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	<title>Lara Cevasco - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 05 Nov 2025 21:22:59 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Faire vivre l’Amérique latine à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/faire-vivre-lamerique-latine-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Cevasco]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[Slasa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Focus sur la Septième édition du Mois du patrimoine latino-américain.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/faire-vivre-lamerique-latine-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Faire vivre l’Amérique latine à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Vendredi dernier, aux alentours de 18 heures, une trentaine d’étudiants se sont retrouvés au studio de danse Shauna Roberts pour aligner quelques pas de salsa, sur des accords de guitare et de percussions. Cet événement n’est pas anecdotique, mais s’inscrit, comme chaque année, dans le Mois du patrimoine latino-américain. Si vous avez sans doute manqué une belle occasion d’apprendre la salsa, ne vous inquiétez pas, il vous reste plusieurs opportunités pour en découvrir davantage sur la culture et l’histoire latino-américaine. </p>



<p>À l’occasion de ce mois de célébrations, qui a lieu du 15 septembre au 15 octobre, l’Association des étudiants espagnols et latino-américains de McGill (SLASA), l’Association d’études caribéennes et latino-américaines et d’études hispaniques (CLASHSA) et le Département des langues, littératures et cultures (LLC), ont sorti le grand jeu. </p>



<p><strong>Quelles célébrations sur le campus?</strong> </p>



<p>Fondée en 1989, SLASA n’était tout d’abord qu’un simple regroupement d’amis partageant la même culture. Elle invitait la communauté mcgilloise à venir célébrer son héritage, tout en lui infusant son rythme et sa vitalité. Aujourd’hui, l’association culturelle est l’une des plus importantes à McGill, proposant une variété d’événements sociaux, pédagogiques et philanthropiques à travers le campus. Son dynamisme croissant lui a d’ailleurs permis de recevoir en avril dernier le prix de l’association de l’année de la part de l’AÉUM. </p>



<p>Chaque automne, le Mois du patri- moine latino-américain agit comme un catalyseur pour SLASA, qui concentre ses efforts et ses moyens pour mettre de l’avant la culture latino-américaine. « Pour nous, ce mois représente un bon moyen de célébrer qui nous sommes et d’où l’on vient, tout en se rapprochant de chez nous et de la communauté latino à McGill », indique Susana, étudiante colombienne et coprésidente de SLASA. </p>



<p>Dans une ambition commune d’augmenter la visibilité du Mois du patrimoine latino-américain, CLASHSA, LLC et SLASA se sont pour la première fois alliées, proposant une variété d’activités pour les étudiants. Fin septembre, elles ont organisé une foire, le <em>Mercadito</em>, rassemblant une quinzaine de producteurs latino-américains sur le campus qui proposaient tous types de produits : du café aux pâtisseries, en passant par l’artisanat de bijoux ou de bougies. « Le but, c’est vraiment de créer des liens entre les différentes communautés latinos et hispaniques, et aussi faire le pont entre les Latino-Américains de Montréal et les étudiants de McGill », ajoute Susana. Cette collaboration trouve sa source dans un constat : McGill ne semble pas vouloir concrètement s’impliquer dans la visibilité de cet événement. « L’année dernière, la seule chose que McGill a faite, c’est d’exposer quelques livres d’auteurs latino-américains dans le couloir reliant la bibliothèque McLennan à Redpath », précise Susana. « Nous avons donc décidé de prendre les choses en main, avec CLASHSA et les professeurs d’espagnol de LLC, pour créer quelque chose de mémorable cette année ».</p>



<p>Rassurez-vous, vous n’avez pas encore tout manqué! Le 24 octobre, les associations organiseront une table ronde avec des ambassadeurs et diplomates de la Colombie, du Mexique, de l’Argentine et de l’Espagne. Et vous pourrez participer, le 29 octobre, aux célébrations du <em>Dia de los muertos</em>, célèbre fête traditionnelle mexicaine. Des <em>altares</em> (autels) ont d’ailleurs été installés à cette occasion dans le couloir de Redpath, et seront visibles durant tout le mois d’octobre. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur les événements à venir sur les comptes Instagram des associations, <a href="https://www.instagram.com/slasa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@slasa.mcgill</a> et <a href="https://www.instagram.com/clashsa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@clashsa.mcgill</a>.</p>



<p><strong>LES BONNES RECOMMANDATIONS À MONTRÉAL</strong></p>



<p>Comment un article peut-il appartenir à la section omnivore sans contenir de recommandations culinaires? </p>



<p>Cette fois-ci, <em>Le Délit</em> laisse la place à SLASA, qui vous présente sa sélection d’adresses qui méritent le détour.</p>



<p><strong>Sabor Latino (Marie-Anne O/Saint-Laurent)</strong> : Si vous souhaitez cuisiner latino, c’est ici que vous trouverez vos produits! L’épicerie comprend aussi un restaurant proposant une variété de plats du continent.</p>



<p><strong>Bah! Café (Marie-Anne O/Saint-Christophe) </strong>: Une belle adresse où prendre un café, et une petite douceur brésilienne, salée ou sucrée. Convient aussi pour une session de travail!</p>



<p><strong>Che Churros &amp; Empanadas (Marie-Anne O/Saint-Urbain)</strong> : Cette boutique-restaurant vous offre les meilleures <em>empanadas</em> argentines de Montréal! N’oubliez pas d’essayer les churros faits maison en dessert, qu’ils soient nature ou au <em>dulce de leche</em>.</p>



<p><strong>Lakalaka (Duluth/Saint-Denis)</strong> : Dans ce restaurant chaleureux et festif, vous pourrez tester tous les classiques de la gastronomie mexicaine, souvent accompagnés de musiciens!</p>



<p><strong>Arepera (Prince Arthur/ Coloniale)</strong> : Proposant des <em>arepas</em> et des <em>empanadas</em>, ce restaurant met en valeur l’héritage culinaire du Venezuela et de la Colombie. Tous les plats sont sans gluten!</p>
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		<title>Trudeau : un manque d’action pour l’environnement?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/trudeau-un-manque-daction-pour-lenvironnement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Cevasco]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois raisons qui freinent l’atteinte des objectifs nationaux.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/trudeau-un-manque-daction-pour-lenvironnement/" data-wpel-link="internal">Trudeau : un manque d’action pour l’environnement?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En 2015, la victoire du gouvernement de Justin Trudeau a été marquée par une série de promesses et de propositions progressistes, notamment une politique environnementale assez ambitieuse. Toutefois, au cours des dernières années, le comportement du gouvernement libéral en matière d’initiatives environnementales laisse transparaître un semblant d’hypocrisie quant aux préoccupations internationales croissantes concernant le changement climatique. Un an après la saison des feux de forêts <a href="https://ressources-naturelles.canada.ca/la-science-simplifiee/articles/incendies-de-foret-dune-ampleur-record-au-canada-en-2023-un-reveil-brulant/25304" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la plus dévastatrice</a> que le pays ait connu, la question climatique s’avère être au centre des préoccupations pour beaucoup de Canadiens. Si Justin Trudeau a fait preuve d’un certain engagement dans la lutte contre le changement climatique – entre autres par la ratification de l’Accord de Paris en 2015 et la mise en place d’une tarification du carbone – ces efforts semblent inefficaces alors que le Canada fait face à des obstacles structurels de taille pour accomplir une véritable transition écologique. Quelles sont donc ces contraintes qui freinent la politique environnementale de Trudeau?</p>



<p><strong>Les sables bitumineux d’Alberta </strong></p>



<p>Depuis les années 1990, l’économie canadienne repose massivement sur les énergies fossiles. Plus particulièrement, elle investit dans les gisements de sables bitumineux albertains, qui constituent le troisième plus grand gisement pétrolier de la planète, et en est <a href="https://ecosociete.org/livres/les-sables-bitumineux-la-honte-du-canada" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’un des derniers</a>. Ces sites d’extraction représentent environ <a href="https://ressnat.hypotheses.org/567" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">97%</a> des réserves de pétrole brut du pays, dont la quasi-totalité sont situées en Alberta. Si beaucoup considèrent l’exploitation de ces ressources comme un désastre écologique, <a href="https://www.cbc.ca/player/play/video/1.4019321" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Justin Trudeau la justifiait en 2017 en prétextant</a> « qu’aucun pays ne trouverait 173 milliards de barils de pétrole dans le sol et les laisserait à leur place (<em>tdlr</em>) ». Leur extraction par les multinationales contribuent ainsi à la fois aux émissions de gaz à effet de serre et à la dépendance économique du pays aux énergies fossiles. En effet, l’exploitation des sables bitumineux en Alberta pose un défi structurel à la province pour toute tentative de transition vers une économie plus verte. L’industrie du pétrole et du gaz représente <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/fr/catalogue/45280001202000100045" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">21% du PIB albertain</a>, ce qui constitue un poids important dans l’économie de la province. Une réduction de la production de pétrole suite à la mise en place de restrictions environnementales par le gouvernement fédéral impliquerait des coûts de grande ampleur. Elle signifierait également un ralentissement de la croissance du PIB, ainsi qu’une baisse d’emplois dans ce secteur, qui dénombre aujourd’hui des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses.</p>



<p>De plus, ce désastre écologique affecte directement les <a href="https://www.ouest-france.fr/monde/canada/canada-lindustrie-petroliere-veut-stocker-son-co2-sous-les-terres-indigenes-dc70a494-d248-11ee-b1bc-6aaac57ff91a" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">populations autochtones</a>. L’utilisation des sables bitumineux a été historiquement attribuée aux <a href="https://ressnat.hypotheses.org/567" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">populations autochtones</a> qui s’en servaient pour l’étanchéité des canoës. Aujourd’hui, celles-ci sont les premières à subir les impacts dévastateurs de l’avidité des géants du pétrole. En plus d’être souvent expropriées de leurs terres ancestrales, les Premières Nations de l’Alberta ont récemment fait la cible d’un nouveau projet par les firmes pétrolières. Ces dernières font recours à une <a href="https://www.ouest-france.fr/monde/canada/canada-lindustrie-petroliere-veut-stocker-son-co2-sous-les-terres-indigenes-dc70a494-d248-11ee-b1bc-6aaac57ff91a" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">nouvelle technologie dénommée CCS</a>, visant à capter et à entreposer le carbone sous les terres habitées par ces populations pour limiter les rejets polluants.</p>



<p><strong>L’expansion des oléoducs du Trans Mountain </strong></p>



<p>Parmi les décisions préjudiciables à l’environnement émises sous le gouvernement Trudeau, l’expansion des oléoducs du projet <a href="https://www.lemonde.fr/energies/article/2018/05/29/le-controverse-oleoduc-trans-mountain-nationalise-par-le-canada_5306519_1653054.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Trans Mountain</a> occasionne elle aussi un impact écologique particulièrement néfaste. Racheté en 2018 à la compagnie américaine Kinder Morgan par le gouvernement fédéral, le projet Trans Mountain valait alors 4,5 milliards de dollars canadiens. Cette transaction signifiait alors tripler la capacité de l’oléoduc existant pour acheminer le pétrole brut de l’Alberta jusqu’à la côte de la Colombie-Britannique. La construction de l’extension de l’oléoduc Trans Mountain s’est achevée le premier mai dernier, permettant désormais le transport quotidien de près de <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/05/01/canada-l-oleoduc-trans-mountain-conteste-pour-son-impact-sur-l-environnement-et-les-populations-locales-entre-en-service_6231018_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">900 000 barils de pétrole brut</a>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Le gouvernement fédéral est donc limité aux différentes volontés des gouvernements provinciaux et ne peut pas forcer unilatéralement les provinces à conclure un accord »</p>
</blockquote>



<p>Ce projet, dont le coût s’élève aujourd’hui à plus de <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/05/01/canada-l-oleoduc-trans-mountain-conteste-pour-son-impact-sur-l-environnement-et-les-populations-locales-entre-en-service_6231018_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">34 milliards de dollars canadiens</a>, suscite de nombreuses critiques de la part des écologistes, des communautés autochtones, ainsi que de certains gouvernements provinciaux. En effet, l’impact écologique de cette construction est désastreux. Le chemin de l’oléoduc passe sur des terres autochtones, détruisant les cours d’eau et <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/05/01/canada-l-oleoduc-trans-mountain-conteste-pour-son-impact-sur-l-environnement-et-les-populations-locales-entre-en-service_6231018_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">écosystèmes dont dépendent ces populations</a>. De plus, les risques de fuites de l’oléoduc sont de plus en plus élevés et ces communautés craignent des marées noires le long des côtes. Le gouvernement Trudeau justifie l’extension des oléoducs comme un moyen de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2069379/petrole-pipeline-exportation-prix" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">soutenir l’économie albertaine et de sécuriser l’accès aux marchés internationaux</a>. Or, malgré cette motivation économique, le projet Trans Mountain freine les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre énoncés lors de l’Accord de Paris, révélant les véritables priorités du gouvernement quant à l’investissement de ses fonds. Le stratège en matière d’énergie chez Greenpeace, Keith Stewart, avait d’ailleurs déclaré : « Avec cet argent, le Canada aurait pu mettre en oeuvre un programme d’énergies vertes massif. »</p>



<p><strong>Discorde entre l’état fédéral et les provinces </strong></p>



<p>Si le Canada a déjà été qualifié par certains de « <a href="https://cascadeinstitute.org/wp-content/uploads/2021/04/Carter-Dordi-Canadas-one-eye-shut-climate-policy-1.1-April-16.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bombe à carbone</a> », sa difficulté à allier l’état fédéral et ses provinces pour établir un plan de transition écologique national renforce d’autant plus cette faiblesse aux yeux de la communauté internationale.</p>



<p>Le Canada étant un état fédéral, la discorde entre Ottawa et les provinces représente la plupart du temps un frein contre une quelconque avancée du gouvernement Trudeau vers une transition écologique. En effet, la <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/09644016.2016.1140280#d1e105" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Constitution canadienne</a> n’octroie à Ottawa aucune compétence directe sur les principales activités émettrices de GES, telles que l’extraction des ressources naturelles, la production d’électricité, les transports, l’agriculture ou l’urbanisme. Le gouvernement fédéral est donc limité aux différentes volontés des gouvernements provinciaux et ne peut pas forcer unilatéralement les provinces à conclure un accord environnemental. Dans ce cadre, toute tentative de réforme par le gouvernement fédéral est sujet aux <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/01/la-taxe-carbone-nationale-divise-le-canada_5444168_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">tensions</a>, en particulier lorsque les priorités des provinces divergent de celles du gouvernement fédéral. Ce fut le cas en 2019, avec l’introduction d’un <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/04/15/la-taxe-carbone-de-plus-en-plus-contestee-au-canada_6228017_3234.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plan de tarification du carbone</a> par le gouvernement Trudeau, dans le but d’imposer aux commerçants une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, les provinces qui n’avaient pas encore établi de mesures sur la taxation du carbone, telles que l’Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick, ont désormais l’obligation d’instaurer une taxe de <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/01/la-taxe-carbone-nationale-divise-le-canada_5444168_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vingt dollars par tonne de combustible</a>, qui augmentera chaque année. Si certaines provinces telles que le Québec et la Colombie-Britannique soutiennent cette mesure et furent elles-même les premières à instaurer une taxe carbone sur leurs territoires, d’autres gouvernements provinciaux avaient alors exprimé leur désaccord, affirmant qu’elle constituait une ingérence et qu’elle nuirait à leurs économies locales. Malgré la décision de la Cour suprême en 2021, qui a confirmé la constitutionnalité de cette tarification, la résistance provinciale demeure forte et ralentit considérablement les avancées écologiques du gouvernement fédéral.</p>



<p><strong>Neutralité carbone d’ici 2050?</strong> </p>



<p>Le Commissariat canadien à l’environnement et au développement durable déclarait dans <a href="https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_cesd_202311_06_f_44369.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un rapport en novembre 2023</a> que « les émissions de gaz à effet de serre du Canada étaient plus élevées en 2021 qu’elles ne l’étaient en 1990 », et ce, malgré plus de dix plans d’efforts d’atténuation des changements climatiques depuis 1990. Le <a href="https://www.canada.ca/fr/services/environnement/meteo/changementsclimatiques/plan-climatique/survol-plan-climatique/reduction-emissions-2030.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plan</a> fédéral de réduction des émissions de GES établi en 2022 avait prévu une réduction de 40% en dessous des niveaux de 2005 d’ici 2030, ainsi que <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/11/10/le-canada-epingle-pour-la-faiblesse-de-sa-politique-de-lutte-contre-le-rechauffement-climatique_6199363_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">zéro émission net à partir de 2050</a>. Ces objectifs apparaissent toutefois instables sous l’engagement peu convaincant du gouvernement Trudeau dans la course climatique.</p>



<p>Le Canada s’avère donc être un bien mauvais élève face à la pression internationale pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Bien que le gouvernement Trudeau se soit engagé à atteindre la carboneutralité d’ici 2050, il continue de soutenir l’exploitation des sables bitumineux et le transport du pétrole pour des raisons purement économiques. Ce manque d’alignement affaiblit la crédibilité du Canada sur la scène internationale en tant que meneur dans la lutte contre le changement climatique. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/trudeau-un-manque-daction-pour-lenvironnement/" data-wpel-link="internal">Trudeau : un manque d’action pour l’environnement?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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