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	<title>Éléonore Berne - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Obama: entre paroles et actions</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/obama-entre-paroles-et-actions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Berne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 14:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bilan des huit ans au pouvoir du président sortant.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/obama-entre-paroles-et-actions/" data-wpel-link="internal">Obama: entre paroles et actions</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">ardi 10 janvier a marqué le dernier discours d’Obama sur l’état de l’Union, comme le veut la tradition. En un peu moins d’une heure, le 44<i>e</i> président des États-Unis a délivré un message optimiste pour les années à suivre et a encouragé les citoyens à défendre les valeurs de la démocratie. Le bilan de ses huit dernières années qu’il présente est positif, tout en étant conscient des progrès qui restent à atteindre. Comme on s’y attendait, Obama appelle les Américains à accepter l’élection de Donald Trump, et assure que la transition du pouvoir présidentiel se fera «<i>sans accrocs</i>». Il finit ses adieux larmoyants en prononçant les mots «<i>Yes we did</i>», clin d’œil au slogan qui l’avait élu en 2008, «<i>Yes we can</i>», et montrant son impression d’accomplissement. Mais alors, cette référence est-elle véridique? Obama a‑t-il réellement accomplit ses promesses? Retour sur ses huit ans au pouvoir. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Des avancées considérables</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’élection de cet ancien avocat, devenu sénateur et membre du Parti démocrate, est un événement historique. Il donne pour la première fois dans l’histoire politique américaine la fonction présidentielle à un homme Afro-Américain. Mais ce n’est pas le seul élément qui a rendu les deux mandats du président atypiques; plusieurs événements, qui ont eu lieu entre 2009 et 2017, y ont aussi contribué. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Son premier mandat débute au lendemain de la crise économique de 2008. Barack Obama entreprend alors un plan de relance le 17 février 2009, impliquant des centaines de milliards de dollars d’allègements fiscaux et d’investissements publics. Le taux de chômage des États-Unis est alors à 7,6%, et grâce à une croissance de 3% en 2010, il baisse jusqu’à atteindre environ 5% en 2016. D’un point de vue économique, le bilan est positif grâce à la reprise de l’industrie automobile américaine.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp;</span></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Un an après son élection, Obama se lance dans la création d’un système d’assurance de santé: le «<i>Patient Protection and Affordable Care Act</i>», surnommé «<i>Obamacare</i>». Malgré de nombreuses critiques, principalement de la part des Républicains, cette réforme sociale entre en vigueur le 23 mars 2010. En quoi consiste-t-elle réellement? Contrairement à une mécompréhension courante, ce n’est pas une version américaine de la sécurité sociale française. Le système mis en place vise à réduire le nombre d’Américains non-couverts et à contrôler la croissance des dépenses publiques de santé. En effet, l’«<i>Obamacare</i>» s’adresse aux Américains «trop riches» pour bénéficier du système «<i>medicare</i>» accordé aux plus démunis, mais «trop pauvres» pour avoir accès à des systèmes privés. Ainsi, l’État subventionne ces personnes pour qu’ils puissent avoir accès aux soins du privé. En conséquence, le taux d’Américains non assurés est passé de 16 pourcent en 2010, à 9,1 pourcent en 2015. Un grand pas dans le domaine de la santé, qui reste néanmoins à être amélioré. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Sur le plan diplomatique, après avoir passé plus d’une décennie à négocier avec l’Iran, les États-Unis participent avec la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne à un accord historique le 14 juillet 2015. En échange de la levée des sanctions dans les secteurs de la finance, de l’énergie et du transport imposées à l’Iran par la communauté internationale, ce dernier s’engage à ralentir son programme nucléaire et accepte le renforcement des inspections de ses centrifuges. Cet événement reflète un grand pas vers la réconciliation entre l’Iran et l’Occident, bien que des tensions persistent. Le 2 décembre 2016, l’Iran a fait savoir qu’il ne resterait pas sans réponse face à la prolongation des sanctions américaines, pourtant non liées à l’accord sur le nucléaire. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Suite à 50 ans de rupture entre les États-Unis et Cuba, Barack Obama a rencontré Raul Castro, le président cubain, le 21 mars 2016. Aussi attendues qu’historiques, ces retrouvailles cubano-américaines constituent la première visite d’un président américain en exercice à Cuba depuis 88 ans. Ceci amène Obama à demander la fin de l’embargo au Congrès, ce qui est concrétisé le 26 octobre 2016 à l’ONU. Cette résolution est toujours en cours d’application aujourd’hui, et les effets ne se verront réellement que dans le long terme. De plus, ils dépendront des décisions du nouveau président élu, Donald Trump, qui reste flou sur le sujet. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Une autre grande réussite des mandats présidentiels d’Obama se rapporte au retrait des troupes américaines d’Irak. Le 18 décembre 2011, après 8 ans de guerre en Irak, le dernier soldat est rapatrié aux États-Unis. Cette guerre a été menée par Georges W. Bush, le prédécesseur d’Obama, en mars 2003 avec l’opération «<i>Irak Freedom</i>» dite opération «<i>Liberté irakienne</i>» en français. Cette dernière était justifiée par une supposée présence d’armes de destruction massive qui n’ont en réalité jamais existé. Malgré cela, les troupes américaines sont de nouveau présentes en Irak depuis 2014, cette fois motivés par la lutte contre le terrorisme dûe à l’émergence de Daesh. D’autre part, Obama n’a pas su retirer les troupes d’Afghanistan, présentes depuis 2001, comme il l’avait promis à ses électeurs. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le 2 mai 2011, Obama annonce victorieusement la mort d’Oussama Ben Laden, chef d’Al-Qaïda. L’ennemi public numéro un des États-Unis et commanditaire des attentats du 11 septembre 2001 est abattu par des forces spéciales américaines, et représente donc une victoire du premier mandat d’Obama dans la lutte contre le terrorisme. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Enfin, en poste présidentiel lorsque la Cour suprême légalise le mariage homosexuel dans tous les États-Unis le 26 juin 2015, Barack Obama a toujours prôné son soutien pour la communauté LGBT. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Guantanamo Bay absent des mandats</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Obama n’a cependant pas respecté toutes les promesses qu’il a faites lors de ses campagnes présidentielles en 2008 puis 2012. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Effectivement, une des ses promesses lors de sa campagne présidentielle en 2008 était la fermeture de Guantanamo Bay, à Cuba. Huit ans plus tard, le centre de détention militaire sous haute sécurité, et où les règles du droit international ne sont pas respectées, est toujours fonctionnel. Il est connu que le Congrès américain a entravé à plusieurs reprises à la fermeture de la prison. Faute de pouvoir la fermer, Obama a pris part à la décision de libérer de nombreux prisonniers, de sorte qu’aujourd’hui Guantanamo compte une soixantaine de détenus.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Vivre dans son temps</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Barack Obama aura été le président des États-Unis le plus présent sur les réseaux sociaux et les <i>talk-shows</i>, désormais considérés comme un nouveau moyen de communication dans la classe politique. Jimmy Fallon, Stephen Colbert et Ellen DeGeneres représentent les animateurs de télévision qui ont régulièrement accueillis le président. </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">De plus, une autre particularité perceptible est la vie de famille que les Obama ont choisi d’exposer. On retiendra notamment l’implication de la première dame des États-Unis dans la sphère politique. Michelle Obama est très connue pour son combat contre l’obésité avec le programme «<i>Let’s move</i>». </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Pour conclure, certains considèrent que la présidence de Barack Obama a été une réussite et a participé au</span> <span class="s3">développement de nombreux services sociaux aux Etats-Unis, tandis que d’autres restent sceptiques face à ses décisions. Ceci dit, il est indéniable qu’il a su raviver certaines relations diplomatiques auparavant enterrées, et qu’il a œuvré pour l’égalité de traitement entre les Américains, que ce soit avec la création de «<i>l’Obamacare» </i>ou avec son soutien pour le mariage gai. Son héritage restera gravé dans la politique</span><span class="s1"> américaine.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
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		<item>
		<title>«Black Lives Matter»: le combat continue</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/black-lives-matter-le-combat-continue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Berne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 22:24:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur un des mouvements sociaux les plus influents contre le profilage racial.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/black-lives-matter-le-combat-continue/" data-wpel-link="internal">«Black Lives Matter»: le combat continue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«#<i>Black Lives Matter</i>»: vous en avez sûrement déjà entendu parlé. Ce «mot-clic» se traduit par «<i>les vies noires comptent</i>» en français. Il fait référence au mouvement militant américain qui se bat contre la discrimination des Afro-Américains par les policiers. Pour l’année 2016, 700 personnes ont été tuées par la police américaine. Parmi les victimes, il y a 173 Noirs contre 324 Blancs. Seulement, ces chiffres sont disproportionnés par rapport aux pourcentages que ces groupes représentent dans la population américaine: les Blancs forment 64 pourcents de cette société contre seulement 13% d’Afro-Américains: ils représentent une minorité de la population et ce chiffre laisse penser qu’ils sont plus victimes de la brutalité policière. C’est d’ailleurs après le tristement célèbre décès de l’Afro-Américain Martin Trayvon que le mouvement militant «<i>Black Lives Matter</i>» (<i>BLM</i>, <i>ndlr</i>) a vu le jour, dans le but de lutter contre le profilage racial. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>Du <i>hashtag </i>à la manifestation</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’affaire remonte à février 2012, lorsque Georges Zimmerman, un agent de surveillance de voisinage, tire un coup de feu mortel sur le jeune afro-américain Martin. Lors de son procès, le policier invoque la légitime défense et est acquitté. Cela déclenche une indignation et une prise de conscience d’un problème racial dans la communauté Afro-Américaine aux États-Unis. C’est alors que «<i>Black Lives Matter</i>» est officiellement créé le 13 juillet 2013 par Alicia Garza, Opal Tometi et Patrisse Cullors. Elles écrivent un billet de soutien à la communauté Noire sur Facebook en utilisant le hashtag «<i>les vies noires comptent</i>», qui sera repris sur de nombreux réseaux sociaux. Après cela, elles décident d’en faire un mouvement et commencent à organiser des manifestations. La popularité du groupe est donc due en grande partie aux réseaux sociaux, qui permettent d’atteindre un large public de tout horizon.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><i>BLM</i> a permis une prise de conscience internationale par rapport à un problème social jugé comme étant le plus important aux États-Unis par 13% des Américains. </span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Depuis 2013, trois affaires – parmi tant d’autres – sont devenues emblématiques. La mort d’Eric Garner à New-York, celle de Michael Brown à Ferguson et celle de Freddie Gray à Baltimore ont tour à tour contribué à l’expansion du mouvement. Les trois hommes étaient d’origine afro-américaine et étaient non armés lors de leur arrestation. De même, la quasi-totalité des agents de police impliqués dans leurs décès a été acquittée, accentuant l’oppression et la colère ressentie par la communauté Afro-Américaine. Face à l’injustice que la minorité subit, <i>BLM</i> organise des rassemblements qui attirent de plus en plus de personnes, notamment des jeunes. Ils représentent ainsi le combat de la nouvelle génération antiraciste contre la violence policière et le profilage dont les Noirs se considèrent victimes. Ils défendent également les intérêts des mouvements féministes, altermondialistes et de la communauté LGBT.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
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			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/vittorio_plessin/?media=1" data-wpel-link="internal">Vittorio Pessin</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s2"><b>Un problème toujours d’actualité</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mardi dernier, le 20 septembre 2016, l’afro-américain Keith Lamont Scott a été abattu par un policier à Charlotte. Pour se justifier, les forces policières ont affirmé que Scott était en possession d’une arme et qu’il représentait un danger, ce que sa famille a nié. Depuis, de violentes manifestations ont lieu à Charlotte, qui ont causé l’arrestation d’une quarantaine de personnes. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ces altercations entre la police et les minorités ethniques ne sont pas limitées au continent américain. Le 29 juillet 2016, une affaire similaire a eu lieu dans le Val‑D’Oise, en France. Adama Traoré, un jeune français d’origine malienne, est décédé à la suite d’un contrôle de papiers qui a mal tourné. Les proches de la victime sont convaincus de la culpabilité des policiers, mais jusqu’ici, la justice française ne leur a pas donné raison. Dans les jours qui ont suivis, plusieurs manifestations ont eu lieu en mémoire de Traoré à Paris. Ce sont les premiers rassemblements «<i>Black Lives Matter</i> France», directement inspirés du groupe américain et formés par des associations antiracistes françaises. Ceci montre le retentissement et l’impact mondial du mouvement originel. Issu des États-Unis, sa notoriété est donc un moyen de susciter l’attention des autorités locales dans d’autres pays, comme en France par exemple. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>Un mouvement parfois critiqué</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">«<i>Black Lives Matter</i>» est un mouvement activiste controversé. Il est notamment critiqué pour son slogan «les vies noires comptent». Les conservateurs américains le perçoivent comme un encouragement à la division raciale. Le 7 juillet 2016, pendant une protestation contre la mort de deux Afro-Américains, cinq policiers ont été tués. Le tireur, un ancien soldat de l’armée américaine, voulait «tuer des blancs» pour venger les victimes. <i>BLM</i> a tout de suite condamné l’acte et rappelé que c’était un acte isolé pour éviter tout amalgame entre le criminel et le mouvement. Cependant, pour les Républicains, cet incident prouve que le mouvement a une responsabilité dans l’incitation de la haine envers les Blancs et les policiers. «<i>Black Lives Matter</i>» se dit être un mouvement pacifiste, mais il arrive parfois qu’il y ait de la violence lors des manifestations. Toutefois, peut-on blâmer le mouvement pour les situations qui peuvent parfois dégénérer lors des manifestations? Quel est le lien entre ce mouvement pacifiste et les groupes plus extrémistes qui arrivent à s’immiscer au sein de ses manifestations? Parallèlement, certaines personnalités politiques ont ouvertement accusé le groupe de racisme, dont l’ancien maire de New-York, Rudy Giuliani: «<i>Quand les gens disent que les vies des Noirs comptent (</i>Black Lives Matter<i>, </i>ndlr<i>), c’est fondamentalement raciste. Les vies des Noirs comptent. Les vies des Blancs comptent. Les vies des Asiatiques comptent. Les vies des Hispaniques comptent. C’est anti-américain et c’est raciste</i>.» Les opposants au mouvement seraient aussi plus nombreux chez le parti des Républicains aux États-Unis, car les idéaux du mouvement seraient plus alignés avec ceux des Démocrates. Par ailleurs, 28% des Américains blancs, tout parti politique confondu, se disent contre ce mouvement. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b><i>BLM</i>: une prise de conscience internationale</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">«<i>Black Lives Matter</i>» fait désormais partie des mouvements les plus influents de notre époque, non seulement sur le continent nord-américain mais également en Europe comme nous avons pu le voir avec l’affaire d’Adama Traoré. Internet et les réseaux sociaux – principalement <i>Facebook</i> et <i>Twitter</i> – ont permis au mouvement de s’exporter plus rapidement dans d’autres pays. <i>BLM</i> a permis une prise de conscience internationale par rapport à un problème social jugé comme étant le plus important aux États-Unis par 13% des Américains.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Ce mouvement issu de la société civile est désormais un symbole de la lutte contre la discrimination et le profilage racial. Mais plus encore, il incarne les évolutions de notre société vers le haut.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/black-lives-matter-le-combat-continue/" data-wpel-link="internal">«Black Lives Matter»: le combat continue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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