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	<title>Charlotte Mercille - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 16 Oct 2015 20:04:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Apprendre à changer le monde, un GROOC à la fois</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/23/apprendre-a-changer-le-monde-un-grooc-a-la-fois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Mercille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2015 17:37:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[FLOT]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[MOOC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill offre un cours en ligne gratuit à visée mondiale et sociale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">La mission du troisième FLOT, pour Formation en Ligne Ouverte à Tous (ou <i>MOOC</i>, <i>Massive Open Online Course</i> en anglais), de l’université McGill est étonnamment vaste. Lancé mercredi dernier, le cours <i>Social Learning for Social Impact</i> (<i>Apprentissage Social pour Impact Social</i>) initie les étudiants de tous les horizons à l’apprentissage social en ligne. Le séminaire virtuel se veut un outil pour stimuler la créativité et la conception d’initiatives avec à terme l’objectif d’une influence positive sur la communauté.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Récemment inscrit au <i>GROOC</i> (FLOT pour groupe ou Group <i>MOOC</i>) «<i>Social Learning for Social Impact</i>», Angel, originaire de l’Équateur se présente: «Je suis un agent public, et à travers mes projets je suis parvenu à faire de mes rêves une réalité, comme la construction d’un centre d’hydrothérapie pour la réhabilitation des personnes handicapées.» Plusieurs milliers de personnes comme Angel se sont inscrites à la première édition du projet ancré dans une pédagogie d’avenir. Dans cet espace virtuel hébergé par la firme <i>edX</i>, on oublie les frais de scolarité: l’inscription est ouverte à tous et complètement gratuite.&nbsp;</span></p>
<p class="p3">Le projet s’inspire de programmes déjà implantés à la Faculté de management Desautels de McGill. «Le projet est né de l’idée de pouvoir partager un type de pédagogie que nous utilisons déjà dans deux programmes internationaux de management à McGill (la maîtrise internationale en management et celle de direction en santé)», explique l’une des fondatrices du projet, Leslie Breitner. La hiérarchie classique de la classe universitaire est en effet complètement bouleversée pour favoriser une discussion d’égal à égal. «Dans ce type de cours», renchérit-elle, «nous n’invitons pas des professeurs à donner un cours magistral pendant deux heures. Nous encourageons plutôt les professionnels et les étudiants à se réunir et à apprendre autant de l’expérience de chacun.»</p>
<p class="p3"><span class="s1"> Possédant un doctorat en administration des affaires et chargée de cours à la faculté de management de McGill, Leslie Breitner collabore depuis 2 ans et demi sur le projet pilote avec ses collègues de la faculté, Henry Mintzberg, Carlos Rueda et Anita Nowak. L’Université McGill en est à son troisième FLOT, mais c’est la première fois que l’institution accueille un <i>GROOC, </i>un modèle de FLOT novateur qui a été développé par Desautels. Selon le professeur Breitner, «l’apprentissage social ne se fait pas individuellement. Dans notre classe, nous n’enseignons qu’à des groupes de quatre et dix personnes à la fois.» Les personnes qui s’inscrivent individuellement ne sont pas exclues, mais sont tenues de se joindre à un groupe déjà existant.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> Bien que l’expérience du <i>GROOC</i> offre plusieurs avantages, le projet fait tout de même l’objet de plusieurs critiques. Certains universitaires reprochent aux cours en ligne de fournir gratuitement le «produit» payant des universités, au risque de carrément les remplacer un jour. Leslie Breitner jette plutôt un regard optimiste sur l’enjeu: «il y a diverses façons de livrer un curriculum, comme il y a autant de manières pour les individus de s’éduquer. Notre façon ne fait que s’ajouter à cette liste bien étoffée.» Elle mentionne d’ailleurs l’éloignement géographique et le manque de moyens pour se déplacer comme le principal facteur d’inaccessibilité à une bonne éducation universitaire. «C’est une façon différente d’apprendre qui ne cherche pas du tout à remplacer le cours traditionnel », conclut-elle.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> La barrière de la langue demeure le seul bémol à cette première mouture pour le professeur Breitner: «le fait que l’université offre le projet seulement en anglais peut poser problème dans un séminaire qui se veut ‘ouvert à tous’. Sans traduction simultanée, certains étudiants risquent de trouver cela difficile.» Pour de tels cours à portée internationale, on espère qu’un service de traduction, vocal ou par sous-titres soit offert prochainement.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> Angel conclut sa présentation aux autres membres de son groupe sur une note idéaliste, bien à l’image d’une initiative qui risque certainement de faire des petits: «Je suis profondément convaincu qu’il y a beaucoup de gens bienveillants dans le monde entier et j’espère les trouver afin d’aider les nombreuses autres personnes qui ont besoin d’aide.»&nbsp;</span></p>
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		<title>McGill lance un premier «GROOC» sur l’entrepreneuriat social</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/16/mcgill-lance-un-premier-grooc-sur-lentrepreneuriat-social/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Mercille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 17:05:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brève.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/09/16/mcgill-lance-un-premier-grooc-sur-lentrepreneuriat-social/" data-wpel-link="internal">McGill lance un premier «GROOC» sur l’entrepreneuriat social</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Le 16 septembre prochain, le début des cours se fera en ligne pour les élèves inscrits au premier «&nbsp;GROOC&nbsp;» (pour </span><i><span style="font-weight: 400;">Group MOOC</span></i><span style="font-weight: 400;">) de la faculté de gestion Desautels de McGill. À travers un MOOC (</span><i><span style="font-weight: 400;">massive open online course, </span></i><span style="font-weight: 400;">ou cours en ligne ouvert à tous) pour groupes, les professeurs derrière le projet, Henry Mintzberg, Leslie Breitner et Anita Nowak , révolutionnent les codes de la classe traditionnelle pour initier une discussion sur l’initiative sociale. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En développement depuis 2 ans, le cours «</span><i><span style="font-weight: 400;">Social Learning for Social Impact</span></i><span style="font-weight: 400;">» (Apprentissage social pour un impact social) se démarque par son approche pédagogique originale axée sur l’apprentissage en groupes. Étalé sur 12 semaines, le projet s’adresse à ceux qui souhaitent faire une différence dans leur communauté ou à l’échelle internationale. Il s’inspire de cours déjà enseignés à Desautels, en leadership de la santé et en gestion, pour les rendre accessibles à tous.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les étudiants ciblés sont de tous les horizons. La seule condition préalable est de créer une équipe ou de se joindre à un groupe déjà existant vivant dans la même région ou partageant des intérêts semblables. L’objectif premier des MOOCs est de permettre à un maximum de gens d’avoir accès à une éducation supérieure par l’entremise de nouvelles façons d’enseigner et de transmettre l’information. </span></p>
<p>De telles initiatives ont pris rapidement de l’ampleur ces dernières années dans les milieux universitaires à travers le monde. L’Université McGill est forte de l’expérience de trois MOOCs organisés autour de la chimie de la nourriture, des catastrophes naturelles et de la biologie humaine.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour plus d’informations et pour s’inscrire&nbsp;: </span><a href="https://www.edx.org/course/social-learning-social-impact-mcgillx-groocx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">https://www.edx.org/course/social-learning-social-impact-mcgillx-groocx</span></a></p>
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		<item>
		<title>Des paroles aux actes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/des-paroles-aux-actes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Mercille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 14:12:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’OMS publie un rapport sur la prévention du suicide. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/des-paroles-aux-actes/" data-wpel-link="internal">Des paroles aux actes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">À travers le monde, une personne met fin à ses jours toutes les 40 secondes, selon le premier rapport mondial sur la prévention du suicide publié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans le communiqué publié à l’occasion de la 12e Journée mondiale de la prévention du suicide le 4 septembre dernier, l’organisme appelle la communauté internationale à une prise de conscience commune afin d’agir contre un phénomène qui est devenu un véritable problème de santé publique.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le suicide n’épargne aucun pays ni tranche d’âge. Les hommes sont toutefois plus touchés que les femmes, une tendance qui triple dans les pays industrialisés. Fait notable du recensement, le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15–29 ans. Loin d’être un simple compte rendu,&nbsp; la publication se veut plutôt un tremplin vers l’action solidaire, comme l’explique le Dr Shekhar Saxena, directeur du Département Santé mentale et abus de substances psychoactives de l’OMS: «Ce rapport, le premier publié sur le sujet par l’OMS, dresse un panorama complet du suicide, des tentatives de suicide et des efforts fructueux de prévention dans le monde. Nous savons ce qui fonctionne. Le temps est maintenant venu d’agir.» Concrètement, l’OMS s’engage à réduire le taux de suicide global de 10&nbsp;% d’ici 2020, une initiative qui devra trouver son écho à travers les politiques publiques des gouvernements pour être réalisable.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Un fait de société</b></span></p>
<p class="p4">Des experts en santé mentale soutiennent que le suicide dépasse largement la sphère de l’individu. Jérôme Gaudreault, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), est de cet avis: «On a longtemps cru que le suicide était un problème individuel et une fatalité, ce qui est faux.» Angelo Soares, professeur au Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), estime que le milieu du travail actuel est entre autres particulièrement propice au développement de la détresse mentale. Selon lui, le manque de cohésion, la surcharge de travail et le harcèlement psychologique sont les trois variables ayant le plus grand impact sur la santé mentale des employés. «La quantification à outrance des objectifs de performance et la précarisation de l’emploi influent directement sur l’estime de soi des travailleurs», explique-t-il. La perte de sens du travail, voire de la vie en général, qui s’ensuit contribuerait à nourrir la pensée suicidaire.</p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Comment prévenir le pire?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’OMS rapporte que le meilleur moyen de prévenir le suicide demeure de limiter l’accès aux moyens les plus fréquemment utilisés. L’organisme encourage également les gouvernements à élaborer un plan d’action concret, ce dont seuls 28 pays dans le monde sont dotés. Enfin, la presse est invitée à couvrir de façon responsable le phénomène; les cas de décès par suicide, principalement des adolescents victimes d’intimidation, dont les méthodes utilisées sont décrites de manière explicite, tapissent fréquemment les manchettes des médias à sensation.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans son dernier communiqué, l’AQPS estime que la prévention du suicide passe par la construction d’une «communauté solidaire» et le tissage d’un «filet humain» autour des individus souffrant de détresse mentale. Le Grand forum de la prévention du suicide aura notamment lieu du 14 au 16 octobre prochain à Québec afin d’établir les mesures à prendre à travers la province. Selon le professeur Soares, une profonde réorganisation des milieux professionnel et académique serait prioritaire. À l’université comme au travail, le respect et la reconnaissance en termes de qualité plutôt que de quantité devraient faire partie intégrante du quotidien des travailleurs. La santé mentale des individus serait ainsi préservée tout en assurant un rendement plus performant. Selon l’OMS, le constat est clair: le phénomène du suicide ne peut plus être traité comme une fatalité; son omniprésence alarmante et son caractère indubitablement social exigent qu’il soit pris en charge par les communautés et les gouvernements du monde entier.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>À qui appartient notre pétrole?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/a-qui-appartient-notre-petrole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Mercille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 06:18:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pétrocultures 2014</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>** Pétrocultures 2014:&nbsp;: le pétrole, l’énergie et l’avenir du Canada. Voici le titre de la conférence annuelle de l’Institut d’études canadiennes de McGill qui s’est déroulée les 6 et 7 février derniers sur le campus, au cercle universitaire de McGill. Événement souhaité par certains, critiqué par d’autres, Pétrocultures a attiré l’attention et soulevé les débats. Cette semaine, Le Délit offre une couverture en profondeur de cet enjeu et des diverses conférences qui ont eu lieu. **</em></p>
<p>«Ceux qui possèdent le pétrole sont ceux qui en sont le plus dépendants.» Richard Janda, Professeur associé à la Faculté de droit de l’Université McGill</p>
<p>Confidentialité indispensable des accords entre les Premières Nations et le gouvernement fédéral, droits autochtones et rôle crucial du pétrole dans les finances canadiennes et internationales : voici les trois principaux enjeux soulevés par les conférenciers invités.</p>
<p>Ken Chapman, directeur général de <i>Northern Initiatives</i> et ancien président de <i>Oilsands Developers Group</i> relève le fait que la plus grande partie des accords d’exploitation de pétrole avec les communautés autochtones sont de nature «propriétaire», c’est-à-dire qu’ils sont contractés par des compagnies privées et motivés pour des raisons commerciales et la compétition grandissante sur le marché. En contrepartie, les Premières Nations revendiquent une plus grande transparence de ces contrats. Chapman n’y va pas par quatre chemins: «le gouvernement lui-même est responsable de signer un pacte acceptable pour les deux parties, et ce dernier doit être un traité international de souveraineté, pas un simple échange commercial entre corporations».</p>
<p>Chapman explique aussi que 72% des exploitations de sable bitumineux au Canada appartiennent à des compagnies étrangères, une statistique conférant au pays un pouvoir de négociation au niveau international. Le conférencier avance que la situation pourrait donner l’opportunité au Canada de devenir un exemple, voire une «autorité morale» en matière de développement durable, étant donné que le pétrole est à la fois une denrée rare et la fondation même de l’économie mondiale. Ainsi, l’exploitation du pétrole se renouvèlerait comme un catalyseur pour exporter non seulement des ressources, mais des nouvelles normes et valeurs de développement durable qui permettraient à la communauté internationale d’atteindre ses objectifs environnementaux.</p>
<p>Scott Vaughan, président et directeur général de l’Institut national du développement durable, ajoute également qu’environ 35% du pétrole produit au Canada l’est à des fins d’exportation.</p>
<p>Katherine Koostachin, avocate en droit des autochtones, de l’environnement et des ressources naturelles fait état que les droits des autochtones ne sont pas absolus en vertu de la loi canadienne. En effet, même dans les causes allant jusqu’à la Cour suprême, la Couronne (lire ici le gouvernement fédéral) peut ignorer ces droits au nom de l’intérêt public, ceux économiques inclus. De plus, lorsque le gouvernement octroie à une compagnie pétrolière le droit d’exploiter une partie de son territoire, il lui enjoint également de consulter directement les communautés autochtones touchées, une belle façon pour le Parlement de ne pas porter le blâme de l’ingérence actuelle sur le droit ancestral autochtone. Le droit de veto que les autochtones devraient avoir sur leurs propres terres est ici loin d’être reconnu.</p>
<p>Scott Vaughan, argumente dans le même sens en faisant valoir que «les projets les plus intéressants, excitants et innovateurs en matière d’exploitation du pétrole sont ceux où les autochtones sont des partenaires». Quand on sait que le gouvernement fédéral dépense plus de 800 millions de dollars par année en subventions pour le secteur des énergies fossiles, il y a lieu de se demander si une partie de ces fonds ne devraient pas être versées aux relations avec les autochtones.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mobilité étudiante: à qui la charge?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/mobilite-etudiante-a-qui-la-charge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Mercille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 05:54:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le fédéral empiète sur les compétences provinciales.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/mobilite-etudiante-a-qui-la-charge/" data-wpel-link="internal">Mobilité étudiante: à qui la charge?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la foulée du dévoilement, le 15 janvier dernier, de la nouvelle stratégie fédérale en matière d’éducation internationale, Stephen Harper se heurte à l’opposition du gouvernement du Québec. Ce dernier accuse Ottawa de s’approprier la compétence de l’éducation, pourtant exclusive aux provinces.</p>
<p>En effet, le gouvernement fédéral prévoit de doubler le nombre d’étudiants étrangers d’ici 2022, les faisant passer de 250 000 à 450 000, et allouer 5 millions de dollars par an pour promouvoir l’éducation canadienne sur la scène internationale. De plus, un montant de 13 millions est planifié sur deux ans pour le programme Mitacs Globalink,&nbsp; une Organisation non gouvernementale qui offre des bourses aux étudiants en recherche.</p>
<p>Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, demande une compensation financière totale au pouvoir fédéral d’environ 3,2 millions de dollars afin que le Québec puisse appliquer lui-même la stratégie selon ses besoins et ses priorités. Monsieur Duchesne qualifie également le programme de «dédoublement» de l’initiative déjà entamée par le gouvernement provincial pour attirer les étudiants étrangers et encourager la mobilité étudiante. Il dit que 17 millions en bourse ainsi qu’une quarantaine d’ententes internationales avec divers pays sont déjà en place au sein des universités québécoises.</p>
<p><b>La situation «unique» du Québec&nbsp;</b></p>
<p>Le Ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, dénonce l’illégalité de la démarche, puisqu’elle empiète sur les compétences provinciales déjà établies par la Constitution.&nbsp; D’ailleurs, la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles Diane de Courcy souligne l’enjeu linguistique particulier que poserait la présence grandissante d’étudiants étrangers au Québec. À la fois un défi et un potentiel pour un accueil permanent, il devrait, selon elle, relever uniquement de la fonction provinciale.</p>
<p>En entrevue avec <i>Le Délit</i> le professeur Desmond Morton, historien du Canada et professeur émérite à l’Université McGill s’est prononcé sur la querelle: «on entre dans un domaine de conflit où les gens qui paient ont le pouvoir. Si les provinces acceptent les fonds fédéraux, ceux-ci viennent avec des conditions.»&nbsp; À cet argent est aussi cramponnée l’idéologie d’Ottawa: «on a un gouvernement dogmatique qui veut exercer du pouvoir sur ses dépenses puisqu’il a promis un budget sans déficit, une promesse plus difficile à remplir vu le mauvais état de l’économie.» Selon lui, cette question n’est qu’un autre chapitre d’une longue histoire de rivalité politique qui date de la crise économique des années 1930.</p>
<p><b>McGill au cœur de l’enjeu&nbsp;</b></p>
<p>Le sujet de la discorde est particulièrement pertinent à l’Université McGill, où 25% de la population étudiante est étrangère. Si la stratégie de Stephen Harper était mise en place, un nombre important de ces nouveaux étudiants choisiraient probablement McGill pour son campus cosmopolite et sa réputation mondiale. L’intégration de ceux-ci à la culture québécoise ainsi qu’au marché du travail canadien fait l’objet de nombreux débats.</p>
<p>Aux yeux de Monsieur Morton, l’affluence d’étudiants étrangers est sans conteste profitable pour un campus plus ouvert sur le monde. Par contre, il soutient que ce flot de nouveaux arrivants doit être accompagné d’un intérêt sincère pour la culture d’accueil et d’un désir de redonner à la communauté après la graduation en&nbsp; demeurant au pays quelques temps pour travailler par exemple. Malheureusement, pour le fédéral, l’attrait de la stratégie semble plus résider dans le renouvèlement pressant de la main‑d’œuvre que dans le but de faire rayonner la culture canadienne et encore moins québécoise.</p>
<p>«Doubler le nombre d’étudiants sans doubler en même temps le budget crée des problèmes que je rencontre tous les jours à l’université», déplore Monsieur Morton. «Les coupures du personnel sont telles qu’on ignore de plus en plus les services spécifiques à certaines facultés.» La bibliothèque des sciences de l’éducation est notamment sur le point de fermer. Cette annonce a une triste ressemblance avec celle moins récente de la fermeture de la bibliothèque d’histoire où il y avait auparavant un personnel spécialisé pour aider les étudiants du département. «Chaque fois qu’on coupe quelque chose comme ça pour injecter plus de fonds dans la mobilité étudiante, je me demande si l’Université McGill est encore une université de première ligne», conclut-il.</p>
<p>Des échanges ont été amorcés avec Ed Fast, ministre fédéral du Commerce international et&nbsp; responsable de la stratégie. Québec se dit déterminé à avoir gain de cause, vue la nature constitutionnelle du litige.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/mobilite-etudiante-a-qui-la-charge/" data-wpel-link="internal">Mobilité étudiante: à qui la charge?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Santé mentale étudiante</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/21/sante-mentale-etudiante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Mercille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2014 05:26:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférences «Bridge the Gap»: lever le tabou sur la détresse mentale. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>* article modifié le 3 février 2014 à 20.04</em></p>
<p>Organisée par des étudiants, pour des étudiants, l’initiative canadienne <i>Unleash The Noise</i> a présenté le lundi 20 janvier la première conférence de la série «<i>Bridge the Gap</i>» à McGill. L’événement sans précédent sur le campus vise à établir un pont entre ceux ayant déjà souffert d’une maladie mentale et le reste de la communauté, dans un effort commun de sensibilisation.</p>
<p>La conférence a porté sur la dépression majeure et le suicide. Les conférenciers&nbsp;étaient deux professeurs au département de psychiatrie de l’Université McGill, le docteur Gustavo Turecki, directeur du Groupe d’études sur le suicide de McGill et du Programme sur les troubles dépressifs de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, ainsi que le docteur Simon Young.</p>
<p><b>Derrière <i>Unleash the Noise</i>&nbsp;</b></p>
<p><i>Unleash The Noise</i> est avant tout un sommet sur l’innovation en santé mentale organisé par <i>The Jack Project</i> qui réunit chaque année à Toronto plus de 200 étudiants venant de 40 universités et collèges situés partout au Canada. Le nom de la rencontre explique à lui seul la vision du mouvement: un concert de voix unies sous une même bannière pour discuter librement des principaux enjeux entourant la santé mentale. À travers ces séminaires, <i>Unleash The Noise </i>espère implanter des programmes efficaces dans les établissements post-secondaires du pays afin de créer une perspective plus éclairée sur les troubles mentaux chez les jeunes d’aujourd’hui.</p>
<p>Ce rendez-vous transcanadien est entièrement inspiré et géré par un groupe d’étudiants âgés d’entre 15 et 24 ans. Parmi eux, Katrina Bartellas, étudiante à McGill, a eu la chance d’assister à la première édition du sommet l’année dernière. L’expérience l’a poussée à fonder avec sa collègue Lucie Langford une branche <i>Unleash the Noise</i> propre à McGill. Pour elle, la série de conférences «<i>Bridge the Gap</i>» souhaite véhiculer un «message de persévérance et d’humilité».</p>
<p><b>Une mobilisation étudiante importante</b></p>
<p>Avec un premier exposé déjà à guichet fermé, l’engouement pour la cause est évident, au grand plaisir des organisateurs. «Il semble y avoir un besoin d’en parler et de s’informer sur le campus. Il y a déjà plusieurs personnes qui nous contactent non seulement pour assister aux activités, mais aussi pour s’impliquer. C’est notre devoir en tant qu’organisateurs de créer de telles opportunités pour permettre aux gens d’offrir leur aide», comme l’explique Katrina en entrevue avec <i>Le Délit</i>.</p>
<p>Selon elle, le projet vise surtout à attiser les échanges d’idées et à promouvoir l’ouverture d’esprit: «pour changer la culture du campus, il faut y aller pas à pas et cela n’arrive pas du jour au lendemain. Il y a beaucoup d’étudiants qui ont besoin d’un refuge et qui veulent se confier à quelqu’un. L’enjeu de la santé mentale n’est pas assez abordé, au point d’être le tabou de pratiquement toutes les familles. Il faut donc une étincelle pour provoquer et nourrir les interactions, et cet événement est censé l’incarner. Puisque tout le monde est affecté de près ou de loin, je veux que notre initiative soit la pierre angulaire pour un campus sain de corps comme d’esprit.»</p>
<p><b>Dans la foulée de l’étincelle&nbsp;</b></p>
<p>Outre les causeries organisées, le comité étudiant pour la santé mentale dont Katrina fait partie élabore actuellement une politique générale ainsi qu’un plan d’action s’échelonnant sur cinq ans. De plus, un poste de coordonnateur en santé mentale à l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) serait en voie d’être créé. Pour ce qui est des prochaines rencontres, plusieurs sujets sont déjà envisagés, tels que les troubles d’apprentissage, les troubles alimentaires, ainsi qu’une table ronde sur l’enjeu de la santé mentale dans les pays en voie de développement.</p>
<p>En somme, Katrina s’attend à un avenir prometteur suite à l’impact de la conférence de lundi: «la conférence va susciter la réflexion et nous nous attendons à ce que les gens veuillent rester après celle-ci. Je crois que si j’avais un conseil à donner à quelqu’un qui [y a assisté], ce serait de ne pas se gêner pour partager ses propres impressions.»</p>
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