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	<title>Colombe De Grandmaison - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 11 Nov 2016 19:06:32 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Réparer les vivants, ou quand la mort permet la vie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/reparer-les-vivants-ou-quand-la-mort-permet-la-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Colombe De Grandmaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 15:37:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans Réparer les vivants Katell Quillévéré adapte avec brio le best-seller de Maylis de Kerangal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/reparer-les-vivants-ou-quand-la-mort-permet-la-vie/" data-wpel-link="internal">Réparer les vivants, ou quand la mort permet la vie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre du festival Cinemania, <em>Réparer les vivants&nbsp;</em>sera projeté au grand public le 4 et le 13 novembre. Dans ce film, la réalisatrice Katell Quillévéré adapte avec brio le <em>best-seller</em>&nbsp;du même nom de Maylis de Kerangal.</p>
<p><strong>Histoire de cœur </strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong>C’est l’histoire d’un cœur, celui de Simon (Gabin Verdet), un jeune passionné de surf de dix-sept ans mort dans un accident de la route. Un cœur qui, grâce aux talents des médecins se remettra à battre dans le corps de Claire, une mère cinquantenaire de deux garçons, atteinte d’une maladie cardiaque dégénérative.</p>
<p>C’est l’histoire d’un cœur amoureux, mais aussi aimé: par sa petite amie Juliette (Galatéa Bellugi) que Simon embrasse une dernière fois avant de partir pour ce qui s’avère être la dernière session de surf de sa courte vie. Aimé aussi par ses parents Marianne (Emmanuelle Seigner) et Vincent (Kool Shen) qui doivent prendre la lourde décision de donner les organes de leur jeune fils, si plein de vie le matin même.</p>
<p>C’est l’histoire d’un cœur qui offrira une seconde vie à Claire, magnifiquement interprétée par Anne Dorval (<em>Mommy</em>, <em>Les Amours Imaginaires</em>) qui vit désormais «comme une petite vieille». Sa maladie l’a en effet forcé à abandonner sa carrière de violoniste et à tourner le dos à la femme qu’elle aime, une talentueuse pianiste (Alice Taglioni). Malgré la culpabilité qu’elle éprouve à l’idée de «vivre avec le cœur d’un mort», l’espoir d’être «réparée» lui redonne le goût de la vie et de l’amour.</p>
<p>Enfin c’est l’histoire d’un cœur comme un autre, simple muscle pour les médecins, tant la mort est inévitable dans leur métier, mais qui &nbsp;viendra cependant chambouler la journée de ces professionnels de la santé. Tahar Rahim est touchant par sa simplicité et son réalisme dans le rôle de Thomas Remige, sorte de chef d’orchestre du processus de la greffe et lien entre les aspects humains et techniques de la chirurgie.</p>
<p><strong>Un flot d’émotions contraires</strong></p>
<p>Comme l’a déclaré Emmanuelle Seigner dans une entrevue pour <em>Quotidien</em>, «C’est un film triste mais pas déprimant. C’est un film d’amour, doux, délicat». En effet, malgré la violence de l’accident, poétiquement symbolisé par une vague, la dernière que Simon surfera, la bande son composée par Alexandre Desplat (<em>The Grand Budapest Hotel</em>, <em>The Ghost Writer</em>) est apaisante. Katell Quillévéré limite les dialogues, laissant le talent des acteurs transmettre le caractère bouleversant de ce que leurs personnages doivent traverser, et ainsi donner cette sensation d’intimité partagée avec le spectateur. Il n’y a pas de personnage principal dans ce film, juste un tourbillon de vies autour d’un cœur, ce qui nous permet de naturellement nous identifier avec chacun des protagonistes. Une certaine pudeur se reflète aussi dans la douceur des tons choisis par la réalisatrice.</p>
<p>Ainsi, <em>Réparer les vivants</em>&nbsp;transmet un magnifique message d’espoir, en traitant de la mort d’une manière qui donne l’envie de vivre. Pour reprendre les mots d’Emmanuelle Seigner, «quand on sort du film on a envie de donner c’est organes, parce que c’est magnifique de pouvoir redonner la vie». &nbsp;Sans tomber dans le mélodramatique ou le voyeurisme, ce film fera sûrement réfléchir un grand nombre de jeunes sur l’importance du don d’organes, à un âge où la mort est encore un concept abstrait.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cinemania-que</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/cinemania-que/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Colombe De Grandmaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 15:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chose principale Mal de pierres est le dernier film de Nicole Garcia, à voir absolument pendant le festival du cinéma francophone Cinémania, qui a lieu à Montréal jusqu’au 13 novembre. Adapté du roman de l’Italienne Milena Agus, c’est un film bouleversant qui parle très bien d’amour, d’apprentissage et du désir féminin. C’est aussi un&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/cinemania-que/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Cinemania-que</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="p1"><span class="s1"><b>La chose principale</b></span></h2>
<p class="p2"><span class="s1"><i>M</i></span><span class="s1"><i>al de pierres</i> est le dernier film de Nicole Garcia, à voir absolument pendant le festival du cinéma francophone Cinémania, qui a lieu à Montréal jusqu’au 13 novembre. Adapté du roman de l’Italienne Milena Agus, c’est un film bouleversant qui parle très bien d’amour, d’apprentissage et du désir féminin. C’est aussi un film esthétique avec des images superbes, et de belles prises de la Provence, des forêts suisses et de la Méditerranée. Les trois personnages principaux sont poignants et émouvants, joués à merveille par Marion Cotillard, Louis Garrel et Alex Brendemühl.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Marion Cotillard est parfaite dans ce rôle de femme complexe à la quête de la «chose principale», l’amour absolu. Elle est charnelle, fougueuse,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>fiévreuse. C’est une femme à l</span><span class="s2">a fois très libre dans sa manière de ressentir la vie et pourtant soumise aux choix des autres. Son personnage Gabrielle épouse un homme qu’elle pense ne jamais pouvoir aimer mais, pendant sa cure dans les Alpes, son désir se cristallise alors autour d’un autre malade, interprété par Louis Garrel. Il s’agit d’un lieutenant rapatrié de la guerre d’Indochine qui a du mal à oublier le conflit. Proche de la mort, il commence à renoncer à l’amour. Le mari de Gabrielle, José, est joué par l’acteur catalan Alex Brendemühl. C’est un espagnol taiseux qui a fui la guerre civile, et dont les très grandes qualités, telles que la générosité, la patience et l’intelligence, se dévoilent progressivement. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Marion Cotillard s</span><span class="s3">ublime le personnage de Gabrielle, et le rôle de l’officier blessé sied à l’élégance mélancolique de Louis Garrel. L’excellente surprise vient de l’acteur Alex Brendemühl. Tout en intériorité dans le film, son personnage intense dédie sa vie à essayer de conquérir Gabrielle, de la satisfaire, de croiser son regard. Gabrielle ne trouvera peut-être pas l’amour dont elle rêvait mais elle trouvera un amour. Les personnages masculins du film incarnent une déclinaison de cet amour qui lui manque et qu’elle va apprendre à apprivoiser. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Il semblerait que l’amour ne se trouve pas forcément là où on aimerait qu’il soit. C’est un film extrême, chargé d’émotion, avec des personnalités très fortes et un <i>twist</i> final tragique et somptueux. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3">-&nbsp;</span>Margaux Sporrer</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 708px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-26663 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-Mal-de-pierres-708x1000.jpg" alt="c-mal-de-pierres" width="708" height="1000" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-Mal-de-pierres-708x1000.jpg 708w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-Mal-de-pierres-768x1085.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-Mal-de-pierres-850x1201.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-Mal-de-pierres.jpg 1240w" sizes="(max-width: 708px) 100vw, 708px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Carlotta Esposito</span>		</figcaption>
	</figure>

<hr>
<h2 class="p1"><span class="s1"><b>Quand la mort permet la vie</b></span></h2>
<p class="p1"><span class="s1"><i>R</i></span><span class="s1"><i>éparer les vivants </i>est l’adaptation par Katell Quillévéré du best-seller de Maylis de Kerangal. C’est l’histoire du cœur </span><span class="s2">du j</span><span class="s3">eune Simon (Gabin Verdet), mort dans un accident de la route. Un cœur qui, grâce à la science, se remettra à battre dans le corps de Claire, atteinte d’une maladie cardiaque. Un cœur amoureux et aimé: par sa petite amie Juliette (Galatéa Bellugi) et ses parents, Marianne (Emmanuelle Seigner) et Vincent (Kool Shen) chargés de prendre la lourde décision de donner ses organes. Un cœur qui offrira une seconde vie à Claire, magnifiquement interprétée par Anne Dorval, vivant désormais «comme une petite vieille», sa maladie l’ayant forcée à tourner le dos à la femme qu’elle aime (Alice Taglioni). Malgré la culpabilité de «vivre avec le cœur d’un mort», l’espoir d’être «réparée» lui redonne le goût de la vie et de l’amour. Enfin, c’est l’histoire d’un simple muscle pour les médecins, qui chamboulera cependant leur journée. Tahar Rahim est touchant de simplicité dans le rôle de Thomas Remige, véritable chef d’orchestre de la greffe.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Comme l’a déclaré Emmanuelle Seigner, «triste mais pas déprimant, c’est un film d’amour, doux, délicat». L’apaisante bande son, signée Alexandre Desplat, et l’absence de dialogues superflus suffisent à nous bouleverser. Sans personnage principal, c’est l’histoire d’un tourbillon de vies autour d’un cœur, ce qui permet de s’identifier avec chacun des protagonistes. Une certaine pudeur se reflète aussi dans la douceur des tons choisis par la réalisatrice. <i>Réparer les vivants </i>transmet un magnifique message d’espoir, traitant de la mort tout en donnant l’envie de vivre. Pour Emmanuelle Seigner, «quand on sort du film on a envie de donner ses organes, […] c’est magnifique de pouvoir redonner la vie».<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Sans tomber dans le voyeurisme, ce film fera sûrement réfléchir les jeunes sur l’importance du sujet, à un âge où la mort semble abstraite.&nbsp;</span></p>
<p class="p3">- Colombe De Grandmaison</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-26664" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-reparer-les-vivants-1000x910.jpg" alt="c-reparer-les-vivants" width="1000" height="910" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-reparer-les-vivants-1000x910.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-reparer-les-vivants-330x300.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-reparer-les-vivants-768x699.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-reparer-les-vivants-850x773.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-reparer-les-vivants.jpg 1260w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/madeleine-courbariaux/?media=1" data-wpel-link="internal">Madeleine Courbariaux</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<hr>
<h2 class="p1"><span class="s1"><b>En scène</b></span></h2>
<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e premier film de Stéphanie Di Giusto, <i>La danseuse</i> est une des projections phares de cette édition du Festival Cinemania. Il met à l’écran l’histoire de Loïe Fuller, une </span><span class="s2">artiste franco-américaine dont les créations avant-gardes lui ont permis d’accéder à une gloire fulgurante mais éphémère. Nous suivons son parcours des étendues de l’ouest américain au Paris de la Belle Époque, au grè des rencontres qui façonnent sa vie. <span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp;</span></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Le film est porté par une distribution artistique d’exception: dans le rôle de Loïe, Soko nous touche de par sa sensibilité brute, qui lui évite de tomber dans le mielleux. Elle est accompagnée à l’écran par Gaspard Ulliel qui donne vie au personnage de l’aristocrate ruinée, par Mélanie Thierry et François Damien qui excellent en directeurs artistiques des Folies Bergères, et enfin par Lily-Rose Depp, qui par contre ne nous convainc qu’à moitié dans son interprétation – très dans l’évidence – de la manipulatrice Isadora Duncan. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; </span>La danseuse se distingue aussi par sa photographie époustouflante. Elle participe à la dichotomie entre les efforts physiques et psychologiques que la vie d’artiste et la création artistique imposent à Loïe et sa légèreté sur scène. Les séquences de danse que Soko a réalisé sans doublure nous montre la transition entre Loïe et «la danseuse»: un être éthéré, perdu dans ses voiles et qui s’éloigne de l’humain pour rejoindre le naturel, voire le surnaturel. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>En un peu moins de deux heures, c’est donc une belle expérience cinématographique que nous offre ce film. Avec ses sept nominations au Festival de Cannes, il révèle au grand jour le talent de sa réalisatrice et de son actrice principale.&nbsp;</span></p>
<p class="p3">- Dior Sow</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-26666" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-danseuse-1000x416.jpg" alt="c-danseuse" width="1000" height="416" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-danseuse-1000x416.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-danseuse-768x319.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/C-danseuse-850x354.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">La Danseuse le Film</span>		</figcaption>
	</figure>

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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rendez-vous avec le 7e art</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/rendez-vous-avec-le-7e-art/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/rendez-vous-avec-le-7e-art/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Colombe De Grandmaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 03:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis trente-trois ans, les Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ) soutiennent l’art de chez nous. Retour sur trois films du festival qui se déroulera jusqu’au 27 février.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/rendez-vous-avec-le-7e-art/" data-wpel-link="internal">Rendez-vous avec le 7e art</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="p1"><strong><span class="s1"><i>Les Êtres chers,</i> drame familial à l’horizon</span></strong></h2>
<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">objectif des RVCQ est de joindre les productions québécoises et le public montréalais. Les œuvres proposées sont diverses, allant du long métrage au cours de cinéma. Avec la très récente fermeture du cinéma Excentris, cet événement prend une signification différente. L’occasion est parfaite pour rencontrer des artistes peu connus, tels que Anne Émond, qui signe son deuxième film. Dans la salle du Cineplex Odéon, la réalisatrice nous introduit à l’histoire d’une famille par la mort brutale d’un vieil homme. Le patriarche semble-t-il, s’est pendu sans que l’on en évoque la raison et son fils cadet décroche son corps de la potence faite maison.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans la scène suivante le fils aîné, David, apprend le décès de son père, puis on retrouve la famille entière chez le notaire. Ce montage frénétique, qui nous presse de passer d’une conséquence à sa cause, se retrouve tout au long du film: l’un des exemples les plus marquants est quand David rencontre, tombe en amour, puis se marie avec son âme sœur, Marie, en trois plans. Ce parti pris peut être intéressant. Il use de notre inconscient cinématographique pour que l’on comble soi-même l’ellipse, dont les événements sont, somme toute, très génériques. Autant se concentrer directement sur les nouvelles situations que la réalisatrice souhaite montrer. Seulement, on comprend son erreur quand ce découpage entraîne l’incompréhension des actions des personnages.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ainsi, lorsque l’un des personnages revoit brusquement son amour d’enfance, nous nous demandons s’il ne s’est pas écoulé plusieurs mois — voire plusieurs années — avant la scène précédente. Le temps que l’on ait la réponse à la suivante: «Ai-je manqué un détail?», on est sorti du film. En outre, le temps laissé libre ne conduit pas à un développement particulier des personnages. Nous nous rendons compte, par exemple, que l’un des protagonistes souffre de troubles psychiques. Ce qui pourrait être sujet à approfondissement, compte tenu des intentions de la réalisatrice. Malheureusement, nous n’entendrons plus parler de lui jusqu’à la fin du film. Esthétiquement parlant, la réalisation est très fonctionnelle: la quasi-totalité de l’histoire est filmée en caméra épaule avec une longue focale, de basiques champs/contre-champs et la musique est anecdotique. Les seuls très beaux moments de fulgurance sont bien trop courts et nous laissent sur notre faim. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1643px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24958" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-Cadre3.jpg" alt width="1643" height="1195" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-Cadre3.jpg 1643w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-Cadre3-800x582.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-Cadre3-768x559.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-Cadre3-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 1643px) 100vw, 1643px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Courtoisie RVCQ</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Plus on est de fous, moins on rit </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Toutefois, ce film est vraiment agréable à regarder. Vous êtes perdus? Laissez-nous deux minutes. Quand nous évoquions les intentions de la réalisatrice, ceci ne sortait pas de nulle part. Il se trouve que les RVCQ permettent, juste après la séance de visionnage, de discuter et d’interroger le/la réalisateur/trice. Ici Anne Emond souhaitait mettre en image la dépression et montrer qu’elle peut se manifester même chez quelqu’un qui a «tout pour être heureux». De ce thème qui semble lui tenir à cœur, elle a tiré un film maladroit certes, mais profondément sincère. Loin des figures ampoulées du film <i>Ville-Marie</i>, on prend plaisir à suivre cette famille à distance de Montréal. Les personnages, bien que parfois difficiles à comprendre, restent touchants et suscitent l’empathie — mis à part le personnage-fonction de la mère. La fille aînée du couple, Karelle Tremblay, y est pour beaucoup, avec ses légers faux airs de Scarlett Johansson. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">En espérant ne rien divulguer, on comprend brusquement que David souffre de mélancolie, avec des conséquences dramatiques. Les proches sont alors propulsés à la même place que le spectateur: impuissants, sans explication et tristes. Au sortir de la salle, on est ému, sinon touché, par cette tentative fébrile d’alerter sur ces malades ordinaires. ‑Nouédyn Baspin.</span></p>
<hr>
<h2 class="p1"><span class="s1"><b><i>Endorphine, </i>une vie en trois temps</b></span></h2>
<p class="p1"><em><span class="s1">E</span></em><span class="s1"><i>ndorphine</i> est un long-métrage de fiction qui s’inscrit dans la tradition surréaliste, réalisé par André Turpin, directeur de photographie, scénariste et réalisateur. Il fut notamment directeur de la photographie pour <i>Incendies</i> de Denis Villeneuve, et <i>Mommy</i> de Xavier Dolan. <i>Endorphine</i> est son quatrième long-métrage en tant que réalisateur. Ce film basé sur les expériences de l’inconscient nous plonge dans une atmosphère qui nous prive de tout ancrage dans le temps, en mêlant le rêve à des éléments de physique quantique.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’œuvre de Turpin suit le personnage de Simone (jouée par Sophie Nélisse) lors de trois moments clefs de son existence. À douze ans, elle assiste au meurtre violent de sa mère dans un parking et subit un choc post-traumatique qui la laisse dans un état de déni. Ainsi semblant dépourvue de toute émotion, son stoïcisme poussé à l’extrême la ferait presque passer pour une «sociopathe» selon les propos du réalisateur. Le père de l’adolescente (Stéphane Crête) a donc recours à l’hypnose pour soulager sa fille en revisitant l’événement. C’est à partir de ces séances que l’on quitte le monde rationnel pour tomber dans le surnaturel et le surréalisme. Le spectateur est amené une douzaine d’années après ces événements: Simone (interprétée alors par Mylène Mackay) a vingt-cinq ans. Elle symbolise le monde du cauchemar et de l’angoisse, développe une obsession étrange pour sa voisine d’en face, et assiste à d’inquiétantes scènes dans le parking dont elle est la gardienne. Entrecoupant ces différents passages de la vie de la jeune femme, Simone, 60 ans (Lise Roy), devenue une physicienne réputée, donne des conférences sur la perception du temps et de sa nature. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1629px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24960" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Cadre2.jpg" alt="Cadre2" width="1629" height="1161" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Cadre2.jpg 1629w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Cadre2-800x570.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Cadre2-768x547.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Cadre2-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 1629px) 100vw, 1629px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Courtoisie RVCQ</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">La référence aux endorphines dans le titre, surnommées «hormones du bonheur» pour leurs effets similaires à ceux de la morphine, prend pleinement son sens au moment de la mort de sa mère. Face à son agresseur, Simone reste de marbre. Par la suite, elle semblera en perpétuel décalage émotionnel avec le monde qui l’entoure.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Tout au long du film, le public est ainsi ballotté entre l’inconscient et la violence des événements, jusqu’à ne plus pouvoir discerner la limite entre le rêve et le réel. C’est de fait le souhait d’André Turpin, qui invite l’audience à abandonner sa perception de la réalité et à «rêver le film» afin de «se laisser aller dans un voyage», porté par les performances touchantes de Sophie Nélisse et Mylène Mackay.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Une atmosphère qui nous prive de tout ancrage<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>dans le temps»</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2">Le réalisateur, se qualifiant de rationnel, propose cependant «d’asseoir le spectateur comme un rêveur». Il nous déconseille de chercher à comprendre ce «casse-tête», que lui même avoue n’avoir pas entièrement saisi après avoir passé huit ans à en écrire le scénario!</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En utilisant l’inconscient comme une machine à voyager dans le temps, André Turpin bouscule nos convictions à la fois sur le temps, le réel et le rationnel, de manière peut-être plus abstraite que Christopher Nolan dans <i>Interstellar</i>.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Même s’il nous laisse tout aussi dépourvu de réponses quand vient le générique. Âmes ultra-rationnelles s’abstenir! ‑Colombe De Grandmaison</span></p>
<hr>
<h2 class="p1"><span class="s1"><b>L’amour à Tokyo</b></span></h2>
<p class="p1"><span class="s1">P</span><span class="s1">rojetée au Cineplex Odéon, <i>Tokyo Fiancée</i> est une comédie romantique belge de Stefan Liberski, basée sur le roman autobiographique <i>Ni d’Ève ni d’Adam</i> de l’écrivaine Amélie Nothomb. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">L’actrice Pauline Étienne y joue le rôle principal d’Amélie, une jeune femme belge de vingt ans qui décide de retourner au Japon, son pays de naissance. Nippophile, celle-ci s’efforce de s’intégrer à la société japonaise: elle prend des cours de langue, s’assoit en <i>seiza</i> même chez elle et répond au téléphone comme une vraie japonaise. Elle enseigne aussi le français à un Tokyoïte plutôt singulier nommé Rinri (Taichi Inoue), qui deviendra son amant. Ils semblent être faits l’un pour l’autre puisque Rinri, quant à lui, est un francophile. Ainsi, la vie est belle pour Amélie, elle a maintenant son propre amant japonais qui lui fait des visites personnalisées de Tokyo. «J’étais toujours heureuse d’être avec lui. Mais sans lui aussi.» dit-elle. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1584px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24962" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/TokyoFianceeCadre.jpg" alt width="1584" height="1115" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/TokyoFianceeCadre.jpg 1584w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/TokyoFianceeCadre-800x563.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/TokyoFianceeCadre-768x541.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/TokyoFianceeCadre-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 1584px) 100vw, 1584px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Courtoisie RVCQ</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s3">Cependant, cette histoire d’amour ne semble pas être le point focal de ce film. <i>Tokyo Fiancée</i> est plutôt un récit initiatique, racontant le passage d’Amélie vers l’âge adulte et l’évolution de sa compréhension du monde et d’elle-même.</span><span class="s1"> Une bonne partie du film utilise le <i>voice-over</i> pour nous permettre d’observer ses pensées et ses réflexions. Les scènes ponctuées de moments oniriques tirés du monde imaginaire d’Amélie sont amusantes bien que légèrement stéréotypées. La musique de film est simple et enfantine, tout comme Amélie. En fait, la musique, le style du film, ainsi que le personnage principal nous rappellent fortement la très-aimée Amélie du <i>Fabuleux destin d’Amélie Poulain</i>. Quoique la fin de <i>Tokyo Fiancée</i> laisse à désirer et nous laisse un peu insatisfait, ce film est à voir, surtout pour celles et ceux qui rêvent de vivre une aventure à l’étranger! ‑Jenny Zhu</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/rendez-vous-avec-le-7e-art/" data-wpel-link="internal">Rendez-vous avec le 7e art</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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