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	<title>Doriane Randria - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Concerto pour piano</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/29/concerto-pour-piano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Doriane Randria]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 06:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Orchestre 21 interprète une musique classique résolument contemporaine.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En un froid dimanche après-midi d’automne, rien de tel qu’un peu de musique classique jouée par un orchestre symphonique pour réchauffer les cœurs. L’Orchestre 21, aussi connu sous le nom de l’Orchestre du 21<i>e</i> siècle, nous a offert le 27 octobre dernier une majestueuse démonstration de ses talents. Comme son nom l’indique, cet orchestre se veut moderne, interprétant sous la direction de Paolo Bellomia un étonnant mélange de musique classique et contemporaine. Au total, huit compositions, dont deux de l’artiste polonais Witold Lutoslawski jouées en hommage au centième anniversaire de sa naissance, ont été présentées dans la salle Pollack de l’École de musique de McGill. Deux solistes invités, le premier violon Ewas Sas et la pianiste Justyna Gabzdyl, ont fait une apparition dans les compositions de Lutoslawski <i>Partita pour Violon Orchestre et Piano</i> et <i>Concerto pour Piano et Orchestre</i>, respectivement.</p>
<p>Le concert commence avec la <i>Polonaise</i> de Frédéric Chopin, Opus 40, n<sup>o</sup>1. L’interprétation, énergique et parfaitement maîtrisée, semble captiver l’auditoire. Les cuivres, accompagnant les violons, jouent en chœur, et les discrètes percussions apportent une ambiance solennelle au tout. L’ensemble, parfaitement harmonieux, presque festif, ne laisse aucunement présager ce qui suit. En effet, ce n’est qu’à partir du deuxième morceau qu’on se rend compte de la réelle teneur du concert. Il s’agit de la création originale <i>Symphony</i>: vingt-quatre longues minutes d’une musique un peu sinistre, plutôt surprenante, et définitivement captivante. Dès le début, les violons sont très aigus et créent une angoissante atmosphère qui se prolonge tout au long de l’interprétation. D’autres cordes plus graves s’ajoutent et rendent la tension plus palpable encore. Clarinettes et cuivres font de courtes et parcimonieuses apparitions, avant de laisser à nouveau la place au son strident des violons. Le moment le plus intense se situe vers le milieu du morceau, durant lequel trois violentes répercussions – exécutées avec ce qui ressemble à un marteau géant&nbsp; – retentissent tout d’un coup, cadencées, à intervalles régulières.</p>
<p>Le plus étonnant reste la manière dont l’orchestre passe de compositions très conceptuelles à des compositions tout à fait classiques comme celle de Chopin. Paolo Bellomia semble aimer jouer avec cela, et ne cesse de surprendre son public. Le chef d’orchestre alterne les genres pour offrir une palette d’émotions diverses à son auditoire.</p>
<p>Il est possible qu’un non-initié à la musique classique contemporaine ne soit pas séduit par cette musique déroutante. Néanmoins, il sera certainement intrigué par la singularité qui semble à chaque instant laisser le public en suspens, haletant et sous tension.</p>
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		<title>Déclic 70</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/21/declic-70/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Doriane Randria]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 04:46:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Photos]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les années 1970 du point de vue de photographes québécois</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si je vous demande d’imaginer ce que vous évoque «Montréal», il est probable que vous arriviez à des images mentales précises de Sainte-Catherine, des rues recouvertes de neige, de l’équipe du Canadien ou même de la fameuse poutine québécoise. Mais si je vous demande de vous figurer «le Montréal des années 1970», la tâche sera certainement moins aisée. C’est justement parce qu’il n’est pas évident de connaître le Québec à travers le temps que le Conseil des Arts de Montréal en Tournée présente Déclic 70, un fascinant travail de rétrospective conçu par le festival d’art contemporain Art Souterrain. En utilisant exclusivement les photographies documentaires en noir et blanc de onze artistes québécois, l’exposition tente d’englober la décennie 1970–1980 de leur point de vue et de la manière la plus authentique possible.<br>
Des images du quotidien sans ajout ni artifice, de Montréal dans son jour le plus banal, de la famille classique québécoise, des manifestations ouvrières ou de simples portraits de Montréalais, tels sont les moyens choisis pour mettre en scène les réalités de l’époque. Ainsi, tout un mur est consacré aux clichés de Norman Rajotte et de Jean Lauzon, avec des scènes comme des policiers à l’exercice de tir, des jeunes gens dans une voiture, ou encore des enfants le soir de Noël. L’humilité est ce qui caractérise cette série; par le format des photos, assez réduit, mais également par le choix des images mêlant postures insolites, scènes amusantes et portraits de «monsieur tout-le-monde». Ce type d’art a ceci de rafraichissant qu’il ne se prend pas au sérieux.<br>
Car Déclic 70 n’est pas seulement un hommage au Québec des années 1970, c’est aussi un hommage à la photographie québécoise qui doit constamment lutter contre la prédominance de la peinture dans l’art tout au long du siècle précédent. La démarche est donc double: il s’agit de revenir sur l’âge d’or de la photographie documentaire tout en faisant découvrir l’époque à ceux qui n’ont pas eu la chance de la connaître. L’exposition met ainsi l’accent sur les revendications qui caractérisent la décennie. Les années 1970 sont en effet un tournant au Québec: la fin de la Révolution tranquille (État Providence, séparation de l’Église et de l’État et refonte de l’identité québécoise) permet à la province d’entamer un renouveau. C’est aussi une période mouvementée, marquée par des groupes contestataires ouvriers et des manifestations aux revendications diverses. Dans ce contexte, la photographie documentaire est vue comme un instrument à portée informative dans la mesure où elle met en scène le passage à la modernité mais aussi comme un moyen de s’engager à travers l’art. En immortalisant et véhiculant les scènes de manifestations et autres démonstrations du peuple, les artistes prennent part aux révoltes. Clara Gutsche et David Miller, par leur travail photographique dans Milton-Parc, ont par exemple permis de dénoncer la destruction du quartier ainsi que de sa communauté.<br>
Déclic 70 a donc pour but de mettre en image des scènes du quotidien afin d’englober les grandes questions des années 1970 et de rendre hommage aux artistes québécois de cette décennie. L’exposition est une plaisante manière d’aborder une réflexion sur l’importance de la photographie documentaire et une rétrospective efficace sur l’essence du Québec de l’époque.</p>
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		<title>Wax Tailor s’invite au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/wax-tailor-sinvite-au-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Doriane Randria]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:31:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand la musique raconte une histoire</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On connaissait le concept de l’histoire contée sur fond de musique; Wax Tailor innove et nous offre un concert sur fond d’histoire. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Wax Tailor est l’un des rares DJ français à s’être fait un nom sur la scène hip-hop électronique internationale, avec un son unique empreint entre autres du trip-hop et de la musique noire américaine. Devenu célèbre après les deux albums <em>Tales of the Forgotten Melodies</em> en 2005 et <em>Hope &amp; Sorrow</em> en 2007, il confirme son identité sonore avec <em>Dusty Rainbow from the Dark</em>, sorti le 10 septembre.</p>
<p>Mercredi dernier, à l’Astral, c’est tout un univers narratif et musical qui a été interprété autour de ce dernier album. Le spectacle commence avec la voix gutturale de Don McCorkindale (voix de la version radiophonique de la série <em>The Avengers </em>sur la BBC), racontant la mélancolie d’un jeune garçon. L’immersion dans l’imaginaire de l’enfant, apparaissant sur l’écran de la scène affublé de lunettes d’aviateur, se fait au rythme de divers petits clips aux thèmes variés, tous un peu sombre, tous très différents. De la pieuvre bleue diffusée sur le titre <em>Time to go</em> aux dessins urbains animés au son de <em>Positively Inclined</em>, une vidéo accompagne chaque titre, dont le style va du hip-hop U.S. classique à la pop sixties. Wax Tailor pose le fond musical en mixant exclusivement à partir d’extraits de vinyles.</p>
<p>À cela s’ajoutent la voix soul de Charlotte Savary et le flow entrainant du rappeur Mattic. Enfin, quatre instruments sont présents sur scène — un violon, un violoncelle, une flûte et une guitare — et donnent toujours plus de relief aux mélodies. La musique urbaine fonctionne bien avec la trame narrative et l’évasion dans le monde de l’enfance est quasi totale. C’est bien là qu’on reconnaît les vrais artistes. Bien loin des Sébastien Tellier et autres artistes arrogants de la scène électronique française, Wax Tailor est humblement positionné tout au fond derrière ses platines et crée à partir de rien un son riche et harmonieux tout en offrant un spectacle visuel impressionnant.</p>
<p>La formidable atmosphère onirique qui se dégage tout au long du concert n’est pas laissée au hasard; Wax Tailor est un discret perfectionniste, et chaque détail est minutieusement orchestré afin d’obtenir un tel rendu. C’est peut-être ce qu’on peut lui reprocher: tout est tellement préparé au millimètre près que peu de place est laissée à la spontanéité. Quand on va voir un concert, on s’attend à un peu plus qu’à l’exacte retranscription de l’album studio. On veut voir l’artiste s’abandonner, improviser un peu; or Wax Tailor sait parfaitement ce qu’il fait, et la voix du narrateur semble mettre une sorte de cadre au concert, empêchant tout écart. Cela dit, le rendu est tellement réussi qu’on ne peut pas vraiment lui en vouloir.</p>
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		<title>Films4Peace</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/films4peace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Doriane Randria]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 13:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[centre PHI]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[court métrage]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[films4peace]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expérience cinématographique atypique des films courts, très courts</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien plus que d’être une série de court-métrages sur le thème de la paix, la projection Films4Peace est avant tout un concept unique. Tout se passe au Centre PHI, un endroit hors du temps, caché au milieu des rues sinueuses du Vieux-Montréal. Une fois dedans, j’entre par la petite porte noire du fond; l’isolement me semble quasi-total, comme si j’étais lovée au creux des vieilles pierres du quartier. La salle est assez étroite, les sièges en cuir sont hauts et sans dossier. Les films tournent en boucle et durent parfois quelques secondes, tout au plus quelques minutes. Clairement, nous ne sommes pas dans un cinéma classique en face d’un quelconque blockbuster. Mais l’atmosphère a ce je ne sais quoi d’intimiste et charmant qui donne envie de rester un instant. Derrière, au même niveau que les spectateurs, on peut apercevoir le projectionniste s’affairer à la tâche. </p>
<p>Les gens vont et viennent constamment. Ils s’assoient pour cinq ou six films, parfois un peu plus, puis repartent. Qu’importe; après tout, la projection est gratuite et diffusée en continu. Les discussions à voix basse vont bon train, les interprétations aussi. En effet, la brièveté de chaque film laisse une image forte et énigmatique au spectateur. Au total, dix-sept court-métrages s’enchaînent, montrant tour à tour une facette différente de la notion de paix. Et pour cause: PumaPeace, initiateur de l’événement, a pris le soin de sélectionner des réalisateurs de divers styles, nationalités, âges, formations et préférences. Le mot «paix» prend un sens très large: l’artiste française Magalie Charrier y voit une lutte interne en mettant en scène son propre corps remuant au rythme de taches d’encre qui se mêlent et se démêlent de sa silhouette, tandis que Nandipha Mntambo, originaire du Swaziland, le représente comme la cohésion d’un groupe d’oiseaux volant au loin. </p>
<p>Tous ces films qui défilent très vite devant mes yeux me surprennent énormément. Je m’attendais à un hymne au pacifisme, à des images de guerre ou du moins à une forme d’engagement de la part des artistes, mais il n’en est rien. Le corps et l’espace sont les deux grands sujets abordés dans cette série, comme si la paix passait non pas par l’action, mais par une sorte d’harmonie passive, à la fois interne et externe. Un court-métrage m’interpelle; c’est celui du jeune britannique Bill Porter, réalisateur d’une très belle animation à l’aquarelle représentant un combat de boxe. Au milieu des violents coups échangés, des cris de rage de la foule et de la confusion des adversaires à bout de souffle, un bref moment de paix surgit: les deux boxeurs se reposent l’un contre l’autre, n’entendent ni la foule, ni l’arbitre. Pendant ce furtif instant, ni rage ni violence; seulement le repos, le corps à corps bienveillant qui soutient et qui rassure. Puis le combat reprend, le tapage du public aussi. En sortant de Films4Peace, au fond, je ressentais un peu la même chose: l’ambiance intimiste et calme de la salle de projection ressemblait à un de ces moments de paix qui arrivent au milieu du tumulte de la ville.</p>
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