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	<title>Julia Fortin - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>«&#160;Temps et contre-temps&#160;»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/temps-et-contre-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Fortin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[comique]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Critique de L’enclos de Wabush.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Pierre Wabush titube sur scène. Il semble éméché, comme s’il venait de vivre une soirée difficile. Après avoir bu une gorgée d’un liquide suspicieux, le voilà plongé dans un univers fantastique où il revit ses souvenirs les plus déchirants et les plus profonds.</p>



<p><em>L’enclos de Wabush&nbsp;</em>fait briller le talent unique des artistes autochtones contemporain·e·s. Après avoir fait l’objet d’une webdiffusion en 2021 en raison de la pandémie, la pièce a été présentée au public à l’Espace Libre du 12 au 29 octobre 2022. Cette coproduction du Nouveau Théâtre Expérimental et des Productions Ondinnok offre aux spectateur·rice·s l’occasion de s’immerger dans l’œuvre onirique de l’auteur wendat Louis-Karl Picard-Sioui.</p>



<p>Deux histoires s’entremêlent: «temps et contre-temps», absence et connexion, multivers et univers. D’une part, Pierre Wabush voyage dans son monde intérieur, forcé de rejouer des fragments marquants de son passé au sein de la communauté fictive de Kitchike. Ses souvenirs sont habités à la fois par des personnages, par ses amis et par sa famille, et par des éléments de l’histoire du Québec comme la crise d’Oka. D’autre part, le «<em>trickster</em>» Noé raconte sa version tordue du récit de la création de l’univers. Les fils narratifs sont complexes, mais bien tissés. L’histoire maintient l’auditoire dans un climat de suspense pendant 1h30.</p>



<p>Charles Bender interprète Pierre Wabush avec talent. Son personnage pessimiste et au caractère passif-agressif se juxtapose aisément à la performance hilarante de Joanie Guérin dans le rôle du chroniqueur. Ce narrateur loufoque soulage la tension émotive et ne manque pas de faire rire le public. Dave Jenniss complète parfaitement le duo contrasté dans le rôle de Noé Saint-Ours. Sa performance est exagérée, presque caricaturale, mais tout à fait appropriée au personnage déjanté. À l’encontre du chroniqueur, qui se fait un devoir de respecter les règles de l’ordre cosmique, Noé est maître du chaos.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ses souvenirs sont habités à la fois par des personnages, par ses amis et sa famille, et par des éléments de l’histoire du Québec comme la crise d’Oka»</p></blockquote>



<p>Marie-Josée Bastien, René Rousseau et Émily Séguin interprètent les autres personnages avec brio. Émily Séguin se démarque notamment par son chant mélodieux qui ponctue la pièce. Les chants traditionnels et le tambour viennent contraster l’utilisation de la vidéo et la trame sonore mystérieuse, pour un résultat dynamique et envoûtant.</p>



<p><em>L’enclos de Wabush&nbsp;</em>aborde des sujets lourds tels que la religion, la politique, le racisme et le deuil, sans pour autant submerger le spectateur. Le propos, pertinent, est balancé par l’humour satirique du texte de Louis-Karl Picard-Sioui. Derrière la blague se cache une critique mordante de la société. L’anthropologie se voit tournée au ridicule. La corruption est exposée au grand jour. Les tensions sociales et politiques sont imbriquées dans le dialogue.</p>



<p>Bien que fictive, la pièce illumine des réalités qui affectent les communautés autochtones aujourd’hui. Le récit est à la fois temporel, évoquant des bribes d’histoire, et intemporel, abordant de grandes questions métaphysiques sur la nature de l’univers. Malgré ma fatigue, je me suis laissée prendre au jeu. J’ai quitté la salle pleine de réflexions, revigorée par l’humour du texte.</p>
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			</item>
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		<title>Quand Yourcenar rencontre l’opéra</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/quand-yourcenar-rencontre-lopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Fortin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Marguerite Yourcenar]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un concert émouvant, une rencontre banale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le concert-rencontre <em>Yourcenar – Une île de</em> <em>passions</em>, présenté par le Festival international de la littérature dans le cadre de la série «Arts croisés», nous pose une question complexe: quelle est la place de l’opéra dans l’art contemporain? Pour y répondre, un opéra à saveur féministe nous est offert. Pierre Vachon, animateur aguerri au timbre radiophonique, nous guide dans une discussion qui se veut informative et inspirante, mais qui se voit teintée par l’absence d’Hélène Dorion et de Marie-Claire Blais, les écrivaines qui lui ont donné raison d’être.</p>



<p>La soirée commence en musique. Stéphanie Pothier, mezzo-soprano habituée des opéras contemporains, interprète le premier extrait dans le rôle de Marguerite Yourcenar. Elle est accompagnée par la pianiste Holly Kroeker, nouvellement diplômée de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Les premières notes suffisent à évoquer la nature de l’œuvre: une voix puissante, un style sobre, un opéra qui se démarque par sa simplicité. Bien que l’absence d’un orchestre se fasse quelque peu sentir, la musique parvient à nous transporter dans l’univers émotionnel de Yourcenar, l’écrivaine, mais également la femme assumée.</p>



<p>Au fil du spectacle, six pièces nous sont présentées par les solistes principaux de l’opéra&nbsp;<em>Yourcenar – Une île de passions</em>. À la performance de Stéphanie Pothier s’ajoutent celles de la soprano Kimy McLaren dans le rôle de Grace Frick et du baryton Hugo Laporte dans le rôle de Jerry Wilson. Leur performance émouvante insuffle de la vie à une soirée autrement banale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Les premières notes suffisent à évoquer la nature de l’œuvre: une voix puissante, un style sobre, un opéra qui se démarque par sa simplicité»</p></blockquote>



<p>À l’encontre du moment «concert», la portion «rencontre» de cette introduction à l’opéra est quelque peu décevante. L’absence de la librettiste Hélène Dorion, qui était dans l’impossibilité de se joindre à la rencontre, s’ajoute à celle de la regrettée Marie-Claire Blais. Dans une tentative légèrement maladroite de parer à ce manque, des entrevues filmées datant de plusieurs mois nous sont projetées sur écran blanc. L’image est floue et le premier extrait trop long pour ce type d’événement. </p>



<p>Bref, l’approche multimédia n’arrive pas à compenser l’absence de celles qui ont non seulement écrit, mais également imaginé l’opéra inspiré de la vie de Marguerite Yourcenar. La discussion avec le compositeur Éric Champagne, quant à elle, est intéressante, mais par moments trop technique pour les spectateurs qui s’y connaissent peu en composition musicale. En ce qui concerne les questions posées par Pierre Vachon, visant à s’interroger sur la place de l’opéra dans l’art contemporain, elles ne font que frôler la surface d’un sujet qui mérite d’être approfondi.</p>



<p>Dans son ensemble, le concert-rencontre&nbsp;<em>Yourcenar – Une île de passions&nbsp;</em>m’a laissée sur ma faim. C’est peu cher payé en considérant qu’il est difficile de trouver à Montréal un concert intime d’opéra sans avoir à vider son portefeuille. Le temps passé à espérer une conversation plus stimulante en aura valu la peine, ne serait-ce que pour avoir entendu Stéphanie Pothier chanter la scène finale de l’opéra, où l’on voit le personnage de Yourcenar faire enfin la paix avec sa solitude.</p>



<p></p>



<p><em>Erratum: Dans une version antérieure de ce texte, </em>Le Délit <em>relayait que le concert-rencontre avait été animé par Winston McQuade et que la mezzo-soprano Stéphanie Poirier interprétait le rôle de Marguerite Yourcenar. En fait, la soirée était animée par Pierre Vachon, et le rôle de Marguerite Yourcenar était interprété par Stéphanie Pothier. </em>Le Délit<em> regrette ces erreurs. </em></p>
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