<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Histoire - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/category/societe/histoire/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/category/societe/histoire/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 18 Feb 2026 14:47:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Voguing : de Harlem à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/voguing-de-harlem-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sixtine Nicolaÿ]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coin queer]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[2SLGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60128</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une danse de contestation en plein essor.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/voguing-de-harlem-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Voguing : de Harlem à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le terme <em>voguing</em> peut paraître assez abstrait pour certains. Il évoque surtout le fameux magazine de mode <em>Vogue</em>, ou encore la chanson de Madonna. Pourtant, le <em>voguing</em> est avant tout une forme de danse née dans les années quatre-vingt dans les <em>ballrooms</em> de New York. L’histoire de cette danse est riche et possède une signification particulière pour la communauté LGBTQ+ noire et latino. Le <em>voguing </em>n’est pas simplement une danse, mais un véritable moyen d’expression et d’émancipation pour un groupe souvent mis à l’écart et discriminé.</p>



<p><strong>Une histoire complexe </strong></p>



<p>Cette danse a initialement vu le jour à New York, plus précisément à Harlem, un quartier où s’est développée une importante communauté afro-américaine LGBTQ+. C’est au cœur de <em>ballrooms</em> – des espaces de compétition créés par des personnes trans afro-américaines et latinos en réaction au racisme souvent présent dans les concours de drag traditionnels que cette danse a pris forme. Ces compétitions opposent différentes houses – des familles de substitution pour les personnes queer rejetées par leurs familles – à travers diverses épreuves, telles que le « <em>realness</em> » (passer comme une personne cisgenre ou hétérosexuelle), la « <em>face </em>» (concentré sur la beauté du visage) ou encore le « <em>voguing</em> ». Ainsi, le <em>voguing </em>est une danse compétitive où chacun cherche à faire rayonner sa house en remportant des trophées. Il s’agit également d’un geste éminemment politique, car il laisse libre cours aux expressions de genre et aux identités de ses participants.</p>



<p>Le <em>voguing</em> s’inspire des poses de mannequins – d’où son nom, emprunté au magazine de mode <em>Vogue </em>– en exagérant notamment les mouvements des mains et des bras. Ce terme recouvre toutefois plusieurs styles distincts. Le <em>Old Way</em>, d’abord, privilégie la linéarité et la droiture des mouvements. Le New Way ajoute ensuite des éléments de contorsion ainsi que le catwalk et le duckwalk. Enfin, le style de <em>voguing</em> le plus contemporain, le vogue fem, qui reprend beaucoup d’éléments du New Way tout en mettant l’accent sur la rapidité et la fluidité des mouvements ; un style qui cherche à célébrer la féminité. </p>



<p>Si, au départ, le <em>voguing</em> restait une pratique limitée à la communauté LGBTQ+ afro-américaine et latino, cette danse a bénéficié d’une exposition mondiale dans les années quatre-vingt-dix, et cela, notamment grâce à la chanson de Madonna, « <em>Vogue </em>». Celle-ci reprend de nombreux éléments de la culture <em>ballroom</em>. Le documentaire Paris Is Burning, mettant en avant la scène de <em>voguing</em> new-yorkaise, participe aussi à sa popularité croissante. Cette exposition médiatique a contribué à la diffusion du <em>voguing</em> à travers le monde, chaque ville développant ses propres styles, pratiques et dynamiques culturelles.</p>



<p><strong>Le <em>voguing</em> à Montréal </strong></p>



<p>Montréal possède aujourd’hui sa propre scène de <em>voguing</em>. Depuis une dizaine d’années, on observe un essor de la culture <em>ballroom</em>, notamment avec l’organisation, en 2017, de l’un des premiers <em>kiki balls</em> de la ville – un format de <em>ball</em> qui regroupe une population souvent plus jeune et pensée comme un espace de préparation aux grands <em>balls</em>. On trouve également de plus en plus de cours de <em>voguing</em> où chacun peut apprendre les rudiments de la danse. Des associations telles que <em>Ballroom For Community</em> proposent régulièrement des événements autour de la culture des <em>ballroom</em> et du <em>voguing</em>, offrant la possibilité au grand public de découvrir une facette importante de la culture LGBTQ+. Toutefois, même avec l’ouverture et la démocratisation de cette pratique, il demeure certains événements qui célèbrent les communautés noires et latinos et qui restent réservés à la communauté d’origine du <em>voguing</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/voguing-de-harlem-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Voguing : de Harlem à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Groenland : les échos du passé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/le-groenland-les-echos-du-passe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marius Grieb]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Groenland]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59805</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les personnages changent, mais l’histoire se répète.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/le-groenland-les-echos-du-passe/" data-wpel-link="internal">Le Groenland : les échos du passé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le Groenland est un territoire autonome du Danemark, habité depuis l’ère néolithique, c’est-à-dire près de quatre-mille-cinq-cents ans. Dans le contexte géopolitique actuel, on a tendance à oublier que cette île, peuplée d’environ <a href="https://stat.gl/publ/en/GF/2024/pdf/Greenland%20in%20Figures%202024.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">57 000 personnes</a>, a une histoire distincte, forgée par des hommes et femmes assez braves pour affronter son climat inhospitalier. Malheureusement, les discours belliqueux et impérialistes des pays qui l’entourent ont réduit la valeur de cette terre riche en culture et en traditions à un simple <a href="https://www.reuters.com/business/davos/determined-seize-greenland-trump-faces-tough-reception-davos-2026-01-21/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">levier économique et stratégique</a>. En dépit du chaos politique, une chose est claire : dans l’équation impérialiste, les désirs des peuples autochtones du</p>



<p>Groenland ne sont pas placés au premier plan. C’est par volonté mettre en valeur l’expérience unique et fascinante des personnes de cette région que <em>Le Délit </em>vous propose un aperçu des histoires des peuples du Groenland.</p>



<p><strong>L’épopée d’un voyage</strong></p>



<p>La <a href="https://www.nps.gov/articles/bering.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Béringie</a> était une épaisse couche de terre gelée qui servait de pont naturel entre l’Asie à l’Amérique. Bien avant l’époque des frontières et des passeports, l’être humain était libre de circuler sur cette surface entre deux continents, à ses risques et périls. Poussés par la quête de viande de mammouth, des groupes d’humains provenant de la Sibérie s’aventurent à traverser cette vaste étendue glacée, bravant la faim, le froid, et l’inconnu. Le danger d’une mort prématurée aux mains d’un hiver impitoyable ne suffit pas à décourager des générations successives de poursuivre leurs expéditions vers l’est.</p>



<p>Sitôt l’Alaska atteint, les peuples nomades multiplient leurs voyages sur le continent. Des siècles plus tard, les <a href="https://web.archive.org/web/20110419200203/http://www.natmus.dk/sw18632.asp" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Saqqaq</a> et les peuples qui leur ont succédé tentent de poursuivre leur migration vers l’est, vers l’île qu’on appelle maintenant le Groenland. Face à l’épreuve étourdissante d’une traversée du cercle polaire, ils doivent s’adapter à des températures glaciales, comparables au vent arctique qui balaye présentement la ville de Montréal. Sans anorak <em>Canada Goose </em>ni service de livraison à domicile, ces peuples se contentent de chasser des phoques et des caribous pour se nourrir et se maintenir au chaud. Faisant ainsi pleinement usage des rares ressources à leur portée, ils réussissent à s’implanter sur l’île du Groenland. Leur capacité à développer des modes de vie conditionnés par un climat hostile leur a permis de survire malgré un froid glacial.</p>



<p><strong>Des voisins vagabonds</strong></p>



<p>L’arrivée des Européens sur l’île du Groenland s’est effectuée en plusieurs phases. Ce sont d’abord des groupes de Vikings qui se sont établis dans le sud-ouest de l’île au 10<em>e </em>siècle, suite à la colonisation d’une partie du territoire par Erik le Rouge. Malgré certaines difficultés à s’adapter aux conditions extrêmes, les colons scandinaves réussissent à prospérer, grâce au pastoralisme et à leur accès à des ressources très demandées sur le marché norvégien, comme l’ivoire de morse. Une fois fermement implantées sur la côte, ces sociétés élargissent leur présence sur le territoire, en déboisant des forêts et en faisant pousser des champs de légumes pour agrandir leurs villages. Ce succès initial a toutefois été de courte durée. En effet, des fouilles archéologiques nous confirment que, moins de cinq cents ans après leur arrivée, les peuples vikings du Groenland se sont entièrement volatilisés de cette île enneigée.</p>



<p>Mais comment expliquer cette disparition si soudaine? La réponse est aussi fascinante qu’elle est prémonitoire…</p>



<p><strong>Un schéma bien connu</strong></p>



<p>Au centre de cette énigme se déploient plusieurs phénomènes qui nous sont malheureusement familiers : l’atrophie des ressources naturelles causée par un extractivisme croissant, une dépendance de la société sur les marchés internationaux et les changements climatiques.</p>



<p>Le recul historique et les apports de la science moderne nous apprennent que la politique viking de commerce et de subsistance, liée à l’extraction intensive des ressources naturelles, n’était tout simplement pas durable. Le déboisement des forêts, qui avait pour but la fabrication de charbon, a déraciné la terre. Cet acharnement a eu pour conséquence l’érosion de la terre et une perte de fertilité, accélérée par une <a href="https://archive.archaeology.org/online/features/greenland/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">exploitation</a> abusive des terres agricoles. À cela s’ajoute l’arrivée massive de l’ivoire d’éléphant africain sur les marchés internationaux, qui fait chuter la valeur de l’ivoire de morse, fragilisant davantage l’économie locale déjà précaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><strong>« </strong>Ces nouveaux colons semblent oublier le destin que les forces de la nature ont réservé aux Vikings »</p>
</blockquote>



<p>Ainsi, en manque de nourriture et graduellement appauvries, les sociétés vikings commencent à se décomposer. Le catalyseur ultime de cette implosion, on le connaît bien : le changement climatique. Dans ce contexte, un refroidissement progressif porte le coup de grâce aux Vikings du Groenland. Au fil du temps, les hivers deviennent plus rigoureux, les jours se raccourcissent, et tout signe de vie viking est étouffé sous la neige.</p>



<p>Pour les Vikings, ce déluge marque la fin, mais, pour les ancêtres des Inuit contemporains, ce n’est que le début. À la suite de cette vague de froid, les peuples thuléens venus du nord du Canada s’installent progressivement sur l’île, profitant de leurs technologies adaptées au froid extrême, telles que le kayak, le traîneau à chiens et les techniques de chasse maritime pour vivre en harmonie avec le climat. Un climat que les colons vikings n’ont jamais su dompter.</p>



<p><strong>Le destin incertain des nouveaux arrivants</strong></p>



<p>La conquête danoise du Groenland aux 18<em>e </em>et 19<em>e </em>siècles est un fait accompli. Cependant, les pressions militaristes de l’OTAN et des États-Unis risquent de faire basculer, une fois de plus, la souveraineté de ce territoire. La volatilité du statut d’autonomie, proclamé par les Groenlandais et accepté par le Danemark en 2008, s’illustre par un paradoxe politique . Les Groenlandais aspirent à l’indépendance, mais refusent d’être assujettis à de nouvelles puissances étrangères dans le cas d’une séparation avec le Danemark.</p>



<p>Dans le contexte d’une vague d’hubris américain et d’une réticence européenne, la voix des Groenlandais a été réduite au silence. Ils risquent maintenant d’être supplantés. En effet, d’après l’agence de presse <em>Reuteurs</em>, des partisans du président Donald Trump, tel que l’ambassadeur américain au Danemark, Ken Howery, ainsi que le fonds d’investissement Praxis, ont relayé leur vision pour <a href="https://www.reuters.com/world/europe/greenland-freedom-city-rich-donors-push-trump-tech-hub-up-north-2025-04-10/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’établissement de soi-disant <em>freedom cities </em>au Groenland</a>. Ce concept libertarien s’inscrit dans une logique impérialiste et hyper-capitaliste qui prône la dérégulation extrême et une forme de gouvernance largement soustraite. Pourtant, ces nouveaux colons semblent oublier le destin que les forces de la nature ont réservé aux Vikings. Leurs anciens habitats sont aujourd’hui en ruine, enfouis sous la neige, vestiges d’une civilisation disparue.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/le-groenland-les-echos-du-passe/" data-wpel-link="internal">Le Groenland : les échos du passé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
