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	<title>Alice Leblanc - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 22 Feb 2023 14:28:45 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Voter, mais encore…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/02/22/voter-mais-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Leblanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[voter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment devenir une démocratie intergénérationnelle?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/02/22/voter-mais-encore/" data-wpel-link="internal">Voter, mais encore…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le philosophe Thomas Paine croyait fondamentalement que la révolution était un signe de questionnement du statu quo par le peuple, et donc, qu’elle injectait dans le monde de nouvelles perceptions des droits humains. Paine croyait également que le pouvoir et l’autorité devaient entièrement reposer sur le peuple et que si ses droits étaient violés par un gouvernement qui devait le protéger, il avait le droit de se révolter ou de s’en débarrasser. Selon lui, la monarchie française violait les droits naturels de ses citoyen·ne·s puisqu’il s’agissait d’un système héréditaire et fondamentalement despotique, impliquant une concentration unique de la richesse aux mains de l’aristocratie. Pour ces raisons, Paine estimait que la révolution était légitime. Le résultat le plus conséquent – quoique lointain – de la révolution fut la démocratie représentative. Il soulignait que celle-ci devait contenir les principes qui régissent les modalités sur lesquelles un gouvernement sera établi et organisé : elle «&nbsp;n’est point l’acte de son gouvernement, mais celui de la Nation qui constitue un gouvernement&nbsp;». Ainsi, quand la « volonté du peuple », cet autre nom de la Constitution, remonte jusqu’en haut, la démocratie peut être atteinte. Aujourd’hui, Paine accuserait les Canadien·ne·s et les Québécois·e·s de la prendre trop pour acquise. Il nous dirait que la démocratie protège les citoyen·ne·s, mais les citoyen·ne·s se doivent tout autant d’en être les protecteur·rices·s. Mais comment?</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il nous dirait que la démocratie protège les citoyen·ne·s, mais les citoyen·ne·s se doivent tout autant d’en être les protecteur·rice·s »</p>
</blockquote>



<p><strong>Voter</strong></p>



<p>Au Canada, en 2019, 32% des jeunes de 18 à 30 ans n’ayant pas voté aux dernières élections fédérales justifient leur abstention par manque d’intérêt ou manque d’éducation sur <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/42-28-0001/2021001/article/00006-eng.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">les enjeux</a>. Au Québec, une étude portant sur les jeunes de 21 ans démontre que parmi ceux et celles n’ayant pas voté, 44% ont fait un tel choix par <a href="https://statistique.quebec.ca/fr/produit/publication/participation-electorale-jeunes-nes-quebec-apercu" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">manque d’intérêt</a>. Peut-on expliquer ce faible intérêt par l’inverse? La politique s’intéresse-t-elle aux jeunes? Met-elle en jeu leurs préoccupations? Il semblerait que non, ou pas assez. En effet, les enjeux qui touchent le plus les jeunes adultes semblent être sous-représentés dans les politiques publiques et les décisions gouvernementales, ce qui produit un clivage générationnel quant à la participation politique. Bref, les jeunes se sentent étrangers par rapport au «<a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/fr/pub/11-008-x/2005003/article/8965-fra.pdf?st=YpWYzX0Q" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">&nbsp;discours politique traditionnel</a> », ce qui explique leur désintérêt face aux élections provinciales et fédérales.</p>



<p>À qui la faute? Ou à quoi? Si quelqu’un vous dit je t’aime une fois tous les quatre ans, comment la flamme peut-elle être alimentée? Aux États-Unis, la Constitution a prévu que les citoyen·ne·s seraient consulté·e·s tous les deux ans. Au Québec, comme dans la plupart des autres démocraties occidentales, c’est le syndrome du chèque en blanc tous les quatre ans ; d’un côté des élu·e·s qui se sentent royalement au-dessus de la mêlée, de l’autre, pour ceux·lles qui se sont déplacé·e·s et ont voté, le sentiment de s’être fait avoir. La solution?</p>



<p><strong>Participer</strong></p>



<p>Comment maintenir le lien quand les chiffres continuent de montrer que les jeunes regardent ailleurs? Comment en faire de vrai·e·s acteurs·rices politiques? Comment leur faire aimer la politique? Le gouvernement a fait preuve d’initiative en créant, via le Secrétariat à la jeunesse, des programmes de simulations parlementaires qui permettent à ceux·lles qui le souhaitent de tâter la politique sur le terrain. Du 2 au 6 janvier dernier, il a invité une centaine de jeunes à assumer les fonctions du gouvernement, de l’opposition et des législateurs. Pendant la semaine de pause de l’Assemblée nationale du Québec, le salon bleu s’est transformé en scène théâtrale particulièrement réaliste par un jeu de rôle minutieux, la participation à des cérémonies symboliques, le port du veston cravate ; bref, par la reproduction fidèle de l’étiquette et de l’action politique. Les jeunes étudiant·e·s, et qui sait, futur·e·s politicien·ne·s, portaient les couleurs rouge ou bleue de l’ancienne, pas trop ancienne, dualité politique québécoise. C’était la 36<em>e&nbsp;</em>édition du Parlement étudiant du Québec (PEQ). L’expérience a rappelé à beaucoup de jeunes la chance qu’ils·elles ont de vivre dans un pays démocratique, ainsi que l’importance de participer activement au processus gouvernemental. Gestion de crises, rédaction de discours, confrontation avec les journalistes, joute oratoire… En plus du bleu gauchiste et du rouge droitiste qui teintaient leurs arguments, ces jeunes ont pu y ajouter leurs propres couleurs en présentant des projets de lois réfléchis, à l’image de la jeunesse. Il s’agissait d’une occasion en or de discuter de l’actualité, retricoter le passé, tourner en dérision quelques hypocrisies, ou bien encore de tester des idées farfelues. Le tout avec cœur, le tout dans le respect des institutions et du magistral Salon bleu. On est loin d’un vote tous les quatre ans ; on est là où les choses se font entre ces rendez-vous trop lointains que sont les élections. Qui a dit que pour aimer, il faut connaître? Il·elle avait raison. Le Québec s’est doté de programmes pour rendre sa démocratie plus inclusive, plus accessible, plus transpartisane : le Parlement des jeunes pour les élèves de troisième et quatrième secondaire, le Forum étudiant pour les étudiant·e·s de cinquième secondaire et du CÉGEP, le Parlement jeunesse et le Parlement étudiant du Québec pour les universitaires. Il s’agit d’opportunités concrètes pour les jeunes québécois·e·s qui s’intéressent à la politique d’y participer dès l’âge de 15 ans. Et ce, dans un cadre remarquable, celui des vraies institutions.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« L’expérience a rappelé à beaucoup de jeunes la chance qu’ils·elles ont de vivre dans un pays démocratique, ainsi que l’importance de participer activement au processus gouvernemental »</p>
</blockquote>



<p><strong>Écouter</strong></p>



<p>Se faire critique d’un système défectueux est une tâche nécessaire pour le rendre juste. Thomas Paine serait d’accord. C’est ainsi qu’on incite le gouvernement à écouter et à changer, à s’adapter aux nouveaux besoins de cette génération. Mais au-delà d’événements comme les parlements jeunesse, comment maintenir l’engagement politique des jeunes? Comment leur permettre de passer d’acteur·rice·s à électeur·rice·s et citoyen·ne·s engagé·e·s? Comment faire pour que les soucis politiques, prioritaires pour les jeunes, ne soient pas des enjeux cosmétiques tous les quatre ans : changements climatiques, égalité des sexes, accès à l’éducation, pauvreté, santé mentale…? À l’échelle fédérale, le gouvernement canadien s’est muni d’un Conseil jeunesse du premier ministre. Or, dans la fédération canadienne, ce sont les décisions des gouvernements provinciaux qui ont le plus d’im- pact sur les citoyen·ne·s. Ce sont eux·lles qui stimulent le véritable changement environnemental, social, économique et culturel. Ne serait-il pas temps que le gouvernement du Québec imite son homologue fédéral et se dote d’un Conseil jeunesse du premier ministre? Il ne suffit pas de faire aimer la politique, il faut écouter. Qui a dit qu’aimer, c’est écouter? Il·elle avait raison. Un Conseil jeunesse serait une voix constante dans l’oreille du gouvernement.</p>



<p>Le défi est double. Comment en faire des électeur·rice·s plus volontaires et des acteur·rice·s plus constant·e·s? En s’assurant que le gouvernement lui-même ne cesse jamais de les entendre, de les voir et de s’en préoccuper. Le Conseil jeunesse donne un statut officiel aux jeunes : lobbyistes pour leur futur. Seulement alors, le Québec pourra devenir un véritable laboratoire de démocratie intergénérationnelle.</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Apprendre pour guérir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/apprendre-pour-guerir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Leblanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment l’éducation collective peut-elle permettre la guérison collective?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Chaque élection est un moment déterminant pour rétablir des liens de confiance entre les électeur·rice·s et la fonction publique. Au lendemain de l’élection du 3 octobre dernier, beaucoup de jeunes se demandent si les gouvernements présents et futurs accorderont de l’importance aux enjeux prioritaires pour la nouvelle génération. J’en nomme quelques-uns assez évidents : la lutte contre les changements climatiques, la santé mentale, la crise du logement, les violences sexuelles, les questions identitaires. De ces enjeux qui définissent l’avenir du Québec, s’en démarque un qui inquiète particulièrement la jeunesse québécoise : la santé mentale. La pandémie s’avère avoir ankylosé notre système de santé, mais elle a particulièrement exacerbé les problèmes d’anxiété et de dépression chez les jeunes.</p>



<p>La publication d’une <a href="https://www.usherbrooke.ca/actualites/nouvelles/sante/details/46968" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">enquête</a> menée par l’Université de Sherbrooke en février 2022 a démontré que l’anxiété et la dépression frappaient une majorité des jeunes de 16 ans et plus. De plus, Statistiques Canada <a href="https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/cv.action?pid=1310080601" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">a évalué</a> que le nombre de Canadien·ne·s dont la santé mentale s’était détériorée s’élevait à 37,5%. Enfin, Statistiques Québec <a href="https://statistique.quebec.ca/fr/produit/publication/repercussions-pandemie-sur-vie-sociale-sante-mentale-habitudes-de-vie-et-realite-du-travail-des-quebecois" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">a dévoilé</a> que 30% de celles et ceux ayant un haut niveau de détresse psychologique «attribu[aient] complètement ces sentiments à la pandémie». C’est pourquoi la fonction publique se devait de mentionner, non seulement dans une optique de guérison, mais aussi de manière préventive, les dommages possibles sur la santé mentale des jeunes. En rétrospective, il est décevant que cet enjeu ait été abordé linéairement tout au long de la campagne électorale. De plus, lorsque le sujet a été abordé par la fonction publique, on n’avait de mots que pour la psychothérapie. L’idée d’avoir un système de services gratuits accessibles et universels en santé mentale, est concevable ; grâce à une montée du lobbyisme en santé mentale, elle serait réalisée sous peu. Je rappelle que c’est ainsi que le Canada s’est doté d’une assurance maladie. Ce qui est inquiétant, c’est de mettre toutes nos ressources dans la thérapie individuelle au lieu de penser à comment guérir ensemble. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ce qui est inquiétant, c’est de mettre toutes nos ressources dans la thérapie individuelle au lieu de penser à comment guérir ensemble»</p></blockquote>



<p>Qu’ils soient technologiques, climatiques, identitaires ou économiques, les changements de notre société touchent tous les milieux et perturbent le comportement et le développement des jeunes. Nous pouvons nous réjouir du progrès tout en étant alarmés par sa vitesse. Ces changements rapides introduisent, sans préparation et en déstabilisant les repères, un monde anxiogène pour les jeunes. Notre génération, souvent réduite à l’épithète «numérique», est pourtant l’une des plus curieuses, déterminées et innovatrices. Elle est toutefois imparfaite, abîmée et peut-être l’une des générations les plus fragiles. Comment se libérer des attentes inatteignables? Comment donner un sens à notre vie dans l’incertitude et la peur? Que devons-nous faire pour assurer le développement des jeunes sans qu’ils se perdent dans cette insécurité? En changeant notre façon d’aborder la santé mentale à l’école et dans nos communautés. Si nous voulons voir une génération qui profite de ses talents, nous devons donner à cette génération les outils qui lui permettront de fleurir. Les écoles doivent être porteuses de cette ambition, une ambition qui a le bien-être collectif à coeur. Comment faire? En intégrant la santé mentale dans le cursus scolaire, en ajoutant des conférences et des ateliers obligatoires pour tous les niveaux, en collaborant avec le milieu communautaire, en invitant des organismes qui travaillent sur le terrain (Relief, le Mouvement jeunes et santé mentale, le Collectif Nous, Tel jeunes, etc.) à venir parler aux élèves. Bref, en ayant des ressources adaptées dans les milieux scolaires. Vulgariser des enjeux qui suivront les jeunes tout le long de leur vie tout en leur offrant un lieu d’apprentissage tolérant. N’est-ce pas ça l’objectif central de l’école? Il est absurde d’envisager un monde qui perdure dans une banalisation des troubles mentaux, un monde où des jeunes ne savent pas comment repérer les symptômes de leur détresse ni comment différencier le stress de l’anxiété. Je n’ai pas eu cette chance ; j’aimerais que les futures générations l’aient. Les jeunes d’aujourd’hui font abruptement face à des sources inexactes, abondantes et, surtout, qui nourrissent la comparaison toxique entre chacun d’entre eux. De là, naît une jeunesse abîmée par une éducation individuelle assujettie aux réseaux sociaux au lieu d’être assujettie à ses besoins personnels. Une jeunesse conscientisée stimulerait la compréhension et l’acceptation sociale des enjeux et des troubles de santé mentale qui, en soi, sont un fardeau pour ceux et celles qui doivent rester dans l’ombre. Ainsi, l’éducation collective permet le début d’une guérison collective.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«De là, naît une jeunesse abîmée par une éducation individuelle assujettie aux réseaux sociaux au lieu d’être assujettie à ses besoins personnels»</p></blockquote>



<p>Les répercussions de la pandémie sur la santé mentale des jeunes auront des effets à long terme. Et des effets graves. Pourtant, on aborde très peu la prévention de ces répercussions à long terme. Le <a href="https://forcejeunesse.qc.ca/wp-content/uploads/2022/08/FJ_Rapport_Acces-a-la-psychotherapie_VF_15aout.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">rapport</a> de Force Jeunesse publié cet automne indique que pour chaque 1$ investi en psychothérapie, le gouvernement en économiserait 2$. Ne pensez-vous pas qu’un investissement en prévention dont chaque 1$ investi en économiserait 2 en vaudrait la peine? Aborder la santé mentale dès l’école primaire et secondaire éviterait une valorisation prolongée de l’individualisme, qui a été entre autres nourri par la pandémie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Il est absurde d’envisager un monde qui perdure dans une banalisation des troubles mentaux»</p></blockquote>



<p>Encore aujourd’hui, il y a une grande négligence par rapport à l’apprentissage collectif des enjeux de santé mentale. L’objectif n’est pas d’isoler les jeunes davantage dans leurs troubles. C’est d’offrir aux jeunes un espace sécuritaire dès l’enfance où de tels sujets ne seraient plus tabous. C’est de leur permettre de guérir personnellement tout en créant une société apte à guérir les autres. Et pour guérir, il faut comprendre de quoi on souffre. Et pour comprendre, il faut apprendre. Il est possible d’éviter la «thérapisation» d’une population entière, mais il faut commencer dès aujourd’hui. Par la sensibilisation collective et donc par l’éducation. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/apprendre-pour-guerir/" data-wpel-link="internal">Apprendre pour guérir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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