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	<title>Archives des Spectacle - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 25 Oct 2023 12:36:47 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Spectacle romantique et alchimie poétique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/10/25/spectacle-romantique-et-alchimie-poetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Dame aux Camélias aux Grands Ballets de Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Du 19 au 28 octobre, à la Salle Wilfrid-Pelletier, la compagnie des Grands Ballets présente une adaptation néoclassique du roman <em>La Dame Aux Camélias </em>d’Alexandre Dumas par le chorégraphe Peter Quanz.</p>



<p><strong>Une adaptation envoûtante</strong></p>



<p>Peter Quanz revisite un classique de la littérature française, mettant en scène la bourgeoisie parisienne du 19<em>e </em>siècle, où<br>se joue un amour impossible entre Marguerite Gautier et son amant Armand Duval. Leur relation épistolaire et sensuelle forme le récit parfait pour un ballet sentimental. Peter Qanz décide même de reprendre certains extraits du roman, lus à voix haute durant la représentation, permettant au public de suivre plus aisément l’histoire, et le sensibilisant à la plume soignée de Dumas. Ce ballet en deux actes est organisé au fil de quatre tableaux : L’Amour, Le Sacrifice, L’Abîme et Le Trépas. Durant ces trois premiers, lors de la représentation du 21 octobre, Marguerite a été interprêtée respectivement par Rachele Buriassi, Anya Nesvitaylo, et Maude Sabourin, et Armand Duval par Esnel Ramos, Roddy Doble, et Raphaël Bouchard.</p>



<p>Lors du Trépas, les trois couples partagent la scène. Les pas de deux s’enchaînent : la sensualité paraît alors que les danseurs ne cessent de s’enlacer et de s’embrasser en douceur. Le public est transporté dans cette relation interdite et ardente, qui finit tragiquement par la mort de Marguerite.</p>



<p><strong>Un amour passionnel</strong></p>



<p>Les costumes, conçus par Anne Armit, reflètent l’élégance et la pureté d’une histoire où l’amour l’emporte sur les  rôles et les classes sociales. Les femmes portent de longs tutus romantiques, flottants et envoûtants, aux tons clairs et pastels : l’univers est doux et lumineux. Au sommet du délicat chignon de Marguerite y est déposée une fleur de camélia, symbolisant la beauté éphémère et fragile. Celle-ci reflète le caractère de la jeune fille, qui est décrite comme innocente malgré ses multiples passions, ainsi qu’un amour qui, tout comme la fleur, ne dure qu’un court instant. Les hommes sont quant à eux vêtus de costumes noirs et de vestes, typiques du 19<em>e </em>siècle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Les costumes, conçus par Anne Armit, reflètent l’élégance et la pureté d’une histoire où l’amour l’emporte sur les rôles et les classes sociales »</p>
</blockquote>



<p>Le créateur des décors, Michael Gianfrancesco, est lui aussi parvenu à transmettre l’esthétisme parisien, à travers des pièces minimalistes, telles qu’un divan en velours et un ensemble de jardin. Ces décors simples permettent aux danseurs d’être au centre de l’attention, tout en les complimentant parfaitement. Pour le dernier tableau, de longs voiles blancs créent un jeu de transparence, pur et délicat, alors que des feuilles de papier, symbolisant les lettres reçues par Armand, tombent doucement du ciel, dans un ensemble doux et poétique.</p>



<p><strong>Surprises et révélations dramatiques</strong></p>



<p>Le public est placé devant un spectacle sensible, non seulement de la part des danseurs, des costumes et des décors, mais aussi grâce à la musique. En effet, un ballet ne serait rien sans son orchestre. Dina Gilbert dirige l<a href="https://grandsballets.com/fr/decouvrir/orchestre-des-grands-ballets/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">’Orchestre des Grands Ballets</a>, qui interprète différents compositeurs tels que Carl Maria Von Weber, Lili Boulanger, Fanny Mendelssohn et Clara Schumann : des œuvres douces et lyriques. L’intensité augmente brusquement à certains moments clés du spectacle, comme lorsque Marguerite, rongée par la maladie, tombe au sol, et aussi lorsque Monsieur Duval, père d’Alexandre, s’interpose entre les deux amants et implore Marguerite de renoncer à cet amour scandaleux. D’une façon inattendue, ce ballet fait aussi preuve d’humour. Gaston, domestique, enchaîne les chutes sur scène et interrompt le couple à plusieurs reprises. Quelle était la surprise du public lorsque, juste avant l’entracte, les seins de Marguerite ont été révélés, la jeune femme littéralement mise à nu. C’est sous un tonnerre d’applaudissements et sous le regard admirateur des spectateurs que s’est terminée cette magnifique représentation.</p>



<p><em>Grâce au code de réduction communiqué par Alegria Contemporary Ballet Company (club de danse de McGill), les étudiants ont eu accès à des billets pour seulement 25$. Le Délit invite tous ses lecteurs à les suivre sur Instagram, pour bénéficier de futures promotions (@alegriacontemporaryballet). Vous pouvez également retrouver la programmation de la compagnie sur leur <a href="https://grandsballets.com/fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">site internet</a>.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Saisir les opportunités pour atteindre ses rêves</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/09/20/saisir-les-opportunites-pour-atteindre-ses-reves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[humoriste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec l’humoriste Radi qui présente son premier spectacle au Québec.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L<em>e Délit </em>s’est entretenu avec l’humoriste Radi autour d’un verre, au café Olimpico dans le Mile End. Ce fut l’occasion de rencontrer cet artiste aux multiples nationalités, épanoui dans sa carrière et dans sa nouvelle terre d’accueil : le Québec. Cet été, il lançait la tournée de son premier spectacle <em>Radi 99 </em>à travers toute la province. Il est l’incarnation des immigrés français qui décident de s’installer au Canada et qui ne peuvent plus partir après avoir goûté à la culture et à l’art de vivre québécois.</p>



<p><strong>Suivre ses désirs</strong></p>



<p>Ce qui frappe lorsque l’on rencontre Radi, c’est sa bonne humeur et son côté très chaleureux. Dès le début de notre conversation, le tutoiement est de mise. Si son nom complet et administratif est Mohamed Abdelmoumen, «&nbsp;dans la vie de tous les jours et sur scène, c’est Radi », nous explique-t-il. Ce diminutif que portait son grand-père n’a pas été accepté par la mairie à sa naissance, ce qui n’empêche pas ses amis et sa famille de l’appeler par celui-ci. Radi est né au nord de la France, à Armentières, près de la frontière avec la Belgique. Interrogé sur l’origine de son intérêt pour une carrière dans l’humour, Radi indique que cela commence de la même façon pour beaucoup dans le milieu comique : « Depuis tout petit, dès qu’il y avait la possibilité de faire une blague, on la faisait&nbsp;», explique-t-il, avant d’ajouter que « c’est en voyant des humoristes faire des sketchs à la télé que l’on se dit que cela peut être un métier ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Cela te prend une dose de folie et de naïveté pour te lancer dans un projet de vie comme ça »</p>
</blockquote>



<p>Radi ne se pose pas mille questions avant de se lancer dans un projet. Le risque d’une vie d’artiste incertaine ne lui a jamais fait peur. Pour lui, si on se pose trop de questions, on ne fait rien dans la vie. C’est plus tard que l’on se rend compte, une fois lancé, de la difficulté de faire sa place. Il raconte avoir connu au début « beaucoup de bas et pas beaucoup de hauts » et témoigne avoir vécu des difficultés car « même quand on a beaucoup de talent, il y a des règles à respecter, des techniques que tu n’as pas nécessairement quand tu commences » ; « cela te prend une dose de folie et de naïveté pour te lancer dans un projet de vie comme ça ».</p>



<p>Certes, de la folie il n’en manque pas, car après cinq années de début de carrière à l’insu de ses parents à Paris, où il prétendait faire ses études pour intégrer une école de commerce, il a décidé de tout quitter pour partir en Pologne, pays d’origine de son ex-compagne. Il venait alors d’avoir sa première fille, et voulait se consacrer à fonder une famille en ouvrant un restaurant là-bas. Toutefois, il n’a jamais perdu de vue son rêve. Il nous confie qu’il se disait alors qu’il « [reviendrait] un jour à l’humour, mais [qu’il ne savait] pas que cela allait prendre quinze ans ».</p>



<p><strong>« Enfant du monde »</strong></p>



<p>Après avoir vécu une « rupture difficile », il avoue avoir « remis sa vie en question » avant de se consacrer pour de bon à sa carrière artistique. Retourner à Paris n’était pas une option. Radi dévoile avoir fait preuve d’ego, car tous ses anciens camarades étaient devenus des stars et « recommencer au bas de l’échelle » implique de « se faire juger ». Montréal est apparu comme une évidence pour sa scène artistique florissante. « Tous les humoristes français viennent passer des mois à Montréal pour travailler leur <em>stand up </em>», déclare-t-il. Sa décision de s’installer à Montréal était déjà prise quand l’épidémie de Covid a frappé. À la question de l’impact de la crise sanitaire sur sa carrière, il répond : « La pandémie m’a aidé car cela m’a mis dans un contexte où tout le monde avait des difficultés&nbsp;», lui laissant le temps de préparer ses sketchs.</p>



<p>On ne peut s’empêcher de déceler une pointe d’accent québécois dans les mots employés par Radi. Cela fait déjà trois ans qu’il habite à Montréal et il a pleinement embrassé la culture. Le confinement qu’il a passé au Québec ne l’a pas fait regretter son choix. Au contraire, malgré les restrictions, il est « tombé amoureux ».</p>



<p>Quand on a des origines marocaines, qu’on est né en France, qu’on a vécu en Pologne pendant près de dix ans, et que l’on se sent maintenant chez soi au Canada, on peut penser que c’est difficile de répondre à la question « D’où viens-tu? » Pas pour Radi, qui affirme ne « jamais [avoir] été attaché à quelque pays que ce soit ». Il dit se considérer « comme un enfant du monde », avant de compléter : « Partout où je suis, j’essaie de prendre ma place.&nbsp;» Il a connu depuis toujours ce sentiment d’appartenance à plusieurs nationalités simultanées quand il passait ses vacances au Maroc dans son enfance. « Sentimentalement, je suis attaché à tous ces pays », continue- t‑il, chacun lui ayant apporté des rencontres et des expériences lui ayant permis de devenir qui il est aujourd’hui et d’avoir trouvé son bonheur. Possédant déjà la double nationalité franco-marocaine, il prévoit demander la nationalité canadienne d’ici quelques années, confirmant sa volonté de s’installer définitivement ici. </p>



<p><strong>En rodage à travers le Québec</strong></p>



<p>99 est un chiffre que Radi tient à cœur. C’est pourquoi il décide de nommer <em>Radi 99 </em>son premier spectacle, dans lequel il s’inspire de l’histoire de sa vie pour faire rire son public. Par exemple :« J’ai commencé l’humour en 99 », lance-t-il. À ce moment-là, il se présentait dans des café-théâtres et sur des scènes ouvertes à Paris. C’est aussi durant ces années-là qu’il a pu travailler des textes avec les célèbres humoristes Eric et Ramzy. Le regard de Radi s’illumine quand il repense à cette expérience : « À l’époque, c’était des vraies <em>big stars </em>», nous rappelle-t-il. S’il trouvait encore que le <em>stand up </em>était « trop moderne » pour lui, cela ne l’a pas empêché de rêver un jour se prêter à cet art. Cette forme de spectacle consiste en un monologue comique dans lequel <a href="https://standupfrance.fr/2018/07/le-stand-up-definition/#:~:text=Pour%20le%20Wikipedia%20francophone%20le,histoires%20qui%20lui%20sont%20arriv%C3%A9es." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’humoriste est seul, sans décor, ni accessoire et livre ses expériences au public qu’il doit faire rire.</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Partout où je suis, j’essaie de prendre ma place »</p>
</blockquote>



<p>Le spectacle raconte donc ses débuts artistiques en France, son coup de foudre pour le Québec, mais il donne aussi ses opinions sur des thèmes sociétaux comme « le sens des priorités des scientifiques », « la fin du monde qui pourrait arriver n’importe quand » ou « le réchauffement climatique ». Dans un numéro, Radi compare la Terre à une location : « Une civilisation extraterrestre qui loue des planètes à pleins de gens, et c’est juste qu’on a oublié qu’on était des locataires. » Faire passer des messages par ses spectacles, c’est « sa petite manière [à lui, <em>ndlr</em>] de réveiller les consciences », tout en faisant rire.</p>



<p><em>Le </em><a href="https://www.monsieurradi.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>spectacle </em>Radi 99</a> <em>se tiendra à Montréal les 30 septembre, 28 octobre, 18 novembre, et 16 décembre au Terminal Comédie Club.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/09/20/saisir-les-opportunites-pour-atteindre-ses-reves/" data-wpel-link="internal">Saisir les opportunités pour atteindre ses rêves</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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