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	<title>Éléa Regembal - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Prouesse technique, et après?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/prouesse-technique-et-apres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Regembal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 14:53:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art visuel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le SAT Fest impressionne sans émouvoir.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">usqu’au 3 mars, la Société des arts technologiques (SAT) accueille sept courts-métrages d’artistes locaux et internationaux, projetés dans l’immense dôme de la Satosphère. Ils abordent, pour la plupart, la question des rapports entre humains, science et machines, à travers des voyages au cœur d’univers parallèles et imaginaires. L’expérience immersive peine cependant à établir une réelle connexion entre œuvre et spectateur. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Hallucination collective</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Une fois les visiteurs confortablement allongés sur de grands poufs, le dôme s’assombrit et une mélodie au piano se fait entendre, sans avertissement ni introduction. Le spectateur découvre alors un enchaînement fluide et entraînant de courts-métrages au fond sonore souvent électro, ambiant et parfois presque techno-industriel. Cependant, malgré l’impression d’être enveloppé dans la couverture lumineuse et sonore créée par la projection, il est souvent difficile d’être vraiment transporté par le contenu. En effet, si les mots «immersif» et «360°» affichés sur le site de l’évènement rappellent des expériences de réalité virtuelle vécues au casque, le <i>SAT Fest</i> peut décevoir. Le visiteur est souvent heurté à l’impossibilité de voir l’image entière, et tourner la tête pour regarder un court-métrage d’un nouvel angle laisse apercevoir d’autres visiteurs. La distance avec l’œuvre peut être accentuée par la bande sonore rappelant parfois des rythmes de boîte de nuit, peu adaptés pour une expérience allongée aux visuels souvent apaisants.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Questions sans réponse</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le contenu des courts-métrages en laisseront également beaucoup perplexes. <i>Transparent Machine</i> nous montre la construction et transformation d’une machine à l’esthétique de science-fiction, avant de la faire disparaître subitement. L’œuvre japonaise <i>Flower Of Afterimage</i> transporte le visiteur dans un univers sculptural, étourdissant, provenant de fleurs électroniques. <i>Tim</i>, création montréalaise, nous fait chuter dans un monde onirique aux architectures urbaines futuristes.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Alors que les expériences démontrent indéniablement le savoir-faire technologique impressionnant de leurs créateurs, elles manquent de force réflexive et émotionnelle. Elles rappellent parfois les scènes hallucinatoires de<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>2001: L’Odyssée de l’Espace</i> ou <i>Interstellar</i>, sans leur pouvoir narratif et symbolique. En effet, le visiteur peut se sentir perdu dans l’accumulation de formes angulaires et abstraites, de couleurs chaudes ou métalliques et de fonds étoilés s’enchaînant de manière répétitive et parfois précipitée.</span></p>
<p class="p6"><span class="s2"><b>Deux œuvres se démarquent </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Malgré une expérience pouvant s’avérer décevante pour certains visiteurs, les premier et dernier courts-métrages se détachent des autres par leur singularité et leur poésie. En effet, le <i>SAT Fest</i> débute étonnamment par un voyage terrestre, à travers différents paysages d’aurores boréales. <i>Résonances Boréales </i>explore la relation entre sonorités du piano et jeux de lumières, où le dôme devient un décor idéal pour vivre cette promenade sereine et modeste. Le dernier court-métrage (hongrois et islandais) <i>Escape</i> surprend également par son utilisation de l’espace de projection. Le visiteur est enveloppé par une toile lumineuse et dansante, de laquelle des corps se créent et se libèrent. Le jeu de formes flottantes et figuratives est accompagné d’une musique presque sacrée, composée de chœurs puissants et d’un violoncelle lancinant. Cependant, ces deux courts-métrages durent chacun seulement trois minutes, un moment trop court pour réellement se laisser transporter par l’expérience immersive. En effet, présenter sept œuvres en quarante minutes, c’est submerger le spectateur par des esquisses de réflexions et d’expériences artistiques, en le laissant inévitablement sur sa faim, et plus intrigué en sortant qu’à l’arrivée.&nbsp;</span></p>
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		<title>Grand angle sur Björk</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/grand-angle-sur-bjork/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Regembal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 14:14:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu’au 12 novembre, la fondation pour l’art contemporain DHC/ART se transforme en fenêtre sur le monde intense et poétique de Björk pour la première nord-américaine de son exposition&#160; Björk Digital. Après Sydney, Tokyo et Londres, la Red Bull Music Academy et le Centre Phi présentent cette rétrospective immersive et interactive autour des nouvelles technologies. À&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/grand-angle-sur-bjork/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Grand angle sur Björk</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">usqu’au 12 novembre, la fondation pour l’art contemporain DHC/ART se transforme en fenêtre sur le monde intense et poétique de Björk pour la première nord-américaine de son exposition<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Björk Digital</i>. Après Sydney, Tokyo et Londres, la <i>Red Bull Music Academy </i>et le Centre Phi présentent cette rétrospective </span><span class="s2">immersive et interactive autour des nouvelles technologies. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>À chaque étape, une innovation </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Les visiteurs intrigués, rassemblés en petits groupes, prennent place sur des sièges pivotants dans une salle sombre. Après des instructions précises et des gestes hésitants, les casques et écouteurs sont mis et la voix de l’artiste se fait entendre… au fond d’une grotte volcanique islandaise qui entoure entièrement le spectateur. La vidéo pour<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Black Lake</i>, issue du dernier album de la chanteuse, avait été commandée par le Museum of Modern Art de New York dans le cadre de sa rétrospective sur l’artiste l’an dernier. L’exposition avait reçu des critiques virulentes, et beaucoup avaient accusé la vidéo pour<i> Black Lake </i>d’être un simple clip au lieu de l’œuvre immersive annoncée. La métamorphose de cette même vidéo en expérience de réalité virtuelle porte alors un message clair: l’artiste évolue constamment, repoussant les limites de ses propres œuvres au fil des expositions. Chaque vidéo fait partie d’un processus de recherche et de remise en question constant. <i>Mouth Mantra</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>dépasse même les frontières corporelles, en nous transportant jusque dans la bouche de l’artiste alors qu’elle chante. La dernière expérience, <i>Family</i>, est particulièrement marquante, le visiteur avançant dans l’espace, créant lui-même du mouvement et des animations avec des manettes intégrant ses mains dans la vidéo.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Un voyage personnel</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Le dernier album de Björk, <i>Vulnicura</i>, sorti en mars 2015, retrace chronologiquement le parcours émotionnel autour de sa rupture avec celui qui était son partenaire depuis plus de dix ans. L’utilisation de la réalité virtuelle lui permet donc de partager cette expérience individuelle le plus directement possible avec le visiteur. Certains se sentiront oppressés par la nécessité de suivre un groupe, d’enchaîner les vidéos parfois intenses à un rythme imposé. D’autres seront gênés par la proximité physique avec l’artiste et par le contenu parfois très personnel de son propos. Mais c’est avant tout un voyage d’une honnêteté et d’une créativité bouleversantes. Björk livre son cœur, et nous invite symboliquement à le réparer. En clôture du parcours, le visiteur produit en effet des fils virtuels colorés, liés au cœur ouvert de l’artiste, flottant parmi des montagnes illuminées. L’exposition devient alors un moyen de créer une nouvelle réalité mêlant art, technologie et nature afin d’exprimer, et de se libérer, de puissantes émotions.</span><span class="s4"><b>Suite du parcours</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Au-delà de l’expérience de réalité virtuelle, l’exposition nous fait (re)découvrir la relation de l’artiste à différents médias. Une salle de cinéma projette plus de deux heures de clips musicaux, créés en collaboration avec des réalisateurs tels que Michel Gondry, Spike Jonze ou encore Michel Ocelot. Ne présentant rien de nouveau ou de spectaculaire, cela reste l’occasion de s’arrêter un instant devant des vidéos qui montrent souvent l’impressionnant esprit imaginatif de ses créateurs. Une autre salle invite les visiteurs à explorer l’application <i>Biophilia</i>, lancée en 2011 et aujourd’hui intégrée aux programmes scolaires scandinaves. Parmi d’autres fonctionnalités, elle nous enseigne la théorie musicale à travers des liens interactifs qui mettent en relation la musique avec des phénomènes naturels, tels que les phases lunaires ou les séquences ADN. Loin d’être une démonstration de prouesses technologiques, <i>Björk Digita</i>l est ainsi une expérience unique et intense, au cœur de réflexions contemporaines. L’artiste construit une réalité personnelle, qui nous donne un nouveau langage visuel pour explorer la nôtre.&nbsp;</span></p>
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