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	<title>Ariane Perrin - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Refuser l’inacceptable</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/30/refuser-linacceptable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ariane Perrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tu ne me croiras pas donne une voix aux victimes de la guerre.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Mise en scène par Frédéric Blanchette, la pièce&nbsp;<em>Tu ne me croiras</em> <em>pas</em>, représentée au Théâtre de<br>la Licorne jusqu’au 8 décembre, aborde le sujet des relations humaines durant la guerre. Portée par une mise en scène anxiogène, la pièce dénonce notre indifférence face aux conflits actuels. Elle présente deux anciens amants qui se retrouvent dans un pays coupé en deux, entre Nord et Sud, désirant échapper à la violence. Au sein de cette nation fictive déchirée par la guerre, et où rôde la mort, Elle et Lui (c’est ainsi qu’ils se nomment) se retrouvent dans une manufacture abandonnée et «font la révolution» en s’aimant en résistance à l’absurde. Avec la promesse d’oublier cette lutte fratricide, ils mettent tellement d’amour dans l’endroit qu’il n’y a de place pour rien d’autre.</p>



<p>N’ayant jamais connu la guerre, et touché par le texte de Guillaume Lapierre-Desnoyers, le metteur en scène Frédéric Blanchette a voulu explorer ce terrain inconnu. La pièce au décor minimaliste, habitée par des personnages anonymes et dénuée de tout contexte temporel, géographique, historique et politique, donne une voix à ceux qui sont condamnés au silence. C’est autour d’un simple tas de ruines présent au centre de la scène que le conflit amoureux se joue, alimenté par les paroles crues, le goût du sang et les espoirs fanés. L’atmosphère pesante de la guerre est également transmise par un jeu de lumière exceptionnel. L’on distingue l’inscription «<em>We will fight until the end</em>» («Nous combattrons jusqu’au bout») lorsque les couleurs sont chaudes, illustrant l’envie de poursuivre le combat, et on lit «mes yeux visent mal sous les larmes» lorsque les tons se refroidissent, montrant la dualité entre humanité et violence.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Entre coups de feu et explosions, les dialogues des acteurs sont destinés à choquer le public. Ils donnent une voix à ceux qui n’en ont plus»</p></blockquote>



<p>Au fil des dialogues, on comprend les différentes interrogations des protagonistes. Elle s’interroge sur le pouvoir de la volonté, l’amour et la possibilité d’une résistance. Lui est torturé par les questions de la culpabilité et de la responsabilité personnelle dans un acte de légitime défense. La tension entre les personnages, opposés par leur vision du conflit car originaires de côtés différents, va s’installer grâce aux dialogues plutôt doux au début de la pièce, qui prennent de l’intensité et alternent entre cris de rage et délicatesses amoureuses. Paroles crues et percutantes – «Imagine leurs corps, entends les âmes hurler» (Lui) – imposent un rythme frénétique au spectateur. Accentués par la bande sonore réalisée en direct par Vincent Carré, composée de différents coups de feu et explosions, les dialogues des acteurs sont destinés à choquer le public. Ils donnent une voix à ceux qui n’en ont plus.</p>



<p>En outre, les monologues des personnages remettent en question la réaction de la société civile à l’annonce de la guerre. La vision médiatique permet de nous détacher facilement de ces catastrophes humanitaires, car la distance géographique encourage la distance morale.&nbsp;<em>Tu ne me croiras pas&nbsp;</em>questionne ainsi la société sur sa capacité d’action contre les actes de violences inhumains et surtout sur l’écoute dont elle fait preuve envers les victimes de ces conflits meurtriers. Il est important que l’on croie et que l’on respecte les voix qui osent dénoncer ces atrocités pour que plus jamais cela ne se reproduise. Nous devons refuser l’inacceptable.</p>
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		<title>Démasquez-vous !</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/30/demasquez-vous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ariane Perrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plastique, un cri d’urgence sous l’apparence d’une dragée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Lorsque j’entre dans la salle Fred-Barry, je suis immédiatement saisie par l’étouffante odeur de plastique brûlé qui y règne. Je lève les yeux et découvre alors l’énorme amas de sacs poubelles transparents emplis de plastique qui forme la scène. Ce décor provoque chez moi un début d’écoanxiété. C’est exactement l’effet recherché par Félix Emmanuel, le metteur en scène et co-auteur de la comédie&nbsp;<em>Plastique</em>. Ce sentiment me poursuit jusqu’à la fin de la pièce qui, bien qu’excellente, drôle et pleine de personnages attachants, me laisse de nombreux questionnements sur la langue.</p>



<p>La pièce se déroule sur le continent de plastique en l’an 2122. La seule habitante de ce territoire hostile s’appelle Madeleine, une femme qui se définit par des étiquettes de produits vides comme: «irritante pour les yeux», «à tenir hors de portée des enfants» ou encore «composition 100% naturelle». Sa solitude est troublée par trois aventuriers à la recherche de pétrole, ressource épuisée sur les continents terrestres, qui ne demeure qu’un doux souvenir de leur imaginaire collectif. La Gercée, âgée de 120 ans, immensément riche et obsédée par la jeunesse éternelle, part ainsi à la découverte de cet amas de déchets plastiques flottant pour essayer de les transformer en une crème de jouvence miraculeuse. Maintenue en vie grâce au Cracheux, un commercial sans morale qui ne manque jamais une occasion de s’enrichir, et qui l’a convaincue de l’accompagner, La Gercée ne survit que grâce à son frigo déshydratant dans lequel elle passe ses nuits. Ils sont également accompagnés par un assistant bénévole, Gilles, garçon généreux, aimant et ne manquant jamais une occasion de blaguer, mais qui est surtout fou amoureux de la vieille dame. L’arrivée dans les vestiges d’un monde merveilleux de plastique s’avère compliquée pour la petite troupe. La peur des mouettes, l’échec des premiers essais de crème de jouvence et la perte du bras de La Gercée minent le moral des aventuriers. Madeleine, cependant, se nimbe d’une aura magique lorsqu’elle présente aux étrangers la chirurgie esthétique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Je suis immédiatement saisie par l’étouffante odeur de plastique brûlé qui y règne»</p></blockquote>



<p>«S’étaler du plastique sur le corps c’est génial, s’en introduire dans le corps est extraordinaire.» Admiratif, le Cracheux échange Gilles contre le carnet. Madeleine, à la recherche de contact humain, accepte immédiatement. On suit alors séparément les aventures de Madeleine et Gilles, s’amusant et profitant de la vie en nourrissant les mouettes, et du Cracheux, qui ne va cesser d’opérer La Gercée, qui disparaît bientôt derrière ses seins éléphantesques «pour la dernière fois», rendant une situation d’addiction à la chirurgie très comique. Mais un drame survient: les mouettes volent le carnet. Madeleine essaye d’abord de négocier avec ces dernières, dans la minute accordée par le Cracheux, mais sans résultat, et les citadins préfèrent la violence en assassinant toutes les mouettes sous les supplications de Madeleine, mettant en lumière la dualité entre l’économie et l’écologie, ici incompatibles.</p>



<p><em>Plastique</em>, avec ses jeux de mots dérisoires, ses personnages grossiers aux caractères et gestes clichés, cachés derrière leurs masques, questionne le public sur les pratiques de notre monde. La pièce nous met face à l’abus du plastique, substance toxique que l’on va jusqu’à introduire délibérément dans notre corps par un recours excessif à la chirurgie esthétique, et qui détruit l’environnement, causant la disparition de certaines espèces animales (en l’occurrence, les mouettes). Elle montre qu’il faut aujourd’hui faire un choix entre notre futur ou notre économie et ce, rapidement: prévenir la catastrophe est une urgence. Ce jeu masqué contemporain et satirique cherche à dédramatiser l’écoanxiété tout en appelant à l’action en exposant l’absurdité de notre (in)action face à la situation climatique actuelle. Il est temps d’enlever nos masques et d’agir.</p>
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