s’y méprend!</p>



<p><strong>Une expérience accessible à tous</strong></p>



<p>À l’arrivée au musée Arsenal art contemporain, où est présentée l’exposition, une version adaptée aux personnes en fauteuil roulant est disponible. Des bâtons de marche sont également mis à disposition pour les personnes désirant un contact rassurant avec le sol, ce qui peut s’avérer utile lorsque le parcours présente des escaliers ou des plateformes se soulevant. Le casque de réalité virtuelle est confortable, même lors du port de lunettes de vue. Il est à noter que l’expérience n’est pas recommandée aux gens souffrant d’épilepsie. Un tutoriel est présenté au début de la visite pour des raisons de sécurité. Les autres personnes et les murs sont représentés dans le casque et permettent d’éviter les collisions.</p>



<p><em>L’expérience de réalité virtuelle Éternelle Notre-Dame est présentée au musée Arsenal art contemporain jusqu’en mars.</em></p>
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		<title>Un cri du cœur du Boss</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/un-cri-du-coeur-du-boss/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rose Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bruce Springsteen]]></category>
		<category><![CDATA[engagement]]></category>
		<category><![CDATA[ICE]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur la chanson Streets of Minneapolis de Bruce Springsteen.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le chanteur et guitariste américain Bruce Springsteen secoue l’industrie de la musique et s’attire les foudres de l’administration Trump avec sa chanson « <em>Streets of Minneapolis</em> » sortie le 28 janvier dernier. En seulement quatre jours, l’artiste a écrit, enregistré et diffusé sa chanson : un travail extrêmement rapide dont les paroles vont droit au cœur de l’auditeur. Deux jours après sa sortie, « <em>Streets of Minneapolis</em> » est jouée par Springsteen lors d’un concert de charité en solidarité avec le Minnesota, initiative de <a href="https://www.everettpost.com/music/rock/bruce-springsteen-performs-streets-of-minneapolis-at-tom-morellos-minneapolis-concert-protesting-ice/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Tom Morello</a>, guitariste du groupe Rage Against the Machine. Ce geste s’inscrit dans le courant de son dernier microalbum, <em>Land of Hope and Dreams</em>, qui qualifie l’administration Trump de « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2224234/bruce-springsteen-minneapolis-chansons-protestation-ice" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">corrompue, incompétente et traîtresse</a> ».</p>



<p><br><strong>Une œuvre politique</strong></p>



<p>Cette chanson militante n’est pas une première pour l’auteur-compositeur-interprète, qui a l’habitude de s’attaquer à des <a href="https://www.victrola.com/blogs/articles/bruce-springsteens-impact" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sujets politiques</a> et tabous dans son art. Que ce soit avec « <em>Born in the U.S.A.</em> », qui dénonce les difficultés auxquelles font face les vétérans, « <em>Streets of Philadelphia</em> » sur la crise du sida, ou encore son album <em>Born to Run</em>, qui fait état de la dépression du chanteur, ce dernier ne mâche jamais ses mots par peur de mettre le feu aux poudres.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&nbsp;C’est une promesse de continuer à se battre contre la brutalité et les violations des droits humains jusqu’à ce que chacun et chacune soit libre »</p>
</blockquote>



<p><br><strong>Minneapolis : le théâtre d’horreurs</strong></p>



<p>Depuis le début de l’année, la ville de Minneapolis est le théâtre de nombreux mouvements de contestation, les citoyens protestant contre les actions abusives de la police de l’immigration (ICE). C’est cette lutte pour la liberté que Springsteen raconte dans sa nouvelle chanson. Il rend également <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2224234/bruce-springsteen-minneapolis-chansons-protestation-ice" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">hommage aux victimes innocentes</a> : Renee Good, Alex Pretti et les immigrants injustement ciblés, ainsi qu’aux habitants de Minneapolis. Le chanteur reprend ce que le peuple scande depuis des semaines, « <em>ICE out now</em> » (« <em>ICE dehors </em>», tdlr), et l’intègre à la mélodie, le pouvoir des voix réunies en arrière-plan donnant des frissons. La mélodie, forte en acoustique et sans fioritures dans le style emblématique de Springsteen, laisse place à la force des paroles. Ces dernières prônent la solidarité et l’unité devant le chaos qui secoue la ville du Mid-west. C’est une promesse de continuer à se battre contre la brutalité et les violations des droits humains jusqu’à ce que chacun et chacune soit libre.</p>



<p><br><strong>Dénoncer l’injustice</strong></p>



<p>« <em>King Trump’s private army from the DHS / Guns belted to their coats / Came to Minneapolis to enforce the law / Or so their story goes</em> » (<em>L’armée privée du DHS</em> (département de la Sécurité intérieure, ndlr) <em>du roi Trump / Avec des fusils à la ceinture de leurs manteaux / Sont venus à Minneapolis pour faire respecter la loi / Ou du moins c’est ce qu’ils disent</em>) chante Springsteen. Le musicien refuse d’accepter une version officielle des faits, déformée par le gouvernement et les paroles percutantes demandent la liberté de la ville ainsi que le départ immédiat de l’ICE. Le chanteur dénonce la situation dangereuse pour les personnes de couleur et le non-respect des droits des Américains. La chanson se termine sur la promesse de ne pas oublier les vies qui ont été prises injustement. Tout comme dans la chanson de Springsteen, le slogan « <em>ICE out</em> », chanté en chœur, continuera de retentir dans les rues de Minneapolis.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/un-cri-du-coeur-du-boss/" data-wpel-link="internal">Un cri du cœur du Boss</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’impact de l’islamophobie au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/limpact-de-lislamophobie-au-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[mosquéee]]></category>
		<category><![CDATA[québeec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59943</guid>

					<description><![CDATA[<p>McGill organise une conférence commémorative de l'attentat à la mosquée de Québec.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/limpact-de-lislamophobie-au-quebec/" data-wpel-link="internal">L’impact de l’islamophobie au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Jeudi 29 janvier, l’Université McGill a ouvert ses portes au public dans le cadre <a href="https://www.mcgill.ca/deanofstudents/fr/agentes-de-liaison/agente-de-liaison-aupres-des-personnes-etudiantes-musulmanes/conference" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">d’une conférence commémorative</a> sur l’attentat à la mosquée de Québec. À cette même date, en 2017, alors que la prière du soir venait de prendre fin, <a href="https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/attentat-de-la-grande-mosquee-de-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un homme armé a ouvert le feu</a> sur le Centre culturel islamique de Québec. L’attentat a fait six morts, cinq blessés, et des familles dévastées. Neuf ans se sont écoulés depuis cette tragédie, et huit ans depuis la mise en place de la <a href="https://www.mcgill.ca/deanofstudents/fr/agentes-de-liaison/agente-de-liaison-aupres-des-personnes-etudiantes-musulmanes/conference-0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Semaine de sensibilisation musulmane</a> à McGill. À cette occasion, l’Université a invité la docteure Salam El-Majzoub, psychiatre pour enfants et adolescents à l’Hôpital général juif et professeure associée du département de psychiatrie de McGill, à donner une <a href="https://www.mcgill.ca/deanofstudents/fr/agentes-de-liaison/agente-de-liaison-aupres-des-personnes-etudiantes-musulmanes/conference" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">conférence</a> sur les effets de l’islamophobie sur la santé mentale des personnes musulmanes.</p>



<p><strong>L’islamophobie au Canada</strong></p>



<p>La cérémonie s’ouvre avec un mot du professeur Aimen Moussaddy. Après quelques vers chantés du Coran, il explique l’importance d’adresser collectivement l’islamophobie. Malgré les efforts de quelques personnes et organisations dédiées, l’islamophobie n’a cessé d’augmenter depuis l’attentat en 2017. Selon <a href="https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/campagnes/lutte-contre-islamophobie-canada/rapport-annuel-2024-2025.html#a4" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Statistique Canada</a>, qui a dressé un état de la situation en juillet 2024, les crimes haineux visant les personnes musulmanes signalés à la police ont augmenté de 94 % – une statistique qui ne prend pas en compte tous les crimes non reportés. Moussaddy rappelle plusieurs incidents de violence envers des membres innocents de la communauté musulmane, notamment à Ajax, en Ontario, où une femme a attaqué une jeune musulmane en <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2149887/femme-hijab-bibliotheque-accusation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">mettant le feu à son hijab</a> alors qu’elle étudiait dans une bibliothèque.</p>



<p>L’islamophobie est en hausse partout au Canada, mais le Québec figure parmi les régions les plus touchées. Il s’agit de la province où la proportion de personnes exprimant une opinion défavorable à l’Islam est la plus élevée : <a href="https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/campagnes/lutte-contre-islamophobie-canada/ressources/guide-combattre-islamophobie.html#a6" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus de la moitié de la population, soit 52 %</a>, selon une étude réalisée en 2023, se situe dans cette catégorie.</p>



<p><strong>L’impact sur la santé mentale</strong></p>



<p>Au cours de sa présentation, Salam El-Majzoub explique les différentes manières dont ces préjudices affectent la santé mentale des jeunes, musulmans ou non. « <em>L’islamophobie</em>, souligne-t-elle, <em>n’affecte pas uniquement les individus musulmans, mais tous ceux qui sont perçus comme tels</em> (<em>tdlr</em>) ».Lesconséquences? Un désengagement social, un sentiment de malaise, de détresse psychologique, et de colère. Elle raconte comment le poids de ce traumatisme accumulé est lourd et met en garde contre le risque de tomber dans une victimisation et une pathologisation systématique des personnes touchées.</p>



<p>Si l’islamophobie a bel et bien un impact néfaste sur la santé mentale des individus, ces réactions demeurent normales dans un environnement toxique : « <em>Face à de tels enjeux systémiques, il faut établir des réponses systémiques</em> », affirme la Dre El-Majzoub. Elle insiste ensuite sur la nécessité de créer un environnement où les gens se sentent en sécurité pour s’exprimer sur les actes haineux dont ils sont victimes. Plus tard dans la soirée, c’est notamment sur ce point que Khadijatu-Dimalya Ibrahim, étudiante à McGill et cofondatrice de l’association des musulmans noirs (<em>Black Muslims Association</em>), rebondit : « <em>L’Université McGill devrait faciliter la reconnaissance des personnes victimes d’un crime haineux, sans les soumettre à des démarches bureaucratiques lourdes, afin de permettre la justification d’une absence à un cours ou à un examen, en tenant compte de l’impact émotionnel et psychologique d’un tel acte. </em>»</p>



<p>Pour conclure la rencontre, le professeur Moussaddy, déclare : « <em>Il faut encourager la haine : la haine envers la corruption, la haine envers la violence, envers les systèmes hégémoniques et injustes. </em>» D’après lui, l’islamophobie n’est qu’un symptôme d’une maladie plus vaste, et si l’on veut un jour en arriver à bout, il ne suffit pas de demander aux gens d’arrêter de détester les musulmans ; il faut s’attaquer à la cause première de cette colère et de cette haine : les inégalités.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/limpact-de-lislamophobie-au-quebec/" data-wpel-link="internal">L’impact de l’islamophobie au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le retour de la rougeole aux États-Unis</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-retour-de-la-rougeole-aux-etats-unis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Durning]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[rougeole]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les conséquences du mouvement antivax.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-retour-de-la-rougeole-aux-etats-unis/" data-wpel-link="internal">Le retour de la rougeole aux États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 30 janvier 2026, le département de la santé publique de la Caroline du Sud a <a href="https://dph.sc.gov/news/friday-measles-update-dph-reports-58-new-measles-cases-upstate-bringing-outbreak-total-847" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déclaré</a> 58 nouveaux cas de rougeole, portant le total à 847 en l’espace d’un mois. Parmi ces personnes, 761 sont mineures, dont 222 ont moins de cinq ans, et 760 ne sont pas vaccinées. La <a href="https://msss.gouv.qc.ca/professionnels/maladies-infectieuses/rougeole" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">rougeole</a> est une maladie respiratoire grave, virale et extrêmement contagieuse qui se caractérise entre autres par de la fièvre, une forte toux et des éruptions cutanées. La Caroline du Sud n’est pas le seul État touché par cette épidémie : <a href="https://www.azdhs.gov/preparedness/epidemiology-disease-control/measles/index.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Arizona</a> et <a href="https://files.epi.utah.gov/Utah%20measles%20dashboard.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Utah</a> connaissent également une résurgence des cas de rougeole. Dans une entrevue avec <em>Le Délit </em>au sujet de ces récentes épidémies, Dre Nicole Basta, experte en épidémiologie des maladies infectieuses, rappelle « <em>l’importance d’atteindre et de maintenir une couverture vaccinale élevée </em>(<em>tdlr</em>) ».</p>



<p><strong>Une petite histoire</strong></p>



<p>La rougeole est presque entièrement évitable grâce à un vaccin. Une première version du vaccin contre la rougeole est développée en 1963 par Dr John Franklin Enders. Ce dernier est ensuite utilisé pour la fabrication du vaccin MMR (<em>measles, mumps, rubella</em>), puis rendu obligatoire aux États-Unis en 1980. Ce vaccin est considéré comme celui ayant sauvé le plus d’enfants d’une mort prématurée, et a réduit les cas de rougeole de <a href="https://ourworldindata.org/vaccination" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">99,9 %</a>. C’est notamment grâce à lui qu’en 2000, les États-Unis <a href="https://www.kff.org/other-health/measles-elimination-status-what-it-is-and-how-the-u-s-could-lose-it/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ont obtenu le statut de pays</a> ayant éliminé la rougeole. Cela risque toutefois de ne pas durer : <a href="https://www.paho.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Organisation panaméricaine de la santé</a> a <a href="https://www.paho.org/en/news/16-1-2026-measles-elimination-status-united-states-and-mexico" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">invité</a> les États-Unis, le 13 avril 2026, à réexaminer leur statut. Ce ne sera pas le premier pays à perdre ce statut : ce fut le cas du <a href="https://sante-infobase.canada.ca/rougeole-rubeole/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Canada</a> en 2025, ou encore du <a href="https://www.who.int/europe/news-room/events/item/2025/09/15/default-calendar/14th-meeting-of-the-european-regional-verification-commission-for-measles-and-rubella-elimination-(rvc)" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Royaume-Uni</a> en 2026. Dre Basta souligne la gravité de la situation : « <em>Nous devons voir cette perte de statut dans des pays qui avaient obtenu un succès massif en matière de santé publique comme un sérieux signal d’alarme. </em>»</p>



<p><strong>Récapitulatif de la situation</strong></p>



<p>L’argument américain contre les vaccins ne date pas d’hier, mais depuis la crise du COVID-19, le mouvement antivaccination a pris beaucoup d’ampleur. D’après le chercheur <a href="https://www-sciencedirect-com.proxy3.library.mcgill.ca/science/article/pii/S0264410X25008540" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Gavin Yamey</a>, « <em>la nature universelle de la pandémie du COVID-19 a permis aux antivax d’atteindre un plus grand auditoire </em>». Au cours d’un échange avec <em>Le Délit, </em>Dr Shashika Bandara, chercheur post-doctoral et instructeur au département de santé publique de McGill, acquiesce. Il explique : « <em>les gens se sentaient personnellement et émotionnellement touchés par ces questions de santé publique, ce qui les a rendus plus susceptibles aux campagnes de désinformation. </em>»</p>



<p>On remarque dès cette période une recrudescence des cas de rougeole, avec <a href="https://www.cdc.gov/measles/data-research/index.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1274 cas en 2019</a>. Cela coïncide avec la première présidence de Trump. Bien que ce nombre diminue significativement l’année suivante (13 cas en 2020), le retour de Trump à la Maison-Blanche marque un nouveau virage dans les attitudes vis-à-vis des vaccins – notamment celui de la rougeole. Si, en 2024 on compte seulement 285 cas, plus de 2267 personnes attrapent la rougeole en 2025, et l’année 2026 ne s’annonce pas plus encourageante à cet égard.</p>



<p>Interrogé sur la question, Dr Bandara insiste sur l’importance de ne pas attribuer toute la responsabilité au président américain. « <em>Trump est important, </em>concède-t-il, <em>mais il ne faut pas oublier la machine politique derrière lui. Ce sont les hommes comme Robert Kennedy Jr. qui implémentent ces réformes </em>». Il souligne l’existence du <em><a href="https://project2025summary.org/kb/hhs/?keywords=vaccine" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Project 2025</a></em>, un manifeste conservateur de 900 pages élaboré avant la réélection de Trump. Le rapport recommande un grand nombre de réformes, dont une restructuration du système de vaccination. Aujourd’hui, ces ambitions se sont concrétisées avec la nomination de Kennedy Jr. – un fervent opposant à la vaccination – à la tête du département de la Santé et des Services sociaux.</p>



<p>Dr Bandara met également en garde contre le risque de tomber systématiquement dans une attitude condescendante à l’égard des antivax. Face aux campagnes de désinformation et aux infox sur les réseaux sociaux, « <em>tout est réuni pour semer le doute </em>», et il peut être difficile de savoir quoi et qui croire. En outre, « <em>de nombreuses communautés souvent marginalisées, comme les personnes de couleur aux États-Unis ou les autochtones au Canada, ont été victimes d’expériences immorales aux mains du système de santé </em>», explique-t-il, « <em>ils ont de bonnes raisons d’en être méfiants </em>».</p>



<p>Maintenant que cette dynamique est enclenchée, il peut être difficile d’en entrevoir l’issue, d’autant plus que la pression ne fait que grandir avec la résurgence de maladies évitables comme la rougeole. Pour inverser la tendance, Dr Bandara souligne l’importance d’un « <em>effort de communication continu, appuyé par des mesures politiques </em>». Il estime qu’aucun changement durable ne peut être engagé si ces deux aspects ne sont pas mis en œuvre conjointement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-retour-de-la-rougeole-aux-etats-unis/" data-wpel-link="internal">Le retour de la rougeole aux États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Caribou, ignorance et préjudices</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/caribou-ignorance-et-prejudices/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marius Grieb]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Protection des animaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le caribou est en voie de disparition au Canada et le gouvernement ferme les yeux.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Pour les oiseaux qui habitent en forêt, une branche d’arbre suffit à abriter un nid et entretenir une famille. Arracher cette branche à l’arbre, c’est non seulement causer du tort à une famille d’oiseaux, mais aussi perturber tout un écosystème qui sera contraint de se réadapter. Heureusement, le monde naturel est résilient. À l’échelle d’un geste isolé, couper cette branche d’arbre n’aura pas d’effet irréversible, ni sur les cycles naturels qui permettent la régénération des espèces ni sur la continuité de leur environnement.</p>



<p>Cependant, si on rase une forêt entière, la gravité du dégât occasionné est bien plus dévastatrice. L’ampleur et la soudaineté de cette violence peuvent empêcher les mécanismes d’adaptation de se mettre en œuvre, condamnant ainsi les espèces qui dépendent de cette forêt à fuir ou à disparaître. Présentée de cette manière, cette destruction semblerait presque constituer un acte criminel à l’égard des droits de la nature et de la biodiversité. Pourtant, cette pratique de déforestation systématique est en cours au Québec, soutenue par le gouvernement provincial.</p>



<p>Comment expliquer cette injustice environnementale? La réponse est simple : une suite cohérente à la pratique d’un néolibéralisme déchaîné et d’un extractivisme corrosif. Cette approche, fondée sur « <a href="https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/extractivisme" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’exploitation intensive des ressources naturelles</a> pour leur extraction et commercialisation », se sert de la nature comme puits de ressources au détriment de tous les êtres vivants qui en dépendent.</p>



<p>La victime emblématique de ce processus d’extraction est le caribou. En dépit de son importance symbolique à l’identité canadienne et québécoise, la santé et la survie de cette espèce semblent préoccuper très peu les dirigeants politiques. Le <a href="https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/faune/gestion-faune-habitats-fauniques/situation-caribou" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">caribou est actuellement en voie de disparition</a> au Canada, et quatre hardes sont recensées comme étant « en situation critique » au Québec, notamment dans les régions de Charlevoix, de la Gaspésie, de Val‑d’Or et de Pipmuakan. En tant que victimes sacrificielles de l’économie québécoise, ces hardes représentent un prisme à travers lequel se reflètent des enjeux environnementaux, identitaires et politiques.</p>



<p><strong>L’argent ne fait pas le bonheur</strong></p>



<p>Étampé sur la face arrière des pièces de vingt-cinq sous canadiennes se trouve le profil d’un caribou, la tête haute et les bois en forme de couronne. Ce même argent qui sacralise l’espèce la mène à son extinction. En effet, c’est avec un prétexte économique douteux que l’industrie forestière du Québec justifie la destruction de l’habitat du caribou, sans répit ni compromis. La conséquence inévitable de cette exploitation est un taux de perturbation de l’habitat du caribou de près de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2081831/feu-vert-decret-urgence-caribou-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">90% dans certaines régions du Québec</a>. Les experts d’Environnement et Changement climatique Canada estiment qu’un « taux de 35 % ne laisse que <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2207404/caribou-forestier-decret-urgence-carney-tarifs" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">60 % de chance de survie</a> à une harde de caribous forestiers ». L’inaction gouvernementale vis-àvis de la disparition de l’espèce dans la province est cause de crainte et de frustration de la part des écologistes et des communautés autochtones du Québec. Néanmoins, l’influence des lobbys industrialisés semble avoir pris le dessus sur la responsabilité morale et légale du gouvernement d’assurer la survie de l’espèce. Initialement au cœur des tensions entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial, la question de la protection de l’habitat du caribou semble aujourd’hui être tombée dans l’oubli. Alors qu’une stratégie de protection avait été développée par le gouvernement québécois en 2019, de prétendues circonstances atténuantes ont permis d’en esquiver la mise en œuvre concrète. Les commissions d’enquête redondantes, les feux de forêt de 2023 et les tarifs américains de 2025 ont tour à tour été mobilisés à cette fin.</p>



<p>En outre, le <a href="https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/nouvelles/2024/06/decret-durgence-visant-a-proteger-lhabitat-du-caribou-boreal-au-quebec.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">décret d’urgence</a> proposé par le gouvernement fédéral en 2024 semble avoir perdu son caractère contraignant. Initialement censé interdire « les activités qui contribuent [aux, <em>ndlr</em>] menaces imminentes » pesant sur l’espèce du caribou au Québec, le décret d’urgence se trouve aujourd’hui affaibli par des changements de direction politique, des compromis douteux et des calvaires bureaucratiques interminables. Ce manque de fermeté vis-à-vis des droits de la nature menace non seulement les caribous, mais aussi la crédibilité des institutions politiques.</p>



<p><strong>Des promesses qui deviennent des mensonges</strong></p>



<p>En novembre 2025, le Parti libéral <a href="https://www.ledevoir.com/politique/canada/930678/ottawa-laisse-tomber-cible-2-milliards-arbres?" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a annoncé</a> qu’il n’honorerait pas sa promesse de planter 2 milliards d’arbres d’ici 2031.. Un mois plus tard, &nbsp;le gouvernement québécois <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2215091/projet-eolien-charlevoix-boralex" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a approuvé</a> la phase 2 du mégaprojet éolien Des Neiges, en plein centre de l’habitat des caribous à Charlevoix. À l’image d’une autruche qui plante sa tête dans le sable, les politiciens provinciaux et fédéraux refusent de prendre au sérieux les enjeux environnementaux.</p>



<p>Les feux de forêt ne justifient pas la déforestation industrielle, et les éoliennes ne peuvent pas servir de prétexte à une politique de négligence envers la nature. Malgré les discours écologistes et consciencieux des politiciens à l’heure des élections, leurs principes sont en réalité assujettis au pouvoir du dollar. La propagande extractiviste portée par ces derniers canalise les espoirs – économiques, indépendantistes ou environnementaux – dans le seul objectif de légitimer la poursuite de l’exploitation des ressources, des hommes et des animaux.</p>



<p>Le rapport que la société actuelle entretient avec le caribou est fondé sur un principe de domination. En contraste avec la relationnalité autochtone, qui promeut un rapport de mutualité entre toutes les espèces, la philosophie de notre ère se construit sur une hiérarchie du vivant. Dans ce schéma vertical, tous deviennent vulnérables à la relégation. Notre seule alternative réside dans l’abandon du mythe de la croissance économique infinie et dans l’acceptation d’une solidarité radicale. Et cette solidarité commence ici, avec le caribou.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/caribou-ignorance-et-prejudices/" data-wpel-link="internal">Caribou, ignorance et préjudices</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Legault démissionne : que reste-t-il de la CAQ?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/legault-demissionne-que-reste-t-il-de-la-caq/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Parent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[caq]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[héritages]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un départ qui ébranle le parti à quelques mois des élections provinciales.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/legault-demissionne-que-reste-t-il-de-la-caq/" data-wpel-link="internal">Legault démissionne : que reste-t-il de la CAQ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 14 janvier dernier, <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2220640/francois-legault-demission-caq-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">François Legault a annoncé sa démission</a> en tant que premier ministre du Québec, à la surprise générale. Malgré <a href="https://qc125.com/sondages.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la chute de popularité de la Coalition Avenir Québec</a> au cours des derniers mois, le chef caquiste avait répété son intention d’être présent aux prochaines élections provinciales, le 5 octobre 2026. Brisant sa promesse, <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2220640/francois-legault-demission-caq-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Legault a affirmé</a> en conférence de presse que sa décision de quitter son poste était « pour le bien de [son, <em>ndlr</em>] parti et surtout, pour le bien du Québec ». Il restera en poste jusqu’à ce qu’un remplaçant soit désigné.</p>



<p><strong>Un avenir incertain pour la CAQ</strong></p>



<p>La démission de François Legault succède à &nbsp;<a href="https://ici.radio-canada.ca/info/en-direct/1013360/francois-legault-demission-point-de-presse" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plusieurs autres départs au sein du parti</a>.. Depuis un an et demi, de nombreux députés caquistes ont quitté leur poste, laissant derrière eux l’image d’un parti désorganisé. Pour la plupart, le choix de quitter la CAQ est lié aux crises qui ont récemment affligé le parti. <a href="https://www.tvanouvelles.ca/2025/12/21/la-loi-2-a-coute-a-francois-legault-deux-de-ses-plus-proches-ministres" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">La récente altercation avec les médecins concernant la loi 2</a> a entraîné la démission de Lionel Carmant et de Christian Dubé, deux ministres caquistes et amis proches de François Legault. Le fiasco entourant SAAQclic a pour sa part mené <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2143950/eric-caire-virage-numerique-saaqclic" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">au départ du ministre Éric Caire</a> et a affaibli la posture de Geneviève Guilbault. Cette dernière, qui a longuement occupé le poste de vice-première ministre, a d’ailleurs <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10571558/sonia-lebel-tire-sa-reverence-au-lendemain-annonce-depart-genevieve-guilbault?liste=28-34803" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">annoncé qu’elle quitterait la vie politique</a> après son mandat actuel, tout comme Sonia Lebel. La CAQ a perdu plusieurs de ses députés depuis 2024 et d’autres annoncent déjà leur départ aux prochaines élections provinciales.</p>



<p>La course à la chefferie de la CAQ ne compte pour l’instant <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2222985/bernard-drainville-francois-legault-premier-ministre-caq" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">que deux candidats</a> : Bernard Drainville et Christine Fréchette. Bien que la tâche s’annonce ardue pour le prochain chef caquiste, les désistements récents au sein du parti pourraient jouer en faveur de la CAQ. Éric Bélanger, professeur de politique canadienne et québécoise, explique que « ces départs permettent au prochain chef de renouveler la députation caquiste », et qu’un vent de changement pourrait permettre à la CAQ de regagner la confiance des électeurs.</p>



<p><strong>L’héritage de Legault</strong></p>



<p>La démission de François Legault signifie le départ d’un politicien qui a marqué la province. <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/le-legs-de-francois-legault/2026-01-15/les-moments-forts.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Ses deux mandats</a> comme premier ministre ont été définis par ses politiques sur la laïcité, l’économie, la santé et l’immigration. Après avoir gouverné le Québec sans vaciller durant la COVID-19, la carrière de Legault a cependant été teintée par certains projets de la CAQ, en particulier le chantier Northvolt, le troisième lien, le fiasco SAAQclic et la récente loi 2 sur les médecins. Au-delà de ses projets politiques, la CAQ de François Legault s’est illustrée dans la vie politique provinciale, puisque son arrivée au pouvoir en 2018 a succédé à plusieurs décennies d’alternance entre le Parti libéral et le Parti québécois. La nouvelle ère caquiste a ainsi atténué le débat souverainiste incarné par ces deux partis traditionnels.</p>



<p><strong>Des résultats imprévisibles à l’élection d’octobre 2026</strong></p>



<p>Le départ de Legault et le déclin en popularité de son parti depuis plusieurs mois semblent annoncer que la CAQ subira de lourdes pertes aux élections provinciales. Les sondages indiquent en effet que le nombre de députés caquistes diminuera grandement en octobre, et que le PQ sera le parti élu à la tête de la province. Cependant, Éric Bélanger invite à la prudence par rapport aux prédictions électorales : « On se trouve dans une période très incertaine, tout peut arriver. » Il souligne notamment que la promesse du PQ de tenir un troisième référendum pourrait faire hésiter plusieurs électeurs et les inciter à se tourner vers des partis fédéralistes, comme le PLQ ou même la CAQ. Ainsi, on pourrait assister à un retour en force du parti grâce à la question référendaire. Bélanger explique effectivement que « se présenter comme l’alternative non souverainiste […], ça pourrait inciter [les électeurs fédéralistes] à reconduire la CAQ au pouvoir ». L’issue de l’élection provinciale est encore impossible à déterminer, et le départ de François Legault est loin d’annoncer la fin de son parti.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/legault-demissionne-que-reste-t-il-de-la-caq/" data-wpel-link="internal">Legault démissionne : que reste-t-il de la CAQ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Un état des lieux du monde informatif</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/un-etat-des-lieux-du-monde-informatif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dalia Djazouli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décodage]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[fiabilité]]></category>
		<category><![CDATA[informations]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs]]></category>
		<category><![CDATA[vérité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l’avènement du savoir induit de nouvelles formes d’ignorances.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/un-etat-des-lieux-du-monde-informatif/" data-wpel-link="internal">Un état des lieux du monde informatif</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le savoir n’a jamais été si accessible. Avec l’aide de l’éducation de masse et des progrès des technologies de l’information et de la communication (TIC), la culture s’est démocratisée. Les réseaux sociaux constituent notamment un canal d’information utile à la diffusion rapide, indifférenciée et continuelle de données. Plus question d’attendre la sortie de votre journal hebdomadaire pour être renseigné sur l’actualité. Tout est désormais à portée de main. </p>



<p>De même, le capital intellectuel est devenu un enjeu de performance. Nous sommes entrés, d’après Peter Drucker, théoricien en management, dans une ère de la connaissance. Parce que le savoir est producteur de richesse, les États déploient des efforts importants pour attirer les travailleurs hautement qualifiés, et ainsi stimuler l’innovation. C’est le cas du Canada, qui leur facilite l’obtention d’une résidence permanente via le <a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/immigrer-canada/entree-express/qui-presenter-demande/travailleurs-qualifies-federal.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Programme des travailleurs qualifiés</a>.</p>



<p><strong>On connaît tout, mais on ne comprend rien</strong></p>



<p>Paradoxalement, nous sommes aussi entrés dans une ère de méconnaissance et de désinformation sans précédent. Les savoirs affluent, prolifèrent, mais rien ne reste gravé. D’abord parce qu’avec la spécialisation de la connaissance, nous sommes saturés d’informations indépendantes les unes des autres, confinées dans des domaines spécifiques. Et on ne sait pas quoi en faire. Pour Daniel Innerarity, philosophe, cette surcharge informationnelle nous empêche de distinguer ce qui est pertinent de ce qui ne l’est pas et brouille notre compréhension globale du monde : « La complexité mal comprise est la nouvelle forme d’ignorance. » Ce trop-plein de savoirs nous dépasse ; on accepte alors notre ignorance et on adopte une attitude servile. On se soumet bien volontairement aux objets techniques, qui comblent nos lacunes et l’étendue de cette complexité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les savoirs affluent, prolifèrent, mais rien ne reste gravé »</p>
</blockquote>



<p>La multiplication globale des savoirs implique aussi une délégation. On ne peut pas tout découvrir par nous- mêmes. Les informations fournies sont admises par confiance. Un aspect qui donne bien du grain à moudre aux détracteurs des médias traditionnels et complotistes en tous genres : qui, finalement, est détenteur de vérité? Comment reconnaître la désinformation et comment adopter le bon référentiel?</p>



<p><br><strong>L’ère de post-vérité</strong></p>



<p>J’ai interrogé Jenny Burman, professeure au département de communications de l’Université McGill. Sur la question du rapport entre les citoyens et la vérité, elle affirme : « <em>Je pense que les citoyens souhaitent connaître la vérité, mais il existe une méfiance croissante envers toutes sortes de preuves, ou ce que nous considérions auparavant comme des preuves ; les photographies peuvent être retouchées, les vidéos peuvent être modifiées (tdlr)</em>. » Avec les progrès de l’intelligence artificielle, <a href="https://www.canada.ca/en/security-intelligence-service/corporate/publications/the-evolution-of-disinformation-a-deepfake-future/the-evolution-of-disinformation-a-deepfake-future.html#toc3" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les hypertrucages (<em>deep-fakes</em>) prolifèrent sur les réseaux sociaux </a>et plus rien n’est totalement fiable. Des textes générés par l’intelligence artificielle (IA) s’immiscent au milieu de contenus légitimes : difficile alors de démêler le vrai du faux. Plus préoccupant encore, les hypertrucages peuvent être <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-vendredi-26-mai-2023-6520845" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">détournés</a> par des groupes partisans afin d’influencer l’opinion publique. L’utilisation de fausses images est devenue une stratégie politique de l’administration Trump, laquelle n’hésite plus à publier régulièrement des visuels manufacturés ridiculisant les démocrates.</p>



<p><br><strong>Démocratisation ou polarisation?</strong></p>



<p>La méfiance accrue des citoyens n’est pas le seul fait de l’avancée considérable de l’intelligence artificielle. </p>



<p>Les nouveaux canaux médiatiques ont le mérite de promouvoir une large participation publique. Seul problème   « <em>le degré de contrôle [des médias, ndlr], l’accès des utilisateurs, les règles qui l’encadrent, sont alors déterminés par des entrepreneurs </em>», affirme Burman. « <em>Une personnalité publique peut acheter une plateforme, puis modifier les règles de modération et,  par conséquent,  la relation à la vérité sur cette plateforme particulière</em> », ajoute-t-elle. Des plateformes, donc, qui sont « <em>contrôlées par des personnes qui n’ont aucun intérêt public à les modérer </em>». L’exemple le plus évident reste X (anciennement Twitter), qui, après le rachat d’Elon Musk, <a href="https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/20563051251330390" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">donne davantage de visibilité aux contenus orientés à droite</a>, plutôt que sur la base de leur véracité ou de leur intérêt public. Du côté de Facebook, on observe aussi une tolérance accrue aux discours haineux et à la désinformation. Mark Zuckerberg a largement assoupli sa politique de modération et de vérification systématique des faits.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« La lutte contre la désinformation est d’intérêt public, et se trouve à l’essence même du journalisme »</p>
</blockquote>



<p>À cela s’ajoute la problématique des boîtes noires et des biais de confirmation. Les médias sont confiés à des algorithmes faisant apparaître des publications en fonction de l’engagement qu’elles génèrent. Les utilisateurs sont exposés à des contenus qui confortent leurs propres croyances, ouvrant la voie à la polarisation.</p>



<p><br><strong>Journalisme en péril?</strong></p>



<p>Le monde de la presse n’est pas épargné. En 2024, seuls 39 % des Canadiens faisaient confiance aux nouvelles relayées par les médias d’information d’après le <a href="https://www.lapresse.ca/affaires/medias/2024-06-16/la-confiance-des-canadiens-envers-les-medias-d-information-continue-de-descendre.php#" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Centre d’études sur les médias</a>.</p>



<p>Si le journalisme en tant que contre-pouvoir est remis en question, c’est la légitimité du régime démocratique qui est, par voie de conséquence, susceptible d’en souffrir. D’autant plus que la presse écrite est compromise par le bouleversement du cycle des actualités. Le défi est double : le journalisme doit défendre sa crédibilité tout en disputant l’attention du public. La société de la connaissance implique un risque d’obsolescence. L’exclusivité sur la collection et la diffusion de nouvelles est désormais révolue et il devient nécessaire de s’ajuster au flux continuel d’informations prodigué par Internet.</p>



<p>Le travail d’investigation et la vérification systématique et rigoureuse des faits sont sapés par ce que David H. Weaver, professeur en journalisme et communication de masse qualifie de « journalisme d’assertion ». Les médias, motivés par l’impératif de livrer une nouvelle inédite, sont prêts à sacrifier les standards journalistiques les plus élémentaires.</p>



<p>La lutte contre la désinformation est d’intérêt public, et se trouve à l’essence même du journalisme. L’obsession de l’exclusivité doit être abandonnée au profit d’une mise en perspective sur le temps long. Et le lectorat doit pouvoir compter sur des médias capables de rapporter des données fiables, détachées d’intérêts partisans ou économiques. D’autant plus dans un contexte d’érosion démocratique, alimentée par les hypertrucages et la polarisation. L’engagement de citoyens bien informés est nécessaire pour lutter contre le recul de ces normes. Notre nouvelle sous-section « Décodage » s’emploiera à la défendre, en réfutant des idées reçues, en déconstruisant des mythes bien ancrés, et en récusant des infox.</p>
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		<title>Les Montréalais demandent le départ de l’ICE</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/les-montrealais-demandent-le-depart-de-lice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Quéméner]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[ICE]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59872</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le miroir montréalais des tensions américaines.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Déterminés à se faire entendre, des dizaines de manifestants se sont réunis dimanche dernier devant le consulat américain de Montréal. Ils manifestaient contre la présence implicite de la police de l’immigration (ICE) dans la vie montréalaise, mais aussi pour afficher leur soutien aux habitants de Minneapolis et du Groenland. Les organisateurs dénoncent les liens financiers qu’entretiendraient certaines institutions montréalaises – dont l’Université McGill – avec des entreprises collaborant avec l’ICE. Selon Jacob Wesoky, président du club Democrats at McGill, l’Université investirait plus de 2,2 millions de dollars dans la compagnie américaine de technologies Palantir. Cette dernière permet à la police de l’immigration de repérer et d’arrêter des individus suspectés d’être des sans-papiers grâce à de l’exploration de données et à l’intelligence artificielle. Toujours selon Wesoky, la compagnie montréalaise <a href="https://montrealgazette.com/news/montreal-based-alligator-alcatraz-security-contractor-posts-jobs-for-armed-guards" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">GardaWorld</a> fournirait « des services de sécurité à Alligator Alcatraz, le site de certains des pires abus de droits humains dans l’histoire américaine moderne (tdlr) ».</p>



<p><strong>Des Montréalais inquiets</strong></p>



<p>De nombreux étudiants américains de McGill étaient présents à la manifestation. Parmi eux, Katelyn Leonard et ses deux amies. Elle nous confie être « très inquiète en tant que citoyenne américaine de ce qui se passe aux États-Unis ». Son amie Isabel Schneider craint pour sa part que l’ICE « n’étende ses opérations à d’autres villes américaines » et que cela affecte sa famille. La manifestation, pacifique et familiale, comptait aussi des participants non étudiants. Adrien, un père de famille français naturalisé canadien habitant ici depuis dix ans, dit être venu « montrer son soutien à ses voisins qui regardent ce qui se passe au sud de la frontière et qui en sont très choqués ». Au fil des entrevues avec les manifestants, un constat se dégage : la population québécoise et américaine s’inquiète de la dérive autoritaire de l’administration américaine et des conséquences que cela peut avoir au Canada. Une crainte partagée par Adrien, qui accuse une « normalisation de la violence, qui, malgré des conditions de société très différentes au Canada, risque effectivement de se propager ». « Les agents de l’ICE ont complètement perdu tout sens de leur propre humanité », ajoute Ingrid, elle aussi étudiante à McGill.</p>



<p><strong>Une responsabilité canadienne?</strong></p>



<p>Jacob Wesoky avance aussi que « le Canada est complice de la perpétuation de l’érosion démocratique aux États-Unis ». Il dénonce la politique canadienne du renvoi à la frontière américaine de tout demandeur d’asile n’entrant pas par voie aérienne dans le pays, sur la base que les États-Unis sont un pays sûr pour les immigrants. Il fait référence à « <a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/organisation/mandat/politiques-directives-operationnelles-ententes-accords/ententes/entente-tiers-pays-surs.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’entente sur les tiers pays sûrs</a> » entre les États-Unis et le Canada, qui oblige les demandeurs d’asile à faire leur demande dans le premier pays traversé. « Si le Canada est réellement un phare d’espoir et de liberté, alors il doit ouvrir ses portes et protéger les droits et la dignité des migrants et des demandeurs d’asile », conclut-il en s’adressant de manière indirecte au premier ministre Carney. Les organisateurs de la manifestation militent également pour l’adoption du projet de loi C‑233, surnommé No More Loopholes Act (Finies les failles, tdlr), qui vise à modifier la loi sur les licences d’exportation et d’importation et éliminer l’exemption automatique pour des armes et des composantes d’armes à destination des États Unis, dans un souci de respect des droits de la personne. Le texte sera soumis au vote du Parlement à la fin du mois de février.</p>



<p></p>
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		<title>Dernière danse pour le Rouge Bar</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/derniere-danse-pour-le-rouge-bar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Timotée Allouch-Chantepie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le panneau néon emblématique du Rouge Bar, lieu incontournable de la vie nocturne montréalaise, s’est éteint le 31 janvier, 23 ans après son ouverture. La boîte de nuit de la rue Prince-Arthur, tout près du boulevard Saint-Laurent, a accueilli depuis 2003 plusieurs générations de fêtards. À seulement dix minutes à pied du campus du centre-ville,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/derniere-danse-pour-le-rouge-bar/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Dernière danse pour le Rouge Bar</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le panneau néon emblématique du Rouge Bar, lieu incontournable de la vie nocturne montréalaise, s’est éteint le 31 janvier, 23 ans après son ouverture. La boîte de nuit de la rue Prince-Arthur, tout près du boulevard Saint-Laurent, a accueilli depuis 2003 plusieurs générations de fêtards. À seulement dix minutes à pied du campus du centre-ville, et quatre blocs de la Nouvelle résidence de McGill, le Rouge Bar a aussi accueilli au fil des ans une foule d’étudiants mcgillois. Une soirée de clôture s’est déroulée dans la nuit du samedi 31 janvier ; une occasion alors ses patrons de saluer une dernière fois sa clientèle. Le partenaire d’exploitation de la boîte de nuit, Massimo Minchella, &nbsp;<a href="https://montrealgazette.com/business/local-business/le-rouge-bar-a-montreal-late-night-fixture-is-closing-after-23-years" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">attribue la fermeture à une combinaison de circonstances</a>. Parmi celles-ci, il observe que les frais opérationnels et les pressions économiques auxquels font face les lieux de fêtes de la ville pèsent sur le rendement financier du bar. Les effets économiques de la pandémie de COVID-19 sur les institutions de la vie nocturne montréalaise persistent encore. Nombre d’entre elles <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/montreal-nightlife-promoters-covid-1.6072632" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ont peiné à rouvrir leurs portes</a> après le confinement. L’expiration du bail à la fin du mois de janvier a donc offert une opportunité de réflexion sur le futur du club. Via une story Instagram, Minchella a pu remercier les « millions qui ont traversé la porte d’entrée [du Rouge Bar, ndlr] et qui ont fait partie de son histoire (tdlr) ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/derniere-danse-pour-le-rouge-bar/" data-wpel-link="internal">Dernière danse pour le Rouge Bar</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Entre progrès et criminalité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/entre-progres-et-criminalite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sixtine Nicolaÿ]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coin queer]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[danger]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[homophobie]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[queer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59878</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quel bilan tirer des droits LGBTQ+ en 2025?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/entre-progres-et-criminalite/" data-wpel-link="internal">Entre progrès et criminalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans cette nouvelle section tournante, Le Délit a pour objectif de mettre en lumière la communauté LGBTQ+ dans toute sa beauté et sa diversité, en évoquant son histoire, sa culture et sa présence à Montréal. S’il nous tient à cœur de dédier une section sur toute la richesse qu’apporte cette communauté, il est néanmoins important de dresser un état des lieux des droits des personnes LGBTQ+ dans le monde. En effet, pour avoir la possibilité de parler et de célébrer cette communauté, il faut encore que l’existence de ses membres ne soit ni menacée ni criminalisée. Ainsi, avant de se pencher sur l’ensemble de ses contributions à la société, ce premier article tient à faire un point sur l’année 2025 en termes d’avancées et de reculs de ses droits.</p>



<p><strong>Des millions de personnes encore dans l’illégalité</strong></p>



<p>Si la légalité de l’homosexualité au Canada ne fait aujourd’hui plus l’objet de débats – celle-ci ayant été <a href="https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/services/droits-personnes-lgbti.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépénalisée en 1969</a> – la persécution légale des personnes LGBTQ+ demeure un enjeu encore très actuel à l’échelle mondiale. En 2025 encore, des millions de personnes étaient contraintes de vivre dans l’illégalité et dans la peur de poursuites judiciaires : <a href="https://www.equaldex.com/issue/homosexuality" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">62 pays</a>, soit près de 31 % des États du monde, considèrent l’homosexualité comme un crime. Ces condamnations peuvent aller d’une amende à l’emprisonnement à perpétuité. Ce constat devient encore plus accablant quand on considère que dans <a href="https://www.equaldex.com/issue/homosexuality" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sept de ces 62 pays</a>, l’homosexualité est passible de peine de mort. Le changement de genre est également un droit à l’accès très limité ; il n’est légal de changer de genre sans avoir recours à des opérations médicales que dans 32 pays. Ces chiffres nous rappellent que, malgré d’importantes avancées, la réalité pour un grand nombre de personnes LGBTQ+ est souvent complexe, voire violente.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ce constat devient encore plus accablant quand on considère que dans sept de ces 62</p>



<p>pays, l’homosexualité est passible de peine de mort »</p>
</blockquote>



<p><strong>Un climat de plus en plus hostile</strong></p>



<p>Même dans les pays où l’homosexualité et le changement de genre ne sont pas juridiquement condamnables, l’année 2025 a vu planer un climat de plus en plus hostile à l’égard des personnes LGBTQ+. Cette hostilité a pu se traduire par la mise en place de nombreuses lois visant à limiter la visibilité et les libertés de la communauté. Ces mesures sont souvent justifiées par une prétendue volonté de « <a href="https://x.com/PM_ViktorOrban/status/1902014390083133875" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">protéger les enfants</a> » de ce qui est considéré comme de la « propagande woke ». En Hongrie, une loi a été adoptée pour <a href="https://www.amnesty.fr/actualites/interdiction-marches-fiertes-hongrie/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">interdire la Pride de 2025</a>, quelques jours seulement après l’inscription dans la Constitution de l’existence exclusive des genres féminin et masculin. Cet événement ne constitue qu’un exemple parmi d’autres de l’augmentation des attaques contre les droits de la communauté LGBTQ+, en particulier leurs droits de manifester, d’être représentés, et de changer de genre légal.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="780" height="1008" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Gay2-1.jpeg" alt class="wp-image-59913" style="aspect-ratio:0.7738152107664684;width:559px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Gay2-1.jpeg 780w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Gay2-1-650x840.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Gay2-1-150x194.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/Gay2-1-768x992.jpeg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/julietteaviat/?media=1" data-wpel-link="internal">Juliette Aviat</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ces tentatives de marginalisation de la communauté s’inscrivent dans une tendance anti-woke plus globale, incarnée par le mandat de Donald Trump. Depuis son retour au pouvoir, le président des États-Unis a promis de freiner ce qu’il qualifie de « <a href="https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20241223-donald-trump-d%C3%A9lire-transgenre-retour-premier-jour-%C3%A0-la-maison-blanche-phoenix-panama" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">délire transgenre</a> ». Cela a pu s’illustrer par  l’adoption de mesures les excluant de l’armée et des compétitions sportives  féminines. Cette politique a également  donné lieu à d’importantes coupes budgétaires dans les hôpitaux proposant des soins médicaux de transition ainsi que du <a href="https://www.lemonde.fr/en/international/article/2025/08/21/supreme-court-lets-trump-administration-cut-783-million-of-research-funding-in-anti-dei-push_6744592_4.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">programme de diversité</a> DEI (Diversity, Equity, Inclusion). Face à ces récentes mesures et à la montée de l’intolérance à l’égard des personnes transgenres, certains experts en étude sur le génocide et l’institut Lemkin pour la prévention de génocide ont alerté sur les signes avant-coureurs de <a href="https://www.lemkininstitute.com/single-post/experts-warn-u-s-in-early-stages-of-genocide-against-trans-americans" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">potentielles violences de masse</a> contre ces personnes.</p>



<p>Ces exemples de reculs des droits LGBTQ+ démontrent que, même dans les pays où les membres de la communauté ne sont pas directement soumis à des poursuites pénales, ils ne sont pas pour autant assurés d’être protégés contre des lois répressives, mais aussi contre la discrimination ou les crimes haineux. En effet, seuls <a href="https://www.equaldex.com/issue/hate-crime-protections" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">52 pays protègent les personnes LGBTQ+ contre les crimes haineux</a> et <a href="https://www.equaldex.com/issue/discrimination" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">43 contre la discrimination</a>. Dans la grande majorité des pays, les personnes LGBTQ+ vivent dans la peur constante d’agression et de discrimination, sans même évoquer l’intolérance à laquelle elles sont confrontées au quotidien.</p>



<p><strong>Des avancées à ne pas négliger</strong></p>



<p>Ce triste constat ne doit cependant pas voiler les avancées réalisées en matière d’égalité cette année. Malgré un sentiment de durcissement généralisé des politiques à l’encontre des personnes LGBTQ+, 2025 a aussi eu son lot de bonnes nouvelles. En janvier 2025, la Thaïlande est ainsi devenue le troisième pays d’Asie à <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/23/thailande-le-mariage-pour-tous-entre-en-vigueur_6511167_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">légaliser le mariage pour les couples homosexuels</a>, leur conférant les mêmes droits en matière d’héritage, de propriété et<br>d’adoption. La promulgation de cette loi est un progrès majeur pour la communauté LGBTQ+ en Asie, et elle a été vivement célébrée en Thaïlande. Dans un continent où la moitié des pays criminalisent encore l’homosexualité, cette réforme offre un souffle d’espoir et permet à des milliers de personnes d’enfin se marier. Le deuxième pays à avoir légalisé le mariage pour tous en 2025 était le micro-État du Liechtenstein, qui s’ajoute à une liste de près d’une quarantaine de pays qui reconnaissent le mariage entre citoyens du même sexe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Dans un continent où la moitié des pays criminalisent encore l’homosexualité, cette réforme offre un souffle d’espoir »</p>
</blockquote>



<p>L’année 2025 a également été marquée par une mobilisation importante de la communauté face à cette répression. En Hongrie, <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/06/28/en-hongrie-a-la-marche-des-fiertes-de-budapest-interdite-par-viktor-orban-une-mobilisation-record-et-des-tensions-attendues_6616284_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">près de 200 000 personnes</a> – une affluence jamais vue auparavant – ont fait le choix de défiler dans les rues de Budapest, et cela malgré les menaces d’amende et d’emprisonnement du gouvernement hongrois. Aux États-Unis, <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/06/08/a-washington-une-mobilisation-massive-pour-les-droits-lgbt-face-aux-menaces-de-l-administration-trump_6611126_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des milliers de personnes ont défilé</a> à l’occasion de la WorldPride (un mouvement international pour la protection des personnes LGBTQ+), dans un esprit de défiance face aux attaques de l’administration républicaine. Ces manifestations de soutien illustrent la résilience de la communauté LGBTQ+ qui, au cours de son histoire, a constamment dû se battre pour obtenir et préserver ses droits. Elle nous rappelle également l’importance de rendre cette communauté visible, ainsi que les enjeux auxquels elle fait face.</p>



<p></p>
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		<title>Vincent Lacroix est libre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/vincent-lacroix-est-libre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Quéméner]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[crime]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[système judiciaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 26 janvier dernier, Vincent Lacroix, ancien président de l’entreprise de gestion de fonds de placement Norbourg, a pu réintégrer totalement la société après une peine de 18 ans de prison. Entre 2002 et 2005, il a escroqué plus de 9000 investisseurs canadiens et détourné 100 millions de dollars à son profit. Près de 55&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/vincent-lacroix-est-libre/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Vincent Lacroix est libre</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 26 janvier dernier, Vincent Lacroix, ancien président de l’entreprise de gestion de fonds de placement Norbourg, a pu réintégrer totalement la société après une peine de 18 ans de prison. Entre 2002 et 2005, il a escroqué plus de 9000 investisseurs canadiens et <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2222311/vincent-lacroix-libre-norbourg-commission-liberations-conditionnelles" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">détourné 100 millions de dollars à son profit</a>. Près de <a href="https://www.tvanouvelles.ca/2026/01/26/scandale-norbourg--vincent-lacroix-est-un-homme-libre" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">55 millions</a> ont été reversés aux victimes de la fraude. Cette affaire a secoué le Québec et le film Norbourg, sorti en 2022, raconte ce scandale sans précédent. En 2006, il a été arrêté et condamné à une peine de cinq ans de prison, puis à nouveau à une peine de 13 ans en 2009. Il a plaidé coupable aux 200 accusations déposées contre lui, les preuves étant trop accablantes, et a ensuite été incarcéré au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, au nord de Montréal. Depuis 2011, il bénéficiait d’une disposition qui lui avait permis de purger seulement un sixième de sa peine. Bien que soumis à des conditions strictes, sa libération conditionnelle lui permettait néanmoins de suivre des études. En 2014, il s’est vu accorder une libération conditionnelle.</p>



<p></p>
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		<title>Seul·e·s et ensemble</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/seul%c2%b7e%c2%b7s-et-ensemble/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catvy Tran]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[communauté]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[letterboxd]]></category>
		<category><![CDATA[spotify]]></category>
		<category><![CDATA[strava]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plateformes discursives pour l’édification d’un imaginaire collectif.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’imaginaire collectif des générations passées reposait sur l’existence d’un canon culturel partagé au sein d’une communauté. Entre les sorties au cinéma et les rassemblements dans les lieux de culte, la fréquentation de lieux physiques de rencontre favorisait une expérience commune du monde. Ce vécu épistémologique partagé, fondé sur des repères culturels reconnaissables par tous, nourrissait un sentiment d’appartenance à la communauté et renforçait ce que le politologue Robert Putnam désigne comme le « capital social ». </p>



<p>Aujourd’hui, la surabondance de choix semble avoir érodé cette expérience collective. La prolifération de contenus numériques et d’œuvres culturelles a vraisemblablement enrayé le sentiment d’appartenance communautaire qui animait les générations précédentes. Les logiques hégémoniques du capitalisme encouragent désormais une construction identitaire fondée sur des choix de consommation individualisés, où la singularité prime sur la collectivité. </p>



<p>Pourtant, la popularité d’applications telles que Letterboxd, Goodreads, Strava, Spotify et Duolingo témoigne d’une appétence persistante de raviver une forme de mémoire partagée. Sur Letterboxd et Goodreads, les internautes sont invités à attribuer une cote et à formuler des commentaires critiques sur des films et des ouvrages. Quant à Strava et à Duolingo, ces plateformes encouragent le partage d’activités sportives et de progrès linguistiques, notamment grâce à des systèmes de séries, qui récompensent l’engagement quotidien. Spotify se distingue par son instantanéité sociale : l’application permet à ses utilisateurs de suivre les listes de lecture d’autrui, ainsi que d’observer leurs pratiques d’écoute en temps réel. Cesapplications deviennent alors des espaces numériques d’échange, où les internautes s’engagent de manière critique autour de passions communes, qu’il s’agisse du cinéma, de la littérature, du sport, de la musique ou des langues. Plutôt que de reléguer ces pratiques culturelles à la sphère privée, ces espaces discursifs offrent l’opportunité de les réinscrire dans la sphère publique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«Partager une réflexion humoristique ou analytique des films, c’est entrer en dialogue avec une communauté »</p>
</blockquote>



<p>Contrairement aux réseaux sociaux traditionnels, fondés sur une performance idéalisée de soi, ces applications proposent une tout autre logique. Il ne s’agit plus d’exposer qui l’on prétend être, mais de révéler les pratiques sociales et culturelles qui nourrissent notre intériorité. Partager sa liste de films ou ses progrès linguistiques revient à répudier son ego et à tourner son regard vers un espace discursif collectif. Sur Letterboxd, par exemple, partager une réflexion humoristique ou analytique des films, c’est entrer en dialogue avec une communauté et s’ouvrir à une expérience commune de l’art cinématographique. Duolingo, de son côté, transforme l’apprentissage souvent laborieux et individualisé d’une langue en un processus interactif, où l’encouragement des autres utilisateurs fait de cet apprentissage une activité collective et solidaire. Malgré ces bienfaits, il reste à considérer le potentiel performatif de ces plateformes, qui privilégient la performance et le rendement au-delà de l’expérience vécue.</p>



<p>La pléthore de choix caractérisant l’époque actuelle n’a ainsi pas à mener à l’impossibilité d’entrer dans un dialogue culturel partagé. Elle peut plutôt alimenter de nouvelles formes d’appartenance où la consommation individuelle d’objets culturels et la pratique de passe-temps divers permettent de faire émerger un espace discursif commun.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/seul%c2%b7e%c2%b7s-et-ensemble/" data-wpel-link="internal">Seul·e·s et ensemble</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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