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	<title>Morgane Jacquet - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<item>
		<title>Le théâtre n’est qu’attente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgane Jacquet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 04:20:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’éternité de Godot se fait sentir au Théâtre du Nouveau Monde. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">ctuellement joué au Théâtre du Nouveau Monde, <i>En attendant Godot</i> de Samuel Beckett est adapté par François Girard et met en scène Benoît Brière dans le rôle d’Estragon et Alexis Martin dans celui de Vladimir. Les seconds rôles de Pozzo et Lucky sont joués par Pierre Lebeau et Emmanuel Schwartz, tous deux stupéfiants dans leurs rôles respectifs.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>En Attendant Godot</i>, écrit en 1949 après les traumatismes de la Seconde Guerre mondiale, est l’une des pièces les plus interprétées et adaptées de Samuel Beckett, célèbre pour son caractère absurde — même si Samuel Beckett se distancie lui-même du mouvement du théâtre de l’absurde. La pièce traite principalement de la perte de sens de l’existence, présentant notamment une humanité détruite en quête de raison d’être. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">La pièce met en scène deux vagabonds inséparables, Estragon et Vladimir, qui attendent, durant les deux heures trentre de spectacle, Godot, un personnage mystérieux, connu de tous et en même temps de personne, dont l’existence même reste incertaine. Personnification d’un espoir de salvation inatteignable, Godot apparaît comme l’objet central de la pièce, supposé donner un sens à la vie absurde et vide que mènent les personnages, sans pour autant jamais apparaître. Les acteurs donnent vie aux personnages de Beckett de façon impressionnante. Leur performance est très juste et fidèle au texte, rajoutant sur quelques aspects un caractère comique plus poussé. Le jeu de Pierre Lebeau dans le personnage du tyran narcissique de Pozzo est particulièrement bluffant et apporte une dimension plus grotesque à la pièce.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4943px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-25200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-godot.jpg" alt width="4943" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-godot.jpg 4943w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-godot-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-godot-768x513.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-godot-1000x668.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-godot-850x567.jpg 850w" sizes="(max-width: 4943px) 100vw, 4943px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Yves Renaud</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3">La mise en scène permet très justement la mise en avant du caractère absurde et répétitif de la pièce. Le décor prend l’apparence d’un sablier géant sur lequel les personnages jouent, le sable coulant au début et à la fin des deux actes, avec un renversement du sablier au moment du deuxième acte. François Girard réussit à nous faire ressentir le désespoir grandissant face à l’attente infinie à laquelle sont confrontés les personnages. Il réussit également à accentuer l’incapacité des personnages à avancer, à prendre des initiatives autres que celle de l’attente de Godot et à finalement donner un sens à leur vie. Ceci est certainement rendu possible par la longueur de la pièce elle-même; en tant que spectateurs, on se surprend à vouloir qu’elle se termine, parce qu’on finit nous-mêmes par se sentir enfermés dans cet univers étouffant. Après un entracte qui permet d’en sortir, le deuxième acte nous replonge immédiatement dans une deuxième journée, qui s’avère être identique à la première, cette dernière paraissant finalement n’avoir jamais eu lieu — et les personnages eux-mêmes en sont persuadés. Les jours dénués de sens se répètent infiniment et seule la mort semble pouvoir sauver les personnages de cet infernal tourment qu’est l’existence, toujours dans l’attente de Godot.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Le décor prend l’apparence d’un sablier géant sur lequel les personnages jouent»</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2">Malgré la longueur de la pièce, cette dernière présente une très bonne interprétation de l’œuvre de Beckett, avec un jeu particulièrement juste et réussi des acteurs. En plus de la dimension historique tragique de la pièce dans le contexte de l’après-guerre et des camps de concentration qui appelle à une remise en question de l’humanité face aux horreurs commises, <i>En Attendant Godot</i> a toujours une résonnance actuelle: le spectacle permet une réflexion sur nos aspirations et attentes, car finalement, il semblerait que nous attendions tous un Godot qui ne viendra probablement jamais.&nbsp;</span></p>
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		<title>Au cœur des Assises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgane Jacquet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2016 04:41:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Hermine: quand le réalisme divise à travers le jeu de Fabrice Luchini.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">R</span><span class="s1">éalisé par Christian Vincent, <i>L’Hermine</i>, est sorti dans les salles de Montréal le 11 mars. Il met en scène l’acteur français Fabrine Luchini dans la peau de Michel Racine, récompensé pour ce rôle par le prix de la meilleure interprétation masculine de la Mostra de Venise 2015. On retrouve aussi l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen, notamment connue pour son interprétation de la première ministre danoise dans la série <i>Borgen</i>, également récompensée dans <i>l’Hermine</i> pour son rôle en tant que Ditte Lorensen-Coteret dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle aux Césars 2016. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>L’Hermine</i> surprend avec un scénario original et rare dans le cinéma français: celui d’une séance en cour d’assises et du rapport des jurés face à la justice. Un sujet finalement peu connu du large public, qui associe généralement la justice bien plus avec les séries américaines et les procès théâtraux que ces dernières peignent, qu’avec la réalité d’une audience de cour française. La mise en scène d’un procès de cour d’assises est captivante et très réaliste dans son ensemble. On assiste à presque l’intégralité du procès, qu’il s’agisse des séances d’audiences, avec la succession de témoins et des plaidoiries des avocats, ou des délibérations des membres du jury. L’importance du jury dans les affaires criminelles est mise en avant, présentant notamment des jurés très variés, issus de milieux sociaux différents les uns des autres.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4950px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-25051" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-lhermine.jpg" alt width="4950" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-lhermine.jpg 4950w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-lhermine-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-lhermine-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-lhermine-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/C-lhermine-850x567.jpg 850w" sizes="(max-width: 4950px) 100vw, 4950px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Jérôme Prébois / Albertine Production – Gaumont</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3">Incontestablement, le film charme par le jeu des acteurs. Fabrice Luchini joue le rôle d’un magistrat redouté et très peu apprécié à la cour d’assises de Saint-Omer, près de Lille. Alors qu’il appelle un par un les jurés pour juger un cas d’homicide, Michel Racine se surprend à appeler parmi ces jurés un amour passé, qu’il n’avait pas revu depuis six ans, Ditte Lorensen-Coteret. Tandis que jusque-là, dur envers son entourage et les accusés qu’il se doit de juger, il restait caché derrière son hermine – la fourrure rouge que porte le Président de la cour d’assises –, l’homme sensible refait surface et va tenter de renouer avec la femme dont il est follement amoureux et qu’il n’avait jamais pensé revoir un jour. Assis dans nos fauteuils, on ressent la tension entre les deux personnages. On intercepte les regards échangés et peu de dialogues sont nécessaires pour palper le malaise, mais aussi l’attachement particulier que Michel Racine éprouve envers Ditte Lorensen-Coteret.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«</span><span class="s2">Le film charme par le jeu des acteurs</span><span class="s1">»</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Si le scénario et les acteurs rendent le film intéressant et prenant, on ne sort pourtant de la salle que partiellement satisfait, avec la sensation de n’avoir vu qu’une portion de film. Malgré la justesse des scènes qui donne le sentiment de voir beaucoup de choses, le scénario général manque de contenu. En dépit de la précision du procès, rendue possible à travers des témoignages, des arrêts sur images de l’accusé, de la partie civile, ainsi que du public, on regrette une couverture partielle du contenu de ce dernier. Il va dans le détail sur certains aspects, mais échoue finalement à montrer l’essentiel, notamment le dernier jour de procès et comment le jury se prononce sur la sentence finale. Il en est de même dans le traitement de la relation entre les deux protagonistes. Le film se termine, et on pourrait croire, ou tout du moins espérer, qu’il ne s’agit que d’un entracte. </span></p>
<p class="p3"><i>L’Hermine</i> présente donc un scénario intéressant et prometteur, et on trouve dommage que l’idée n’ait pas été portée jusqu’au bout, en sortant de la séance avec le sentiment que quelque chose de plus complet aurait pu être réalisé. Le film apparait donc paradoxal sur de nombreux aspects: il apporte beaucoup de précision, notamment sur le jeu des acteurs, avec une caméra toujours très proche des personnages et centrée sur leurs visages et expressions corporelles, mais il reste malheureusement vide dans son contenu et ainsi, dans sa globalité.</p>
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		<title>Effet Boomerang</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgane Jacquet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 17:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ABC du drame français.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">E</span><span class="s1">n salles au Québec depuis le 23 octobre, <i>Boomerang</i> est un film réalisé par François Favrat mettant en scène trois célèbres acteurs français: Laurent Lafitte, Mélanie Laurent et Audrey Dana. Le scénario est celui d’un drame – adapté du roman de Tatiana de Rosnay –<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>s’intéressant aux relations familiales qui suivent une tragédie. Alors qu’Antoine, le protagoniste de l’histoire, retourne à Noirmoutier avec sa sœur Agathe, où ils ont passé leur enfance jusqu’à la noyade de leur mère, leur lourd passé remonte. Tel un boomerang, les secrets familiaux ressurgissent. Face à l’éternel silence de son père et de sa grand-mère ainsi qu’à l’obstination de sa sœur qui ne veut rien voir, Antoine va remonter dans ses souvenirs pour tenter de découvrir les réelles circonstances de la mort de sa mère. </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Rafraîchir le scénario type du </span><span class="s1">drame français.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">On s’y attend avant de voir le film: le scénario n’a rien d’original ou d’innovateur. C’est un scénario classique de conflit et de mensonges familiaux avec une résolution attendue. Le jeu des acteurs lui-même est prévisible. Mélanie Laurent et Laurent Laffitte restent dans les rôles, qu’on leur attribue, de personnages qui se veulent ordinaires, avec un jeu toujours très similaire. En dépit d’un scénario déjà vu, des éléments intéressants sont apportés. Le réalisateur porte un regard sur la relation père-fille ainsi que sur la relation amoureuse de deux jeunes filles qui tentent de trouver leur orientation sexuelle. Elles se retrouvent confrontées à la tâche difficile d’accepter leur identité sexuelle d’abord, puis surtout de l’avouer à leurs proches. Cette touche plus originale permet d’une certaine façon de rafraîchir le scénario type du drame français. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-23906" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-boomerang.jpg" alt="C-boomerang" width="3300" height="1856" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-boomerang.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-boomerang-330x186.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-boomerang-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-boomerang-1000x562.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-boomerang-850x478.jpg 850w" sizes="(max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Film Actu</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Légèreté maîtrisée</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Malgré le fait que nous soyons plongés dans une atmosphère morbide par la trame du film, avec des couleurs froides et des dialogues sourds, <i>Boomerang</i> garde un caractère presque léger. On sent que le film se veut dramatique, mais étrangement, on a du mal à ressentir son caractère tragique. Lorsque l’on connaît si bien ces acteurs, ces paysages, cette façon de s’exprimer avec des expressions et un humour très français, il devient difficile de réellement établir un </span>«<span class="s1">quatrième mur</span>»<span class="s1">. Les personnages parlent et plaisantent sur des jeux auxquels nous avons nous mêmes joués et incarnent des relations entre enfants et parents que nous avons tous vécues. On ressent donc comme une sorte de décalage entre ce que l’on voit et ce que l’on pense; on analyse presque la scène comme si nous la dirigions avec le réalisateur tant elle nous paraît proche. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Si certains aspects du film déçoivent, le bilan n’est pourtant pas négatif. On sort de la séance satisfait car finalement, on n’en attendait pas vraiment plus. C’est un de ces films où l’on ressort avec le sentiment d’avoir passé un bon moment, tout en sachant que ce n’est pas un film dont on se souviendra particulièrement. Il s’agit simplement d’un drame français léger de plus.</span></p>
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		<title>Quand spectacle rime avec voyage</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/15/quand-spectacle-rime-avec-voyage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgane Jacquet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 21:27:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la peur: douze pièces interactives à travers Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">ans une approche originale de la représentation théâtrale, le metteur en scène français Armel Roussel présentait <i>Après la peur</i> au Théâtre d’Aujourd’hui du 1er au 5 septembre. Le spectacle présente douze mini-pièces parmi lesquelles les spectateurs doivent sélectionner quatre itinéraires. Ils sont plongés dans des univers multiples: emmenés à bord d’un minibus arpentant Montréal, dans une location de la compagnie Airbnb, voire même dans le hall du théâtre pour trente minutes de jeu. Les pièces posent des questions de société universelles, comme nos réactions face à l’immigration, le regard que l’on porte sur l’autre, la place de la jeunesse ou encore notre appréhension de la mort. La force de ces pièces réside dans la présentation de ces thèmes, effectuée de manière atypique et souvent émouvante. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Après la peur, que reste-t-il de notre relations à l’autre, des sentiments que nous pouvons éprouver à son égard?<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>C’est l’une des grandes réflexions qui lient les différents spectacles entre eux. Armel Roussel et sa troupe de comédiens déconstruisent volontairement le «quatrième mur» traditionnel du théâtre. Ils boulversent ainsi les attentes du spectateur, qui n’est plus confortablement installé dans son fauteuil devant une scène et c’est l’intelligence émotionnelle qui parle alors. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Deux représentations, <i>Ghost Songs</i> de Gilles Poulin-Denis et <i>Banalités d’usage</i> de Soeuf Elbadawi présentent<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>parfaitement la diversité des thèmes abordés par le spectacle.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> La pièce <i>Ghost Songs</i> réussit avec succès à nous emporter avec elle en </span><span class="s2"><i>roadtrip</i></span><span class="s1"> jusqu’en Amérique. Au début de la pièce, les spectateurs montent dans une voiture et ferment les yeux. La voiture avance ensuite et on se réveille en route pour Chicago, la neige tombant sur le pare-brise. On se croirait en plein mois de février. Spectateurs à l’arrière de la voiture, nous assistons à la rencontre d’un conducteur et d’une auto-stoppeuse qu’il prend sur la route. Témoins de cette entrevue mystérieuse, nous sommes entraînés avec cette jeune femme sur la route qu’avait parcourue son ancêtre, une cinquantaine d’années auparavant. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En sortant, les spectateurs ont réellement l’impression de laisser derrière eux un univers mystique, avec le sentiment d’avoir traversé, avec les héros de la pièce, les plaines désertes de l’Amérique. Contrairement aux autres pièces qui entraînent plus directement les spectateurs vers une réflexion, le metteur en scène Gilles Poulin-Denis cherche à nous plonger dans un univers fictif particulier qui nous permet de nous évader dans le monde des personnages.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De son côté, la pièce <i>Banalités d’usage: Un musulman de moins</i> nous convie à un dîner. On s’assied: un peu de vin, du pain pita, et du houmous pour le repas. Mais l’hôte n’est pas là: un enregistrement sonore est lancé, et l’on entend Soeuf Elbadawi commencer son histoire. Originaire de l’archipel des Comores, le poète Soeuf Elbadawi serait resté bloqué à la frontière où il précise qu’il est musulman. Serait-ce la raison de son arrêt à la frontière? Rien n’est précisé, seulement suggéré. Puis la voix du comédien parle aux spectateurs de l’hospitalité, cette manière d’appréhender l’étranger, l’autre, en lui proposant d’échanger, de partager. La pièce est alors terminée. Les thèmes abordés furent forts: l’immigration, l’altérité, tous deux d’actualités. Quelle relation à l’Autre, qu’il soit musulman, immigré, les deux? La peur est-elle le seul filtre de contact possible aujourd’hui?</span></p>
<p class="p3">Et puis, de derrière un rideau, un homme surgit. On comprend alors que c’est Soeuf Elbadawi, le conteur de l’histoire qui n’a en fait jamais été bloqué à la frontière. Il nous parle de Moroni, sa ville natale, en chantant magnifiquement. S’ensuit une discussion tendue entre lui et un comédien qui se fait passer pour un spectateur sur les questions du vivre-ensemble, de multiculturalisme, de laïcité. On quitte la pièce avec des souvenirs forts et une expérience nouvelle <span class="s1">du théâtre politique.</span><span class="s3">&nbsp;</span></p>
<p class="p3">
</p><p class="p3">Note de la rédaction: le metteur en scène Armel Roussel et sa troupe reviennent tous les ans à Montréal pour proposer un nouveau spectacle et poursuivre l’aventure.</p>
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