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	<title>Rosalie Bélanger-Rioux - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Coût total</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2008/12/02/cout-total/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rosalie Bélanger-Rioux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2008 20:03:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[chronique écolo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On entend de plus en plus souvent dire qu’il est important de tenir compte du «coût environnemental» d’un produit lors de son achat. Par exemple, j’ai déjà expliqué dans cette chronique que l’achat de produits locaux non biologiques peut parfois être préférable à celui d’aliments biologiques provenant des États-Unis. Cela m’amène à discuter d’émissions de&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2008/12/02/cout-total/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Coût total</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On entend de plus en plus souvent dire qu’il est important de tenir compte du «coût environnemental» d’un produit lors de son achat. Par exemple, j’ai déjà expliqué dans cette chronique que l’achat de produits locaux non biologiques peut parfois être préférable à celui d’aliments biologiques provenant des États-Unis. Cela m’amène à discuter d’émissions de carbone et de coût total.</p>
<p>Peut-être avez-vous entendu parler de la bourse du carbone? Lors de la dernière campagne électorale fédérale, les libéraux de Stéphane Dion ont présenté leur projet de bourse du carbone comme étant le seul moyen valable de préserver notre planète des changements climatiques. Pendant ce temps, en Europe, le marché des crédits de carbone semble fonctionner. Le principe est simple: des permis pour une certaine quantité d’émissions de dioxyde de carbone sont distribués aux grands émetteurs (centrales d’électricité, usines pétrochimiques, etc.) dans chaque pays participant.</p>
<p>Ces permis représentent la quantité émise par chaque entreprise dans l’année précédente. À la fin de l’année, les dirigeants du pays, afin de suivre les objectifs de Kyoto qui demandent la réduction des émissions, retirent une certaine quantité d’émissions possibles à tous les permis. Il s’agit alors pour les émetteurs d’évaluer leurs émissions pendant l’année; s’ils ont émis moins que leur permis réduit, tant mieux! Ils pourront vendre la partie non-utilisée de leurs émissions à d’autres. Au contraire, un pollueur qui n’a pas su réduire ses émissions selon la réduction affectée à son permis se voit dans l’obligation de payer des amendes et d’acheter des permis d’émissions supplémentaires à d’autres.</p>
<p>Tout cela semble bien beau, mais le dioxyde de carbone n’est pas seul à détruire notre planète. À chaque fois qu’une usine déverse ses produits polluants –même s’ils respectent les normes en vigueur– dans un cours d’eau, au lieu de mieux les traiter, elle échappe probablement à des émissions supplémentaires. De même, une entreprise qui produit énormément de déchets solides et qui ne tente pas de les réutiliser, de les recycler ou de les revaloriser échappe à bien des maux de tête… et à ses devoirs de préservation de l’environnement. C’est dire que le dioxyde de carbone n’est pas un indicateur fiable du coût environnemental.</p>
<p>On ne peut blâmer les pays européens d’avoir mis un tel système en place; après tout, c’est mieux que rien. Le principal danger est que les gens oublient que les gaz à effet de serre ne sont pas l’unique cause des changements climatiques. Souvenez-vous que les arbres sont les poumons de la planète. Sans eux, CO2 ou pas, il n’y aurait pas de vie humaine. Et pensez que ce sont les arbres et arbustes qui empêchent la désertification des régions arides, ou encore l’érosion des sols près des plans d’eau. Mais pourquoi mettre un frein à la désertification et à l’érosion des sols?</p>
<p>Pour notre bien-être à tous! Dans le fond, ce qui est encore plus important que le coût environnemental, c’est le coût total. Wangari Muta Maathai, militante écologiste kényane, a remporté le prix Nobel de la paix en 1994. Ce prix lui a été décerné pour ses efforts de reboisement avec le Mouvement ceinture verte, qui vise à protéger les villages et les champs d’Afrique de la désertification. Cela favorise la stabilité économique et alimentaire et diminue les tensions entre villageois, entre villages et entre nations.</p>
<p>C’est dire qu’il y a planter des arbres pour pouvoir les couper à nouveau, et… planter des arbres afin de réellement sauver la planète! Après tout, derrière chaque achat que vous faites, derrière chaque activité pratiquée, se cache un coût économique, mais également environnemental, social, sanitaire… Finalement, pour revenir sur cette journée sans achat de la semaine passée, dont j’avais déjà parlé, rappelez-vous: achetez moins, tout le monde en vivra mieux.</p>
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		<title>Pensez‑y avant d’acheter</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2008/11/18/pensez-y-avant-dacheter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rosalie Bélanger-Rioux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 18:35:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[chronique écolo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le vendredi 28 novembre 2008 qu’aura lieu la journée sans achat. Je vous entends déjà protester: «Moi qui voulais sortir avec des amis, il faudra bien acheter de l’alcool! Que faire?» Mais voyons, il s’agit d’en acheter le jour d’avant et d’inviter vos amis à venir fêter chez vous! Et que dire des «un&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2008/11/18/pensez-y-avant-dacheter/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Pensez‑y avant d’acheter</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le vendredi 28 novembre 2008 qu’aura lieu la journée sans achat. Je vous entends déjà protester: «Moi qui voulais sortir avec des amis, il faudra bien acheter de l’alcool! Que faire?» Mais voyons, il s’agit d’en acheter le jour d’avant et d’inviter vos amis à venir fêter chez vous! Et que dire des «un vendredi sans magasinage?» ou des «que vais-je manger pour dîner?», auxquels je répondrai que les magasins sont souvent ouverts plus tard les jeudis également, et que manger au resto n’est pas réellement acheter, tout de même.</p>
<p>Au fond, peu m’importe réellement si vous arrêtez momentanément votre consommation, plus ou moins effrénée selon les gens et les budgets, lors de la journée sans achat.</p>
<p>Ce qu’il est important de considérer, ce sont les fondements même de cette journée bien particulière. Vous répondrez: «On le sait bien, ce sont les quelques hippies-granos-verts-anarchistes-et‑j’en-passe encore actifs dans ce monde qui nous harcèlent». Tout à fait! Enfin, espérons que le fait de vous faire dire de freiner votre consumérisme, tout en vous faisant accuser de détruire la planète et de creuser l’écart entre les riches et les pauvres, ne vous harcèle pas trop. Après tout, un hippie qui veut agresser les gens, ça ne s’est jamais vu! Et puis, en y pensant bien, on voit que le but premier de la journée sans achat est de détruire l’économie! Bon, d’accord, mauvaise blague vu les circonstances économiques actuelles.…</p>
<p>Disons plutôt que les casseurs de pub (www.casseursdepub.org), promoteurs de la journée sans achat, voient la consommation comme le nouveau moyen de contrôler les masses. Après tout, pourquoi un gouvernement voudrait-il instaurer la charia ou supprimer la liberté d’expression alors qu’il peut laisser les grosses compagnies de ce monde se charger du sale boulot?</p>
<p>Mais quel sale boulot? Celui de rendre les gens heureux? Après tout, qui ne se sent pas particulièrement bien après l’achat d’un morceau de vêtement, d’un jeu vidéo ou d’un bon repas au restaurant? C’est à en oublier le fait que des femmes exploitées ont confectionné le vêtement, que des enfants ont assemblé les petits morceaux de la console de jeu, ou encore que le restaurant en question ne fait pas de compostage et ne recycle que les canettes vides pour bien paraître, mais pas toutes les boîtes de carton qui s’empilent à l’arrière.</p>
<p>Mais oui, quel sale boulot? Celui de faire oublier leurs maux aux travailleurs? Quoi de mieux qu’un téléroman palpitant ou une émission de téléréalité obscène pour dormir sur ses deux oreilles? Pour oublier l’agonie d’un emploi où ceux d’en haut décident sans vous écouter? Pour rayer de son esprit les changements climatiques indéniables et leurs causes évidentes? Pour nous ôter de la tête toute envie de contestation, toute trace de questionnement, de doute, de réflexion…</p>
<p>De toute façon, il sera temps d’acheter mon laissez-passer mensuel pour le transport en commun, alors je ne crois pas pouvoir me priver d’achat. Une chose est sûre: la prochaine fois que je sentirai le besoin d’acheter pour «me faire plaisir», j’y penserai à deux fois. Il ne me sert à rien de vous citer ici les belles choses de la vie, vous savez mieux que moi ce qui vous fait vibrer, rire, chanter et danser. Alors évacuez les magasins et allez vivre ailleurs, voir si vous y êtes.</p>
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