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	<title>Anaïs Rossano - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Mystérieuse Amina</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2015 18:50:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Profil Amina révèle les travers d’un monde digital pendant le conflit syrien. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">T</span>out commence en 2011, lorsque, sous l’influence du Printemps Arabe engagé par les pays du Maghreb, les Syriens commencent à manifester dans le but de faire basculer le sort du pays resté sous l’emprise autoritaire de la famille Assad depuis deux générations. <i>Le Profil Amina</i>, présenté en première mondiale au festival du film de Sundance et en première canadienne au Rendez-vous du cinéma québécois, raconte l’histoire d’Amina Arraf, jeune révolutionnaire américano-syrienne qui entretient une relation érotique en ligne avec Sandra Bagaria, une jeune française installée à Montréal. Leur correspondance devient quotidienne, et les deux femmes se confient de plus en plus sur leurs sentiments partagés l’une envers l’autre.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Un jour, Amina décide de créer le blog «<i>A Gay Girl in Damascus</i>» [Une fille gaie à Damas, ndlr.], dans lequel elle partage sa vie sous le régime autoritaire installé en Syrie. Elle révèle la violence infligée à la population, les intimidations lancées à sa famille et dévoile son activisme poussé par le désir de voir un jour son pays devenir libre. Sandra suit de près son blog, et l’encourage dans sa révolte contre le gouvernement. Mais un jour, Amina se fait kidnapper en plein centre de Damas par la police secrète syrienne. Les journaux s’emparent vite de l’histoire et révèlent au grand jour le blog de la jeune activiste. Bientôt, Amina se voit projetée en tant que figure de la révolution syrienne et une grande mobilisation internationale voit le jour pour la faire libérer et lui éviter la torture, voire le viol et même la mort.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Des appels à témoins apparaissent pour essayer de contacter sa famille ou proches. Or, au fil des recherches, un doute apparaît: qui est donc réellement Amina? C’est à ce moment-là que l’histoire bascule: Amina se révèle être un canular, une imposture, une tromperie. Amina n’est pas une jeune femme lesbienne syrienne mais bien un américain quadragénaire hétérosexuel et marié. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Le Profil Amina</i>; réalisé par Sophie Deraspe, est conduit tel un polar impliquant les services secrets américains, les plus grands médias du monde, et une foule d’activistes et de blogueurs sympathisants des révolutions arabes. Le documentaire prend place aux quatre coins du monde, de San Francisco à Tel-Aviv, en passant par Washington, Istanbul et Beyrouth, renforçant d’autant plus la notoriété internationale qu’avait apportée le blog d’Amina. Le documentaire délaisse alors la révolution syrienne pour s’attarder sur l’influence et le pouvoir – malsain – que peut avoir le monde d’Internet. Sandra peinera à s’en remettre. Elle fait face à Thomas MacMaster, l’homme qui l’a manipulée pendant plusieurs mois sous l’apparence d’Amina. À ces entrevues poignantes viennent s’ajouter une reconstitution sobre de l’histoire ainsi que plusieurs archives visuelles de la révolution syrienne. Le fil conducteur est mené par les messages échangés entre Sandra et Amina et viendra renforcer le désir pervers de l’imposteur sous les traits de la jeune syrienne. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Abordant l’émancipation sexuelle, les relations virtuelles, le conflit syrien et le pouvoir médiatique,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Le Profil Amina </i>a le mérite de combiner des thèmes actuels importants sans perdre son spectateur au fil des scènes. Le documentaire lève le voile sur une ère digitale aux effets pervers et destructeurs pour son entourage et le monde entier.</span></p>
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		<title>Un Spartacus à figure canine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 18:02:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Primé à Cannes, White God retrace une révolution de cabots dans un Budapest au bord du chaos.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">I</span>mpressionnant, déroutant, sidérant, tels sont les premiers mots et émotions qui nous viennent à l’esprit pendant la première séquence du film <i>White God</i>.&nbsp; Une jeune fille pédale à vélo dans les rues étonnamment désertes de Budapest, lorsqu’une meute de centaines de chiens, hurlants et toutes dents dehors, déboule derrière elle et se met à la poursuivre. Cette scène d’ouverture qui glace le sang dès la première seconde permet d’introduire le thème de <i>White God </i>réalisé par Kornél Mundruczó: les bêtes à quatre pattes seront des acteurs de toutes parts. Le film est réalisé sans trucages ni effets spéciaux, faisant appel à 274 chiens, tous adoptés de fourrière. Un vrai travail de dressage a été effectué pour tourner toutes les scènes; jusque-là on peut déjà parler de véritable exploit.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>White God</i>, en référence au film du même nom réalisé par Samuel Fuller (1987), retrace une histoire d’amour entre Lili, adolescente de treize ans, et son chien Hagen, bâtard rejeté par le père de cette dernière. Ses parents étant séparés, Lili est contrainte de vivre pendant trois mois sous le toit de son père lorsque sa mère s’en va aux États-Unis pour enseigner. Le seul hic c’est qu’à ce même moment la Hongrie adopte une nouvelle loi qui a pour but d’interdire les races de chiens dites «bâtardes». Le père de Lili, qui ne veut pas payer d’amende, décide d’emmener Hagen en fourrière. Mais Hagen ne sera pas abattu, comme Lili le pensait. Il devient un chien errant, découvrant la faim, les rafles par la fourrière, la violence et la cruauté des hommes. Il fait la connaissance d’autres chiens abandonnés comme lui, mais tombe très vite entre les mains de malfrats et de sombres trafics. Hagen devient alors Max, entrainé en machine de combat. Un jour, il égorge un autre chien et découvre la mort; il s’échappe, faisant basculer le sort des chiens errants pour toujours. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Parallèlement à l’histoire d’Hagen, on découvre le destin de Lili après l’abandon de son chien. Tout comme lui, Lili se sent captive et a soif de liberté. Elle désobéit aux ordres de son père et s’enfuit à maintes reprises pour retrouver son chien. Le réalisateur dresse un miroir entre les deux protagonistes: lorsque, pendant la scène du combat, Hagen change son rapport aux humains, Lili s’immerge dans les profondeurs d’une boite de nuit et dans une attitude qui n’est pas la sienne. </span></p>
<p class="p1">Lauréat du prix Un Certain Regard au Festival de Cannes en 2014, <i>White God</i> est un film qui étonne par sa prise de vue originale. Le réalisateur nous installe pendant deux heures dans l’horizon de celui qui subit et réussit à représenter le sort d’un chien qui lutte pour sa survie. La caméra reflète les moindres émotions de l’animal: l’incompréhension, la peur, la colère se lisent sur la truffe du chien, qui devient humain. Car dans ce film, il y a bien renversement des rôles: on découvre les hommes portés par des pulsions <span class="s1">animales et par une cruauté indescriptible alors que les bêtes deviennent de vrais combattants qui luttent pour que liberté et justice soient faites.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>White God </i>n’est pas un film plaisant à voir, bien au contraire. Certaines scènes créent l’effroi, le dégoût et la révolte, glaçant le sang par leur réalisme pétrifiant. Toutefois le spectateur est porté par le désir de savoir si Lili et Hagen se retrouveront dans les mêmes termes qu’au moment où ils se sont quittés. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>White God</i> est bien plus qu’un film à la réalisation impeccable. En effet, la parabole sur le racisme et la xénophobie ne fait pas de doute. Le réalisateur fait écho à la situation politique qui fait rage en Hongrie, où le gouvernement d’extrême droite a adopté une politique de discrimination. Dans <i>White God</i>, les chiens qui ne sont pas de «pure race» sont traqués, enfermés et tués et reflètent dans une certaine mesure la condition des Roms et des étrangers. Mais les chiens se révolteront, organisés en une véritable armée qui viendra s’attaquer à ceux qui les ont fait souffrir. Cela fait alors écho au film <i>Spartacus</i>, où Kirk Douglas, tout comme Hagen, se transforme en machine à tuer pour le plaisir des badauds dans l’arène aux gladiateurs. L’esclave devenu libre s’échappe et prend la tête de la révolte des exclus. <i>White God </i>est également une référence aux <i>Oiseaux </i>de Hitchcock, même si on ne s’explique pas le comportement des animaux à plumes contrairement aux bêtes à quatre pattes conduites par Hagen.&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>White God </i>se finit par une splendide scène qui regroupe la meute des chiens, apaisés par le chant de la trompette de Lili. Qu’adviendra-t-il d’eux? Le réalisateur nous laisse à nos pensées, mais conclut un film des plus impressionnants. <i>White God</i> nous prend à la gorge dès la première seconde, sans nous lâcher, même à la fin du générique.&nbsp;</span></p>
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		<title>Évasion intime au Japon</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/02/24/evasion-intime-au-japon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 17:25:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tokyo Fiancée relate un amour entre deux cultures.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span>mélie, vingt ans, la tête remplie de rêves et d’ambi&nbsp; tions, décide de prendre un aller simple pour Tokyo avec un seul but: celui de devenir Japonaise. Née au Japon de parents belges, passionnée par la culture nippone, elle se résigne à se confronter aux normes du pays du soleil levant. Elle veut devenir écrivaine, mais laisse de côté son inspiration pour donner des cours particuliers de français. C’est alors qu’elle rencontre Rinri, Japonais du même âge, qui devient son seul élève et par la suite son amant.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Tokyo Fiancée</i>, réalisé par Stefan Liberski, raconte cette histoire d’amour entre une Belge atypique et excentrique et un Japonais parfait sous tous les abords et fou de culture française. Adaptation du livre d’Amélie Nothomb <i>Ni d’Ève, ni d’Adam</i> qui retrace la vie de l’auteure dans un Japon des années 1980, le film prend racine dans un Tokyo contemporain, moderne mais aussi traditionnel au coin des rues. Amélie va alors s’accoutumer chaque jour aux normes et habitudes japonaises par sa relation tendre et passionnelle entretenue avec Rinri. Mais Amélie reste une jeune fille de vingt ans, privilégiant son indépendance avant toute chose. Elle décide de s’attaquer mortellement au mont Fuji comme une sorte d’accomplissement philosophique. Quand il est question de mariage avec Rinri, les doutes l’envahissent. Elle fera alors languir son amoureux pendant longtemps. Mais chaque chose a une fin: la terrible catastrophe de Fukushima l’arrachera aux bras de Rinri, qui lui ordonne de rentrer chez elle. Les Japonais doivent rester seuls avec leur malheur, telles sont les paroles des habitants de la métropole. Le titre du film fait alors écho à la condition d’Amélie, fiancée à Rinri et à la culture japonaise dont le tsunami viendra l’arracher à sa vie japonaise comme ses parents l’ont fait quinze ans plus tôt. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Tokyo Fiancée</i> remplit à merveille sa fonction de comédie romantique rafraichissante et itinérante: celui d’une rencontre entre deux cultures, qui se contemplent, s’entrelacent, s’enlacent, se confrontent et s’embrassent au fil des jours. Le film épouse un style nonchalant et contemplatif d’un Tokyo loin des néons et du rythme effréné de la capitale. La voix off d’Amélie nous fait découvrir la personnalité de l’héroïne et son esprit sans cesse en ébullition. La mise en scène est épurée, les plans sont somptueusement présentés, et les acteurs (Pauline Etienne et Taichi Inoue) incarnent à merveille cet amour de jeunesse. Le film est éclatant, ponctué d’humour par les nombreuses projections de l’imaginaire atypique d’Amélie, mais également par la confrontation entre les deux cultures. <i>Tokyo Fiancée</i> retrace également le parcours d’une jeune fille qui se découvre, faisant face à l’amour et à la sexualité, qui la feront devenir femme, comme chenille devient papillon. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Loin des productions à gros budget qui envahissent nos écrans, <i>Tokyo Fiancée </i>s’inscrit comme un film mélancolique et doux qui pousse le spectateur à se faire une image d’un Japon charmeur, poétique et fascinant. Une seule idée nous vient à l’esprit à la fin du film: celle de partir à la découverte du pays nippon.</span></p>
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		<title>Timbuktu, l’autre visage du djihad</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/02/10/timbuktu-lautre-visage-du-djihad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2015 17:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abderrahmane Sissako livre son dernier film, fable poétique et bouleversante.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">T</span>out commence par une course effrénée entre une gazelle et un groupe de chasseurs en voiture cherchant à l’épuiser plus qu’à la tuer. Puis des statuettes en bois sculpté servent de cible à des djihadistes: la plupart sont renversées sur le sable, mortes sous le feu des balles, mais deux restent debout, abimées mais faisant face à l’adversité. Voici comment débute le dernier film d’Abderrahmane Sissako, <i>Timbuktu</i>, tourné en grande partie en Mauritanie, son pays natal. L’histoire traite de l’invasion du groupe djihadiste AQMI à Tombouctou, ville du Mali surnommée «la perle du désert», en avril 2012. Le film retrace le bouleversement de ce nouveau système imposé aux villageois, qui essayent de résister tant bien que mal. La lapidation par des islamistes d’un couple non marié dans une ville au nord du Mali aurait incité le réalisateur à empoigner sa caméra de nouveau.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Timbuktu</i> retrace cette terreur djihadiste qui fait irruption dans la ville: la musique, les cigarettes et le football sont soudainement bannis, les femmes doivent se voiler et porter des gants, les mariages forcés sont improvisés par un groupe d’hommes qui détient le pouvoir au nom de Dieu. Mais ce sont les hommes et leur résistance qui intéressent Sissako: un imam qui fait face aux islamistes, leur rappelant que la religion se fait dans la tête et non par les armes; deux couples bravant l’interdit en entonnant une chanson; un père de famille touareg faisant face au châtiment des djihadistes; ou encore un groupe de jeunes mimant un match de foot sans ballon, la scène inoubliable du long-métrage. Le réalisateur parvient à filmer avec un grand talent ces scènes alliant une puissance indéniable à une réalisation douce et poétique autour d’un sujet lourd d’actualités et de malheurs. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Sissako prend soin de dépeindre ces fameux djihadistes sous un nouveau visage: ici, il ne s’agit pas de les diaboliser, mais plutôt de les montrer comme grotesques et absurdes. Ils apparaissent comme des êtres remplis de contradictions, ne respectant pas les principes qu’ils imposent: un fume en cachette, un autre ne se sent pas capable d’exprimer sa foi pour un clip de propagande, certains parlent de Zidane et de Messi avant d’interdire une partie de foot. Les dialogues zigzaguent entre plusieurs langues, passant du français à l’anglais, à l’arabe et aux dialectes berbères, avec la présence de plusieurs interprètes, montrant alors certains djihadistes qui maitrisent à peine la langue du Coran. La parole est multiple mais devient répression au lieu de communication. Le seul moment où l’un des chefs manifestera oralement de l’empathie, il demandera à l’interprète de ne pas traduire. Sissako s’attarde sur une famille de Touaregs, installée au-delà des dunes, au milieu du désert aride – une famille idyllique où règnent l’amour, le bonheur et la liberté, mais que l’instauration du nouvel ordre islamiste viendra désunir et précipiter dans le malheur. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’intelligence du film se trouve dans la manipulation parfaite de la caméra par Sissako et par son message qu’il déploie au monde: <i>Timbuktu </i>s’éloigne de l’image de l’islam radical véhiculée par les médias, lui donnant à l’inverse un visage humain en montrant des djihadistes simples d’esprit et remplis d’absurdités dont les premières victimes sont les populations locales, qu’elles soient maliennes, nigériennes ou syriennes. Mais <i>Timbuktu </i>reste une fiction avant tout: Sissako voulait éviter d’en faire un documentaire, pour ainsi proposer une vision audacieuse, courageuse et assumée, dénuée de pathos et de jugement. <i>Timbuktu </i>met en scène des plans qui subliment les paysages du désert malien et des acteurs pour la plupart inconnus du grand public qui n’en sont que plus éclatants. C’est une fable incarnée par un cinéma poétique et sublime dénonçant la réalité de l’horreur. <i> Timbuktu</i> est une prise de conscience, une gifle donnée au spectateur.</span></p>
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		<title>Un Houellebecq polémique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/02/10/un-houellebecq-polemique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2015 17:46:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Michel Houellebecq dépeint une France fracturée faisant face au retour du religieux.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>S</i></span><i>oumission</i>, c’est d’abord un titre pas vraiment innocent: de quelle soumission l’auteur s’apprête-t-il à nous parler? Soumission de la société française face à l’influence musulmane? Soumission des femmes voilées face à leur mari, dans un pays où soudainement la polygamie est légalisée? Soumission du protagoniste face à son destin? Houellebecq joue ici avec l’étymologie du mot «islam», qui signifie «soumission».</p>
<p class="p3"><span class="s1">À peine sorti des bacs en janvier, le nouveau livre de Michel Houellebecq connaît un succès fulgurant, et des critiques assumées. Jugé comme livre islamophobe, provocateur ou décevant, <i>Soumission</i> s’inscrit dans une lignée d’œuvres qui font parler d’elles de par leur contenu et leur style propre. Souvent considéré comme écrivain provocateur, Michel Houellebecq nous fait découvrir dans son dernier livre une France à la dérive en 2022, fragmentée par les échecs de la gauche au pouvoir. Les élections présidentielles arriveront et feront tout changer. Viendra le temps des réunions entre un Parti socialiste (PS) affaibli et une Union pour un mouvement populaire (UMP) mourante pour éviter l’accès au pouvoir du Front national (FN). Les résultats tombent: le leader du Parti Musulman modéré est élu. Le nouveau président, Mohamed Ben Abbes, visionnaire et intelligent, viendra bousculer les fondements même de l’identité française laïque. L’enseignement est privatisé, les professeurs non convertis à la religion du Coran sont virés, avec une prime de retraite très satisfaisante pour «éviter de faire des histoires». Les femmes sont reléguées au foyer, se voilent, et la polygamie est autorisée. Mais la situation sociale s’arrange, le chômage et la délinquance baissent, et Ben Abbes conduit un projet d’élargissement de l’Europe au bassin méditerranéen. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au fil des pages, on découvre le narrateur, François. Universitaire quadragénaire à la Sorbonne, ayant consacré sa vie aux œuvres et à la personne de Huysmans, écrivain du 19<i>e</i> siècle, il est lassé de tous les plaisirs de la vie. Héros houellebecquien par excellence, véritable solitaire, détaché de toutes émotions, le protagoniste apparaît comme bien fade et inexpressif face à de nombreuses situations. Habitant dans le 13<i>e</i> arrondissement de Paris, il pense que vivre dans le quartier chinois le protégera d’une possible insurrection. Il enjambe un cadavre dans une station-service sans esquisser la moindre réaction. Il apprend le décès de sa mère par courrier, puis celui de son père de façon très calme, comme si tout son être était dénué de sentiments humains et d’émotions. Ses relations avec les femmes sont tout aussi compliquées et hasardeuses. La seule femme à le rendre vivant, Myriam, s’exile en Israël peu avant le second tour décisif des élections. François suivra alors Huysmans, en se convertissant non pas au catholicisme mais à l’islam. Sa conversion s’écrira au conditionnel, donnant un caractère ambigu à la fin du roman. «… Une nouvelle chance s’offrirait à moi; ce serait la chance d’une deuxième vie, sans grand rapport avec la précédente. Je n’aurais rien à regretter.» Telle est la manière dont François met un terme à sa première vie, sa conversion s’apparentant alors plus comme une opportunité qu’un désir de foi. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Amplement commenté par la classe politique et médiatisé, <i>Soumission </i>déchaine les polémiques. On pourrait lire ce livre comme un roman islamophobe, machiste, misogyne, ou plutôt comme un éloge à l’islam. Pourtant il n’en est rien, et <i>Soumission</i> reste une fiction, un livre au contexte amer, grinçant et moralisant. Car il ne s’agit pas d’un programme politique mais bien d’une réflexion sur notre société et notre époque. Houellebecq nous montre les travers d’une France épuisée, au bord du gouffre, proche de l’extinction. Le style de l’écrivain est présent: un coup de plume bien maitrisée, à dégagement philosophique et à l’ironie sociologique baignée d’un ton neutre et assez simple. Doit-on voir un futur proche comme annoncé par le roman? Non, insiste Houellebecq qui fait figure d’écrivain dressant un constat froid sur un monde occidental et une modernité face au retour du religieux politique. Quelle tâche difficile, alors, de ne pas être aveuglé par les débats qu’engendrent le roman. Que l’on aime ou non le dernier roman de </span><span class="s2">Michel Houellebecq, <i>Soumission</i> restera un livre qui fera parler de lui.</span></p>
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		<title>Mozart s’invite à McGill</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 17:26:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’école de musique Schulich présente Les Noces de Figaro, opéra-comique séduisant. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a salle Pollack a accueilli à guichets fermés pendant quatre jours la représentation du célèbre opéra de Mozart, <i>Les Noces de Figaro.</i> Inspiré de la pièce de théâtre éponyme de Beaumarchais, <i>Le Nozze di Figaro </i>est souvent considéré comme le meilleur opéra jamais écrit. Opéra-comique, il prend ses racines dans le style de la <i>commedia dell’arte</i> du 16<i>e</i> siècle, mais donne la parole pour la première fois aux gens ordinaires, comme le valet Figaro et la domestique Susanna.</p>
<p class="p3"><span class="s1">L’histoire, qui reprend les thèmes classiques du théâtre, comme l’amour, la tromperie et la jalousie, n’en est pas moins compliquée par des quiproquos et des retournements de situations. Nicola Bowie est à la mise en scène et décide d’entreposer l’intrigue de l’opéra dans une Espagne vivant au temps de la Première Guerre mondiale. Bien que resté neutre, le pays connaît de grands chamboulements économiques et sociaux où des révoltes se trament entre riches propriétaires terriens et paysans pauvres. Le contexte historique est alors parfaitement en accord avec l’adaptation de l’opéra. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’orchestre symphonique de McGill a accompagné avec brio les interprètes d’Opéra McGill pour livrer un spectacle de grande qualité, vibrant par la perfection musicale des instruments et des voix. Le spectacle jouit d’une distribution nombreuse en chanteurs tous aussi doués les uns que les autres (mention spéciale à Elyse Charlebois qui, en interprétant la comtesse, captive l’audience par sa voix de soprano). Il serait grave d’omettre les décors, les costumes, l’éclairage et le maquillage qui donnent un ensemble cohérent au spectacle. On retrouve les éléments centraux de l’époque hispanique: des robes traditionnelles andalouses aux danses exécutées par les chanteurs lors de l’acte III. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le charme de l’opéra de Mozart agit lorsque l’audience se perd dans les quiproquos et les situations burlesques opérés par les serviteurs pour se jouer de leur maitre. Comme tout opéra comique, la fin est légère et se termine sur une note positive qui rassemble tout le monde après la tempête de sentiments et d’émotions entre les personnages. En conclusion, <i>Les Noces de Figaro</i> s’inscrit comme un opéra à voir dans sa vie, une œuvre à déguster durant laquelle le spectateur se plait à se perdre dans les méandres de l’intrigue amoureuse et dans les airs si célèbres du compositeur prodige qu’est Mozart.</span></p>
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		<title>Un voyage au Paradis</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/01/27/un-voyage-au-paradis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2015 16:33:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[couleurs primaires]]></category>
		<category><![CDATA[paradis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le duo français revient avec un nouvel EP, magnétique et envoutant. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span>écouvert en 2011 avec les titres «Hémisphère» et «La Ballade de Jim», fameuse reprise <i>deep house</i> d’Alain Souchon, Paradis, jeune duo parisien formé par Simon Meny and Pierre Rousseau, revient nous livrer après une période de silence leur nouvel EP «Couleurs primaires». Composé de trois morceaux et de deux remixes, «Couleurs Primaires» s’annonce comme un bel aperçu de leur album à venir, et nous fait découvrir encore plus l’univers électronique et captivant de Paradis. <i>Garde le Pour Toi</i>, <i>Sur une Chanson en Français</i>, ou encore <i>Le Bal des Oubliés</i> nous embarque dans un voyage spatio-temporel où house, techno et pop française se côtoient et s’équilibrent parfaitement pour donner une rencontre musicale des moins atypique et hypnotisante.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Adepte des longs morceaux, «Couleurs Primaires» débute avec <i>Garde le pour toi </i>par une longue et fascinante introduction de deux minutes, pour enfin présenter la voix de Simon Meny, accrocheuse et marquée d’un soupçon de mélancolie à la française. On écoute, et puis très vite on esquisse des mouvements, la tête se balance, les yeux se ferment, et on oublie tout pour se retrouver seul à seul avec la musique. Telle est l’expérience que nous fait vivre Paradis, confirmant une fois de plus que le duo parisien excelle dans le domaine électronique. «Couleurs Primaires» se déguste doucement, tendrement, un soir d’été loin des agitations de la ville. Les deux remixes, d’un peu moins de 20 minutes, viennent marquer la fin de l’EP mais ne trahissent pas l’univers du tandem, et closent ainsi le voyage de l’auditeur. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«Couleurs Primaires» c’est un peu Étienne Daho pour la langueur et la douceur de la voix, baigné de paroles nostalgiques portées par un son électronique à la croisée des chemins entre AIR et la musique concrète de Pierre Henry. Mais Paradis ne pourrait se définir que par son propre univers, trouvant son équilibre entre couleurs et sobriété, pop française et techno. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Découvert un peu par hasard en 2012, j’étais tout de suite tombée amoureuse du duo après l’écoute d’ «Hémisphère», qui incarnait à mes yeux un grand cru de ce que pouvait donner l’électronique <i>made in France</i>. Vous l’aurez sans doute deviné, «Couleurs Primaires» n’est pas décevant ni même déjà vu, il s’inscrit dans une lignée de EP à écouter calmement sans interruption. Paradis sonne alors comme une forme d’aboutissement de la variété française revisité par de jeunes talents<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>que l’on conseille vivement de suivre de très près. Reste à savoir si Paradis tiendra ses promesses en grand format. En tout cas, avec «Couleurs Primaires», ils s’installent un peu plus sur la scène électro, en réinventant à leur manière la chanson française.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><br>
</span><span class="s2">«Laissez-là fuir ce soir<br>
Et peut-être s’émouvoir<br>
Loin du regard des indiscrets<br>
Sur une chanson en français»&nbsp;</span></p>
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		<title>Le vice de Paul Thomas Anderson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Rossano]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2015 18:08:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voyage entre paranoïa et hallucinations, pour le meilleur mais surtout pour le pire.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span>onnu pour ses longs films de 2h30 minimum, le réalisateur de <i>Il y aura du sang</i> et <i>Le Maître</i>, Paul Thomas Anderson, s’attaque au roman de Thomas Pynchon. <i>Vice caché</i> — ou <i>Inherent Vice </i>pour les anglophones — dépeint un Los Angeles des années 1970 décomplexé, loin d’un conservatisme ancré dans la société quelques années plus tôt.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le film est centré sur le personnage de Doc Sportello, détective privé accro au cannabis brillamment interprété par Joaquin Phoenix. Son ex-petite amie (Katherine Waterston) lui rend visite un beau jour et implore son aide pour retrouver le promoteur immobilier milliardaire dont elle est amoureuse, afin d’empêcher son internement psychiatrique manigancé par la femme de ce dernier et son petit ami. Sportello s’embarque alors dans un long et pénible périple où paranoïa et hallucinations règnent en maître et dans lequel il risquera sa vie à ses dépens. Il rencontrera sur ses différents chemins des personnages tout aussi atypiques que déjantés et finira par atteindre une organisation appelée <i>Golden Fang </i>spécialisée dans les affaires obscures d’héroïne et de dentisterie. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Vice caché </i>a la caractéristique de n’appartenir à aucun genre propre, pas assez sérieux pour un film noir, et trop sage pour un film hippie à la narration tarabiscotée. Le film jouit d’une impressionnante distribution, allant de Josh Brolin en déjanté policier <i>Big Foot</i>, à Owen Wilson en saxophoniste déserteur face à sa famille. Malgré une distribution pétillante, une bande-son succulente et une maîtrise absolue de la caméra, le spectateur se perd tout autant dans le film que le protagoniste dans son affaire. On avance à tâtons au fil des deux heures et demie qui se révèlent très longues, pour n’en ressortir que plus confus et perplexe. La trame est tissée au fur et à mesure par les différents personnages qui importent leur monde et leurs personnalités propres face à une liberté permise pendant cette époque d’émancipation. Mais tout cela peut prendre tournure seulement si le fond et la forme sont cohérents. Or, le film s’entremêle et se perd dans une trame narrative trop longue et des personnages trop nombreux pour garder le rythme. On se surprend alors à regarder le film sans trop savoir ce qui se passe, et on se résigne à l’accepter: on s’ennuie. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Après avoir énormément aimé les deux derniers films du réalisateur, je n’en suis ressortie que plus déçue, me demandant quel malheur avait frappé Anderson pour réaliser un film aussi lent en action que faible en émotion. Ce qui faisait la force de ses précédents films ne ressort ici qu’en tant que défaut qui porte atteinte à l’œuvre. Non, <i>Vice caché</i> n’est pas la dernière pépite du réalisateur, ni même un film audacieux. Il n’est qu’une bouillie hallucinogène dans lequel un spectateur trop rationnel perdra son temps dans un scénario sans queue ni tête. On se réconforte avec l’idée que le réalisateur est capable de se rattraper dans les prochaines années avec un autre long métrage: on oublie alors un temps <i>Vice caché</i>, jusqu’à la prochaine critique.&nbsp;</span></p>
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