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	<title>Archives des 2022-01-12 - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/edition_categorie/2022-01-12/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 19 Jan 2022 00:12:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Vers un accord d’indemnisation pour les enfants des Premières Nations</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/vers-un-accord-dindemnisation-pour-les-enfants-des-premieres-nations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hugo Vitrac]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[accords de principe]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
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		<category><![CDATA[Tribunal canadien des droits de la personne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Le gouvernement fédéral annonce une entente de 40 milliards de dollars afin de compenser les victimes du système discriminatoire de protection des enfants autochtones. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/vers-un-accord-dindemnisation-pour-les-enfants-des-premieres-nations/" data-wpel-link="internal">Vers un accord d’indemnisation pour les enfants des Premières Nations</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">La semaine dernière, le mardi 4 janvier, le ministre fédéral des Relations Couronne-Autochtones Marc Miller a annoncé en compagnie de leaders et représentant·e·s autochtones la conclusion de deux accords de principe, à la suite de plus d’une décennie de négociations et de disputes judiciaires entre les Premières Nations et le Gouvernement du Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord prévoit des réformes à long terme pour les services à l’enfance des Premières Nations, l’application du <a href="https://www.sac-isc.gc.ca/fra/1568396042341/1568396159824" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">principe de Jordan</a> qui finance l’accès aux services, aux mesures, aux produits essentiels mais surtout une indemnisation pour les personnes autochtones ayant souffert du système discriminatoire des services à l’enfance. L’entente doit encore être approuvée par le Tribunal des droits de la personne et la Cour fédérale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cindy Blackstock est directrice exécutive de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada (SSEFPNC), un organisme impliqué dans la procédure judiciaire, et professeure à la Faculté de travail social de l’Université McGill. Elle a saisi l’occasion de spécifier par communiqué qu’il s’agit d’une entente non-contraignante en vue d’une entente finale: «<em>Ce n’est que lorsqu’un accord contraignant aura été rédigé et signé par le gouvernement du Canada et qu’il aura été mis en œuvre avec hâte que les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations auront l’assurance qu’un changement concret se produira.</em> »</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;<em>Il n’est pas question de la manière dont sont élevés nos enfants, il est question de pauvreté</em>&nbsp;»</p><cite>Cindy Woodhouse</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cindy Woodhouse, cheffe régionale du Manitoba de l’Assemblée des Première Nations, a rappelé que cette entente est le résultat de plusieurs années de luttes dénonçant que le programme du Services à l’enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), plutôt que de lutter contre la pauvreté, retirait les enfants de leurs familles. «<em>Les Premières Nations à travers le Canada ont eu à se battre très fort pour que ce jour vienne et permette de réparer les torts monumentaux causés aux enfants des Premières Nations, torts alimentés par un système intrinsèquement biaisé</em>.»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Saga judiciaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociations avaient&nbsp;débuté en février 2007 entre Ottawa et les représentants les Premières Nations&nbsp;après le dépôt d’une plainte par l’Assemblée des Premières Nations (APN) et la SSEFPNC, l’organisation représentant les enfants Premières Nations et leurs familles en terme de bien-être et de sécurité. La plainte alléguait alors que la formule de financement et la prestation des services de bien-être pour les enfants des Premières Nations étaient discriminatoires et racistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2016, le Tribunal canadien des droits de la personne a jugé qu’Ottawa avait fait preuve de discrimination raciste envers les enfants des Premières Nations vivant sur des réserves ou au Yukon en sous-finançant délibérément le système de soins et protection de la jeunesse. En 2019, le tribunal avait conclu que cette discrimination était délibérée et qu’elle constituait un cas catastrophe en matière de droit de la personne au niveau fédéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des ententes historiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, a affirmé lors d’une <a href="https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1847126/ottawa-blackstock-indemnisation-enfants-nations-tribunal-droits" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">entrevue</a> sur les ondes de Radio-Canada que l’accord est «historique […] parce qu’on vient de mettre terme à un processus au sein de nos communautés qui s’étend depuis trois décennies».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le montant total du règlement est évalué à 40 milliards de dollars. La moitié sera utilisée afin de compenser les enfants et familles des Premières Nations touchés par le programme discriminatoire des SEFPN. 20 milliards de dollars seront également alloués dans le but de réformer et de mettre fin à la discrimination dans le cadre des SEFPN. Les partis devront continuer à négocier les détails de règlement définitif pour que les indemnités soient versées d’ici la fin de 2022 ou au début de 2023, comme l’exige l’APN. Le gouvernement fédéral vise à indemniser individuellement les enfants retirés de leurs foyers entre le 1er avril 1991 et le 31 mars 2022 ainsi que leurs familles. De plus, cette indemnisation concerne aussi&nbsp;les enfants des Premières Nations ayant été victimes de la définition étroite du principe de Jordan (accès limité aux services ou produits publics essentiels) entre le 1<em>er</em> avril 1991 et le 11 décembre 2007.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;L’accord prévoit de réformer en profondeur le système de service à l’enfance et à la famille des Premières Nations<span class="has-inline-color has-actu-color">&nbsp;</span>»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministre Marc Miller, il s’agit du «plus important accord d’indemnisation dans l’histoire du Canada».&nbsp; L’accord prévoit de réformer en profondeur le système de service à l’enfance et à la famille des Premières Nations. Entre l’ouverture des pensionnats à la fin du 19<em>e</em> siècle et la fermeture du dernier d’entre eux en 1996, ce sont 150 000 enfants arrachés à leur familles et communautés qui y ont été placés de force. Depuis mai 2021,&nbsp;environ 1 000 nouvelles tombes non-identifiées ont été découvertes, témoignant de l’abus et de la négligence délibérée dont ils ont été victimes dans ces 139 pensionnats.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/vers-un-accord-dindemnisation-pour-les-enfants-des-premieres-nations/" data-wpel-link="internal">Vers un accord d’indemnisation pour les enfants des Premières Nations</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Manger, travailler et dormir dans la même chambre?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/manger-travailler-et-dormir-dans-la-meme-chambre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Bourry-Shalabi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[couvre-feu]]></category>
		<category><![CDATA[François Legault]]></category>
		<category><![CDATA[hésitation]]></category>
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		<category><![CDATA[Royal Victoria College]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les nouvelles mesures sanitaires dans les résidences mcgilloises amènent les étudiant·e·s à questionner leur situation. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/manger-travailler-et-dormir-dans-la-meme-chambre/" data-wpel-link="internal">Manger, travailler et dormir dans la même chambre?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 4 janvier dernier, à la suite de la hausse exponentielle des cas de COVID-19 au Québec face au variant Omicron, les McGillois·es en résidence universitaire ont reçu une liste de nouvelles restrictions. Plusieurs doivent composer avec la panoplie de mesures sanitaires et décider de retourner à Montréal ou de rester au foyer familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué explique que les salles à manger sont ouvertes uniquement pour les repas à emporter et que les restaurants sont temporairement fermés, une restriction qui fait écho aux mesures sanitaires annoncées par le gouvernement Legault le 31 décembre. Pendant le couvre-feu, de 22h à 5h, les étudiant·e·s ne sont pas autorisé·e·s à se réunir. La mise en vigueur du couvre-feu ne permet aux résident·e·s de quitter leur chambre que pour pratiquer des activités essentielles. Par ailleurs, les étudiant·e·s ne sont autorisé·e·s à accueillir dans leur chambre qu’un·e seul·e invité·e de leur résidence à la fois, la venue de visiteur·se·s extérieur·e·s étant interdite.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un autre communiqué envoyé le 4 janvier, le Service de logement étudiant et d’hôtellerie clarifie que ce ne seront que les étudiant·e·s avec des chambres simples qui auront le droit d’accueillir un·e invité·e interne. Quant à ceux·lles avec des chambres doubles (partagées), il·elle·s ne sont pas autorisé·e·s à recevoir quiconque. Les salles communes et d’exercice sont aussi fermées. Avec les cours en mode synchrone, la vie en résidence oblige les étudiant·e·s à rester dans leurs chambres, entraînant des conséquences néfastes sur leur santé mentale et physique. En effet, selon un <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1769576/sondage-detresse-psychologique-etudiants-universite-quebec-covid-19" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">sondage</a> publié par l’Union étudiante du Québec en février 2021, 81% des universitaires vivaient avec de la détresse psychologique, et de ce nombre, la moitié estimait que leur état commençait à décliner pendant la session d’automne lorsque les cours se tenaient à distance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">McGill ne prend pas les restrictions dans les résidences à la légère. L’année dernière, <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/mcgill-university-covid-19-campus-1.5887352" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">l’Université avait expulsé</a> un groupe d’une dizaine de résident·e·s en violation des mesures sanitaires en vigueur, qui prohibaient les rassemblements privés dans les chambres. McGill leur avait donné quelques heures pour plier bagage et pour trouver un autre logement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">→ Voir aussi: <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/02/01/mesures-sanitaires-mcgill-expulse-des-etudiant%C2%B7e%C2%B7s-de-leurs-residences-avec-moins-de-24h-de-preavis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal"><em>McGill expulse des étudiant·e·s de leurs résidences avec moins de 24h de préavis</em></a></p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Le manque de communication de la part de l’Université rend la situation ridicule» </p><cite>Sonia, résidente à Molson Hall </cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Marie, étudiante en première année, son retour en résidence s’explique par son envie de retrouver ses ami·e·s: «Je pense que c’est une assez bonne raison pour retourner [à Montréal]», confie-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ajoute qu’en résidence, elle a moins de distractions et qu’un retour sur le campus lui permet d’avoir accès aux commodités, telles que la bibliothèque.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour d’autres, l’enjeu réside dans la disponibilité des troisièmes doses au Québec et dans le sentiment d’insécurité face au variant: «Si je retourne sans ma troisième dose, je ne sais pas combien de temps je vais devoir attendre pour la recevoir, tandis qu’à Toronto, j’ai déjà un rendez-vous», commente Abbe, une résidente du<em> </em>Royal Victoria College (RVC). En effet, au Québec, les doses additionnelles ne seront disponibles que le 17 janvier pour les personnes âgées de 18 ans et plus. En Ontario, ce groupe d’âge est éligible pour prendre un rendez-vous depuis le 20 décembre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mesures dans d’autres provinces étant moins contraignantes qu’au Québec, certain·e·s étudiant·e·s optent pour le fait de rester au foyer familial. Sonia, une résidente de première année à Molson Hall, exprime sa frustration vis-à-vis de la situation: «Non seulement ça représente une énorme perte financière, avec aucun système mis en place par l’Université pour nous rendre notre argent si on décide de rester à la maison, mais les restrictions sont aussi énormément nuisibles à la santé mentale des étudiants.»&nbsp;Pour Sonia, <meta charset="utf-8">«le manque de communication de la part de l’Université rend la situation ridicule» et ajoute au climat d’incertitudes des étudiant·e·s, qui ne savent pas «à quoi s’attendre, à quoi va ressembler la vie en résidence avec ces restrictions».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/manger-travailler-et-dormir-dans-la-meme-chambre/" data-wpel-link="internal">Manger, travailler et dormir dans la même chambre?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le manque de transparence continu de l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Bourry-Shalabi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Association étudiante de l&#039;Université de McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Downie]]></category>
		<category><![CDATA[Darshan Daryanani]]></category>
		<category><![CDATA[démission]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[Élections de l’AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=45998</guid>

					<description><![CDATA[<p>La crédibilité de l’AÉUM vascille.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Le manque de transparence continu de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Lors de sa dernière réunion de la session d’automne, le 25 novembre dernier, le conseil législatif de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a approuvé une motion appelant à la résignation du président <span class="has-inline-color has-grisfonce-color">Darshan </span>Daryanani. Le 2 décembre 2021, le conseil d’administration de l’AÉUM a décidé de suspendre indéfiniment la <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/Motion-Regarding-the-Absence-of-the-SSMU-President-2021-11-25-APPROVED.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">motion</a> qui obligeait le président de l’AÉUM, Darshan Daryanani, de soumettre une lettre de démission dans les 48 heures suivant la ratification de la motion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle-ci a été <a href="https://www.mcgilltribune.com/news/ssmu-legislative-council-approves-motion-calling-for-resignation-of-president-daryanani30112021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">approuvée</a> une semaine plus tôt, à la suite de l’absence prolongée du président Daryanani, qui n’a assisté à <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/Motion-Regarding-the-Absence-of-the-SSMU-President-2021-11-25-APPROVED.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">aucune réunion</a> du conseil exécutif depuis le 30 août 2021. Au moment de l’écriture de cet article, la raison de l’absence du président n’est toujours pas connue du public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une absence énigmatique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un article du 8 novembre intitulé <em>«L’absence du président de l’AÉUM continue»</em> (en anglais<em>, </em><a href="https://www.mcgilldaily.com/2021/11/ssmu-presidents-leave-of-absence-continues/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external"><em>SSMU President’s Leave of Absence Continues</em></a>), le <em>McGill Daily</em> révélait des courriels de la part de la vice-présidente aux Affaires internes de l’AÉUM, Sarah Paulin, demandant au journal de cesser d’investiguer la raison de l’absentéisme du président. D’autres courriels dévoilés par le <em>Daily</em> indiquaient aux employé·e·s d’éviter de répondre aux questions des médias.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><meta charset="utf-8">«<em>Aucune démocratie durable ne peut endurer ce genre de manque d’information de la part de ses membres et de leurs représentants sur des informations essentielles concernant le statut de ses dirigeants</em>»</p><cite>Extrait de la motion </cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine suivante, Sarah Paulin expliquait que son intention était de faire valoir qu’à son avis, les employé·e·s de l’Association ne devraient pas être questionné·e·s par des journalistes étudiant·e·s et n’auraient pas à leur répondre puisqu’il·elle·s ne sont pas élu·e·s. Dans son investigation, le <em>McGill Daily </em>avait obtenu une copie d’un manuel intimant clairement les employé·e·s de ne pas communiquer avec les médias. Le journal n’avait pas été en mesure de déterminer si les employé·e·s étaient contractuellement tenu·e·s de se conformer à cette instruction. Dans un cas comme dans l’autre, rien n’engage les médias étudiants à respecter la volonté de l’AÉUM.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La motion proposée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La motion approuvée par le conseil législatif cite aussi que l’absence continue du président de l’AÉUM au Sénat de l’Université a «<em>créé un déficit de représentation des étudiant·e·s de premier cycle au sein de la plus haute instance universitaire de McGill</em>». Au moment d’écrire ces lignes, le site du Sénat indique toujours que le siège du président est <a href="https://www.mcgill.ca/senate/membership" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">vacant</a>. La motion réitère que les membres du conseil exécutif de l’AÉUM ont à toutes fins utiles refusé de répondre aux questions portant sur les motifs de l’absence du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le vice-président aux Finances, Éric Sader, refuse toujours de révéler si le président Daryanani est payé pendant son absence. Les salaires versés aux élu·e·s constituent une des plus grandes dépenses de l’AÉUM, avec celui du président estimé à environ 32 000 dollars par année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence d’une lettre de démission, la motion prévoyait une assemblée générale dans la première semaine de la session d’hiver pour soumettre la continuation du mandat du président à un référendum. Or, la motion a été «reportée indéfiniment» par le conseil d’administration lors d’une réunion le 2 décembre sans que ne soit annoncé ce qu’il en adviendra.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les risques à considérer présentés dans la motion, le représentant de la Faculté de gestion Nathaniel Saad écrit que l’absence prolongée du président «<em>menace la viabilité des opérations de l’Association, ainsi que la responsabilité et la transparence qui devraient accompagner cette fonction</em>». Sader avait affirmé dans une <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/11/02/les-clubs-mecontents-de-laeum/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">réunion antérieure</a> que <meta charset="utf-8">«<span class="has-inline-color has-grisfonce-color">l’Association fonctionne toujours tout à fait bien» malgré l’absence de Daryanani.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="http://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/04/SSMU-Positions-Book-2021-04-08.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Livre de positions</a> de l’AÉUM – qui recueille toutes les positions prises par l’AÉUM – (dont <a href="https://ssmu.ca/gouvernance/documents-de-gouvernance/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">aucune</a> version n’est disponible en français sur le site de l’association) engage l’AÉUM comme organisation ainsi que tous·tes ses représentant·e·s à agir de manière transparente envers ses membres. L’article 5.2 stipule qu’«<em>[u]ne culture de transparence, de responsabilité et d’intégrité est essentielle pour maintenir la confiance du public dans la Société tout en poursuivant ses meilleurs intérêts». </em>La motion avancée au conseil accuse l’AÉUM d’abandonner les principes qui la gouvernent et les étudiant·e·s qu’elle représente.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><meta charset="utf-8">«L’AÉUM admet l’existence de barrières à la politique étudiante pour les groupes marginalisés dans son Livre de position»&nbsp;</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque d’information éloigne les étudiant·e·s de leurs représentant·e·s et de la politique étudiante, selon Nathaniel Saad. «<em>Aucune démocratie durable ne peut appuyer ce genre de manque d’information de la part de ses membres et de leurs représentants sur des informations essentielles concernant le statut de ses dirigeants</em>», peut-on lire dans la motion du représentant de la Faculté de gestion. «<em>Les organisations ont des dirigeants et des présidents dans un but précis, et sans eux, ce but reste inaccompli.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’AÉUM en crise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique étudiante mcgilloise souffre d’un taux de participation extrêmement bas depuis plusieurs années. La situation est telle que l’AÉUM a adopté par référendum en novembre 2021 une politique de <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/McGill-Student-Union-Democratization-Initiative-Policy-2021-11-15-to-2026-05-01.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">démocratisation</a>. Le document liste divers grands titres des journaux étudiants des dernières années qui illustrent les principaux problèmes: mauvaise conduite d’élu·e·s, inconduites sexuelles, pratiques antidémocratiques<span class="has-inline-color has-societe-color"> </span>et manque de participation. Il s’en dégage qu’il règnerait un climat hostile et non inclusif à l’AÉUM. La crédibilité de l’AÉUM et la confiance de la population étudiante en auraient souffert.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Voir aussi: <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/09/08/un-v-p-de-laeum-accuse-dinconduite-sexuelle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">Un v.-p. de l’AÉUM accusé d’inconduite sexuelle</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, lors des élections 2021–2022 de la branche exécutive de l’AÉUM, seulement 3 455 personnes au total ont voté pour choisir les membres de l’exécutif de l’AÉUM, ce qui représente un corps électoral qui n’a qu’<a href="https://www.delitfrancais.com/2021/03/22/les-elections-de-laeum-atteignent-le-quorum-de-15-de-justesse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">étroitement atteint un taux de participation de 15%</a>. Le taux de participation à un référendum n’aurait <a href="https://elections.ssmu.ca/past-elections/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">jamais excédé 32,8%</a> depuis 2012, le taux moyen étant 19,6%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique de démocratisation affirme que l’exclusion de la population étudiante crée une «classe d’élite»; l’exclusivité de cette dernière attirerait un certain profil d’étudiants plus cyniques favorisant leur propre intérêt et renforcerait des rapports d’inégalité et d’oppression au sein de l’AÉUM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa politique sur la <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2020/05/Council-Transparency-Policy.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">transparence</a> (disponible en anglais seulement), l’AÉUM reconnaît que les réunions du conseil législatif ne sont pas accessibles à tous·tes en raison de leur complexité et de leur longueur. L’AÉUM admet l’existence de barrières à la politique étudiante pour les groupes marginalisés dans son Livre de position.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Délit</em> a contacté par courriel le v.-p. aux Finances Éric Sader et la v.-p. aux Affaires universitaires Claire Downie ainsi que Nathanial Saad et Mary Zang, représentant·e·s de la Faculté de gestion, mais nos questions sont restées sans réponse en date de la rédaction.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Le manque de transparence continu de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Mythologie: le sauveur blanc</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/mythologie-complexe-du-sauveur-blanc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marco-Antonio Hauwert Rueda]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mythologies]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[sauveur blanc]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=46076</guid>

					<description><![CDATA[<p>Infantiliser les opprimés pour satisfaire les privilégiés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/mythologie-complexe-du-sauveur-blanc/" data-wpel-link="internal">Mythologie: le sauveur blanc</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Au cinéma, les temps ont changé. Les personnes racisées assument de plus en plus de rôles principaux, les perspectives sont de plus en plus diversifiées, les discours s’adaptent de plus en plus aux nouvelles sensibilités, mais un certain type de récit semble n’avoir jamais disparu des écrans: celui du «sauveur blanc».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sauveur blanc désigne un personnage d’ascendance européenne qui, parfois malgré lui, prend le rôle de sauveur, de libérateur, d’élévateur de personnes racisées. Les récits de sauveurs blancs s’ancrent souvent dans des contextes d’injustices raciales marquées et de lutte contre ces injustices, mais prennent tout de même des personnages blancs comme protagonistes. Les spectateurs sont donc invités, non pas à suivre le combat de personnes opprimées pour se défaire de leurs maux, mais à suivre le parcours personnel d’un héros blanc qui se voit, d’une manière ou d’une autre, impliqué dans ce combat.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le film <em>Green Book</em>, par exemple, le videur italo-américain Frank Vallelonga prend le travail de chauffeur et garde du corps du fameux pianiste et compositeur Don Shirley. L’histoire de Don Shirley, un Afro-Américain homosexuel né dans le Sud des États-Unis dans les années 1920, est impressionnante et suffirait à elle-même pour faire un long métrage iconique. Elle n’est, cependant, apparemment pas <em>assez</em> impressionnante étant donné que Peter Farrelly a préféré diriger un film sur son chauffeur.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ce monde existe simplement pour satisfaire les besoins – y compris, ce qui est important, les besoins sentimentaux – des personnes blanches et d’Oprah»</p><cite>Teju Cole</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, le problème n’est pas un film ou un personnage en particulier. En fin de compte, <em>Green Book</em> était un film émouvant et Frank Vallelonga<span class="has-inline-color has-culture-color">, </span>un personnage dynamique et attachant. Le problème surgit lorsque l’on observe ce même genre de récit film après film et que l’on se rend compte que plusieurs de ces films gagnent peu à être racontés du point de vue d’une personne blanche. Pourquoi raconter <em>The Blind Side</em> du point de vue de la femme blanche qui a acueilli le jeune sans-abri Michael Oher, et non pas du point de vue de Michael Oher lui-même? Pourquoi raconter <em>The Help</em> du point de vue de l’écrivaine blanche qui décide d’écrire un livre sur des femmes de ménage noires, et non pas du point de vue de ces femmes de ménage? Ces choix de protagonistes blancs n’ont en réalité pas beaucoup à voir avec des considérations narratives, et tout à voir avec un fantasme bien ancien: celui du personnage blanc bienveillant dont la mission divine est de «civiliser» les non-blancs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le récit du sauveur blanc part d’une prémisse extrêmement infantilisante: l’idée selon laquelle les personnes non blanches ont «besoin» d’être sauvées. Sauvées par une personne blanche, spécifiquement. Les personnages non blancs dans les récits de sauveurs blancs sont souvent dépeints avec une attitude passive. Si ce n’était pour l’aide gracieuse d’un sauveur blanc, ils seraient complètement impuissants face à leur sort fatal. Dans le <em>To Kill a Mockingbird</em> de Robert Mulligan, par exemple, un Tom Robinson impuissant et muet témoigne comment l’avocat blanc Atticus Finch le défend d’une sentence injuste et infondée. Robinson, comme le sont typiquement les personnages racisés dans les récits de sauveurs blancs, est complètement unidimensionnel, réduit à sa condition de victime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ce type de récit a‑t-il persisté autant? Comme le <a href="https://www.theatlantic.com/international/archive/2012/03/the-white-savior-industrial-complex/254843/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">tweetait</a> Teju Cole, c’est tout simplement parce qu’il a la capacité unique à «<em>satisfaire les besoins sentimentaux de personnes blanches</em>». Dans une ère de revendications antiracistes intenses et de récriminations de racisme systémique, le récit du sauveur blanc permet à un public blanc de se rassurer qu’il <em>peut</em> être innocent, qu’il <em>peut</em> être gentil et libre de reproches et, bien sûr, qu’il peut toujours rester le protagoniste des histoires du monde. En empruntant à nouveau les mots de Cole, le récit du sauveur blanc constitue ainsi une «<em>expérience émotionnelle qui valide le privilège</em> [blanc]». En somme, peut-être les temps n’ont-ils pas tant changé.</p>
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		<title>Obsessions, coexistence et séparation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/obsessions-coexistence-et-separation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Ji]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma québécois]]></category>
		<category><![CDATA[court métrage]]></category>
		<category><![CDATA[critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[film québécois]]></category>
		<category><![CDATA[ONF]]></category>
		<category><![CDATA[oscars]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois coproductions de l’ONF sont présélectionnées aux Oscars. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/obsessions-coexistence-et-separation/" data-wpel-link="internal">Obsessions, coexistence et séparation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 21 décembre dernier, l’Académie des arts et des sciences du cinéma dévoilait les quinze œuvres présélectionnées aux Oscars dans la catégorie du meilleur court métrage d’animation. Parmi celles-ci se trouvent trois coproductions de l’Office national du film (ONF)&nbsp;: <em>L’art dans le sang</em> de Joanna Quinn et Les Mills, <em>Mauvaises herbes</em> de Claude Cloutier et <em>Comme un fleuve</em> de Sandra Desmazières. La liste finale des courts métrages d’animation sélectionnés aux Oscars sera dévoilée le 8 février prochain.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’obsession dans le sang</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="563" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Lart-dans-le-sang_Crédit-ONF-et-Beryk-Productions-International-1000x563.jpg" alt class="wp-image-46017" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Lart-dans-le-sang_Crédit-ONF-et-Beryk-Productions-International-1000x563.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Lart-dans-le-sang_Crédit-ONF-et-Beryk-Productions-International-330x186.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Lart-dans-le-sang_Crédit-ONF-et-Beryk-Productions-International-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Lart-dans-le-sang_Crédit-ONF-et-Beryk-Productions-International-1536x864.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Lart-dans-le-sang_Crédit-ONF-et-Beryk-Productions-International-2048x1152.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.onf.ca/film/art-dans-le-sang/?media=1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ONF et Beryl Productions International</a></span></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’art dans le sang</em> est la quatrième œuvre d’animation coproduite par Joanna Quinn et Les Mills mettant en vedette le personnage de Beryl. Cette dernière a maintenant 59 ans, rêve de devenir une artiste hyperfuturiste — la signification du terme sera expliquée par la narratrice à la toute fin du court métrage — et nous transporte dans sa jeunesse afin de démontrer que sa soif pour le dessin s’inscrit dans une tendance familiale plus générale, celle de construire sa vie autour d’une obsession envers un thème ou un objet particulier. Le court métrage de Quinn et Mills a été présenté dans plus de 65 festivals et a reçu une vingtaine de prix, dont celui du meilleur film d’animation au Festival international de Clermont-Ferrand en janvier 2021.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton grinçant, voire satirique du court métrage souligne judicieusement l’excentricité de Beryl et des membres de sa famille tout en permettant d’apporter au premier plan de l’histoire une réflexion sur la mort et sur les cadavres. En effet, bien que l’obsession maladive de Beverly, la sœur de Beryl, pour la taxidermie et la cryogénisation soit explorée à travers une animation visuelle axée sur l’aspect graphique de la mort, les descriptions humoristiques de l’étrangeté des comportements de Beverly et de son obsession pour les chirurgies esthétiques à l’âge adulte permettent au court métrage d’offrir un portrait assez complexe et nuancé de la relation entre la mort, la vie et les corps.&nbsp;&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Le ton grinçant, voire satirique du court métrage souligne judicieusement l’excentricité de Beryl et des membres de sa famille»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La version anglaise de <em>L’art dans le sang </em>est disponible <a href="https://www.youtube.com/watch?v=bAX9_rDvO_c" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">ici</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La date de sortie de la version française, entièrement doublée au Québec, sera annoncée par l’ONF prochainement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fable du vivre-ensemble</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="541" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Mauvaises-herbes_Crédit-ONF-1000x541.jpg" alt class="wp-image-46016" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Mauvaises-herbes_Crédit-ONF-1000x541.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Mauvaises-herbes_Crédit-ONF-330x178.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Mauvaises-herbes_Crédit-ONF-768x415.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Mauvaises-herbes_Crédit-ONF-1536x830.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Mauvaises-herbes_Crédit-ONF-230x125.jpg 230w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Mauvaises-herbes_Crédit-ONF.jpg 1998w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.onf.ca/film/mauvaises-herbes/?media=1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ONF</a></span></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mauvaises herbes</em> est le septième court métrage du bédéiste et réalisateur Claude Cloutier. Cloutier explique que ce court métrage sans parole est une «fable sur la rivalité qui dépasse la survie pour devenir une question d’orgueil». On y retrouve deux plantes carnivores capables de se métamorphoser sans arrêt et compétitionnant l’une contre l’autre pour des mouches dans une rivalité croissante et malsaine. En plus de faire partie de la sélection officielle de 27 festivals et d’avoir reçu cinq autres prix, le court métrage de Claude Cloutier a reçu le prix du meilleur court métrage animé au New York City Short Film Festival en 2021.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique de Robert Marcel Lepage et la conception sonore d’Olivier Calvert rythment avec une grande fluidité les six minutes du court métrage, qui parvient à nous présenter une réflexion originale sur la coexistence tout en offrant une mise en garde contre l’autodestruction humaine. Une scène dans laquelle les deux plantes carnivores, d’abord devenues Hitler et Staline, enchaînent de nouvelles métamorphoses humaines effrénées sur un tempo rapide est l’un des moments forts du court métrage qui souligne notamment l’absurdité du nombre immense de rivalités politiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«La musique de Robert Marcel Lepage et la conception sonore d’Olivier Calvert rythment avec une grande fluidité les six minutes du court métrage.»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mauvaises herbes</em> est disponible <a href="https://www.youtube.com/watch?v=fbXDb5dWwR4" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">ici</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Saïgon-Montréal, 1975–1995</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="419" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Comme-un-fleuve_Crédit-ONF-et-les-Films-de-lArlequin-1000x419.jpg" alt class="wp-image-46013" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Comme-un-fleuve_Crédit-ONF-et-les-Films-de-lArlequin-1000x419.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Comme-un-fleuve_Crédit-ONF-et-les-Films-de-lArlequin-330x138.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Comme-un-fleuve_Crédit-ONF-et-les-Films-de-lArlequin-768x322.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Comme-un-fleuve_Crédit-ONF-et-les-Films-de-lArlequin-1536x644.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Comme-un-fleuve_Crédit-ONF-et-les-Films-de-lArlequin.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://espacemedia.onf.ca/epk/comme-un-fleuve/?media=1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ONF et les Films de l’Arlequin</a></span></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comme un fleuve</em> est né du désir de la réalisatrice Sandra Desmazières de mettre en récit le Vietnam des années 1970, lieu de rencontre de son père français et de sa mère vietnamienne durant la guerre du Vietnam. Le court métrage suit l’histoire de deux sœurs, Thao et Sao Maï, après la chute de<strong> </strong>Saïgon: Thao fuit le pays avec son oncle tandis que Sao Maï demeure avec leurs parents au Vietnam, marquant ainsi le début d’une séparation entre les deux sœurs qui durera vingt ans. Le court métrage de Sandra Desmazières a fait partie de la sélection officielle d’une quarantaine de festivals en plus de se mériter sept prix, dont celui du meilleur film d’animation au LA Shorts International Film Festival en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeux de lumières variés et judicieusement pensés tout au long du court métrage enrichissent l’ambiance tantôt grave, tantôt douce du court métrage en atténuant les teintes de couleurs utilisées de manière à créer un arrière-plan concordant avec le caractère serein et réservé des personnages. Le choix de ne pas inclure de paroles dans la scène finale des retrouvailles entre Thao et Sao Maï et d’exprimer leur joie de se retrouver à travers la simplicité de dormir l’une à côté de l’autre clôt magnifiquement <em>Comme un fleuve</em>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Les jeux de lumières variés et judicieusement pensés tout au long du court métrage enrichissent l’ambiance tantôt grave, tantôt douce du court métrage.</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comme un fleuve</em> est disponible <a href="https://www.youtube.com/watch?v=M7rfQun0tVE" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">ici</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces courts métrages peuvent être visionnés gratuitement en ligne aux liens présentés dans cet article jusqu’au 7 février et seront par la suite éventuellement disponibles sur le site de l’ONF.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/obsessions-coexistence-et-separation/" data-wpel-link="internal">Obsessions, coexistence et séparation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La gestion de la période d’examen sous le feu des critiques</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/la-gestion-de-la-periode-dexamen-sous-le-feu-des-critiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louise Toutée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[COVID-19]]></category>
		<category><![CDATA[examens]]></category>
		<category><![CDATA[Mesures sanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Suzanne Fortier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=45941</guid>

					<description><![CDATA[<p>Frustration et incompréhension au sein de la population mcgilloise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/la-gestion-de-la-periode-dexamen-sous-le-feu-des-critiques/" data-wpel-link="internal">La gestion de la période d’examen sous le feu des critiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>C’était le dernier examen de la dernière session de mon bac, mais mon colocataire a testé positif lors d’un test rapide le matin précédent. J’étais en route vers le campus quand il m’a appelé·e pour me le dire. Je n’avais pas d’autres options: j’ai fait demi-tour, je suis rentré·e chez moi et je me suis isolé·e, reportant mon examen</em>» </p><cite>Alex, étudiant·e en biochimie</cite></blockquote>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">En décembre dernier, alors que de nombreuses universités à travers le pays annulaient leurs examens en personne en réaction à la propagation du variant Omicron, l’Université McGill, comme la plupart des universités québécoises, a choisi de maintenir tous les examens en présentiel. La décision n’a évidemment pas fait que des heureux·ses: dès le début du mois, une <a href="https://www.change.org/p/online-finals-for-mcgill-university-students?redirect=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">pétition</a> exigeant que les cours s’étant déroulés en ligne aient des évaluations en ligne avait récolté plus de 3&nbsp;000 signatures. Alors que le Québec interdisait les rassemblements de plus de 250 personnes et resserrait les mesures sanitaires, plusieurs s’inquiétaient de devoir se rassembler par centaines pour compléter leurs évaluations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de s’assurer de garder les salles d’examen sécuritaires, McGill demandait aux étudiant·e·s présentant des symptômes de la COVID-19 de ne pas se présenter sur le campus et de remplir un formulaire pour demander le report de leurs examens. Reporter un examen ne vient pas sans son lot de désavantages, cependant: l’examen doit être repris durant la semaine de relâche en mars, et il faut attendre cette date pour que le cours soit considéré comme réussi. Sur le <a href="https://www.mcgill.ca/exams/fr/dates/supdefer" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">site Internet</a> de McGill, on indique qu’un report d’examen peut avoir des répercussions sur les échanges étudiants, les études à l’étranger ou les stages. On y déconseille d’ailleurs de reporter plus de deux examens par période d’examen, car cela pourrait entraîner&nbsp;une «charge de travail ingérable pour le semestre suivant». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs étudiant·e·s ont donc dû choisir entre suivre les consignes sanitaires et reporter leurs examens, ou se présenter au campus malgré leurs symptômes et potentiellement mettre en danger les autres étudiant·e·s présent·e·s. C’est dans cette situation que s’est retrouvé·e Alex*, étudiant·e de dernière année au baccalauréat en biochimie. Alex a choisi de suivre les consignes de l’Université et de reporter son examen. Cela a repoussé la date de sa graduation, ce qui lui a coûté un emploi: il·elle raconte qu’une offre qu’on lui avait faite a été annulée à cause du report. Sur les réseaux sociaux, cependant, plusieurs étudiant·e·s admettaient en décembre (sous le couvert de l’anonymat) qu’il·elle·s se rendraient à leur examen même en ayant testé positif à la COVID-19. «<em>Personnellement, je ne vais pas gâcher mon avenir parce que l’Université n’a pas su m’aider au milieu d’une pandémie mondiale</em>», écrit un·e internaute.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Sur les réseaux sociaux, cependant, plusieurs étudiant·e·s admettaient (sous le couvert de l’anonymat) qu’il·elle·s se rendraient à leur examen même en ayant testé positif à la COVID-19»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alex, l’hésitation et la complaisance de McGill ont définitivement contribué à la montée du nombre de cas. «<em>Pendant tout le mois de décembre, mes colocataires et moi n’avons fait qu’étudier, faire l’épicerie et venir sur le campus pour nos examens finaux. Pourtant, nous avons subi une punition tout à fait injuste, dû au fait qu’il y avait tellement de cas positifs sur place</em>», raconte l’étudiant·e, qui a aussi dû repousser son retour au sein de sa famille afin de s’isoler. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Université McGill affirme cependant qu’à sa connaissance, aucune transmission n’a eu lieu en salle d’examen. «Comme ce fut le cas pendant toute la session, les nombreuses mesures de protection en vigueur dans nos salles de classe sont toujours efficaces», a écrit au<em> Délit</em> Frédérique Mazerolle, agente des relations avec les médias de McGill.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les réseaux sociaux, plusieurs se demandaient pourquoi une période de reprise d’examen plus tôt dans l’année ne pouvait pas être organisée. D’autres suggéraient des accommodements pour les étudiant·e·s pour qui repousser un examen aurait des conséquences sur l’obtention d’un emploi ou sur l’admission à des études aux cycles supérieurs. Interrogée par <span class="has-inline-color has-noir-color"><em>Le</em></span><strong><span class="has-inline-color has-edito-color"><em> </em></span></strong><em>Délit</em> à ce sujet, McGill n’a pas offert de réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’AÉUM impuissante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs voix se sont pourtant élevées pour demander l’interruption des examens en personne. Claire Downie, vice-présidente aux Affaires universitaires de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), explique avoir contacté l’Université à ce sujet vers la fin de la période d’examen, au moment où la hausse des cas s’accélérait à travers la province. «<em>Je leur ai dit que je ne pensais pas que c’était un environnement sécuritaire pour les étudiant·e·s, surtout étant donné que beaucoup d’entre eux·lles allaient sûrement repartir dans les prochains jours rejoindre leur famille.</em> » La réponse – négative – de l’administration ne lui a été donné qu’après la fin de la session d’examen. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant le mois de décembre, plusieurs étudiant·e·s l’ont contactée pour exprimer leurs inquiétudes, non seulement envers la décision de maintenir les examens en personne, mais aussi par rapport aux mesures sanitaires en vigueur dans les salles d’examen. «<em>Certain·e·s s’inquiétaient du fait qu’une distance appropriée n’était pas respectée, que les masques chirurgicaux requis n’étaient pas les meilleurs possible, ou se demandaient pourquoi les étudiant·e·s ne pouvaient pas se faire tester avant d’entrer dans la salle d’examen.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces communications à l’interne, aucune action n’a été publiquement prise par l’AÉUM par rapport aux examens en personne, menant plusieurs étudiant·e·s à décrier l’inaction de l’association sur les réseaux sociaux. «<em>L’AÉUM a disparu quand nous avons besoin d’elle pour agir</em> », <a href="https://www.reddit.com/r/mcgill/comments/rjluzu/what_are_ssmu_people_doing_right_now_are_they/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">écrivait</a> un·e internaute sur Reddit. Cependant, explique Claire Downie, les bureaux de l’AÉUM ferment pour l’année avant le début de la session d’examen. Cela touche les membres de l’exécutif, mais surtout les employé·e·s à temps plein de l’association, qui ont droit à des vacances d’hiver à date fixe. Selon la vice-présidente, l’AÉUM ne possédait donc pas l’infrastructure nécessaire pour agir ou publier un communiqué. «<em>Une déclaration indiquant à tout le monde que nous ne pensions pas que les examens devaient avoir lieu en personne ne semblait pas très productive </em> »<em>,</em> ajoute-t-elle.<em> </em>«<em>Nous étions tous d’accord sur ce point, mais le fait de le demander à McGill n’allait pas la faire changer d’avis.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un exemple de centralisation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Richard Gold, professeur de la Faculté de droit de l’Université McGill, a été lui aussi déçu par la décision de l’administration, bien qu’il n’ait guère été surpris. «McGill est le mauvais élève des universités canadiennes, a‑t-il déclaré en entrevue avec <em>Le Délit, </em>surtout au sein du U15, soit les 15 plus grandes universités au Canada. Toutes ces universités, y compris celles au Québec [ce qui inclut l’Université de Montréal et l’Université Laval, <em>ndlr</em>] ont pris des mesures de sécurité que McGill n’a pas prises.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le professeur, qui fait aussi partie de l’École de santé des populations et de santé mondiale de la Faculté de médecine et des sciences de la santé, estime ainsi que les règles entourant le port du masque, le nombre maximum d’étudiant·e·s par salle, ou la ventilation<em> </em>étaient beaucoup moins exigeantes à McGill que dans les autres universités québécoises. L’Université McGill, selon lui, a fait le minimum requis par Québec. Ce qui le frappe surtout, c’est le manque de flexibilité de l’administration. L’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université Condordia&nbsp;ont laissé la décision d’enseigner en ligne ou en personne pour la session d’automne à chaque professeur·e; McGill, de son côté, a établi une règle en fonction du nombre d’étudiant·e·s par classe.</p>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Université</strong></td><td><strong>Mesures</strong></td></tr><tr><td>Université McGill</td><td>Examens en personne, même pour les cours en ligne (sauf pour la Faculté de droit)</td></tr><tr><td>Université de Montréal</td><td>Examens en personne pour les cours en personne</td></tr><tr><td>Université Laval</td><td>Examens en personne pour certains cours en personne</td></tr><tr><td>Université Concordia</td><td>Examens en personne pour les cours en personne, <a href="https://www.concordia.ca/coronavirus/students.html#exams" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">en ligne</a> pour les cours en ligne</td></tr><tr><td>Université de Toronto</td><td>Examens en personne annulés le <a href="https://www.utoronto.ca/news/u-t-cancels-person-exams-delays-person-classes-due-omicron-variant" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">16 décembre</a></td></tr><tr><td>Université Queen’s</td><td>Examens en personne annulés le <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1847256/omicron-examens-presentiel-universites-pandemie-ontario-hausse-covid" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">12 décembre</a></td></tr><tr><td>Université Western</td><td>Examens en personne annulés à partir du <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1847627/covid-19-examens-ligne-universite-western-london?depuisRecherche=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">17 décembre</a>, transférés à des examens en ligne</td></tr><tr><td>Université de Waterloo</td><td>Examens en personne, passeport vaccinal <a href="https://uwaterloo.ca/coronavirus/frequently-asked-questions" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">requis</a></td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le même manque de flexibilité est selon lui visible dans la décision de l’Université McGill de maintenir les examens en personne – même pour les cours s’étant déroulés entièrement en ligne. Le professeur Gold dit ne pas comprendre la raison derrière cette décision, mais surtout de ne pas comprendre pourquoi elle a été prise pour l’ensemble des programmes, ce qui va selon lui à l’encontre des principes de l’Université. «McGill est très décentralisée dans l’administration de ce que l’on fait. C’est historique: dans nos 200 ans d’existence, les choses se sont toujours faites très localement, parce que chaque programme est différent, et les interactions entre les étudiants et les professeurs sont différentes, explique-t-il. C’est pourquoi c’est étrange qu’ils essaient de centraliser les décisions autour de l’enseignement en ligne.» Selon lui, l’administration mcgilloise se prévaut d’un pouvoir qu’elle n’a pas en imposant une telle décision aux facultés. «Le Sénat a passé une motion le 17 novembre pour réitérer le fait que ce sont les facultés qui prennent les décisions. Mais continuellement, l’administration centrale essaie d’intervenir sans avoir d’assises juridiques pour le faire.» Sur les réseaux sociaux, <a href="https://www.reddit.com/r/mcgill/comments/rjosda/final_exams_covid_megathread/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">plusieurs étudiant·e·s</a> affirment d’ailleurs que leurs professeur·e·s ont essayé de modifier leurs évaluations pour que celles-ci soient en ligne, mais que ces changements ont été refusés par l’administration. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«McGill est le mauvais élève des universités canadiennes, surtout au sein du U15, soit les 15 plus grandes universités au Canada. Toutes ces universités, y compris celles au Québec, ont pris des mesures de sécurité que McGill n’a pas prises»</p><cite>Richard Gold, professeur à la <span class="has-inline-color has-noir-color">F</span>aculté de droit</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Charlie*, un·e étudiant·e dont le dernier examen en personne était prévu le 21 décembre, en sait quelque chose. La veille au soir, alors que la province recensait plus de 4&nbsp;000 nouveaux cas de COVID-19, plusieurs étudiant·e·s de sa classe se sont penché·e·s sur les règlements de l’Université pour chercher un moyen de transférer leur examen en ligne. Après avoir examiné la <a href="https://www.mcgill.ca/secretariat/files/secretariat/2016-04_student_assessment_policy_fr.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Politique</a> de l’Université relative à l’évaluation des étudiants ainsi que la <a href="https://www.mcgill.ca/secretariat/files/secretariat/charte_des_droits_de_etudiant_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Charte</a> des droits de l’étudiant de l’Université McGill, il·elle·s ont&nbsp;finalement trouvé le règlement suivant sur le <a href="https://www.mcgill.ca/firstyear/undergraduate/your-first-year/academics" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">site</a> Internet de McGill: «<em>Aucun plan de cours ne peut être modifié après le premier jour de classe sans l’approbation unanime de toute la classe, à moins que des aménagements raisonnables ne soient établis pour les étudiants qui ne sont pas d’accord avec les changements</em>.» «<em>Toute ma classe a voté en faveur du changement au plan de cours pour que notre évaluation soit en ligne</em>», explique Charlie au <em>Délit.</em> Malgré cela, et malgré le soutien de leur professeur·e, la vice-doyenne aux Affaires étudiantes a refusé leur demande, ce qui constitue selon Charlie une autre violation des droits étudiants. «<em>McGill s’enorgueillit d’avoir une approche centrée sur l’étudiant. Refuser de se conformer à ces règles, surtout avec 100 % de la classe en accord, est le contraire d’une approche centrée sur l’étudiant.</em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le·a professeur·e a par la suite plaidé leur cause auprès du directeur du département, qui a lui-même défendu le choix des étudiant·e·s auprès de la vice-doyenne, pour finalement obtenir l’autorisation de modifier le plan de cours. Charlie et sa classe ont finalement pu faire leur examen en ligne, sur MyCourses. Néanmoins, l’étudiant·e ne ressort pas de cette expérience très optimiste&nbsp;: «<em>J’ai peur que l’Université ne fasse disparaître complètement cette règle de l’approbation unanime pour changer un plan de cours, après tout ça.</em> »</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>McGill s’enorgueillit d’avoir une approche centrée sur l’étudiant. Refuser de se conformer à ces règles, surtout avec 100 % de la classe en accord, est le contraire d’une approche centrée sur l’étudiant</em>»</p><cite>Un·e étudiant·e de McGill</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un choix politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le professeur Gold, la décision de maintenir les examens en personne expose aussi une autre tendance présente depuis la nomination de la principale Suzanne Fortier en 2013. «Quand la Dre Fortier a été embauchée, elle s’est présentée comme quelqu’un qui allait améliorer les relations entre McGill et Québec, explique-t-il. Le choix, au travers de la pandémie, de toujours se référer à Québec pour les décisions en lien avec la COVID-19 s’inscrit dans cette logique, même quand ça n’apporte rien à McGill ou même quand ç’a un effet négatif sur la communauté mcgilloise.» Claire Downie partage cette analyse. «<em>Leur justification pour maintenir les examens en personne était que la province leur avait donné la permission de continuer. Mais le simple fait que l’Université pouvait le faire ne veut pas dire qu’elle aurait dû le faire. Ce n’était pas la bonne décision pour la sécurité de la communauté étudiante</em>.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’avenir, Claire Downie souhaite surtout une meilleure planification de la part de McGill. «<em>J’aimerais que l’on réfléchisse davantage à la manière dont les examens vont se dérouler, surtout dans un scénario où les cas deviendraient soudainement très nombreux. Même si les choses s’améliorent pendant un certain temps après cette vague, rien ne garantit qu’une situation similaire ne se reproduira&nbsp;pas</em>», affirme-t-elle. Elle aimerait aussi observer plus de clarté de la part de l’administration. Selon elle, McGill ne fait que suivre ce que dit le gouvernement provincial, ce qui rend difficile toute planification plus d’une semaine à l’avance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alex, il faudrait une plus grande efficacité dans la prise des décisions. «<em>C’est incroyablement frustrant de savoir que la décision de risquer la santé et la sécurité d’autrui est pesée contre des alternatives académiques très défavorables, à savoir le report des examens finaux</em>, <em>alors que McGill aurait pu épargner énormément d’inquiétude à sa communauté étudiante en prenant une décision rapide.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Claire Downie abonde dans le même sens. «<em>McGill devrait être proactive dans sa planification plutôt que réactive. Un bon plan pour tout mettre en ligne aurait épargné aux étudiant·e·s beaucoup de stress et d’anxiété</em>», conclut-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">*Prénoms fictifs</p>
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		<title>Licorice Pizza, une histoire d’amour</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/licorice-pizza-une-histoire-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Ève Albert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[années 70]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[romantique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=45937</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au cœur des sentiments amoureux les plus purs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/licorice-pizza-une-histoire-damour/" data-wpel-link="internal">Licorice Pizza, une histoire d’amour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"><em>Licorice Pizza</em>, le nouveau long métrage de Paul Thomas Anderson, est l’histoire d’un adolescent nommé Gary Valentine et d’une jeune adulte nommée Alana Kane. Les deux personnages principaux trouvent l’amour et l’amitié au courant de l’année 1973 dans la vallée californienne de San Fernando.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alana Kane et Gary Valentine tombent amoureux. Et c’est aussi simple que ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film agit comme un retour dans le temps, un éclair momentané de ce qu’avait l’air la vie des jeunes adultes de cette époque. Le spectateur est positionné comme voyeur, complètement immergé dans le paysage et le quotidien des personnages.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Alana Kane et Gary Valentine tombent amoureux. Et c’est aussi simple que ça»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le charme de la première quête</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Gary Valentine, interprété par Cooper Hoffman, rencontre Alana Kane, dont le rôle est joué par Alana Haim, lors de sa prise de photos de finissants. Gary tombe immédiatement sous le charme de la jeune femme qui travaille pour la compagnie de photos. Immédiatement, une chimie se forme entre les deux personnages principaux qui s’échangent les répliques dans un accord de caméra et de jeu d’acteur captivant. Les deux protagonistes jouent avec le mouvement en se lançant des regards espiègles par-dessus leurs épaules ainsi qu’en se déplaçant rapidement dans les couloirs de l’école. Leurs déplacements sont fluides et accompagnés par la caméra qui offre au public un plan séquence magnifique. Cette première scène du film est rapide, poignante; elle donne l’élan de départ au long métrage et introduit bien la dynamique qui se développera entre Gary et Alana. Le spectateur est plongé dès l’amorce du long métrage dans la première quête de Gary: conquérir Alana.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre amour et amitié</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que je retire du scénario de <em>Licorice Pizza</em>, c’est la légèreté avec laquelle les sentiments amoureux sont abordés. Il n’y a pas là un manque de sérieux; au contraire, les émotions sont si bien jouées par les comédiens et amenées subtilement entre les lignes que le jeu à l’écran semble quasiment réel. Lors du visionnement, j’avais l’impression d’observer un couple d’amis vivre le début de leur histoire d’amour.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise en scène des débuts mêmes d’un jeune amour, d’un premier amour, qui s’inscrit dans le temps agit comme un vent frais et revigorant qui peut certainement donner envie de retourner aux moments de ses premières passions. Gary et Alana développent tout au long du film une affection particulière l’un pour l’autre. Cette composition des émotions et cet enchaînement tout à fait naturel permettent d’apprécier encore plus la crédibilité du scénario.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre rêves et passions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans un rythme puissant et déchaîné que les événements se suivent tout au long du film. Entre les idées entrepreneuriales de Gary – qui se découvre une passion pour la vente de matelas d’eau ou encore de machines à boule – et les ambitions politiques d’Alana – qui s’implique aux élections municipales –, entre leurs rêves de devenir comédien et comédienne professionnels, les coeurs des deux protagonistes sont bousculés entre la réalité, les possibilités et l’envie inconditionnelle de laisser tomber le rationnel et de s’aimer pour toujours. Gary semble plus convaincu qu’Alana de leur avenir amoureux et tente le tout pour le tout afin de séduire sa meilleure amie. La conquête de Gary prend alors une tournure acharnée qui m’a laissée haletante. Malgré les nombreux obstacles qui viennent bousculer les quotidiens de Gary et d’Alana, entre autres leur différence d’âge d’une dizaine d’années  ou encore la réticence d’Alana de fréquenter un garçon plus jeune qu’elle, une amitié à envier les unit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Surprises sur surprises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Surprenant est le mot parfait pour décrire l’ensemble de l’œuvre de Paul Thomas Anderson. La cadence de <em>Licorice Pizza</em> mélange bien l’humour et l’amour pour créer une bouffée de fraîcheur plus qu’intéressante dans le monde cinématographique. Terminés les films à l’eau de rose avec des histoires d’amour kitsch et impossibles. Si vous souhaitez sauter dans du vrai, du concret, ce film est pour vous. Vous n’aurez qu’une seule envie: réunir ces deux âmes farfelues en un duo imbattable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Malgré les nombreux obstacles qui viennent bousculer les quotidiens de Gary et d’Alana, entre autres leur différence d’âge d’une dizaine d’années ou encore la réticence d’Alana de fréquenter un garçon plus jeune qu’elle, une amitié à envier les unit»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La direction artistique permet d’apprécier grandement l’époque des années 70. Avec des costumes colorés ou à motifs, combinés à une ambiance festive, l’univers dans lequel les personnages évoluent est en lui-même une œuvre d’art.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Licorice Pizza</em>, c’est léger, c’est drôle, c’est attachant. Entre les blagues politiques, les revirements de situation, l’apparition cocasse de Bradley Cooper, quelques scènes abracadabrantes de cascades en moto et l’arrestation de Gary, les touches d’humour viennent pimenter et harmoniser le film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tomber ou retomber amoureux avec l’amour lui-même (ou avec ses propres souvenirs), ce long métrage saura vous combler. Le cadre fictionnel s’inscrit aussi près de la réalité qu’il le peut: le jeu de séduction imprenable qui lie les protagonistes met de l’avant le respect, la loyauté, l’amitié et la confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Une année très forte au Prix littéraire des collégiens</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/une-annee-tres-forte-au-prix-litteraire-des-collegiens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Turcotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Farah]]></category>
		<category><![CDATA[caroline dawson]]></category>
		<category><![CDATA[chris bergeron]]></category>
		<category><![CDATA[éditions du remue-ménage]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions XYZ]]></category>
		<category><![CDATA[fanie demeule]]></category>
		<category><![CDATA[là où je me terre]]></category>
		<category><![CDATA[Le Quartanier]]></category>
		<category><![CDATA[littérature québécoise]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[mille secrets mille dangers]]></category>
		<category><![CDATA[mukbang]]></category>
		<category><![CDATA[paul serge forest]]></category>
		<category><![CDATA[prix littéraire des collégiens]]></category>
		<category><![CDATA[Tête Première]]></category>
		<category><![CDATA[tout est ori]]></category>
		<category><![CDATA[valide]]></category>
		<category><![CDATA[vlb éditeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=45934</guid>

					<description><![CDATA[<p>Présentation des cinq œuvres en lice pour l'édition 2022.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/une-annee-tres-forte-au-prix-litteraire-des-collegiens/" data-wpel-link="internal">Une année très forte au Prix littéraire des collégiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">C’est le mardi 9 novembre qu’ont été dévoilées les œuvres en lice du Prix littéraire des collégiens 2022. Chaque année, les cinq romans sélectionnés sont lus par les étudiant·e·s des dizaines de cégeps participants, qui sont invité·e·s à discuter de ces œuvres et à choisir en avril un roman à défendre aux délibérations finales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition de cette année se démarque par la modification du processus de sélection: ce sont maintenant les enseignant·e·s de littérature participant au prix qui ont proposé les romans, et le jury a fait la sélection des cinq œuvres en lice parmi les dix romans soumis le plus fréquemment. Ce processus<span class="has-inline-color has-grisfonce-color">, par lequel</span><strong><span class="has-inline-color has-edito-color"> </span></strong>les professeur·e·s peuvent favoriser des œuvres que leurs étudiant·e·s apprécieront,<span class="has-inline-color has-edito-color"> </span>sera d’ailleurs maintenu à l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MILLE SECRETS MILLE DANGERS</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>par Alain Farah</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>aux éditions Le Quartanier</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter columns-0 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-667x1000.jpg" alt data-id="45930" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-scaled.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/copie-de-justinelatour/" class="wp-image-45930" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-667x1000.jpg 667w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-330x494.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-768x1151.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-1025x1536.jpg 1025w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-1367x2048.jpg 1367w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-JustineLatour-scaled.jpg 1708w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Justine Latour</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="665" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-QR161_Farah_MSMD_couve_600dpi-665x1000.png" alt data-id="45926" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-QR161_Farah_MSMD_couve_600dpi.png" data-link="https://www.delitfrancais.com/copie-de-qr161_farah_msmd_couve_600dpi/" class="wp-image-45926" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-QR161_Farah_MSMD_couve_600dpi-665x1000.png 665w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-QR161_Farah_MSMD_couve_600dpi-330x497.png 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-QR161_Farah_MSMD_couve_600dpi-768x1156.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-QR161_Farah_MSMD_couve_600dpi-1021x1536.png 1021w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-QR161_Farah_MSMD_couve_600dpi-1361x2048.png 1361w" sizes="auto, (max-width: 665px) 100vw, 665px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Éditions Le Quartanier</figcaption></figure></li></ul></figure>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow"></div></div>
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<p class="wp-block-paragraph">Un roman se déroulant en une seule journée, celle du mariage d’Alain, alter-ego de l’auteur du même nom (<span class="has-inline-color has-grisfonce-color">et</span> professeur à l’Université McGill). Cette «journée parfaite» <span class="has-inline-color has-grisfonce-color">devient</span> le lieu de plusieurs mésaventures, de grandes réflexions et le point de culmination de toute une vie. Drame et comédie sont indissociables dans ce récit où l’auteur exécute une réinvention personnelle des possibilités du roman en présentant dans le désordre les morceaux d’un grand casse-tête où tout est un indice pointant ailleurs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«En une journée, on arrive à couvrir la grande et la petite histoire»</p><cite>Le jury du Prix littéraire des collégiens</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury dit avoir choisi ce roman pour son souffle, sa langue «&nbsp;d’une maîtrise irréprochable&nbsp;», sa «&nbsp;célébration de la vie&nbsp;», ainsi que sa structure narrative «&nbsp;vraiment particulière et géniale&nbsp;» .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alain Farah a affirmé être joyeux et fier de voir son roman parmi les finalistes d’un prix qu’il suit depuis longtemps. Il a remercié les enseignant·e·s et le comité de sélection, soulignant au passage son impatience de rencontrer ses co-finalistes et de lire leurs textes ainsi que d’échanger avec les étudiant·e·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MUKBANG</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>par Fanie Demeule</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>aux éditions Tête Première</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter columns-2 is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon-667x1000.jpg" alt data-id="45932" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/copie-de-martinedoyon/" class="wp-image-45932" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon-667x1000.jpg 667w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon-330x495.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MartineDoyon.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Martine Doyon</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="692" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-692x1000.jpg" alt data-id="45929" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-scaled.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/copie-de-mukbang-haute-resolution/" class="wp-image-45929" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-692x1000.jpg 692w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-330x477.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-768x1111.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-1062x1536.jpg 1062w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-1416x2048.jpg 1416w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-mukbang-haute-resolution-scaled.jpg 1770w" sizes="auto, (max-width: 692px) 100vw, 692px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Éditions Tête Première</figcaption></figure></li></ul></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La protagoniste de ce roman se découvre une passion pour les mukbangs, des spectacles numériques de consommation massive de nourriture. L’autrice fait le portrait d’une société où Internet prend une place envahissante et mystique en élaborant une trame narrative captivante et remplie de surprises <span class="has-inline-color has-grisfonce-color">dont </span>les amateur·rice·s de références culturelles sortiront bien repu·e·s. Une lecture unique s’illustrant par la présence de codes QR qui, d’une page à l’autre, permettent au lectorat de se perdre lui aussi dans l’univers du web. Ce livre offre plusieurs approches à sa lecture, où le téléphone cellulaire s’impose comme signet.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Un livre percutant et décoiffant qui met exactement en pratique ce qu’il raconte»</p><cite>Le jury du Prix littéraire des collégiens</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury a signalé son appréciation pour cette œuvre où «le corps est un moteur d’écriture incroyable» et observe une «réflexion incarnée» exécutant une «radioscopie impitoyable de nos réseaux sociaux».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affirmant ne pas pouvoir être plus ravie et touchée, l’autrice Fanie Demeule a remercié rapidement le jury et a félicité les autres finalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LÀ OÙ JE ME TERRE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>par Caroline Dawson</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>aux éditions Remue-Ménage</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter columns-2 is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-1000x667.jpg" alt data-id="45931" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/copie-de-chloecharbonnier/" class="wp-image-45931" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ChloeCharbonnier-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Chloé Charbonnier</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="611" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-611x1000.jpg" alt data-id="45927" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-scaled.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/copie-de-c1_laoujemeterre-2/" class="wp-image-45927" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-611x1000.jpg 611w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-305x500.jpg 305w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-768x1257.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-938x1536.jpg 938w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-1251x2048.jpg 1251w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-C1_LaOuJeMeTerre-2-scaled.jpg 1564w" sizes="auto, (max-width: 611px) 100vw, 611px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Éditions du remue-ménage</figcaption></figure></li></ul></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents de Caroline, 7 ans, lui annoncent qu’il faut tout laisser derrière et fuir le Chili pour commencer une nouvelle vie à Montréal. Déchirée par l’exil, son passé abandonné et son désir de s’intégrer, la petite Caroline camoufle sa furieuse envie de vivre pour devenir une immigrante modèle. Ce livre soulève la question de l’effacement de l’identité: est-il possible d’embrasser une culture sans renier ses origines? L’exil veut-il nécessairement dire qu’une vie se termine et qu’une autre commence? Existe-t-il un équilibre où l’on peut être accepté·e dans sa nouvelle vie sans du moins trahir la précédente? La narration riche de Dawson permet à la fois de mettre le lectorat dans les souliers d’une jeune immigrante, mais aussi de partager les regrets qui surgissent de cette rétrospective.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Penser que <em>Là où je me terre</em> va faire partie [du] territoire intellectuel et affectif [des collégien·ne·s] me procure une grande joie»</p><cite>Caroline Dawson</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury admire la «manière hyperréaliste» avec laquelle ce roman aborde «un pan moins connu de l’histoire de l’immigration au Québec», ainsi que «son inscription dans la tradition du témoignage littéraire à caractère social». Ils soulignent que ce livre permet au lectorat de découvrir l’autre, de le comprendre et pour certains d’enfin parvenir à se reconnaître dans un livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autrice Caroline Dawson explique que le Prix littéraire des collégiens est bien le prix pour lequel elle pourrait être le plus heureuse d’être finaliste, puisqu’elle enseigne la sociologie au collégial depuis 15 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TOUT EST ORI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>par Paul Serge Forest</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>aux éditions VLB Éditeur</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter columns-2 is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816-667x1000.jpg" alt data-id="45933" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/copie-de-melanybernier/" class="wp-image-45933" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816-667x1000.jpg 667w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816-330x495.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816-1365x2048.jpg 1365w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-MelanyBernier-e1641856443816.jpg 1400w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Melany Bernier</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="677" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1-677x1000.jpg" alt data-id="45928" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/vlb10583_cv_ori-indd/" class="wp-image-45928" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1-677x1000.jpg 677w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1-330x487.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1-768x1134.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1-1041x1536.jpg 1041w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1-1387x2048.jpg 1387w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Copie-de-ToutEstOri_C1.jpg 1575w" sizes="auto, (max-width: 677px) 100vw, 677px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">vlb Éditeur</figcaption></figure></li></ul></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La famille Lelarge contrôle le marché des fruits de mer sur la Côte-Nord quand survient, sur la plage de Baie-Trinité, un visiteur suspect, envoyé par un mystérieux conglomérat japonais. C’est alors que débute une enquête sur l’<span class="has-inline-color has-grisfonce-color">étranger</span>, qui exerce toutes sortes de fascinations sur cette famille destinée à être marquée <span class="has-inline-color has-grisfonce-color">par</span> la suite de renversements et des réflexions à venir. Dans l’univers côtier complexe que ce roman construit, tous·tes, dans la mosaïque de personnages, ignorent que sera bientôt introduite une invention qui promet de chan­ger le cours de l’histoire… Un roman aussi succulent que les fruits de mer qui viennent orner sa trame.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Tout étonne et tout déroute dans [cette] saga familiale [de] la Côte-Nord»</p><cite>Le jury du Prix littéraire des collégiens</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury relève la présence de l’alchimie et même d’une forme de magie «qui donnent à l’histoire des contours métaphysiques». Avec sa langue truculente, cette œuvre forme un ensemble singulier et irrésistible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur Paul Serge Forest est lui aussi honoré de la sélection et songe aux longs moments où «les cégépien·ne·s ont été privé·e·s de l’expérience collégiale», après lesquels l’esprit communautaire du prix mérite une célébration. Il remercie le jury de sélection et les participant·e·s, avec qui il est excité de pouvoir interagir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>VALIDE</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>par Chris Bergeron</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>aux éditions XYZ</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-667x1000.jpg" alt data-id="46211" data-link="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/une-annee-tres-forte-au-prix-litteraire-des-collegiens/chris-bergeron-creditphoto_gaelleleroyer/" class="wp-image-46211" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-667x1000.jpg 667w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-330x495.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-768x1151.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-1025x1536.jpg 1025w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-1367x2048.jpg 1367w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/chris-bergeron-CreditPhoto_GaelleLeroyer-scaled.jpg 1708w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Gaëlle Leroyer</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="646" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-646x1000.jpg" alt data-id="46213" data-full-url="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-scaled.jpg" data-link="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/une-annee-tres-forte-au-prix-litteraire-des-collegiens/valide_couv/" class="wp-image-46213" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-646x1000.jpg 646w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-323x500.jpg 323w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-768x1189.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-992x1536.jpg 992w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-1322x2048.jpg 1322w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Valide_couv-scaled.jpg 1653w" sizes="auto, (max-width: 646px) 100vw, 646px"><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Éditions XYZ</figcaption></figure></li></ul></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette œuvre est un roman à la fois dystopique et autobiographique fictionnalisant l’histoire de l’autrice trans. Dans un futur où une intelligence artificielle dictatoriale conformiste contrôle le monde, Christian/Christelle entre en dialogue avec cette entité afin d’aller au bout de sa transformation en déjouant les algorithmes qui ont pour objectif de documenter sa vie. D’abord une histoire personnelle, puis un récit prophétique, <em>Valide</em> brise les codes en confrontant à la fois ceux du genre et ceux du système central conformiste.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Être lue, être entendue, être comprise, c’est déjà un prix en soi»</p><cite>Chris Bergeron</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury explique avoir choisi cette première oeuvre car elle «fait éclater toutes les cases, toutes les catégories, toutes les limites entre les genres littéraires, sexués et identitaires», ainsi que pour son «intelligence, son inventivité, son audace et son courage» alors qu’elle aborde «des sujets brûlants d’actualité en appelant à s’ouvrir à l’autre».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Chris Bergeron, les genres lit<span class="has-inline-color has-grisfonce-color">téraires ne sont q</span>ue des «&nbsp;cases artificielles&nbsp;», et elle est heureuse de constater que la proximité de son roman avec la science-fiction n’a pas empêché de mettre en lum<span class="has-inline-color has-grisfonce-color">ière ses qualités litté</span>raires. L’autrice est particulièrement touchée que des centaines de jeunes puissent passer quelques heures dans la tête d’une personne trans, ce qui «&nbsp;remplit [son] cœur d’espoir&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/une-annee-tres-forte-au-prix-litteraire-des-collegiens/" data-wpel-link="internal">Une année très forte au Prix littéraire des collégiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le Québec vaut bien une messe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-quebec-vaut-bien-une-messe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Bédard-Gagnon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[catholaïcité]]></category>
		<category><![CDATA[COVID-19]]></category>
		<category><![CDATA[François Legault]]></category>
		<category><![CDATA[laicite]]></category>
		<category><![CDATA[loi 21]]></category>
		<category><![CDATA[omicron]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec son variant Omicron, la COVID-19 a montré que, malgré un des plus hauts taux de vaccination au monde et presque deux ans d’expérience, le Québec n’est pas à l’abri d’une résurgence de cas. Depuis la mi-décembre, nous subissons la vague la plus importante d’infections depuis l’arrivée du virus. Les McGillois·es doivent retourner en confinement&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-quebec-vaut-bien-une-messe/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le Québec vaut bien une messe</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Avec son variant Omicron, la COVID-19 a montré que, malgré <span class="has-inline-color has-philo-color"></span>un des plus hauts <a href="https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/vaccination" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">taux de vaccination</a> <a href="https://ourworldindata.org/covid-vaccinations" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">au monde</a> et presque deux ans d’expérience, le Québec n’est pas à l’abri d’une résurgence de cas. Depuis la <a href="https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">mi-décembre</a>, nous subissons la vague la plus importante d’infections depuis l’arrivée du virus. Les McGillois·es doivent retourner en confinement avec les effets que l’on connaît: hausse du taux de <a href="https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/symptomes-anxiete-depression-pandemie-covid-19.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">dépression</a> et de <a href="https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/covid/2994-prevenir-violence-suicide-covid19.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">suicide</a> chez les jeunes, baisse de la <a href="https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/2022-01-04/les-degats-de-l-ecole-a-distance.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">performance scolaire</a> et perte de revenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut qualifier la COVID-19 de catastrophe naturelle. Elle n’est ni une crise financière ni un conflit armé, et, <a href="https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/3088/covid-19-recherche-origine-virus" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">aux dernières nouvelles</a>, elle n’est pas une création humaine. Toutefois, nous ne sommes pas entièrement démuni·e·s face à elle. Nous disposons d’outils comme la distanciation sociale, les masques et le vaccin pour limiter la transmission et les effets du virus. Même lorsque nous perdons le contrôle, nous pouvons toujours utiliser le pénible mais nécessaire confinement. Comment avons-nous laissé la situation déraper?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le variant Omicron a été découvert le 24 novembre dernier, en Afrique du Sud. En seulement quelques jours, les autorités ont pris conscience des <a href="https://www.who.int/news/item/26-11-2021-classification-of-omicron-(b.1.1.529)-sars-cov-2-variant-of-concern" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">risques</a> qu’il pose: plus infectieuse, la nouvelle souche a acquis une résistance au vaccin. Omicron se propage à une vitesse fulgurante en sol sud-africain mais semble moins sévère. Il est détecté pour la première fois au Canada le 28 novembre et au Québec le lendemain. À la télévision, le trio vedette de Québec annonce jour après jour la tendance inquiétante que prennent les infections en enfilant les conférences de presse. Malgré les craintes des épidémiologistes, le gouvernement autorise les rassemblements de 10 personnes à l’occasion de Noël. Drôle de décision, de la part d’un gouvernement qui se proclame laïque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, Noël est aujourd’hui davantage qu’une célébration religieuse. C’est une occasion de voir nos proches et de leur témoigner notre affection. Le gouvernement a d’abord et avant tout souhaité protéger la fête en raison de son aspect culturel, et non religieux. Et si la veille du jour de l’An n’a pourtant pas bénéficié du même traitement c’est parce que la situation était alors devenue intenable. Pas question de blâmer le gouvernement pour avoir pris la situation en main à ce moment. Mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps?</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«François Legault a donc accepté, en toute connaissance de cause, de se retrouver dans un tel pétrin en permettant les réunions de Noël. Il a accepté que les hôpitaux se remplissent, il a accepté que les familles se transmettent le virus, et il a accepté que les établissements d’éducation postsecondaires retournent en confinement»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les courbes d’infection d’autres pays touchés par le variant indiquaient noir sur blanc que les nombres d’infections et d’hospitalisations exploseraient. François Legault a donc accepté, en toute connaissance de cause, de se retrouver dans un tel pétrin en permettant les réunions de Noël. Il a accepté que les hôpitaux se remplissent, il a accepté que les familles se transmettent le virus, et il a accepté que les établissements d’éducation postsecondaires retournent en confinement. Et maintenant, il explique que la COVID-19 le force à rétablir le couvre-feu, une mesure aussi controversée qu’<a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1851460/restrictions-sanitaires-couvre-feu-covid-pandemie-quebec" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">inefficace</a>. Le public est-il censé le croire?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gouvernance à l’heure de la COVID-19 ne doit pas être facile. Chaque jour, les ministres doivent prendre des décisions qui, d’une manière ou d’une autre, causeront la mort de nombreuses personnes. De plus, les données sont la plupart du temps incomplètes et ne sont jamais vraiment transparentes, entraînant souvent une imprévisibilité des conséquences découlant de ces décisions parfois plus politiques que scientifiques. Difficile à dire, donc, si le maintien des rassemblements des fêtes était le bon choix, considérant le faible taux de mortalité actuel. Avec une population majoritairement vaccinée, peut-être le risque posé par le virus était-il moins important que celui posé par la solitude. Il demeure que les actions du gouvernement sont en contradiction avec le principe de laïcité qui lui est si cher. Si Omicron était arrivé à un autre moment de l’année, on peut raisonnablement croire que la réponse aurait été plus rapide et sévère. Noël a bénéficié d’une exemption religieuse. En permettant la tenue de rassemblements, le gouvernement a offert à Omicron le plus beau des cadeaux. Pour François Legault, le Québec vaut bien une messe, aussi meurtrière soit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On demande au personnel de la santé (dans certaines circonstances particulières) de se présenter au travail malgré un test positif à la COVID-19 en invoquant un manque de main-d’œuvre. En parallèle, les écoles primaires et secondaires, qui cherchent désespérément des enseignant·e·s, doivent se passer de celles et ceux qui portent un signe de leur religion. Que transmettent ces objets pour qu’on les juge plus dangereux que le coronavirus lui-même? Il est évident que, comme pour les rassemblements de Noël, les critères de laïcité établis par le gouvernement sont fondamentalement définis par ce qui est acceptable aux yeux des catholiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«En permettant la tenue de rassemblements, le gouvernement a offert à Omicron le plus beau des cadeaux. Pour François Legault, le Québec vaut bien une messe, aussi meurtrière soit-elle»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctionnaires et les élu·e·s ne croient pas nécessairement en Dieu ou en la résurrection du Christ, mais leurs priorités sont établies selon le système culturel québécois, historiquement défini par le catholicisme. Ce n’est donc pas un catholicisme individuel, mais plutôt un catholicisme qui s’inscrit dans le système par le biais de forces historiques. Un catholicisme systémique, en quelque sorte. Malheureusement, on connaît les difficultés de ce gouvernement à reconnaître les forces systémiques qui l’animent.</p>
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