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	<title>Inès Chabant - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>UQAM «on t’a à l’œil»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Chabant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 23:37:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’UQAM manifeste pour dénoncer la loi du silence.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/uqam-on-ta-a-loeil/" data-wpel-link="internal">UQAM «on t’a à l’œil»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">P</span>lus d’une centaine d’étudiants de l’Université du Québec À Montréal (UQAM) se sont réunis dans l’agora du bâtiment Judith-Jasmin, jeudi 20 novembre à 12h30, afin de dénoncer les agressions sexuelles commises par des professeurs sur des étudiants de cette même faculté.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Organisée par l’association<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Sycorax Hurlante en collaboration avec d’autres associations étudiantes dont l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la manifestation n’avait pas été autorisée par l’université. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">D’ailleurs, plusieurs activistes ont été&nbsp; «menacés de poursuite» selon Emmanuel Denizon, sympathisant proche des organisateurs de la démonstration. Selon lui, la directrice «des services à la vie étudiante» de l’UQAM, Diane Villancourt, soutenue par le syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ), aurait entrepris une démarche pour «déposer une mise en demeure et intenter une poursuite contre l’AFESH (l’Association facultaire étudiante des sciences humaines)». </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>«L’UQAM complice de la culture du silence»</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il y a deux semaines, les bureaux des professeurs accusés de viol, Eric Pineault, Jean-François Fillon et Eric Mottet, avaient été placardés d’autocollants incitant à briser le silence: «Harcèlement, attouchements, voyeurisme, agressions:&nbsp;tolérance zéro&nbsp;!». Ces images ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, en commençant par la page des Hystériques, collectif féministe à l’UQAM, pour ensuite être partagées sur la page officielle&nbsp;de l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM). Jenny Desrochers, directrice à la division des communications, avait alors décrit ces actions comme «complètement inacceptables». À la manifestation de jeudi, les sympathisants ont repris cette même technique «d’assaut», en placardant mur sur mur des autocollants annonçant: «Non à la culture du viol. Brisons le silence. L’UQAM doit agir». Pendant ce temps, d’autres sympathisants vêtus de noir faisaient usage de pancartes pour cacher l’œil des caméras et permettre le passage continu des manifestants qui scandaient: «À nous nos corps, et pas à eux, tout ce qu’ils ont pris, ils l’ont volé». Ayant ainsi bravé les services de sécurité de l’UQAM, la manifestation non-autorisée n’a pas été interrompue et s’est finie après deux heures. Elle avait débutée sur le brûlage collectif d’une chronique de Pierre Foglia parue dans <i>La Presse</i> le 11 novembre, où il se prononçait sur les accusations de viol à l’UQAM&nbsp;et plus largement sur la question du viol dans ces termes: «Le mari rentre émoustillé […] sa femme endormie dit non. Il dit oui pareil. C’est un viol. Sauf que le plus souvent elle ne dit pas non. […] Une agression sexuelle?». Sa chronique a déjà reçu les complaintes de plus de 247 785 lecteurs, selon des chiffres qu’il a lui-même avancé dans l’article «Bon ben voilà» paru le 17 novembre dans le même journal.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Sur les détails des agressions sexuelles présumées, rien n’est dit lors de la manifestation. La question fait unanimité et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>personne ne se prononce sur la nature des dénonciations publiques, sur leur<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>légitimité, ou même sur leur véracité. D’ailleurs, nul ne veut se lancer sur le sujet, quand bien même de façon officieuse, et le climat est tendu. Les menaces de l’UQAM quant à la possible expulsion des étudiants impliqués dans les démonstrations ne sont pas prises à la légère même si la manifestation y répond tout en provocation. Alice, une étudiante en sciences politiques souhaitant rester anonyme, témoigne, bousculée par les événements: «les filles sont encouragées à rester dans la peur, le silence et la honte; et c’est par leurs propres institutions, par leur propre université.»</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La manifestation se dissout dans une colère pleine d’enthousiasme, avec comme réclamation: «UQAM, nous revendiquons une cellule d’intervention pour les survivantes.». À défaut d’une réponse de l’Université, les associations ont pris le devant sur cette demande et proposent un «atelier de formation pour soutenir les survivantes d’agression sexuelle» le jeudi 29 novembre entre 10h et 13h à l’UQAM.</span></p>
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		<title>Culture Shock: éveil garanti!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Chabant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 07:16:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Semaine de sensibilisation aux discriminations faites aux minorités visibles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>’événement initié à McGill par le Groupe de Recherche d’Intérêt Public (GRIP) en 2006, <i>Culture Shock</i>, s’est déroulé du 6 au 9 novembre dernier. Organisé autour d’une série d’ateliers ludiques, <i>Culture Shock </i>incitait les participants à repenser l’immigration et l’héritage historico-culturel nord-américain. Le concept au cœur de cette entreprise: faire valoir les droits autochtones sur les terres canadiennes «colonisées et volées» d’après les mots de M. Holden, coordinateur de Kanata, un groupe de soutien étudiant de la Communauté des études autochtones de McGill, qui a pris part au déroulement de <i>Culture Shock</i>.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette même question était à l’ordre du jour lors de l’atelier <i>Oh Canada, Our Home on Native Land: Discussing Colonization</i>, qui s’est déroulé le 6 novembre dans le bâtiment de l’AÉUM. Après un prélude en musique traditionnelle des Premières Nations, les participants se sont présentés un à un, souvent en reconnaissant l’héritage autochtone de leurs villes d’origine, comme Jacob Greenspon, un sénateur de l’AÉUM: «Je viens de Toronto, terre originelle des Mohawks.» Cet exercice de prise de conscience est maintenu tout au long de l’événement, par exemple en abordant le rôle du gouvernement canadien dans le système des écoles résidentielles. Entre 1860 et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été placés dans ces institutions réputées pour leurs conditions déplorables qui ont causé la mort de près de 4 000 d’entre eux.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au second plan aussi, l’atelier cherche à stimuler les esprits sur l’éducation au Canada. Jusqu’au cégep, l’histoire des Premières Nations est maintenue en marge, en faveur de celle de la découverte de Jacques Cartier et de l’engagement auprès des Européens lors des Première et Seconde Guerres mondiales. Pour éduquer les participants sur cet aspect de l’histoire canadienne délaissé par les institutions publiques, des fiches informatives étaient placées en ordre chronologique à même le sol, relatant les faits d’une histoire marquée par la souffrance et la hantise des colons européens. Aujourd’hui encore, McGill demeure une des seules universités au Québec à ne pas avoir reconnu l’historicité des territoires traditionnels qu’elle occupe – mohawk dans son cas – pourtant établie par la Cour suprême en 1997, qui avait défini la portée de la protection accordée au titre autochtone avec l’arrêt Delgamuukw.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Espace sécuritaire ou espace fermé?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Si la politique de <i>Culture Shock</i> est d’«engager le dialogue autour des problèmes relatifs aux vies [des minorités] ainsi que d’éduquer les personnes non renseignées sur ces problèmes», l’atelier <i>Giving Birth to Yourself: Revolutionary Storytelling for People of Colour </i>était inaccessible aux personnes blanches. Ainsi, la description de l’événement soulignait: «veuillez noter que cet atelier est fermé, seulement les personnes autochtones, métisses ou de couleur peuvent y prendre part». Pourtant, Kira Page, coordinatrice externe du GRIP et membre de l’équipe à l’origine de cet atelier, note en entrevue avec <i>Le Délit</i> qu’«à McGill, en règle générale, il n’y avait pas d’espace pour discuter du racisme ou du colonialisme» soulignant: «voilà l’intérêt véritable de <i>Culture Shock</i>». Sur l’exclusion des personnes blanches à l’événement, elle justifie ce choix controversable en affirmant que «les personnes de couleur doivent avoir le droit à un espace où ils peuvent partager leurs expériences d’oppression». Durant l’entrevue, Kira fait analogie aux combats de féminisme radical où l’exclusion des hommes était d’ordre; mais elle rétracte finalement ses propos.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Depuis le semestre d’automne 2014, une mineure en «Études autochtones» a été inaugurée à McGill. Une victoire pour les différentes associations dans la lutte pour la reconnaissance des Premières Nations et la promulgation d’idées antiracistes, antidiscriminatoires et pro-communautaires. Prochain rendez-vous: <i>Culture Shock</i>, prévu pour novembre 2015, pour assister à autant d’ateliers sur l’ouverture et le partage, pour la plupart, du moins.</span></p>
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		<title>Contre l’austérité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/04/contre-lausterite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Chabant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 20:02:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rassemblement pour dénoncer les restrictions économiques du gouvernement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>es mesures d’austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard ont été contestées par environ 50 000 manifestants – chiffre avancé par les organisateurs – dans la manifestation qui a eu lieu près du bureau du premier ministre, au croisement des rues Sherbrooke et McGill College, vendredi 31 octobre à 11h. C’était le deuxième rendez-vous dans la lutte contre l’austérité depuis la manifestation organisée par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) le 3 avril dernier.&nbsp; Plus de 15 000 sympathisants avaient alors dénoncé le projet de hausse du coût des études universitaires au Québec. Ce projet n’a finalement jamais vu le jour.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La manifestation avait une allure dynamique malgré le sentiment général de désenchantement, voire de méfiance. Aux sons de percussions, de rap et de reggae,&nbsp; se déploient des pancartes aux slogans allant du spécifique: «handicapés citoyens de seconde classe» et «sauvons les centres d’éducation populaires» au populaire: «groupes sociaux en colère contre vos mesures austères». L’ASSÉ, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Centre de réadaptation en déficience intellectuel et en troubles envahissants du développement (CRDITED), <i>Divest McGill</i>, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) sont autant d’associations hétéroclites présentes devant les bureaux de la HSBC lors du rassemblement, offrant un large spectre de la société québécoise en marche. Tandis que les manifestants scandent l’éternel: «Crions plus fort pour que personne ne nous ignore»; Louise Boulanger, militante de la CSN&nbsp; dit avoir «perdu toute confiance en ce gouvernement qui a fermé la porte sur la classe moyenne» soulignant surtout que «les aides sociales sont en train de mourir».&nbsp; Gabriel, professeur en philosophie au Cégep de St-Jérôme, se prononce lui aussi sur la classe moyenne qui est «toujours la seule à se serrer la ceinture, pour des mesures idéologiques que l’on fait passer pour du nécessaire – l’austérité».</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">
</p><p class="p2"><span class="s2"><b>La classe moyenne qui est «toujours la seule à se serrer la ceinture, pour des mesures idéologiques que l’on fait passer pour du nécessaire – l’austérité»</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Pendant ce temps les quelques 32 policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) sont postés de l’autre côté de la rue, à l’attente d’ordres leur permettant de mettre en vigueur le règlement P‑6 (voir article du <i>Délit</i> «L’ordre au-dessus de la paix» édition du 28.10.2014) afin d’avorter le rassemblement considéré comme illégal. En effet, les organisateurs n’avaient pas donné leur itinéraire aux autorités, ayant de surcroit bravé le règlement vestimentaire, puisque en cette journée d’Halloween, beaucoup sont déguisés et masqués pour cette double occasion. Si les agents sont calmes et se tiennent à l’écart, aucun d’entre eux ne veut se prononcer sur la démonstration. Un à un ils prononcent des phrases similaires: «on fait notre travail» et «on attend les ordres pour agir, tranquilles, voilà tout».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À 11h54 le cortège se mobilise et marche vers l’est sur la rue Ste-Catherine. Vers 13h45 la démonstration s’arrête. Certains groupes, cependant, continuent de défiler jusqu’à 15h, après quoi ils se dispersent dans les stations de métro avoisinant Ste Catherine.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Contrairement aux derniers rassemblements d’envergure (celle du 15 mars contre la violence policière par exemple) aucune arrestation n’a eu lieu. Ce choix donne lieu à un questionnement: le SPVM a‑t-il reçu l’ordre de ne rien faire étant donné l’ampleur du mouvement social? Pour Camille Godbout, porte-parole de l’ASSÉ, il est bon de faire savoir au gouvernement «[qu’]il doit s’attendre à un automne chaud et chargé». Un forum sur le même thème a lieu aujourd’hui à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et d’autres journées d’action contre l’austérité auront lieu les 3, 6, 12 et 27 novembre pour des journées d’action contre l’austérité.&nbsp;</span></p>
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		<title>L’ordre au-dessus de la paix</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/10/28/lordre-au-dessus-de-la-paix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Chabant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2014 05:55:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rassemblement commémoratif annuel pour les victimes de bavures policières.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/28/lordre-au-dessus-de-la-paix/" data-wpel-link="internal">L’ordre au-dessus de la paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">P</span>lusieurs associations et sympathisants se sont réunis sous la bannière de la Coalition Justice pour les Victimes de Bavures Policières devant la Fraternité des policiers et policières de Montréal le mercredi 22 octobre. Pour la 5<i>ème</i> année consécutive, ce rassemblement commémoratif composé d’une cinquantaine de manifestants et de familles de victimes de violences policières a brisé le silence sur le nombre de victimes: plus de 90 depuis 1987 à Montréal. Ce chiffre, fourni par la Coalition Justice pour les Victimes de Bavures Policières, est étonnement introuvable ailleurs. Aucune source gouvernementale ne peut le confirmer ou le nier, étant donné qu’il n’existe pas de chiffres officiels concernant la violence sur les civils par le SPVM.</p>
<p class="p3">Sur les causes permettant de justifier le SPVM dans leurs actions, peu ou rien n’est dit lors de la manifestation. Il ne s’agit que de témoigner pour revendiquer la mémoire et la paix civile, ou dans les mots de Stella Jeté, sympathisante connue de la scène musicale montréalaise et membre du collectif Kalmunity:&nbsp;«Les forces de l’ordre ont oublié que ce sont nos agents de la paix».&nbsp; [Le SPVM, absent au rassemblement – quoique quelques policiers observaient l’événement derrière les portes de la Fraternité – ne se prononce pas su le sujet].Devant le micro, les familles défilent et les témoignages s’accumulent. Josiane, notamment, raconte dans quelles circonstances est mort son compagnon Jean-François Nadreau en 2012. Elle avait appelé le 911 après que l’homme, pris d’une crise, avait commencé à s’entailler. Cinq policiers armés ont été envoyés à la place de l’ambulance qu’aurait espéré Josiane.&nbsp; «Il y avait une arme de collection posée sur le meuble; les policiers étaient très impressionnés en la voyant et ont tout de suite agi avec violence pour retenir Jean-François; peut-être de peur qu’il ne l’utilise alors que ce n’était qu’une arme blanche. Jean-François se débattait et c’est pourquoi ces cinq policiers l’ont abattu, lui qui était seul et désarmé», décrit-elle.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>&nbsp;Intouchables</b></span></p>
<p class="p4">
</p><p class="p5"><span class="s2">Depuis mai 2012, le règlement P‑6 ou «Règlement sur la prévention des troubles de la paix, de la sécurité et de l’ordre publics, et sur l’utilisation du domaine public» encadre le droit de manifester en faveur du pouvoir exécutif qui en est largement renforcé. Du 5<i>ème</i> paragraphe de ce règlement, fait de lacunes législatives accordant un grand pouvoir d’interprétation aux services de l’ordre, est à souligner l’extrait suivant:&nbsp; «lorsqu’il y a des motifs raisonnables de croire que la tenue d’une assemblée, d’un défilé ou d’un attroupement causera du tumulte, […] le comité exécutif peut, […] interdire pour la période qu’il détermine, en tout temps ou aux heures qu’il indique, […] la tenue de toute assemblée, tout défilé ou attroupement». Le 14 février dernier s’était tenue une manifestation sœur, servant à protester contre l’action policière. Au bout de dix minutes elle avait été déclarée illégale et dissoute conformément avec l’article 5 du règlement P‑6.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2">François du Canal, membre du Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP), à déclaré lors du rassemblement de mercredi que: «depuis le P‑6, les manifestations annuelles du 15 Mars ont été interdites en l’espace de quelques minutes et par le fait d’une arrestation de masse. Avant, il fallait un motif de violence de la part des manifestants; aujourd’hui avec le P‑6, le SPVM n’a plus besoin de prétexte pour les dissoudre. Des manifestations totalement légales et pacifiques sont donc interdites sans raisons valables». Il note également le «surarmement», la «surenchère des pouvoirs» «l’intimidation», et la «peur»&nbsp;vis-à-vis des services de police;&nbsp; mais jamais ne se dit favorable à une police désarmée.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Les sympathisants se réuniront de nouveau le 15 mars 2015, pour la journée internationale contre la violence policière.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/28/lordre-au-dessus-de-la-paix/" data-wpel-link="internal">L’ordre au-dessus de la paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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