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	<title>Lucius Puquis - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>De Saint Laurent à Céline</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucius Puquis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2018 13:42:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Slimane nous montre de la pire façon que la mode a changé depuis 2016.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/10/16/de-saint-laurent-a-celine/" data-wpel-link="internal">De Saint Laurent à Céline</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">C’était un retour très attendu pour Slimane. Début 2016&nbsp;: après trois ans à changer et à renouveler l’image de la griffe Yves Saint Laurent, le créateur Hedi Slimane, qui avait déjà inventé la silhouette masculine des années 2000 lors de son passage à Dior Homme de 2000 à 2007, est remercié par le groupe de luxe Kering et remplacé par Anthony Vaccarello. Il se retire alors pour pratiquer la photographie et gagne un procès intenté à ses anciens employeurs pour rupture abusive de contrat.</p>
<p class="p2">Janvier 2017: LVMH annonce que Hedi Slimane remplacera Phoebe Philo à la tête de la création de la maison Céline. Son premier défilé a lieu à Paris, fin septembre 2018, pour la collection de l’été à venir.</p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>Un style passé de mode</b></span></p>
<p class="p6">Celle-ci rend hommage à la nuit parisienne, dans le style typique de Hedi Slimane. Dans une ambiance rock se succèdent des mannequins habillé·e·s de pantalons très fins, de robes très courtes, de bombers sans volume, un style près du corps qui a fait la renommée de Slimane il y a bientôt vingt ans. Mais là où en 2000, puis en 2013, la critique criait au génie, la réception est ici toute autre.</p>
<p class="p2">Depuis le début des années 2010, ce style a été récupéré par des marques de prêt-à-porter de semi-luxe, telles The Kooples ou Zadig &amp; Voltaire, qui proposent cette esthétique rock à des prix bien inférieurs au prêt-à-porter de luxe. Saint Laurent, qui a perpétué cette esthétique sous la direction d’Anthony Vaccarello, y a apporté une touche plus sophistiquée, jouant avec les volumes, les matières et donnant une impression de réelle couture. D’autres, comme Alexandre Vauthier ou Balmain, reprennent aussi l’approche&nbsp;rétro années 1980, la couture acérée ou les épaules très carrées qui avaient été introduites dans les dernières collections de Hedi Slimane chez Saint Laurent. En comparaison, les créations pour Céline paraissent dépassées, peu ambitieuses et sombres.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 667px">
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			<span class="media-credit">Celine SS19</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s1"><b>Un défilé qui dérange</b></span></p>
<p class="p6">Cette collection, surtout, est un grand pas en arrière par rapport à la mode elle-même. Céline, ici, présente pour la première fois des pièces pour homme. Après une campagne de promotion très alléchante montrant des mannequins androgynes, nous pouvions espérer trouver des mélanges de vestiaires, un jeu sur le masculin et le féminin, que le prêt-à-porter féminin exhibe depuis déjà trois ou quatre saisons. Très majoritairement chez Céline, les hommes portent des costumes-pantalons dans des tons noir ou bleu marine, et les femmes portent des robes très courtes, dont les couleurs, vives ou argentées, tranchent avec le noir du défilé.</p>
<p class="p2">De plus, depuis la débâcle médiatique du créateur russe Gosha Rubchinski l’hiver dernier, critiqué pour ne présenter que des mannequins blancs, les <i>castings</i> des défilés ont pris l’habitude de représenter de plus en plus de mannequins non blancs. Il n’est plus normal, dans une collection présentée en 2018, qu’il faille attendre trente passages pour voir un mannequin non blanc.</p>
<p class="p2">Enfin, le cri d’alarme d’une part de l’industrie de la mode face à la fragilité des mannequins et au danger que représentent des modèles à peine sorti·e·s de l’enfance et aux mensurations inférieures à une taille 34 française pour les consommateur·trice·s de mode contemporaine, a porté récemment ses fruits. Les mouvements de <i>body positivity</i>, représentant aussi une tendance de la deuxième moitié de notre décennie, ont provoqué des défilés joyeux, avec des mannequins aux corps différents des normes déraisonnées de la profession. Hedi Slimane réinstaure les joues creusées, les jambes arachnéennes et les tailles si fines qu’un mètre de tissu suffit à confectionner une robe fourreau volumineuse. Le tout rend les seize minutes du spectacle difficiles à supporter, et un vrai malaise s’installe face à ce qui se déroule sous nos yeux.</p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>Merci Hedi</b></span></p>
<p class="p6">Ainsi, Hedi Slimane a fait un retour très remarqué dans la mode, mais pour les mauvaises raisons. Les ventes de la collection détermineront sûrement sa place à la tête de Céline, qui a investi énormément d’argent dans le nom d’un génie de la mode. Pour nous autres, cette capsule temporelle de tous les travers de la mode est un parfait rappel du chemin qui a été parcouru pour changer une industrie en crise, et encourage à faire encore évoluer notre vision, pour que dans deux ans, grâce au boycott et aux autres changements d’habitudes vestimentaires, l’industrie devienne encore plus inclusive et éthique.</p>
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		<title>La Chambre des Merveilles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/18/la-chambre-des-merveilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucius Puquis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 21:21:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dernier défilé Palomo Spain inaugure un nouveau genre.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Palomo Spain propose un univers. Chaque collection du jeune créateur Alejandro Palomo nous amène, depuis 2016, dans un endroit, un rêve particulier, que ce soit un hôtel, une partie de chasse ou, plus récemment encore, un cabinet de curiosité.</p>
<p><strong>Un défilé baroque</strong></p>
<p>Sa collection printemps-été 2019 prend place dans un décor de vieux musée proche de l’abandon, avec des vitrines de bois couvertes de tissu blanc, un parquet grinçant et un éléphant naturalisé, entre autres animaux. Les invité·e·s vont assister, pendant une demi-heure, à un spectacle insolite, couvert par une musique d’inspiration indienne, rempli d’effets de lumière, de cliquetis, de murmures résonnant dans la galerie.<br>
Les mannequins sortent les un·e·s après les autres. Leur pas est lent. La consigne du directeur artistique: marcher tel qu’on se sent, puissant·e. Le but est de marcher calmement, de montrer que le vêtement fait partie de son identité.<br>
Le premier mannequin annonce la couleur pour le reste du défilé: coiffé d’un immense panache de plumes d’autruches projetées vers l’arrière, le tout sur un chapeau colonial orné d’une moustiquaire de mousseline descendant sur une veste blanche d’habit XVIIIe. Le tout surmonte une jupe assortie et des cothurnes romaines en cuir blanc montant jusqu’au genou.<br>
Ainsi se succèdent des vêtements aux mêmes inspirations: la Rome antique, l’Angleterre coloniale, les costumes de théâtre, les stars hollywoodiennes des années 1930, les costumes de cour du XVIIème et du XVIIIème siècles. Le tout bruit des étoffes, des plumes, des perles, des franges, des capes, sous le pas des souliers à boucles et des escarpins.</p>
<p><strong>Un éclectisme total</strong></p>
<p>La collection fait référence aux cabinets de curiosité, Wunderkammer en Allemand, ces salles de présentation de collections qui ont fleuri à partir de la Renaissance, alors que les pays européens s’ouvraient aux «bizarreries» du reste du monde. Le goût des très riches collectionneurs pour les naturalia, coraux, œufs d’autruche, noix de coco, montés en orfèvrerie alors, comme ici en sac à main, était caractérisé par un éclectisme assumé. Le but était de présenter à travers sa collection ses goûts les plus personnels, selon une organisation spécifique au collectionneur, qui voulait impressionner ses visiteurs, leur donner les clés de lecture que lui seul possédait. Le parallèle avec une collection de mode, rassemblant les influences les plus diverses pour leur donner une unité, est vite tracé.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 667px">
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			<span class="media-credit">Courtoisie de Palomo Spain</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Un genre de mode</strong></p>
<p>Surtout, ce qu’accomplit Alejandro Palomo dans ses œuvres, c’est la refonte complète de la notion de genre dans le vêtement, une différenciation que l’on peut faire remonter très loin dans l’histoire de celui-ci. En effet le vêtement, construction éminemment sociale depuis l’Antiquité, sert à distinguer les fonctions, les classes sociales, les choix de vie, les hommes et les femmes. Cette dernière distinction a été, dans l’histoire de la mode, plus ou moins accentuée ou gommée, en fonction des époques et des acteur·rice·s. On a beaucoup parlé de mode «unisexe», concernant l’introduction de codes vestimentaires masculins dans le vestiaire féminin, tels que le pantalon, le smoking, ou plus récemment les sweatshirts présentés comme portés de la même façon pour homme et pour femme. Plus rarement on a vu l’introduction d’éléments féminins dans le vestiaire masculin, rappelons-nous des robes pour homme des années 60, telle la «sumérienne» de Jacques Estérel. Or, ce prétendu «unisexe» adapte chaque type de vêtement à un genre, le féminise, masculinise, jusqu’à perdre son unité même. Palomo Spain, lui, puise autant dans le vestiaire traditionnellement féminin que masculin, et l’embellissement de chaque pièce, par l’imprimé, le drapé, les détails cousus, une boucle de métal gravé, l’utilisation du satin de soie, de la mousseline ou du velours, transforme les mannequins en icônes queer indéfinissables, séparées de toute idée de genre. Palomo Spain parvient à révéler celui·elle qui le porte, transforme le vêtement en outil de pouvoir qui transcende les genres, les époques et les influences.</p>
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