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	<title>Julia Faure - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>#RéfugiésBienvenue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Faure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 16:51:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amnistie Internationale organise une chaîne de solidarité humaine pour les réfugiés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/09/15/refugiesbienvenue/" data-wpel-link="internal">#RéfugiésBienvenue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Amnistie Internationale a organisé, le 9 septembre 2015, un événement de solidarité sur l’esplanade de la Place des Arts de Montréal. Les manifestants, regroupés sous la bannière «#RéfugiésBienvenue» dans le centre-ville de Montréal, ont formé une chaîne humaine constituée de plusieurs centaines de personnes pour apporter leur soutien à cette cause. Pour Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie Internationale Canada Francophone, l’enjeu de cet évènement était certes d’être solidaire envers les réfugiés mais surtout «d’offrir un espace public où les gens peuvent s’indigner de la situation actuelle, mais aussi montrer leur volonté d’accueillir les réfugiés avec la pétition».</p>
<p class="p3">Les intervenants de l’événement ont en effet insisté sur le fait que cette mobilisation n’était pas uniquement de la charité. Amnistie Internationale (plus de 3 millions de membres dans 150 pays différents) enverra une pétition au gouvernement de Stephen Harper dans deux semaines lui rappelant ses obligations juridiques devant l’article 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et proposant des changements dans la politique migratoire. La pétition est composée de sept points, demandant notamment de supprimer les nombreux obstacles à l’immigration au Canada pour les réfugiés. Par exemple, les réfugiés syriens obtiennent en Turquie un statut de réfugiés particulier, que le Canada ne reconnaît pas. De ce fait, il est extrêmement difficile pour les 2 millions de personnes précairement installées en Turquie d’obtenir le statut de demandeur d’asile. La pétition propose aussi de mettre en place un programme de réinstallation de 10 mille réfugiés syriens supplémentaires au Canada. Présentement, la pétition n’a que 2200 signataires, ce qui n’est pas encore suffisant: l’objectif est d’atteindre 5000 signatures.</p>
<p class="p3">Ce ne serait pas la première fois que des actions comme celles ci parviennent à impliquer les chefs d’états. Mme Vaugrante a expliqué qu’en janvier 2014, suite à une conférence de presse, le gouvernement avait accepté, en réponse aux pressions d’Amnistie, d’accueillir 10 000 réfugiés sur 3 ans. Quelques mois après, elle avoue que « c’est aujourd’hui loin d’être assez ». Lucas Snaije, étudiant en anthropologie à McGill, trouve que les événements comme ceux-ci sont «efficaces en terme de visibilité, car ils augmentent la prise de conscience de la population à propos de la crise humanitaire qui est en train de se produire et ultimement peuvent pousser les gouvernements à dépasser les barrières économiques et sociales ainsi que les préjugés pour prendre des décisions davantage morales et éthiques.»</p>
<p class="p3">D’après le dernier rapport de la Commission Européenne datant de juillet 2015, le conflit en Syrie qui dure depuis quatre ans aura déclenché «la plus grande crise humanitaire que le monde ait connu depuis la Seconde Guerre Mondiale». Plus récemment, c’est devant l’agitation médiatique de la photographie du petit Aylan Kurdi que le monde s’est ému. Depuis, plusieurs mois déjà, les associations à but non lucratif comme Amnistie Internationale documentent les conditions de vie et de voyage des réfugiés, et sont motrices dans la prise de conscience générale de leur situation. Il reste à voir où mènera la campagne d’Amnistie et des autres organismes impliqués dans l’accueil et les droits des réfugiés. Est-ce que les rassemblements de solidarité, qui se font de plus en plus nombreux, pousseront la communauté internationale à revoir ses programmes concernant les migrants? Avec un sujet aussi brûlant, on peut s’attendre à ce que cette crise soit abordée et discutée par tous les partis dans le cadre des élections fédérales canadiennes.</p>
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		<title>La femme d’abord, l’athlète ensuite?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/la-femme-dabord-lathlete-ensuite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Faure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 00:53:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De l’identité des athlètes féminines véhiculée par les médias.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/la-femme-dabord-lathlete-ensuite/" data-wpel-link="internal">La femme d’abord, l’athlète ensuite?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">L’article premier de la Charte internationale de l’éducation physique et du sport de l’UNESCO stipule que «la pratique de l’éducation physique et du sport est un droit fondamental pour tous». En théorie, l’accès au sport est universel, et il est aujourd’hui clair que les femmes ont trouvé leur place dans le monde du sport. Cependant, de nombreuses traditions associent encore la femme à la douceur, à l’obéissance et au rôle de mère de famille; et l’homme à la force, à la compétition et à la dominance: des valeurs auxquelles on associe généralement le sport. Ces idées reçues persistent dans les images véhiculées par les médias.</p>
<p class="p4"><b>Le poids des stéréotypes</b></p>
<p class="p4">Dès leur plus jeune âge, les jeunes filles sont éduquées à être distinguées. On attend d’elles délicatesse, raffinement et douceur, en les dissuadant de grogner, de transpirer, ou d’être agressive par exemple. Lorsqu’une femme semble dépasser ces attentes, c’est son orientation sexuelle, ses valeurs ou son genre qui sont remis en question; comme l’a prouvé, en 2009, l’exemple de Caster Semenya, coureuse olympique qui fut au centre des médias pendant plusieurs semaines et dont la sexualité avait été remise en cause du fait de son apparence et du ton masculin de sa voix.</p>
<p class="p4">Certaines expressions langagières reflètent aussi cette idée reçue que la femme n’est pas apte à faire du sport au même titre que l’homme. Tout d’abord, la formulation de «sexe faible» en opposition au «sexe fort» pour désigner les femmes parle d’elle-même. La campagne à l’égard de la stigmatisation des femmes «Comme une fille», de la marque <i>Always,</i> a rencontré l’année dernière un grand succès sur les réseaux sociaux. «Courir comme une fille», «lancer comme une fille», comme le montre ce projet, est hautement connoté comme étant une prestation ridicule; ce qui n’a absolument pas raison d’être. Tous ces stéréotypes font paraître la femme comme non compétitive, faible et sensible.</p>
<p class="p4"><b>Sois belle et on écrira sur toi</b></p>
<p class="p4">L’un des problèmes les plus saillants est celui de l’image de ces femmes véhiculée par les média: un phénomène qu’on pourrait nommer «la femme d’abord, l’athlète ensuite». Cette vision de la femme athlète offre une image qui insiste sur l’importance de l’apparence de celle-ci, au détriment de ses capacités physiques.</p>
<p class="p4">Il a été estimé par une étude menée au centre de Recherche Féminine de l’Université de Caroline du Sud que le sport masculin recevait (sur les chaines affiliées à NBC, CBS et ABC) 96% du temps d’antenne. Ce biais est particulièrement marqué lorsqu’il s’agit de disciplines traditionnellement «masculines», comme la lutte, les courses de voitures, et même pour des sports aussi médiatisés que le football ou le rugby.</p>
<p class="p4"><span class="s1">De ce fait, les femmes athlètes reçoivent ainsi une pression extérieure extraordinaire afin d’avoir accès à une couverture médiatique qui leur permet en partie de financer leurs entraînements. Or, cette pression médiatique les incite à se présenter d’une certaine manière pour plaire à une audience majoritairement masculine. Kevin Adler, chef de recrutement à l’agence de marketing du centre sportif de Chicago explique que «<i>pour des athlètes masculins, c’est tout d’abord à propos de leur performance. Et pour les femmes, c’est clairement autant à propos de leur apparence qu’à propos de leur performance</i>». En effet, trois des cinq athlètes féminines les mieux payées en 2011 (Maria Sharapova, Danica Patrick et Venus Williams) ont admis avoir été sexualisées par les médias, et ont affirmé que ce choix était nécessaire pour accéder à une exposition médiatique. Conforme aux normes de la société, cette omniprésence de la sexualisation féminine dans notre environnement ne fait que renforcer les stéréotypes liés au genre.</span></p>
<p class="p4">Les conséquences de la médiatisation limitée ainsi que la présence des stéréotypes dans notre société sont trop importantes. Il semblerait ainsi que les médias poussent les femmes à effectuer un choix: le sport ou la féminité. La perception des femmes par les médias doit changer pour permettre un tournant dans la vision du sport et de l’identité des femmes.</p>
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		<title>L’itinérance: problème négligé?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/10/27/litinerance-probleme-neglige/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Faure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2014 04:49:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation des sans-abris de Montréal appelle à l’action.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>’itinérance est depuis longtemps un problème majeur au Canada: selon les dernières statistiques gouvernementales, en 2005, on comptait entre 150 000 et 300 000 itinérants sur l’ensemble du territoire. Malgré le flou des statistiques nationales quant au nombre d’itinérants, la situation est indéniablement alarmante. En particulier à Montréal, où 30 000 sans-abris auraient été recensés en 2006 par le Secrétariat national pour les sans-abris. D’après le rapport de 1987 du Comité des sans-abris de la ville de Montréal, une personne itinérante est «celle qui n’a pas d’adresse fixe, de logement stable, sécuritaire et salubre pour le jour à venir, a un très faible revenu, une accessibilité discriminatoire à son égard de la part des services, a des problèmes de santé physique, de santé mentale, de toxicomanie, de violence familiale et/ou de désorganisation sociale et est dépourvue de groupe d’appartenance stable».</p>
<p class="p3"><span class="s1">La situation est de plus en plus préoccupante, puisque selon les différents indicateurs (contraventions, fréquentation des refuges, etc.) le nombre d’hommes et de femmes sans toit ne cesse d’augmenter au Québec.&nbsp;</span></p>
<p class="p4">
</p><p class="p2"><span class="s1"><b>Dans la rue pour une raison&nbsp;</b></span></p>
<p class="p4">
</p><p class="p3"><span class="s1">Les origines de l’itinérance sont multiples. Les ruptures familiales ou problèmes de santé mentale sont des causes parmi d’autres, et prises isolément, aucune ne peut prétendre tout expliquer. Ces 25 dernières années, d’autres facteurs sont venus s’ajouter et n’ont fait qu’amplifier et complexifier le phénomène.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Tout d’abord, la réforme des services de santé mentale au Québec dans les années 1980 a entrainé la fermeture de nombreux lits dans les hôpitaux psychiatriques. Laissés à eux-mêmes, un nombre considérable de patients se sont retrouvés à la rue, avec un suivi médical minime, trop souvent peu adéquat. Ces réformes ont eu un impact important, puisqu’aujourd’hui, d’après un reportage de <i>Radio Canada</i>, entre 30% et 50% des sans-abris à Montréal souffrent de troubles mentaux, et plus de 10% de la clientèle des missions et des refuges de Montréal est diagnostiquée schizophrène, dépressive, ou atteinte de troubles bipolaires. La moindre prise en charge psychiatrique publique ne suffit toutefois pas à expliquer la situation au Québec.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les problèmes liés à la drogue et à l’alcool ne sont pas nouveaux, mais ils prennent de plus en plus d’ampleur. Ils sont davantage la conséquence du passé et présent difficiles de certains sans-abris que la cause de leur situation. Néanmoins, au-delà du phénomène de dépendance, cette consommation de drogues accentue leur vulnérabilité, dont notamment leur exposition à des maladies comme le sida et l’hépatite.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’augmentation de la pauvreté est évidement un autre des facteurs principaux de la croissance du nombre d’itinérants. Par exemple, fait tristement étonnant, une grande partie des sans-abris a un emploi, mais ne peut pas s’offrir un logement: d’après le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) 42 000 ménages locataires à Montréal dépensent plus de 80% de leurs revenus pour se loger, ce qui explique dans une certaine mesure l’ampleur du phénomène. Un véritable cercle vicieux quand on sait qu’il est d’autant plus difficile de trouver un emploi stable sans qualification, sans téléphone ou sans logement.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">D’autre part, le contexte familial — et plus spécialement celui des familles dysfonctionnelles — joue un rôle important dans l’augmentation alarmante du nombre de jeunes sans-abris.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><b>Une discrimination sociale chronique</b></p>
<p class="p4">
</p><p class="p3"><span class="s1">Les sans-abris sont généralement des hommes et des femmes particulièrement seuls, coupés de la société telle que nous la connaissons, isolés des relations humaines. Ils sont livrés à eux-mêmes et perdent souvent tout espoir en des projets plus ambitieux que leur prochain repas. La survie est tout ce qui leur importe.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce sont des hommes et des femmes qui sont ignorés ou évités par les passants dans les rues, et pire, qui sont discriminés par les services sociaux et la population en général. En fait, on observe récemment que les sans-abris sont considérés comme des personnes «dérangeantes, non grata et indésirables» dans les espaces publics de Montréal. On a même pu observer à Montréal l’installation de « pointes anti-itinérants » sur le sol devant certaines vitrines, pour empêcher les sans-abris de s’allonger à ces endroits. D’après un rapport du RAPSIM, près de la moitié des intervenants auprès des itinérants interrogés ont rapporté avoir fréquemment entendu des sans-abris victimes d’abus verbaux. En 2009, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse observait que les itinérants recevaient un montant disproportionné de contraventions. La majorité des amendes concernaient des actes nommés «incivils», en grande partie puisque les lois concernant l’interdiction de boire en public, de se rassembler en public ou encore de dormir dans les espaces publics sont plus susceptibles d’être violées par ceux qui n’ont pas de logement. Johanne Galipeau, d’Action Autonomie, indique qu’ «en conséquence de toutes ces contraventions, les sans-abris ont fait une connexion entre la police et être escorté en prison ou à l’hôpital. Perdre confiance en le système, cela signifie tout simplement qu’ils arrêtent de demander de l’aide». Ce phénomène de société conduit ainsi inévitablement au déni des droits et besoins primordiaux d’une partie de la population de Montréal.&nbsp;</span></p>
<p class="p4">
</p><p class="p2"><b>Des stratégies de réponses à modifier&nbsp;</b></p>
<p class="p4">
</p><p class="p3"><span class="s2">Certes, il existe à Montréal une trentaine de refuges où les itinérants peuvent venir se reposer, parfois même prendre une douche. D’après le témoignage de Serge, qui a lui même été sans-abri, il est souvent plus dangereux d’aller aux refuges que de rester dehors. Il nous explique que ce sont «des dortoirs où il peut y avoir jusqu’à dix lits superposés dans une petite pièce. Dès que l’un des sans-abris s’endort, toutes ses possessions lui sont dérobées. S’ils protestent, ils se font battre par les autres sans-abris; c’est souvent chacun pour soi. Ils préfèrent alors rester dans la rue».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Le gouvernement s’appuie beaucoup sur ces systèmes de refuges temporaires, et propose également des aides financières. Cependant, les bourses sont bien souvent trop limitées, les services semblent trop superficiels et s’arrêtent à un maintien de pension, de subsistance et d’hygiène. En incluant les besoins de se nourrir, les bourses ne suffisent souvent pas à financer un logement. Selon l’organisation Centraide du Grand Montréal, qui vient en aide aux personnes en situation de pauvreté, «chaque itinérant coûte au gouvernement, en terme de soins médicaux, de temps de prison, et tout le reste inclus, environ 100 000 dollars canadien par an. Il y a 33 000 itinérants en ce moment à Montréal». Interrogée par <i>Le Délit</i>, Sue McDougall, fondatrice de l’association De la rue à la réussite, rebondit sur ces informations. Elle «pense qu’il leur serait bien plus profitable de les aimer, de les éduquer et de les encourager à réussir (<i>rires</i>)».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">&nbsp;En effet, il est intéressant de se demander si des programmes de rééducation et de réintégration ne manqueraient pas à Montréal. Car dans de nombreux cas, les sans-abris ont perdu toute estime de soi. Sue McDougall insiste sur l’importance que l’emploi peut jouer dans le processus de réintégration des sans-abris: «il conditionne le revenu, l’identité, la dignité et l’accès aux réseaux d’information et de contacts.» Cette approche n’est que peu ou pas présente au Canada, et d’après la <i>Chumir Ethics Foundation</i> (Fondation d’éthique de Chumir, une fondation à but non lucratif de Calgary qui vise à promouvoir des politiques et des mesures pour une société plus juste, <i>ndlr</i>), notre pays est l’une des seules nations du G8 sans stratégie essentielle sur le logement et la réintégration des sans-abris.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«La lutte contre la pauvreté doit être menée sur deux niveaux importants. Le premier consiste à créer des ressources pour ceux qui en ont besoin. Le second est de détruire les stéréotypes et préjugés négatifs, et de fournir le respect». Paul Cargnello, auteur-compositeur et membre de l’association Le Sac à Dos, qui vient en aide aux sans-abris, insiste bien sur cette dernière approche, si importante et si souvent oubliée par le système social. L’itinérant, c’est le jeune homme dans la trentaine à la sortie d’un café qui demande de l’argent; c’est la personne âgée enveloppée dans des couvertures par terre à la sortie du métro; c’est aussi la jeune femme qui se drogue, assise sur le trottoir Sainte-Catherine et qu’on évite du regard. C’est surtout l’être humain qui n’a pas eu la chance d’accéder à tous les privilèges dont nous disposons. À l’échelle de l’individu, il est facile de se sentir impuissant, mais c’est un phénomène de société que l’on peut changer tous les jours, à commencer par un sourire, la reconnaissance de la présence de ces personnes, car ces gestes si simples, d’après Sue, «peuvent avoir un impact plus important que l’on ne le pense sur leurs vies».</span></p>
<p class="p4">
</p><p class="p4">
</p><p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/27/litinerance-probleme-neglige/" data-wpel-link="internal">L’itinérance: problème négligé?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Troubles à Hong Kong</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/10/07/troubles-a-hong-kong/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Faure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2014 05:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La diaspora étudiante hongkongaise soutient le mouvement pro-démocratique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Lors que le gouvernement de Pékin se préparait à fêter les 65 ans du communisme le 1<i>er</i> octobre dernier, la région administrative spéciale de Hong Kong exprimait son mécontentement et sa peur de se voir retirer ses droits démocratiques. Depuis la rétrocession de l’île à la Chine en 1997, elle bénéficie de libertés légales qui n’existent pas en Chine continentale, notamment le droit de rassemblement. L’accord assurant la politique «un pays, deux systèmes», qui fait de Hong Kong une région unique, cessera de s’appliquer en 2014; ce qu’il adviendra de l’île au-delà de cette année demeure flou. Il y a une certaine anxiété&nbsp; ambiante depuis la rétrocession quant à ce futur incertain: la population craint une assimilation complète au régime autoritaire de la Chine continentale. Le mouvement a reçu l’appui de la grande majorité du monde occidental. À McGill, comme dans d’autres universités nord-américaines, les étudiants ont organisé des manifestations de soutien.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans un article publié par <i>Public Radio International</i>, le professeur Kong Qingdong, qui enseigne à l’Université de Pékin, souligne le fait que «beaucoup de Hongkongais ne se considèrent pas Chinois». À cause de cette différenciation voulue des Hongkongais, on accorde beaucoup d’importance aux élections du chef de l’exécutif de Hong Kong qui auront lieu en 2017. Cependant, cela fait quelques années que la Chine semble revenir sur ses promesses de 1997: cet été, Pékin a annoncé que les Hongkongais voteraient pour leur représentant à partir d’une présélection de candidats filtrés par la capitale. La méfiance qui a découlé de cette annonce s’est traduite par des marches de protestation pacifiques dans la ville le jeudi 25 septembre 2014. Les manifestations ont graduellement pris de l’ampleur, notamment avec l’intervention des activistes de <i>Occupy Central</i>. C’est cependant la violence de la réponse du gouvernement qui a aggravé la situation pour lui donner l’ampleur qu’elle a aujourd’hui. L’utilisation par la police de gaz lacrymogènes a incité des dizaines de milliers de civils à se rallier à la manifestation. Depuis, le gouvernement central chinois est enclin à négocier avec les porte-paroles du mouvement. Ces derniers jours, les tensions ont considérablement diminué.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Répercussions à l’étranger</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le monde entier a retenu son souffle pendant quelques jours, les yeux rivés sur l’île. Au Canada, le soutien verbal vient en partie du gouvernement. Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a indiqué sur <i>Twitter</i> que «le Canada appuie la continuité de la liberté d’expression et de la prospérité dans un État de droit». D’autre part, différents événements publics ont été organisés avec pour objectif de montrer le soutien international au mouvement hongkongais. Au moins 30 villes dans le monde, et 45 campus en Amérique du Nord, ont organisé des mouvements de solidarité. L’événement <i>Wear Yellow for Hong Kong</i> [Portez du jaune pour Hong Kong, <i>ndlr</i>], organisé par des étudiants hongkongais à l’étranger, a rassemblé, le 1<i>er</i> octobre, plus de 37 000 personnes sur de nombreux campus nord-américains. À McGill, un groupe s’est retrouvé au portail Milton vers 14h, certains déjà habillés en jaune, d’autres arborant le fameux ruban jaune devenu symbole de la manifestation<i> Hong Kong Allies</i> et du mouvement <i>Occupy Central</i>. Les étudiants étaient présents pour une même cause: «se battre pacifiquement pour une vraie démocratie à Hong Kong», comme le dit Kevin Cheung, étudiant en échange d’origine hongkongaise, lors d’une entrevue avec <i>Le Délit</i>. Le rassemblement comprenait plusieurs discours, argumentant pour la cause des Hongkongais, tout en insistant sur une caractéristique: le pacifisme des révoltes. Une autre étudiante, Wing Yu, affirme dans ce sens que «ce n’est pas en cassant des vitres et en détruisant la ville que nous essayons de protéger que nous nous ferons entendre».&nbsp;</span></p>
<p class="p3">Malgré cet événement, une importante partie des étudiants de McGill n’est pas au courant de ce qui se passe à Hong Kong. <i>Le Délit</i> a aussi pu obtenir une entrevue avec Hugo Hui-Lang, étudiant qui participe aux manifestations à Hong Kong depuis le début. Pour lui, il est important que le message soit diffusé: «le soutien international et les médias ont été d’une aide précieuse», et il faut impérativement «continuer à sensibiliser le monde à notre cause». Même si ces protestations ne changent pas l’opinion chinoise, les révoltes à Hong Kong représentent un pas de plus dans l’opposition de l’île à la normalisation pékinoise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/07/troubles-a-hong-kong/" data-wpel-link="internal">Troubles à Hong Kong</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>L’accueil des refugiés syriens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Faure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 05:42:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rôle que le Canada devrait jouer vis-à-vis des réfugiés est sujet à débat. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/09/30/laccueil-des-refugies-syriens/" data-wpel-link="internal">L’accueil des refugiés syriens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span>’est en 2013 qu’Antonio Guterres, le haut commissaire aux réfugiés des Nations Unies, affirme dans un communiqué diffusé à Genève que «la Syrie est entrée dans la spirale d’une catastrophe absolue». La crise qui sévit au Moyen-Orient depuis mars 2011 ne cesse d’empirer et cause chaque jour une augmentation impressionnante du nombre de réfugiés, internes comme externes. Depuis 2011, la Syrie figure parmi les pays recevant le plus d’aide humanitaire en provenance du Canada; mais l’accueil des réfugiés semble peu développé encore aujourd’hui.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Une terre d’asile de l’autre côté du monde</b></span></p>
<p class="p3">Historiquement, le Canada a longtemps été considéré comme une terre d’accueil et d’opportunités. C’est d’ailleurs le pays qui a le plus haut taux d’immigration au monde par habitant, et la deuxième destination migratoire derrière les États-Unis, avec plus de 250 000 nouveaux arrivants par an. En plus d’être une terre d’accueil, le Canada est aussi une terre d’asile. Notre pays aura su répondre efficacement à plusieurs sollicitations de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) lors de crises humanitaires graves: un bon exemple serait l’évacuation rapide de Haïtiens par le Canada suivant le tremblement de terre de janvier 2010, qui aura permis à des milliers de personnes sans domicile de quitter leur pays dévasté (4 552 individus dans l’année de la catastrophe, puis 6 208 réfugiés en 2011).</p>
<p class="p4"><span class="s1">Plus récemment, l’UNHCR a de nouveau fait appel à tous les pays en mesure d’accueillir des Syriens, et notamment au Canada, pour intervenir face à la crise humanitaire syrienne. Selon la revue <i>Relations</i> du Centre justice et foi, la situation y est extrêmement sérieuse: on estime à 6,5 millions d’individus le nombre de réfugiés internes et à 2,5 million le nombre de déplacés externes. Et cela ne semble pas se stabiliser: en effet, environ 130 000 Syriens auraient fui leur pays en direction de la Turquie ces derniers jours, ce qui représente le plus important mouvement de population depuis le début du conflit. La situation de ces réfugiés, internes comme externes, est très précaire. Dans le cas des émigrés vers les pays voisins, les Syriens sont victimes d’humiliations chroniques, de violence, de xénophobie. Les camps en Libye et en Turquie sont surpeuplés, et la situation sanitaire y est souvent très critique. Quant aux déplacés internes, ils sont peut-être ceux qui ont les conditions de vie les plus difficiles. Ils ne reçoivent que peu ou pas d’aide internationale et fuient constamment les conflits, n’étant jamais à l’abri de bombardements ou de violences.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">&nbsp;Depuis le début de la crise en mars 2011, le gouvernement canadien s’est engagé auprès de l’UNHCR à accueillir 1300 syriens sur son territoire. Un véritable soulagement pour la population syro-canadienne, heureuse de pouvoir rapatrier les familles en danger. Pour cela, le gouvernement a augmenté de 20% le budget réservé au financement de la réinstallation des réfugiés. Par ailleurs, depuis le début du conflit en mars 2011, le Canada s’est engagé à fournir plus de 630 millions de dollars à l’aide humanitaire apportée en Syrie et dans les pays voisins. Plus récemment, le premier ministre Stephen Harper a annoncé que 115 millions de dollars seraient ajoutés à ce programme d’aide.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Un plan d’action décevant&nbsp;</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Si le Canada semble s’être investi rapidement et efficacement lors de multiples crises humanitaires, plusieurs sources — telles le quotidien <i>Le Devoir</i> — affirment que «le Canada décourage les réfugiés syriens» (février 2014), en réponse à plusieurs mesures récentes prises par le ministère de l’Immigration. À vrai dire, les chiffres et la relative inefficacité de la procédure d’accueil semblent assez décevants quand on sait que le Canada s’est longtemps targué d’accueillir plus de 10% de la population mondiale de réfugiés.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">En effet, le nombre de réfugiés qu’Ottawa a pris la responsabilité d’accueillir sur notre sol ne représente finalement que 1% des réfugiés que le UNHCR estime nécessaire de réinstaller en lieu sûr au cours des années 2014, 2015 et 2016. À titre de comparaison, la Suède a déjà «donné refuge à plus de 30 000 réfugiés», affirme Paul Dewar (député canadien) dans un discours au Parlement le 22 septembre 2014, ce qui illustre l’insuffisance des mesures d’aide aux réfugiés prises par le Canada.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Et la procédure de demande d’asile pour ces quelques centaines de réfugiés est loin d’être optimale. La manière dont le gouvernement prévoit accueillir les Syriens d’ici la fin de 2014 accorde beaucoup d’importance au secteur privé. En effet, seulement 200 des 1300 réfugiés seraient pris en charge par le gouvernement (ce dernier financerait le coût de la fuite et de l’installation). Les autres devraient arriver par le biais d’organisations privées (auquel cas, ce sont des ONG, des groupes religieux ou des individus qui couvriraient le coût de la réinstallation). Cette procédure fondée sur le secteur privé présente plusieurs limites. Elle consiste en un système de parrainage, où seulement un résident canadien, ou une association, peut être à l’origine de la protection d’une famille syrienne. Ainsi, leur accueil ne dépend que du bon vouloir d’individus présents au Canada.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">De plus, les délais du traitement de la demande sont très longs —environ 40 mois— et découragent donc beaucoup de familles qui se trouvent dans un état d’urgence.La première famille syrienne à être venue au Canada avec un statut de réfugié n’est d’ailleurs arrivée qu’en juin 2014.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">D’autre part, le coût de la procédure est un obstacle pour les familles qui parrainent. En effet, les signataires de la demande de parrainage doivent verser un montant de garantie considérable, ce qui ralentit encore davantage le processus de rapatriement.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Enfin, ce programme est particulièrement restreint, compte tenu de la situation syrienne critique. Enbal Singer, membre du club de McGill B. Refuge, nous informe que le parti conservateur canadien, en voulant empêcher les fraudes liées à l’immigration, «pénalise finalement les réfugiés qui sont dans une situation moins facile à prouver que les réfugiés étant dans des camps». En effet, la procédure d’asile mise en place ne s’applique qu’aux individus ayant quitté le territoire syrien, et donc ne concerne pas les 6,5 millions de déplacés internes en Syrie, qui pourraient bien être ceux dans le plus grand besoin d’être évacués. En plus de cela, cette mesure ne s’applique pas non plus aux réfugiés en Turquie, alors qu’aujourd’hui, c’est le pays accueillant le plus grand nombre de Syriens dans des camps de plus en plus débordés. Ainsi, à ce rythme, les objectifs promis par Ottawa ne pourront certainement pas être remplis, à moins d’assouplir ou d’accélérer les procédures.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Ainsi, bien que le budget gouvernemental consacré aux aides humanitaires sur le terrain constitue tout de même une preuve d’investissement du Canada dans son aide apportée aux Syriens, le système d’asile du Canada ne semble pas répondre aux attentes mondiales concernant la crise syrienne. L’organisation privée du rapatriement des réfugiés paraît trop restreinte, et semble manquer d’efficacité ainsi que d’accessibilité. Pour répondre aux appels des Syriens dans le besoin cette année, le Canada devra revoir sa politique d’immigration et de protection des réfugiés, qui a déjà su faire ses preuves auparavant.</span></p>
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		<title>Effervescence à l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/effervescence-a-laeum/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Faure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 13:52:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Nuit des Activités suscite l'enthousiasme des étudiants.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«I</span>mpliquez-vous sur le campus!»,&nbsp;voilà la phrase accrocheuse qui a attiré plus de 2000 étudiants au bâtiment de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) lors des soirées du 9 et 10 septembre dernier pour la présentation annuelle de tous les clubs et associations menés par les étudiants du campus.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette exposition, qui comprenait plus de 300 différents kiosques, est sans doute la meilleure occasion pour les nouveaux arrivants à McGill de découvrir l’ampleur de la vie universitaire. Tout d’abord, les clubs sont aussi divers que nombreux. Que ce soit pour des activités sportives, des groupes politiques, des organisations humanitaires ou simplement des associations basées sur les loisirs les plus variés, les clubs à McGill semblent pouvoir plaire, même aux plus difficiles.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces derniers&nbsp; se sont aussi diversifiés dans leurs objectifs: certains visent à sensibiliser les étudiants, comme les associations <i>Save A Child’s Heart</i> ou encore Amnistie internationale. D’autres souhaitent principalement rassembler des Mcgillois ayant des centres d’intérêt communs dans une ambiance légère. C’est le cas du <i>Chocolate Club</i> de McGill, qui, par exemple, s’applique à livrer des chocolats sur commande le jour de la Saint-Valentin. Les associations ont aussi parfois comme objectif de mettre en valeur la diversité de l’Université. Par exemple, le <i>McGill Students’ Culinary Society</i> organise des compétitions amicales qui sont ouvertes au public, le but principal étant de «faire briller la richesse des cultures en s’amusant», nous disent Alegra et Noëmie, membres du club.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Chaque association demande un niveau d’investissement différent qui permet de plaire à tous. Ainsi, il faudrait, selon Renuka Mary, membre exécutif de la plus ancienne compagnie de danse de McGill, Mosaica, «consacrer entre 7 et 10 heures par semaine à la compagnie» et avoir un historique de danseur pour y participer afin de maintenir un certain niveau de compétition. En revanche, les étudiants qui s’investissent dans l’association humanitaire <i>MEDLIFE</i>, par exemple, peuvent s’impliquer comme ils le souhaitent. C’est d’ailleurs le cas de la plupart des clubs et associations à McGill, qui se basent sur la passion et la volonté des membres à s’investir pour leur cause.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’engagement des étudiants dans leur association était d’ailleurs une caractéristique particulièrement visible à la Nuit des Activités de l’automne 2014. Chaque kiosque, couvert de brochures et entouré d’affiches portant des slogans accrocheurs, était tenu par des membres exécutifs de l’association concernée. Ces étudiants dévoués se sont investis pour plusieurs raisons. La première et la plus fréquente semble être l’intérêt pour le domaine en question. Comme nous le disent les membres de <i>Save a Child’s Heart</i>, «la plus importante motivation est la passion». D’autre part, les étudiants s’inscrivent pour se retrouver en plus petit comité dans un cadre autre que celui des études afin de faciliter leur intégration sur le campus. C’est un des rôles principaux d’associations comme <i>The McGill Chinese Students’ Association</i> (MCSS). Les étudiants trouvent aussi la possibilité de pratiquer leur religion dans des associations telles que la <i>Newman Catholic Students’ Society</i>. Enfin, s’investir dans l’optique d’un projet professionnel est une motivation pour certains étudiants. Les écoles de médecine, par exemple, sont intéressées par les candidats qui présentent une preuve d’engagement dans leur domaine. À la peur qu’ont les étudiants de ne pas réussir à la fois dans leurs études et dans une association, Stefan Fong, Vice-président (clubs et services), répond que «la Soirée des activités met en évidence que non seulement il est possible de s’investir dans les deux, mais que l’on peut également réussir dans les deux».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces deux soirées, teintées de beaucoup d’enthousiasme, auront permis aux étudiants de première année de trouver une association à leur goût. Cet événement aura également poussé les plus âgés à redécouvrir la richesse de leur campus: une vie étudiante qui ne cesse d’être plus diversifiée, ouverte et dynamique.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/effervescence-a-laeum/" data-wpel-link="internal">Effervescence à l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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